Friday, March 28, 2008

Génocide culturel au Tibet

Le Dalaï-lama, grand hiérophante et propagateur mondial de l'initiation de Kalachakra dénonce un génocide culturel au Tibet.

Le kalachakra Tantra est un texte sacré vénéré par tous les lamas, on y trouve la science médicale des sages himalayens. C’est le Bouddha lui-même qui explique comment préparer et utiliser un médicament extraordinaire, la pilule des cinq nectars. Elle supprime toutes les maladies, met fin aux difformités corporelles et permet de rajeunir.

Des lamas distribuent parfois des " pilules des cinq nectars " à leurs élèves les plus zélés. Les journalistes dévoués à la cause du lamaïsme seront probablement gratifiés de ces pilules merveilleuses. Il est bien naturel de récompenser les courageux adversaires des Chinois destructeurs de la culture tibétaine.

L’humanité ne perdra pas la pilule de jouvence des bouddhistes tantriques. Nous allons tous vivre plus longtemps, travailler plus et gagner plus grâce à la pilule des lamas 100 % naturelle. Après avoir chassé les Chinois de Lhassa, les pharmacies afficheront :

"La consommation de matière fécales et d’urine, de sperme et de sang menstruel, mélangés à la chair humaine, prolonge la vie. " Ce sont les cinq ingrédients qui entrent dans la composition des pilules de "nectar".

Vive la culture lamaïste !


Pour en savoir plus :

Le Kalachakra tantra, " La Roue du Temps ", est certainement le texte le plus sacré du bouddhisme tibétain, sa rédaction remonterait au premier roi de Shambhala (Suchandra " Lune parfaite ") LIRE LA SUITE…

Traduction française du Kalachakra tantra : La pilule des cinq nectars.

Le kalachakra selon Herbert et Mariana ROETTGEN (de Munich), experts en études culturelles :
http://www.trimondi.de/Kalachakra/dec.fr..htm


Le mantra de Sangyé menla contre la variole

Le peuple tibétain était asservi par l’obscurantisme des lamas. Les superstitions, les mantras de guérison et les gris-gris firent régresser le discernement et l’intelligence. Des peuples moins aliénés par les croyances magiques furent capables de lutter contre les terribles épidémies qui décimaient les populations. Ce sont les arabes qui trouvèrent les premiers l’inoculation préventive de la variole. Au début du 18ème siècle, les Anglais l’apprirent des Turcs. En France, Voltaire fut le premier avocat de l'inoculation. LIRE LA SUITE…


Un monument de la culture tibétaine : Les visions secrètes du cinquième Dalaï-lama

La biographie secrète du cinquième dalaï-lama contenue dans " Le Manuscrit d’Or ", traduit par Samten Gyaltsen Karmay, fait état d’expériences visionnaires parfois terrifiantes. Par exemple, durant l’année Eau-Rat (1672), à partir du neuvième jour, le dalaï-lama commence une retraite dans le palais du Potala. Il pratique la méditation quand il a une vision repoussante. " Une femme hideuse apparaît à ce moment, portant une robe tissée de poils de yak, à la tête d’une armée de démons. De ce rassemblement sortent un homme de couleur rouge et une démone, tenant le cœur et les poumons d’un homme qu’il viennent de tuer à l’entrée d’un temple dans un village. " (S. G. Karmay)

La passion du dalaï-lama pour les rituels et la magie le confronte à des puissances occultes inquiétantes. Le pontife doit repousser les attaques des bsen-mo, esprits maléfiques féminins, des démons dam-sri, et des légions d’esprits hostiles gson’dre, gong-po... Il a recours a des cérémonies macabres et utilise des ingrédients rituels répugnants pour anéantir les forces démoniaques. Selon le cycle du rD-rje gro-lod gnam-lcags ‘bar-ba, l’encens est remplacé par la chair humaine brûlante (sha-chen-gyi bdug-spos), les lampes sont alimentées par de la graisse humaine fondue (tshil-chen-gyi mae-me), le sang remplace l’eau rituelle, les fleurs sont substituées par des yeux… Une peau humaine (g.yang-gzhi) et un crâne sont utilisés par le magicien tantrique qui suit les instructions données par Zur Chos-dbying rang-grol. L’initiation à la déesse gSang- sgrub, un aspect particulier de dPal-dan lhamo, exige une tête humaine fraîchement coupée.

La barbarie qui émaille la spiritualité du cinquième dalaï-lama n’émeut personne. Elle passe totalement inaperçue, noyée dans le courant d’éloges et d’émerveillement inconditionnels qui transporte le bouddhisme tantrique au cœur des nations modernes. De nombreux artistes, des intellectuels succombent à la fascination du lamaïsme magique et… sanguinaire. Mais qui veut voir les coupes crâniennes emplies de sang représentées sur presque tous les tangkas ? Les tantras les plus obscènes et les moins ragoûtants sont traduits et qualifiés de révélations merveilleuses.




1 comment:

  1. A propos du génocide culturel, il y a dans libération un super article de ARNAUD VAULERIN, qui explique que cela signifie : http://www.liberation.fr/actualite/monde/316474.FR.php?rss=true&xtor=RSS-450

    La partie qui se joue au Tibet est pour nous partiellement insaisissable. L’étonnante déclaration du Dalaï-Lama menaçant de démissionner a donné lieu à peu de commentaires, il y a là pourtant une clé de l’antagonisme. Bernard Kouchner interviewé sur la 2 hier a lâché « je ferai des pétitions quand je comprendrai ce que veut le Dalaï-Lama ». D’abord pourquoi cette démission, selon Raphaël Lioger, directeur de l’observatoire du religieux et professeur des universités à l’Institut d’études politiques d’Aix-en Provence interviewé par Libération.

    1- UN INTERVIEW INTERESSANT

    - Comment comprendre la menace de démission brandie hier par le dalaï-lama ?

    C’est très subtil, mais elle s’adresse d’abord aux Chinois. Ces derniers savent que le Dalaï-lama, âgé de 72 ans, a une santé fragile. Pékin estime pouvoir décider de sa succession quand il disparaîtra, en choisissant à sa guise sa réincarnation. Or si celui-ci décide de lui-même de passer le flambeau avant son décès, un conseil de dignitaires choisira un jeune et, à partir de ce moment-là, la Chine repart pour cinquante ans d’affrontement avec le Tibet. C’est le scénario qui inquiète le plus les Chinois.
    Mais cette menace peut être vue aussi comme une adresse aux Tibétains plus radicaux…
    Certes, car effectivement la situation de ces derniers jours semble lui échapper avec ces débordements. Il y a chez lui l’idée que toute action est forcément non-violente, qu’elle ne doit, en aucun cas, finir en bain de sang. Sinon, le dalaï-lama s’en sentirait personnellement responsable, il apparaîtrait comme un traître. Il redoute, d’ailleurs, que la Chine perde la face, se cabre et, finalement, se pose en victime.

    - Pourquoi le dalaï-lama semble-t-il si modéré dans ses positions ? Pourquoi n’exploite-t-il pas plus la tribune offerte par les Jeux olympiques qui démarrent dans moins de cinq mois ?

    Mais il profite des JO ! Il a deux revendications qui ne sont pas anodines. D’abord, il exige une réelle autonomie puisque Pékin ne respecte plus la coutume de «chapelain-protecteur» qui régissait les relations entre le Tibet et la Chine depuis le XVIe siècle. Pékin empêche la pratique religieuse en imposant une «éducation patriotique». C’est pourquoi les Tibétains parlent de «génocide culturel». Deuxième revendication: le rétablissement des vraies frontières du Tibet, puisque la Région autonome ne représente, sur les cartes chinoises, qu’une petite moitié du Tibet traditionnel. Ces demandes sont difficiles à manier pour la Chine. Pékin aimerait tellement que le dalaï-lama soit radical et prône l’indépendance. Mais les Chinois n’arrivent pas à faire de lui l’ennemi qu’ils voudraient qu’il soit. C’est ce que les jeunes générations n’ont pas compris.

    - La division guette-t-elle les Tibétains ?

    C’est déjà le cas, notamment, entre les jeunes et les plus âgés qui respectent leur chef spirituel. Mais si les plus radicaux parviennent à se contrôler, le dalaï-lama apparaîtra d’autant plus modéré. Et d’autant moins saisissable pour Pékin.(1)

    II - QUELS SONT LES ELEMENTS D’ANALYSE DONT NOUS DISPOSONS ?

    Cet interview d’un partisan du dalaï Lama est très intéressant parce qu’il nous permet de saisir un peu des réalités de la situation actuelle. D’abord il permet de préciser un point tout à fait central, celui du contenu réel de la “revendication culturelle”. Il s’agit en effet de l’éducation et de la santé, traditionnellement assurés par les monastères. ce que refuse Pekin. Toutes proportions gardées bien que les analogies soient toujours préjudiciables nous sommes devant une bataille pour la laïcité, toutes proportions gardées parce qu’il faudrait mieux connaître l’accés réel des Chinois à l’éducation. On sait qu’instituer un véritable système de protection sociale est un des enjeux actuels du gouvernement chinois.

    Une première hypothèse devant l’explication de l’étrange proposition du Dalaï Lama serait qu’effectivement celui-ci est actuellement débordé par ses troupes et alors qu’il avait envisagé des séries de manifestations non violentes permettant de pousser l’avantage à l’occasion des jeux olympiques et celles-ci ont dégénéré en manifestation racistes et meurtrières face auxquelles, en Chine même, la colère monte contre lui. Le Monde faisait état de la manière dont les internautes chinois détournant la censure débattaient sur les événements du Tibet. Il y avait un fort courant nationaliste selon ce journal, même le blogueur que ce journal considérait comme le plus “indépendant” qui faisait un appel à témoignage expliquait qu’il fallait faire attention à Radio free Asia financéé par les Etats-Unis. Il y a au moins une chose sur lequel tout le monde s’accorde c’est sur le fort sentiment patriotique chinois et le refus de tout séparatisme.

    Une deuxième interprétation qui est celle des autorités chinoises et que ne contredit pas du tout cet interview d’un spécialiste serait une entente entre le Dalaï Lama et ceux qui sont tout de même encore aujourd’hui ses bailleurs de fond les Etats-Unis. Un partage des rôles conçu de longue date entre le dalaï Lama modéré et pacificateur, limitant sa revendication à une « autonomie culturelle » et des éléments radicaux qui eux sèment la violence.

    De surcroît si nous voyons bien les groupes radicaux qui semblent avoir engagé une lutte violente non seulement au Tibet mais dans une zone plus large celle du grand Tibet autour des monastères nous mesurons mal les effets de la transformation touristique et du désenclavement du Tibet, là encore à qui et à quoi avons-nous à faire, il est difficile de répondre à cette question. Un autre article bien documenté de Libération du 19 mars nous présente la réalité suivante :

    «En quatre mois, les Chinois ont réussi l’exploit de transformer en route la piste qui conduit au camp de base de l’Everest. Un investissement de quelques millions de yuans, une miette dans les 16 milliards (1,45 milliard d’euros) injectés l’an dernier dans l’économie de la «région autonome du Tibet» qui porte mal son nom. Le chemin de fer Qinghai-Tibet, avait coûté à lui seul 26 milliards de yuans (2,35 milliards d’euros). Ces 2 000 kilomètres de rails, entre Xining et Lhassa, ont tout changé. Lhassa, désenclavé, est hérissé de grues et se peuple chaque jour de nouveaux colons han (chinois), attirés par un taux de croissance qui rejoint celui de l’est du pays.
    Il y a aujourd’hui 200 000 Chinois pour 100 000 autochtones dans la capitale tibétaine. Les investissements privés, chinois ou internationaux, auraient fait un bond de 30 %. Le coût des transports, humains ou fret, a baissé et le tourisme (60 % du PIB tibétain) a explosé, en grande partie grâce aux Chinois, attirés par ce qu’ils ont perdu chez eux, la beauté sauvage des paysages et la spiritualité. Des spécialités malheureusement en baisse chez les Tibétains, irrésistiblement attirés par la société de consommation. Le revenu annuel moyen aurait grimpé en 2007 à 10 000 yuans (895 euros), l’équivalent des salaires dans les usines de Canton. Les supermarchés de Lhassa sont pleins et les monastères se vident sous l’effet de la répression.
    L’engouement pour l’Himalaya chinois, lui, ne se tarit pas. Bientôt sera inauguré entre Pékin et Lhassa un train cinq étoiles, «le plus luxueux du monde», avec suites et salles de bains. Le voyage coûtera près de 4 000 euros. Un prolongement de la ligne Qinghai-Tibet est programmé vers Shikaze, le deuxième centre urbain et la plaque tournante du commerce du cuivre.
    Dans les cinq prochaines années, le gouvernement central envisage d’investir encore 76 milliards de yuans dans les grands travaux : 180 projets, routes, usines et ouvrages d’art. Rien n’est trop beau pour le Tibet. Même s’il faut rééditer Tiananmen 1989, la Chine semble prête à tout pour garder le Tibet. Sa façon de gérer la crise actuelle le prouve. Le nombre des victimes est nié, les journalistes sont empêchés de travailler, les médias étrangers censurés, les troupes déployées en masse autour des zones de conflit. Et la propagande marche à fond. Jusqu’à présent, les Chinois n’ont vu des émeutes que le saccage des magasins et les voitures brûlées par des hordes de voyous. Pas une image de véhicule blindé ou de militaires casqués à Lhassa ou Aba… A l’ère d’Internet, il faut un gros moral.»

    La question qui se pose alors est celle de la popularité à l’intérieur du Tibet lui-même des revendications des indépendantistes. On dit que les Tibétains de souche ne profitent pas de l’essor économique, comme je l’ai noté dés le début, le développement chinois a engendré de formidables inégalités, encore attisées par la hausse du coût de la vie. Si les manifestations sur ce sujet ne prennent pas le caractère dramatique du Tibet, elles existent dans toute la Chine et c’est sans doute le principal défi auquel est confronté le gouvernement chinois, le sujet de préoccupation avec l’environnement essentiel tel qu’il est apparu dans les récents travaux de l’Assemblée populaire. L’article que nous venons de citer non seulement montre qu’il y a aujourd’hui à Lhassa 200.000 chinois pour 100.000 autochtones, mais de surcroît le revenu moyen aurait augmenté. Ce que l’on sait par ailleurs et dont ne parle pas l’article est que désormais il y a eu équipement de santé et d’école. Il faudrait une analyse beaucoup plus précise de cette situation. L’article nous parle d’une jeunesse tibétaine attirée par la société de consommation et qui déserte les monastères qui n’ont plus le monopole de l’éducation et des soins de santé.

    3- UNE IMPASSE

    Ce qui apparaît également est l’attaque des commerçants chinois, ce qui frappe c’est le côté émeutes de Los Angeles, les témoignages des touristes confirment effectivement cet aspect du problème. S’agit-il d’une violence provoquée par de jeunes radicaux qui dépassent les consignes du Dalaï Lama? S’agit-il d’une haine spontanée des laissés pour compte pour ceux qu’ils estiment les bénéficiaires de la croissance? S’agit-il d’une flambée de haine nationaliste ? probablement tout cela à la fois mais le fait est que face à ces événéments on imagine mal n’importe quel gouvernement n’intervenant pas. Quelle est la nature de l’intervention ? Ce qui est sûr c’est que la Chine ne cédera pas, la question du boycotte des jeux olympiques est sans commune mesure avec l’enjeu de l’intégrité de son territoire et aujourd’hui le Dalaï Lama se rend compte de la nature du bras de fer engagé. Il est clair que la question de la protection de la population tibétaine, de sa culture, semblent complétement secondaire pour ceux qui ont engagé ce combat dont on voit mal l’issue. ils ne peuvent ignorer que leur combat tel qu’il est engagé ne peut que nuire à ceux qu’ils prétendent défendre. Que cherchent-ils exactement ?

    Donc il faut comprendre le contexte politique avec ses subtilités, ses interrogations sur le rôle réel du Dalaï Lama, le bras de fer diplomatique qui se joue entre le gouvernement chinois et ce dernier, avec derrière un autre bras de fer celui de l’occident qui n’ose pas attaquer frontalement la Chine tant l’imbrication économique et financière rend périlleuse tout affrontement direct et qui sur la plan légal international n’a aucun droit face à ce qui est une portion du territoire chinois mais en même temps met en place les conditions d’un « choc de civilisation » dans l’opinion publique peut-être pour monter un scénario à la kosovar qui paraît mal embouché. Il y a aussi un contexte économique et social intérieur, celui d’une croissance, d’une transformation accélérée des mentalités comme celle que nous avons connu dans les années soixante qui reste à analyser. Le tout sur un fond patriotique chinois qui ne supportera ni l’intrusion étrangère, ni une quelconque tentative séparatiste. D’ailleurs le ton est clair “ce sera une lutte à mort” . De toute manière sur le fond, le Dalaï Lama qui soit par sens politique, soit par conviction mesure les limites de l’entreprise lance une entreprise de conciliation relayée par tous les médias qui hier jetaient de l’huile sur le feu et y compris relayé par sa sainteté le Pape.

    L’affaire a été si mal menée que Robert Ménard est contraint de se rabattre sur le boycott de la cérémonie d’ouverture.

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