Thursday, July 17, 2008

L'art de gouverner

Selon le taoïsme, un dirigeant doit avoir des qualités pour gouverner sagement et préserver l’harmonie sociale. Le chef actuel de l’état français affiche sans complexe les tares des autocrates maudits. Devant les vices du triste sire, les taoïste peuvent augurer que des calamités vont continuer à s’abattre sur les Français.

Les dirigeants pas trop calamiteux pour les peuples ont souvent un instinct qui leur permet de s’harmoniser, tant que faire se peut, avec les lois qui sont au-dessus d’eux.


Un politicien de longue date, François Léotard, est pessimiste sur l’avenir du qinquennat. Le titre de son livre "Ca va mal finir" est certainement prémonitoire.

" C’est vrai, on aurait dû se méfier. Dans le monde sauvage des animaux politiques, il ne faut pas être sur le passage d’un prédateur. Je le sais, j’ai traversé imprudemment la savane. Chirac était un carnassier débonnaire. Avec lui, on était mort, mais c’était sans rancune. Chacune de ses victimes, antilope déchiquetée et consentante, devenait digne d’une amitié nouvelle définitivement inoffensive. Avec Sarko, c’était différent. Le fauve avait - si l’on peut dire - une mémoire d’éléphant. Un jour, me parlant justement de Chirac, il m’avait dit : " François, n’oublie jamais ceci : je suis fidèle à mes ennemis. " J’en ai encore froid dans le dos. L’ouverture n’a rien changé à cela. Elle donne à la victime un côté comestible qui la fait s’aplatir avec une docilité déconcertante. La douceur de Jack Lang dans ses approches concentriques du pouvoir fait penser aux roucoulements des pigeons qui ne voient pas, dans la casserole, les olives dont ils seront bientôt entourés. [...] Et je crains que la belle histoire qui nous est racontée du haut de l’Elysée ne se termine mal. Parfois je ne peux empêcher un certain malaise de venir en moi. J’essaie de le chasser et il revient. Je prends un livre et ça revient de plus belle. [...] Depuis que tu es à l’Elysée je suis inquiet. Qu’est-ce qui t’a pris exactement ? Je lis dans un journal que désormais la police française arrête des enfants... J’ai suivi avec consternation le morceau de Grand-Guignol qui t’a mis dans les bras de Kadhafi... J’apprends que tu as une " plume " qui te fait dire des bêtises... Il paraît que tu n’écoutes plus ceux qui t’entourent... Tu aurais même traité mon ami Martinon d’" imbécile "... Et ce pauvre Mon avec ses beaux yeux de labrador... C’est pas bien tout ça, Nicolas. Je te le dis parce que nous avons grandi ensemble. [...] Et puis ces histoires d’ADN pour le regroupement familial, ce n’est pas toi ! Tu t’es fait déborder par quelques malades de l’UMP, des frénétiques... " François Léotard "Ca va mal finir ".


Après plus d’une année d’agitations stériles du dirigeant français, le peuple est confronté à une série de problèmes. Les textes taoïstes préconisent une autre méthode :

" Plus il y a de défenses et de prohibitions dans l’Empire, plus le peuple s’appauvrit. Plus le peuple possède d’instruments utiles, plus le pays et la dynastie se troublent. Plus il y a d’ouvriers ingénieux, plus il se produit d’objets bizarres. Plus on publie de lois et d’ordonnances, plus les voleurs et les brigands se multiplient.
C’est pourquoi un Saint a dit :
" Si je pratique le non-agir, le peuple se transforme de lui-même.
Si j’aime la quiétude, le peuple se rectifie de lui-même.
Si je m’abstiens d’activité, le peuple s’enrichit de lui-même.
Si je suis sans désirs, le peuple reviendra de lui-même à la simplicité. "
" Le livre de la voie et de la vertu "

Les hindous considèrent que les dieux abattent les nations en plaçant à leur tête des personnages malsains (marouts). Ces personnages entrent en scène quand un peuple a perdu sa noblesse et ses vertus. Ils accélèrent le déclin et plongent le pays dans un chaos purgatif.

" Les brahmanes disent que lorsque Shiva (= la providence, le Destin) veut rabaisser une nation, une caste ou une famille régnante, il place à la tête de cette nation, caste ou famille, un marout qui en deviendra le chef ou l’épouse du chef. Ne possédant par nature qu’une âme pourrie, cet être hybride contaminera les hautes sphères de la société par exemple, ou les arts ou la religion, et le déclin deviendra inéluctable si les hommes n’extirpent à temps le marout. Les Tibétains nomment ces marouts " cadavres vivants ". (" Les archives de l’insolite " de Jean-Louis Bernard, éditions du Dauphin.)

Le nouvel ordre mondial est-il concocté par un gang de marouts issus des clubs secrets de la politique, des banques et de la religion ?





Du 16 au 18 juillet se tient à Madrid une conférence internationale pour promouvoir le dialogue entre les religions. La conférence proposée par le roi d’Arabie Saoudite, est organisée par la Ligue islamique mondiale.


Parmi les représentants des religions chrétiennes, musulmanes, juives et même bouddhistes il y a certainement des marouts et des anges noirs. " Rejetés par Dieu, écrit Jean-Louis Bernard, ces anges morts-vivants sont devenus, de fait, les tentacules à ventouses du néant céleste, c’est-à-dire de Lucifer. Le vide qui les caractérise fascine les êtres faibles et les aspire comme un gouffre ; de tels êtres, faibles parce que dégénérés ou tarés, y puisent la volupté du vertige ou la morbide nostalgie du néant. [...] La présence latente d'anges noirs se décèle à l'arrière plan de quantité de sectes modernes..."


Une nouvelle religion synthétique pourrait être en préparation et s’édifier sur l’humanitarisme, l’universalisme et le scientisme. Aborder l’autre rive du non-mental (Amanaska) serait proscrit.

No comments:

Post a Comment

Les commentaires sont momentanément désactivés.

Note: Only a member of this blog may post a comment.