Tuesday, March 31, 2009

Le bouddhisme en Chine


Contrairement aux affirmations des agitateurs au service de Washington et de la City, la Chine a préservé un bouddhisme plus vertueux et plus authentique que le lamaïsme mercantile en vogue en Occident. L’Association Bouddhiste de Chine, fondée en 1953, était parrainée par des maîtres bouddhistes réputés : Xu Yun, Shérab Gyamtso, Yuan Ying, Zhao Puchu…

Le maître tibétain Shérab Gyamtso (1883-1968) était un grand érudit. Après la fondation de la République Populaire de Chine, il contribua à la préservation du bouddhisme au sein de l’Association Bouddhiste de Chine. Il occupait le poste de Vice-gouverneur de la province du Qinghai.

Le Dalaï-lama et son entourage d’exploiteurs seigneuriaux n’acceptent pas la perte de leurs privilèges. Depuis Dharamsala, avec l’aide de la CIA et ensuite de l’oligarchie financière internationale, ils orchestrent une gigantesque parodie spirituelle. Des lamas autocrates, vénaux et lubriques, jouent le rôle de prétendus grands initiés et mystifient l’Occident décadent. Les médias fabriquent le personnage du gentil souverain pontife du bouddhisme incarné par le Dalaï-lama. C’est une supercherie. Le vajrayana tibétain est une branche hétérodoxe, un ésotérisme tantrique réservé à une minorité d’initiés ambigus. La majorité du sangha se contente de réciter des mantras et de faire des offrandes aux dharmapalas (protecteurs), dakinis, yidams, bouddhas et lamas. Le ritualisme magique est omniprésent en dépit du rejet de l’attachement aux cérémonies que manifeste le bouddhisme originel. "Certains chercheurs, écrit le professeur Michel Strickmann, ont avancé que la religion tibétaine, pour une large part, n’est pas bouddhiste du tout, mais bien un type de chamanisme issu de l’imagination débordante de ces habitants hallucinés des hauts plateaux."

Les lamas exilés prétendent que 1,2 million de Tibétains sont morts à cause des communistes chinois. Le mensonge est énorme. Il ne prend pas. Les lamaïstes récidivent et dénoncent cette fois un génocide culturel. C’est grotesque ! Les voyageurs qui parcourent le Tibet constatent que les populations tibétaines pratiquent librement leurs croyances. Le commerce religieux, si cher aux Tibétains, est florissant autour des temples. Le Barkhor, le grand marché de Lhassa proche du temple du Jokhang, regorge d’objets cultuels divers, encens, statuettes, reliquaires, bannières de prières…

"Une fois que les chiffres eurent démontré qu’un génocide ethnique au Tibet était statistiquement impossible, l’Occident bifurqua tout de go vers le "génocide culturel". […]
"Comment parler d’un "génocide culturel", alors que quiconque voyage au Tibet peut constater de ses propres yeux – à moins d’être aveugle – que la culture et la religion sont loin d’être lettre morte sur le Toit du Monde ? Les temples brillent de peinture fraîche, les moines sont grassouillets, les moinillons abondent, les nonnes sourient de tout l’or de leurs dents, les statues des Bouddhas et autres divinités s’étouffent dans les billets de banque, les fidèles se pressent aux offices en tournant allègrement leur moulin à prières. Et comment parler d’une "invasion du Tibet par la Chine", si l’on sait que 94% de la population rurale du Tibet, et 63% des citadins de Lhassa, sont tibétains ?[…] De même, peut-on parler d’un "exode du peuple tibétain", si l’on sait que sur les six millions de Tibétains, 125 000 personnes constituent la diaspora, soit environ 2% de la totalité de la population tibétaine ?" ("Histoire du Bouddhisme tibétain, la compassion des puissants", Elisabeth Martens, éditions L’Harmattan.)

Les lamaïstes, sponsorisés par l’oligarchie financière internationale, prétendent que la re-bouddhéisation de la Chine passera par eux. Quelle galéjade ! Elisabeth Martens ne se trompe pas sur le Dalaï-lama : "Il est, aux yeux des puissances occidentales, un outil parmi d’autres pour importer en Chine notre horreur économique, et les extrémismes de la pensée unique que cette horreur génère."

Les Chinois n’ont pas de leçons de bouddhisme à recevoir des lamas tantriques. Les plus prestigieuses écoles du bouddhisme se sont épanouies dans l’Empire du Milieu.

Fondée par le patriarche Zhi Yi (538-597) durant la dynastie des Sui, l’école Tiantai repose sur le Sûtra du Lotus ou le Sûtra de la Bonne Loi (Saddharmapundarika Sûtra).

L’école Sanlun, l’école des Trois Traités, est la forme chinoise du Mâdhyamika, la Voie du Milieu, fondée par Nâgârjuna et Aryadeva.

L’école Fa Xiang ou l’école Dharmalaksana doit tout au moine Xuan Zhuang (600-664), infatigable voyageur et traducteur de textes importants du Yogâchâra.

L’école Huayan, l’école de la guirlande de fleurs, est une importante école du bouddhisme chinois qui tire son nom de la traduction chinoise du Buddhâvatamsaka-Sûtra.

L’école Lu, l’école du Vinaya, cette branche du bouddhisme chinois insiste particulièrement sur une stricte observation des règles du Vinaya-Pitaka.

L’école Mi de la dynastie des Tang, c’est le vajrayana chinois. Cette école est fondée sur le Mahavairocana-sûtra et le Vajrasekhara-sûtra. Elle est à l’origine du Shingon-shu japonais. Pendant son séjour au Japon dans les temples shingon, le professeur Strickmann constate : "Quant au tantrisme, il est considéré comme un phénomène diabolique, propre à des Indiens et à des Tibétains obsédés de sexualité."

L’école Jingtu, l’école de la Terre pure, se distingue par l’importance qu’elle accorde à la puissance et à l’aide du bouddha Amitâbha.

L’école Chan. Le Chan authentique n’est ni une religion ni une philosophie. Son essence est indéfinissable et incommunicable. On ne peut l'expérimenter que par soi-même. Le Chan est d’inspiration taoïste.

Le bouddhisme et le confucianisme ne seraient que des traditions extérieures. Le véritable taoïsme se veut plus subtil. Il est détenteur d’une tradition immémorable. Cette tradition donne à la Chine un "charisme" qui lui permettra peut-être de résister aux forces dévastatrices de l’Occident.

Selon Alexandra David-Néel : "Les Chinois tenaient les bönpo pour des taoïstes". Les bönpo étaient persécutés par l’église tantrique du Tibet. L’enseignement ultime du Yungdrung Bön, le Dzogchen, est plus proche du Chan chinois que de l’enseignement de Tsongkhapa.

16 comments:

  1. Anonymous7:39 PM

    Pourquoi une fixation névrotique de l'auteur de ce site sur le Bouddhisme Tibétain . Laissez les gens faire ce qu'ils ressentent spirituellement , en quoi ça vous dérange ? Il faut vous faire soigner , il y a plein d'hôpitaux psychiatriques pour les gens qui font des fixations mentales à n'en plus dormir .En quoi est ce aussi grave d'apprécier le Bouddhisme Tibétain ? Quelle intolérance vous avez .....Pour des Bouddhistes vous n'avez pas un niveau de tolérence terrible .

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  2. Anonymous8:08 PM

    Vous avez raison, il est nécessaire que "les gens fassent ce qu'ils ressentent", et ça ne dérange personne dans la vacuité de toute chose.

    Le bouddhisme tibétain est une philosophie très ancienne, qui doit être préservée pour les futures générations, dans toute son authenticité.

    Les hôpitaux psychiatriques, soignent des peronnes et non pas "des gens" qui souffrent . Justement la compassion est le fondement même du bouddhisme, toutes écoles confondues. Il ne s'agit pas de "tolérance", mais de l'essentiel des enseignements et du principe même de l'humanité.

    L'aviez-vous oublié, vous qui ressentez si bien spirituellement ????

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  3. Anonymous10:33 PM

    Il faudrait laisser faire tout ce que les gens ressentent. Et s'ils ressentent le besoin de violer un enfant ? Le jeune Kalou Rinpoché qui à l'âge de 12 à 13 ans était régulièrement violé dans son monastère par des moines tibétains aurait-il eu tort de dénoncer ce crime ?

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  4. Anonymous10:47 PM

    Ce sont de jeunes tibétains, de surcroît des Tulkus, qui ont alerté l'opinion sur ce qui se passe réellement dans les monastères. Le cas le plus poignant est celui de Kalou Rinpoché qui a déclaré :
    « ...lorsque j'ai eu 12, 13 ans j'ai été sexuellement abusé par d'autres moines ... Mon propre tuteur a essayé de me tuer, c'est la vérité et à cette époque j'étais très traditionnel. Un très bon bouddhiste traditionnel. Ils ont essayé de me tuer parce que, vous savez, je n'ai pas fait ce qu'ils voulaient que je fasse. »
    Les confessions du jeune Kalou Rinpoché sont sur YouTube :
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=z5Ka3bEN1rs

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  5. Anonymous11:06 PM

    Pour ma part, j'ai pris le temps de lire la lettre du bouddhiste (30 années de pratique du Vajrayana) qui porte plainte contre l'école du Dalaï-lama. Il dit :

    « ...dans un livre que vous publiez ( La béatitude du feu intérieur, Éditions Vajra Yogini, 2008 ), Lama Y., qui fut à l'origine de la Fondation à laquelle vous êtes affilié, déclare ceci : « Afin que l'expérience de la grande béatitude soit totale, l'homme et la femme doivent s'aider mutuellement pour acheminer l'énergie de l'étreinte dans le canal central. » Et votre Maître de préconiser la pratique avec "consort" comme nécessaire, en insistant sur ce recours à un "daka" ou "dakini". Or, si l'on se réfère à d'autres ouvrages appartenant à la lignée dont vous relevez, on apprend qu'il s'agit en fait de commerce sexuel avec des partenaires âgé(e)s de 12 à 29 ans au maximum, le plus jeune étant le mieux, le "feu intérieur" étant plus intense plus on se rapproche des 12 ans. Aucun doute à ce sujet, les enseignements contenus dans ces textes dont j'ai les références exactes étant très explicites à ce sujet, allant jusqu'à dresser une nomenclature des différents types d'organes féminins : comme le lotus ( le plus approprié ), comme une conque, comme un éléphant, comme une biche.

    Mais vous voyez ce dont je veux parler et il est inutile de vous faire un dessin. Maintenant, avez-vous jamais songé à la part de responsabilité qui vous incomberait si quelqu'un allait s'amuser à prendre à la lettre cette incitation à la débauche avec mineure de moins de 16 ans ? Je vous ai déjà adressé à ce sujet, il y a quelques années, le texte d'une petite annonce demeurée, à ce jour, sans réponse : je ne pense pas que s'enfouir la tête dans le sable soit la meilleure façon d'aborder certains points de doctrine plutôt scabreux. Puisque votre mission est de préserver la tradition mahayana, veillez aussi à protéger ce qui entoure ces secrets de Polichinelle, tout au moins évitez le déballage de ces vérités au grand jour, en place publique, cela ferait un tort considérable à votre image de marque... »

    http://bouddhanar-1.blogspot.fr/2012/11/jacques-accuse-linstitut-vajra-yogini.html

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  6. Anonymous11:15 PM

    Il faut bien admettre qu'il y a un problème avec les lamas tibétains. La presse française commence juste son travail d'enquête (journal Marianne). Mais en Allemagne et dans les pays anglo-saxons l'opinion est assez bien informée sur les obsessions sexuelles de certains lamas tibétains :
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=sj4ALQejBlM

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  7. Anonymous11:34 AM

    Il serait nécessaire que vous élargissiez votre champ d'horizon.

    Vous semblez considérer que le bouddhisme tibétain est principalemnt concerné par toutes ces déviances sexuelles : mais regardez les autres religions, et regardez l'ensemble de la société à travers le monde. Et vous comprendrez, que c'est l'ensemble des comportements sexuels des personnes qui pose problème. Reste à en comprendre les causes, sans en faire une obsession, ni une quelconque fixation.

    Par aillerus, Kalou Rinpoché est toujours impliqué activement dans le mouvement du bouddhisme tibétain et d'après les affiches que j'ai pu lire annonçant ses derniers enseignements, il semble soutenu par l'ensemble de sa hiérarchie et lui-même ne semble pas vouloir s'en démarquer.

    Lorsque l'on souhaite s'engager dans un combat, il faut aller jusqu'au bout et se tenir à une ligne de conduite.

    J'ai lu aussi une affiche qui dit : "la dissidence donne de la voix".
    Et bien je n'entends pas les voix des autres moines.

    Les atteintes aux personnes concernent également la justice de droit commun. Il ne saurait y avoir une justice particulière pour les moines et les lamas "bouddhistes", dans un quelconque pays.

    Souhaiteriez-vous rétablir les tribunaux de l'inquisition ? Soyons sérieux, et détachez-vous de vos obsessions.Marchez dans la forêt, respirez, et méditez. Vous vous sentirez mieux, vous aussi.La paix intérieure est dans l'esprit de chacun.

    Cordialement

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  8. Anonymous1:58 PM

    Kalou Rinpoché est l'un des plus importants dignitaires du bouddhisme tibétain. Il a eu le courage de rompre l'omerta sur les viols qu'il a subi et que subissent de nombreux moinillons. Mais il ne peut compromettre son avenir et celui de sa famille en rompant avec l'institution religieuse qui les fait tous vivre. Il est à la tête d'une « multinationale du bouddhisme tibétain mondiale comprenant 44 monastères et centres d’enseignement, dont 16 aux États Unis, qui drainent des milliers d’étudiants et de disciples ». En rompant avec cette multinationale lui et sa famille deviendraient des parias.

    Pourquoi parlez-vous de l'Inquisition ? Diffuser des informations objectives sur le bouddhisme tibétain est-ce cela l'Inquisition ? En réalité, vous ne voulez pas que les internautes réalisent qu'un marketing religieux fait prendre des vessies pour des lanternes en matière de bouddhisme tibétain. Dit autrement par Edward Conze, spécialiste du bouddhisme : « On ne s'attend pas, en fait, à ce que les adeptes d'une religion revendiquent comme une sorte de devoir sacré, par exemple, « le commerce sexuel quotidien dans des endroits écartés avec des filles âgées de 12 ans, de la caste candâla ». Le Guhyasamâraja-Tantra, l'une des plus anciennes, et aussi des plus sacrées, parmi les Ecritures du Tantra de Main-gauche, enseigne, semble-t-il, exactement le contraire de ce que soutenait l'ascétisme bouddhique. »

    Cordialement.

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  9. Anonymous2:12 PM

    Permettez moi, à mon tour, de vous donner un conseil. Efforcez-vous d'analyser les motivations profondes qui vous incitent à accepter les pratiques tantriques qui enseignent exactement le contraire de la morale bouddhique.

    Vous n'ignorez pas que Vajra Yoginī, en tibétain Dorje Naljorma, se nomme aussi Dorje Phagmo, c'est-à-dire la « truie du vajra ».

    Bonne méditation !

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  10. Anonymous2:21 PM

    Petite précision pour les non-initiés : Le bouddhisme tibétain se nomme le Vajrayana, la voie du Vajra. Le culte de Vajra Yogini ou de Dorje Phagmo, c'est-à-dire de la « Truie du Vajra », y occupe une place centrale.

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  11. Anonymous3:20 PM

    Je n'adhère pas au bouddhisme tibétain.
    Le discernement consiste à voir les choses telles qu'elles sont.

    Pensez-vous vraiment que rompre avec le business international d'un système controversé serait renoncer à sa nature humaine profonde, et ainsi devenir un paria ? qu'est-ce qu'un paria ??

    Il y a des centaines de millions de personnes à travers le monde qui ne vivent pas du bouddhisme tibétain et qui ne s'en portent pas plus mal.

    Vos arguments sont erronés. Il me semble par contre qu'il existe une certaine manipulation politique interne, qui cristallise de nombreuses rivalités entre les différents courants, ces rivalités apparaisseant dans la guerre de succession du Dalai Lama et dans un contexte géopolitique.

    Alors, il convient d'être vraiment honnête avec soi-même afin de l'être également envers les autres. Si le bouddhisme tibétain ne convient pas :il ne faut pas le pratiquer. Il faut quitter et faire sécession.

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  12. Anonymous4:15 PM

    http://articles.timesofindia.indiatimes.com/2012-06-11/india/32173599_1_luxury-cars-tax-evasion-dri

    Depuis 2009 Kyabjé Kalou Rinpoché nourri de la reconnaissance, des initiations et de l’amour de ses maîtres, a pu relever le défi d’incarner la sagesse du Bouddha et la sagesse de la tradition Shangpa. Rinpoché transmet les enseignements d’une manière à la fois authentique et accessible. En faisant preuve de compassion, d’intégrité et d’humour, Rinpoché impose sa « marque » en phase avec le monde du XXI ème siècle. Rinpoché enseigne en anglais encouragé par Taï Sitoupa.


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  13. Anonymous4:44 PM

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  14. Anonymous5:05 PM

    Je vous remercie de votre franchise. Mais, sans vouloir vous offenser, il est souhaitable de bien connaître le monde du bouddhisme tibétain pour en parler. Car il s'agit d'un ésotérisme qui comporte des initiations et des serments initiatiques. Un sympathisant du bouddhisme aura beaucoup de difficultés pour détecter les bizarreries des tantras secrets (ces textes réservés aux initiés ne sont pas toujours traduits en français).

    En outre, il y a la puissante diaspora tibétaine et les enjeux géopolitiques que représente le Tibet. Le jeune Kalou Rinpoché a été rapidement recadré. Et sa vidéo-confidence ne tardera pas à disparaître de YouTube.

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  15. Anonymous5:48 PM

    J'ai brûlé ma robe de moine du bouddhisme maha-vajrayana tibétain il y a quelques années non sans raisons. 

    Comme beaucoup de frères et sœurs pauvres et critiques j'ai eu beaucoup de difficultés à supporter la restauration politique, en France et en Inde, de la hiérarchie bouddhique en tant qu'une structure socio-politico-religieuse du bouddhisme régional du Tibet. [...]

    J'ai été, de fait, ordonné moine en Inde, à Clement Town (Uttar Pradesh), auprès, ironie du sort, de l'une des familles Nyngmapa (& Karmapa-Kagyu) les plus militaristes et les plus corrompues de la free-tibet connection, si l'on juge, toutefois, l'indice de corruptibilité par l'aptitude du groupe à exploiter financièrement ses titres et ses privilèges nobiliaires (le volume des dons immobiliers, fonciers et des offrandes monétaires étant toujours proportionnel aux qualités, aux nombres des titres héréditaires et des privilèges). 

    Je veux citer, ici, la famille Nyngmapa Mindröling, type même de la famille d'ancien régime, xénophobe, discriminante, raciste, militariste, capitaliste, antidémocratique et violente. 
    Le fascisme mondain préservé de cette famille ne m'apparaîtra pas immédiatement, dissimulé qu'il était sous le discours entêtant des "héritiers lignéagés parfaits" de la "tradition préservée" de Bouddha Shakyamuni : 44 maîtres depuis Shakyamuni (standard structuro-fonctionnaliste des lignées institutionnelles de rois bouddhistes réincarnés, monastiques et laïcs, depuis les origines). 

    Shakyamuni représentait depuis toujours à mes yeux l'évidence du partage, du socialisme sans parti et sans Etat, du bouddhisme individualiste et égalitaire, de la vie parmi les pauvres. Je fis donc, à cette époque, inexpérimenté et bien malgré moi, un choix de moyens opposé à mes convictions religieuses, politiques et sociales fondamentales.

    Par "fascisme mondain préservé" j'entends ce que les juristes T. Fukase et Y. Higuchi nomment au Japon "fascisme du Tennô" (de l'empereur), un fascisme se caractérisant au Tibet par la volonté des rimpoche (lama, moine ou laïc de haut rang) d'imposer un service total pour le lama ("kokutaï" au Japon, service total pour le Tennô).
     
    Le fascisme mondain tibétain (fascisme des communautés) organisé autour de la volonté du lama/idôles/déités et de sa généalogie (ancêtres, maîtres, familles, propriétés) implique un système qui organise la communauté des fidèles uniformément jusqu'au niveau de la vie quotidienne, éliminant graduellement toutes résistances et mobilisant la/les communauté(s), la région, la nation (?) à la guise du pouvoir religieux pour des raisons purement religieuses, politiques, économiques, parfois guerrières. 

    Les groupes institutionnels bouddhiques tibétains Gelugpa, Nyngmapa, Sakyapa, Karmapa, Kagyupa, agissant chacun comme un parti unique étatique; chaque formation se rassemblant pour soutenir la politique d'un Dalaï Lama, d'un Karmapa, d'un Panchen Lama, d'un chef religieux, familial, unique.... 
    T.Fukase, Y.Higuchi diront (dans le contexte voisin japonais) "pour servir le Tennô, le souverain, la divinité vivante ou le dieu vivant..".

    http://linked222.free.fr/cp/ChristianPose.html

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  16. Anonymous7:30 PM



    Le seul serment authentique d'un point de vue spirituel est celui qui vous lie à votre vraie nature : ce voeu transcende tous les ordres religieux, toutes les institutions, car ce voeu vous est imposé par la nature même de votre esprit.A cela il n'y a rien d'autre à ajouter, aucun dogme.

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