Sunday, June 28, 2009

Au loin, la Liberté

En recoupant de nombreuses informations, des internautes curieux et perspicaces peuvent comprendre que l’oligarchie financière internationale contrôle le pouvoir politique.

Un journaliste d’investigation, Jean Montaldo, dénonce la conspiration criminelle des banquiers dans une "Lettre ouverte aux bandits de la finance" aux éditions Albin Michel.
Montaldo était l'invité de RTL. Son intervention de quelques minutes est percutante :
http://www.rtl.fr/fiche/5457521/la-lettre-ouverte-aux-bandits-de-la-finance-de-jean-montaldo.html


Les bandits de la finances ne seront jamais poursuivis, ils ont obtenu que les lois soient modifiées en leur faveur.

La conspiration criminelle des banquiers et la crise économique qui en découle visent-elles à l’instauration d’un gouvernement mondial ? Cela augure-t-il aussi de l’élévation au pouvoir suprême d’un Chakravartin à rebours. En Orient, le Chakravartin ou "monarque universel" est celui qui fait tourner la roue du dharma. Le représentant du pouvoir mondial qui semble se mettre en place n’aura pas les qualités spirituelles d’un "Roi du Monde", législateur primordial et universel. Au contraire, il sera le support de toutes les influences maléfiques, un antidharma en quelque sorte, qu’il projettera sur le monde.

Le "Chakravartin à rebours" est désigné par le mot arabe dajjâl qui signifie "imposteur", "puisque, écrit René Guénon (1), son règne ne sera pas autre chose que la "grande parodie" par excellence, l’imitation caricaturale et "satanique" de tout ce qui est vraiment traditionnel et spirituel…".

Notre temps est celui de l’occultation, de la nuit de la véritable spiritualité. Et de nombreux périls menacent à la faveur de cette nuit. Le spiritualisme moderne est contrôlé par les agents (conscients ou inconscients) de l’organisation contre-initiatique qui prépare l’avènement du Dajjâl, c’est-à-dire de l’Antéchrist annoncé par la Bible. Le prétendu renouveau spirituel, qui culminera durant le règne du grand imposteur, conduira des hommes au néant.

Il est dangereux d’attendre le retour d’un prophète dispensateur de chimères, c’est une attitude irresponsable. Il est plus prudent et plus efficace de concevoir la spiritualité comme une véritable intériorisation. Sans être soumis à un gourou, il est possible de percevoir la réalité (Chhos-Nyid en tibétain) par soi-même. "La réalité, disait Orgyen Jigme Chökyi Wangpo, 1808-1887 (2), est comme le ciel, une "spaciosité" au-delà de la pensée. La réaliser, c’est l’état inexprimable de la cognition primordiale, l’équanimité naturelle sans activité ni calcul. C’est la compréhension de tous les bouddhas des trois temps.
"La réalité absolue est comme l’enfant d’une femme stérile, il n’y a rien de concret, rien à quoi penser dans cet état originel ordinaire. Sujet et objet relatifs sont fusionnés en tant qu’illusion et peuvent être utilisés sans acceptation, rejet ou désir. C’est la pratique de la compréhension de Bouddha.
"Jusqu’à ce que votre esprit acquière le pouvoir de cette compréhension, vous devez éviter l’attachement à toutes les formes de richesses ou de possessions. Demeurez dans les montagnes comme des cerfs sauvages et restez sur la voie sans dévier ni rechuter.
"Vis-à-vis de toutes les situations extérieures ou intérieures, qu’elles soient agréables ou désagréables, soyez sans joie ni tristesse, désir ni aversion. Le meilleur ami sur la voie, c’est d’avoir le soutien de la nature innée.
"La sagesse est la réalisation que l’esprit est comme le ciel et que la compassion n’abandonne pas les êtres sensibles illusoires. En agissant conformément à la vue qui incorpore leur union, on obtiendra rapidement la cognition primordiale qui ne demeure nulle part."

A quelque chose malheur est bon. Durant cette fin de cycle, une conjoncture cosmique permet de sortir plus facilement de la narcose collective dans laquelle se trouve l’humanité durant l’âge noir (Kalî Yuga). Cette période facilite une prise de conscience émancipatrice. Une partie de l’humanité s’éveille tandis qu’une autre sombre dans un sommeil encore plus profond.

Autrefois, les enseignants bouddhistes classaient leurs élèves en deux catégories (très doués et moins doués). Les paroles d’Orgyen Jigme Chökyi Wangpo (ci-dessus) s’adressent aux plus doués. De nos jours, les lamas reconnaissent toujours deux catégorie d’élèves, ceux qui payent le tarif normal pour participer aux enseignement et les riches donateurs qui ne regardent pas à la dépense.

En fait, les personnes ayant des capacités pour la pratique directe (Chig-Chhar) ne fréquentent pas les centres du soi-disant dharma. Leur intuition les aide à percevoir la réalité et à comprendre le sens de certains textes. Il est amusant de constater qu’une invraisemblable confusion a inversé la valeur des textes spirituels. Des sornettes prétentieuses sont révérées comme de profondes vérités ; en revanche, la vérité dans sa déconcertante simplicité est souvent méprisée.

Des événements nous contraindront peut-être à plus de mobilité, une petite bibliographie à l’usage des intuitifs itinérants se limite à trois ouvrages (moins d’un kg) :

«Soi l’expérience de l’absolu selon l’Ashtâkra-gîtâ», traduction de Jacques Vigne.
Le docteur Jacques Vigne a traduit en français un traité de l’Advaita. Ce petit texte, «Ashtâkra-gîtâ», avait été remarqué par Alexandra David-Néel. Elle l’avait traduit en français avec l’Avadhuta-gîtâ. Les notes d’Alexandra David-Néel sont intéressantes. La traduction de Jacques Vigne est plus sobre, mais elle est suivie des commentaires de Swami Shantânanda.
J’avais rencontré Jacques Vigne en 1997 à Hariward, une des sept ville saintes de l’Inde. Le French doctor est un spiritualiste respecté en Inde. Sa simplicité ne parvenait pas à dissimuler sa grande érudition car Jacques Vigne donnait des réponses très approfondies aux questions que je lui posai. Sa traduction de l’Ashtâvakra-gîtâ est aussi le fruit d’une approche sincère du Vedanta et de l’hindouisme.

«Le Secret de la Fleur d’or» a été malmené par la mauvaise traduction de Wilhelm et les élucubrations de Jung. Heureusement, Thomas Cleary a restitué la véritable dimension de ce manuel de clarification de l’esprit. Ce petit texte offre un moyen non négligeable de l’obtention de l’éveil par soi-même.

Plotin, « Traité 9 ». L’Occident a perdu depuis longtemps son identité spirituelle, pourtant au cours des siècles des mystiques occidentaux renouèrent avec la métaphysique de Plotin. Pierre Hadot a traduit et commenté les traités de Plotin. Le «Traité 9» (édition de poche) captive aussi bien des chrétiens, des musulmans et des philosophes de la non-dualité.

Ainsi muni, avec un peu de persévérance et beaucoup de solitude, "on obtiendra rapidement, dit Patrul Rinpoché, la cognition primordiale qui ne demeure nulle part". La cognition primordiale annihile la perception discriminante et immunise contre les peurs. Qu’importe alors la criminalité des oligarques, la dictature mondiale, l’Antéchrist…




(1) René Guénon, "Le règne de la quantité et les signes des temps".
(2) Alias Patrul Rinpoché, "Instructions sur la vue du Mahayana qui éclaire sur les deux vérités".

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