Wednesday, August 26, 2009

Réincarnation & politique

En raison d’enjeux politiques et financiers importants, la reconnaissance officielle de la réincarnation d’un hiérarque du lamaïsme ne peut exclure les intrigues. Ce sujet, brièvement évoqué dans le précédent post, est développé dans un article qui dénonce le complot du régent Réting, maître du Tibet durant les années 1930, pour écarter le véritable tulkou du 13ème Dalaï-lama qui serait né dans la famille d’un rival politique, le ministre Langdoun.

Le texte émane d’une organisation de bouddhistes adeptes du culte de Shougdèn, la Western Shugden Society, considérée comme hérétique par le Dalaï-lama. A cause de l’intolérance du prélat tibétain, les sectateurs de ce culte sont victimes d’un ostracisme qui génère toujours autant de haine et de violence. Nous sommes loin de la sagesse du bouddhisme himalayen que la propagande lamaïste et les maîtres d’œuvre du nouveau spiritualisme mondial veulent nous faire gober.
http://www.westernshugdensociety.org/




Lama Réting : Comment il a choisi le faux Dalaï-lama




Lama Réting était un lama tibétain du monatère de Réting. Il était aussi l’un des lamas les plus importants du monastère de Séra djé. Après la mort du 13ème Dalaï-lama en 1933, Lama Réting devint le régent du Tibet. Quelques années plus tard, un membre de la famille du 13ème Dalaï-lama, un ministre important du gouvernement, appelé Langdoun, dit à Lama Réting et aux autres ministres que le fils d’un membre de sa famille était la réincarnation du 13ème Dalaï-lama, et il fournit des preuves évidentes.

Lama Réting et Langdoun n’entretenaient pas de bonnes relations. Réting refusa les affirmations de Langdoun, comme quoi le fils d’un membre de sa famille était la réincarnation du 13ème Dalaï-lama. La majorité des ministres soutenaient Langdoun. Réting devint ainsi très inquiet pour sa position parce que, si le fils de la famille de Langdoun était reconnu comme étant la réincarnation du 13ème Dalaï-lama, il perdrait bientôt sa position et son propre pouvoir.

Pour résoudre ce problème et assurer sa position, Réting fit des plans avec un ami très proche, Lama Ketsang, un autre lama du monastère de Séra djé. Ils prirent trois décisions :

1 - la réincarnation du Dalaï-lama doit être choisie dans une place très éloignée, dans la région de l’Amdo Koumboum, près de la frontière chinoise ;

2 - Réting devrait aller près du lac sacré de la déité Shridévi, prétendre avoir eu des visions des lettres AH KA MA dans l’eau du lac et mettre cela ensuite noir sur blanc, par écrit. Les lettres AH KA MA indiqueraient que la réincarnation du 13ème Dalaï-lama apparaîtrait dans l’Amdo (AH), Koumboum (KA) pays natal de la réincarnation (MA) ;

3 - après cette deuxième préparation, Ketsang irait dans l’Amdo Koumboum et choisirait un garçon qui conviendrait pour être la réincarnation du 13ème Dalaï-lama. Ils mirent ensuite leur plan à exécution.

Lorsque Ketsang et ses deux assistants arrivèrent dans l’Amdo Koumboum, ils commencèrent immédiatement à chercher un garçon qui conviendrait. Un jour, Ketsang rencontra un vieux moine du monastère de Koumboum à qui il expliqua qu’il était à la recherche d’un garçon qui conviendrait pour être reconnu en tant que réincarnation du 13ème Dalaï-lama. Il demanda au moine s’il pouvait faire une recommandation et le vieux moine répondit que dans cette région il y avait une famille du village de Taktsèr qui avait un fils très intelligent et qu’il pourrait lui présenter, si Ketsang était intéressé. Le vieux moine était en fait un membre de cette famille du village de Taktsèr et il proposa donc de guider Ketsang vers sa propre famille ! Taktsèr était un village musulman.
Deux jours plus tard, Ketsang rendit visite à cette famille avec le vieux moine qui montra le garçon à Ketsang : « C’est le garçon que je vous recommandais. » Ketsang montra à l’enfant de nombreux objets différents qui avaient appartenu au 13ème Dalaï-lama, mais en réalité le garçon ne manifesta aucun plaisir en voyant ces objets, et ceci même lorsque Ketsang donna un objet au garçon, en disant « C’est à vous », le garçon le jeta immédiatement. Ketsang trouva cependant que le garçon était très charmant et pensa qu’il serait suffisamment bien. Par la suite, Ketsang a menti au sujet des résultats de cet examen (comme cela a été expliqué en détail dans L’Océan de la vérité expliquée). Quelques jours plus tard, Ketsang rendit à nouveau visite à la famille et dit aux parents du garçon : « Nous sommes les représentants du gouvernement tibétain et, si vous êtes d’accord, nous voulons faire reconnaître que votre fils est la réincarnation du 13ème Dalaï-lama. » les parents acceptèrent avec joie.

Après avoir fait ces préparations, Réting informa les ministres du gouvernement tibétain puis annonça publiquement que lui-même et Lama Ketsang avaient trouvé la réincarnation indubitable du 13ème Dalaï-lama. En disant cela, il mentit publiquement.

Les ministres du gouvernement tibétain furent mécontents d’avoir à accepter une réincarnation du 13ème Dalaï-lama venant d’une culture religieuse non bouddhiste. Toutefois, certains monastères soutenaient Réting et en particulier l’abbé du monastère de Séra Djé menaça avec force les ministres, en disant que, s’ils n’acceptaient pas la réincarnation choisie par Réting, il y aurait une guerre civile. Réting avait également un grand pouvoir politique, et finalement les ministres ont dû accepter tout ce qu’il disait, sans avoir le choix.

Le garçon reçut le nom de Lhamo Dhonedoup et afin de recevoir la permission que Lhamo Dhonedoup ne fasse plus partie de la communauté musulmane, Réting demanda au gouvernement tibétain de donner 400 000 pièces en argent au dirigeant musulman de Taktsèr, appelé Ma Pou-fang. De cette manière, le garçon musulman, Lhamo Dhonedoup, fut finalement emmené à Lhasa, avec ceux qui étaient venus le chercher, sa propre famille et un grand nombre de marchants musulmans. Réting organisa une grande cérémonie de bienvenue pour l’arrivée du garçon à Lhassa.

Plus tard, le moment fut venu pour Lhamo Dhonedoup de recevoir les vœux d’ordination. Il aurait dû les recevoir du régent lui-même, mais Réting ne se sentait pas confiant pour accorder les vœux d’ordination, car il avait lui-même un sérieux problème de discipline morale. De nombreuses personnes savaient qu’il avait une relation sexuelle avec la femme de son frère et il effectuait de nombreuses autres actions incorrectes pour un moine. À cause de cela il fit la requête à son propre enseignant, Taktra Rinpotché, alors âgé, de prendre la position de régent pendant trois ans afin qu’il enseigne le mode de vie bouddhiste à Lhamo Dhonedoup et lui accorde ensuite les vœux de l’ordination. Taktra accepta cette requête.

Lorsque Taktra devint le régent, il essaya de prendre soin du garçon et de lui donner des enseignements. Mais il remarqua que Lhamo Dhonedoup était très différent des garçons tibétains. Quand Taktra lui enseignait comment pratiquer le mode de vie bouddhiste, le garçon n’acceptait jamais et il ne manifestait aucun intérêt pour la pratique spirituelle. Il était souvent en colère et parlait souvent violemment à Taktra lui-même. Taktra était très déçu et dit un jour à ses proches disciples : « Ce garçon, Lhamo Dhonedoup, n’a aucune bonne empreinte du mode vie bouddhiste. Je suis inquiet pour notre pays et pour ce qui va se passer à l’avenir. » Taktra désigna deux autres enseignants pour le garçon, Ling Rinpotché et Tridjang Rinpotché.

Plus tard, Taktra reçut de nouvelles informations qui montraient clairement que Réting avait une relation sexuelle avec une femme et qu’il effectuait de nombreuses autres activités incorrectes. Il devint encore plus déçu. D’une manière générale, au début, de nombreux ministres du gouvernement, et Langdoun lui-même, avaient compris que Réting avait menti lorsqu’il affirmait avoir reçu une vision des trois lettres AH KA et MA dans le lac sacré de la déité Shridévi (ce qui aurait indiqué que la mère de la réincarnation du 13ème Dalaï-lama vivait dans la région de Koumboum). Ils l’avaient compris parce qu’un des assistants de Réting dit un jour à un ami que Réting avait menti. Cette information passa ensuite aux ministres du gouvernement. Lorsque la période de régence fut presque terminée pour Taktra, le gouvernement Kashag (ou cabinet des ministres) reçu de nombreux rapports venant de différentes personnes disant que Réting et Ketsang avaient choisi une fausse réincarnation du 13ème Dalaï-lama. Pour cette raison et d’autres encore le gouvernement envoya des soldats au monastère de Réting pour arrêter Réting et le faire venir à Lhassa.

Alors qu’il était en prison, Réting fut emmené un jour sous bonne garde dans la salle de réunion du Kashag. Le premier ministre demanda à Réting de dire la vérité au sujet de sa vision des lettres AH KA et MA sur l’eau du lac sacré de la déité Shridévi. Très effrayé, Réting admit alors qu’il avait menti, et il fit une confession complète. Il mourut peu de temps après en prison. Certains disent qu’il fut exécuté par ordre du gouvernement tibétain.
Le gouvernement annonça alors publiquement que toute personne qui avait reçu une position spéciale sur ordre Réting, Lhamo Dhonedoup y compris, perdrait sa position. À ce moment-là, il y avait cependant trois choses qui se produisaient au Tibet : (1) les Tibétains avaient de plus en plus peur que l’armée chinoise arrive bientôt à Lhassa, (2) de nombreuses personnes deviendraient très mécontentes en comprenant que Lhamo Dhonedoup devra quitter sa position, et (3) Lhamo Dhonedoup avait apparemment commencé à améliorer ses qualifications grâce aux soins spéciaux et aux enseignements de Tridjang Rinpotché et de Ling Rinpotché. Pour ces trois raisons, Taktra Rinpotché, Tridjang Rinpotché et Ling Rinpotché firent des requêtes pressantes au gouvernement, lui demandant de remettre à plus tard le retrait de Lhamo Dhonedroup de sa position de Dalaï-lama. Grâce à l’aide de Taktra, les souhaits de Tridjang Rinpotché et de Ling Rinpotché ont été exaucés. Peu de temps après, lama Taktra Rinpotché, alors agé, mourut et l’armée chinoise entra à Lhassa. Le gouvernement tibétain perdit alors son rôle, et finalement en 1959 Lhamo Dhonedoup, ou Tenzin Gyatso, s’est enfui en Inde.

En Inde, ce faux Dalaï-lama créa le gouvernement en exil par lui-même. Ce gouvernement en exil a caché toutes les vraies informations au sujet du Tibet et, pendant quarante ans, il n’a fait connaître que de fausses informations en exagérant les qualités de ce faux Dalaï-lama partout dans le monde. En réalité, ils mentent. Leur politique de mélange de religion avec la politique est la cause d’un endommagement sérieux de la réputation du bouddhisme en général.

Nous pouvons voir que toutes les bonnes circonstances de la vie de Lhamo Dhonedoup proviennent de la bonté suprême de ses deux enseignants, Ling Rinpotché et Tridjang Rinpotché, et pourtant comment a-t-il rendu leur bonté ? Dans L’Océan de vérité expliquée, il est dit : « Plus tard à Dharamsala, en Inde, Ling Rinpotché mourut d’une crise cardiaque parce que le Dalaï-lama refusait sa requête lui demandant de cesser d’encourager les guélougpas à pratiquer la tradition nyingma. Et Tridjang Rinpotché mourut d’une crise cardiaque parce que le Dalaï-lama refusait sa requête lui demandant de cesser d’interdire la pratique de Dordjé Shougdèn. »

Source : http://shugdensociety.wordpress.com/2008/10/02/how-the-14th-dalai-lama-was-chosen/


Photographie : le 5ème Résing, Thupten Jampel Tishey Gyantsen (1911 –1947), accusé de conspiration et de tentative d’assassinat contre un autre régent, Taktra Rinpoché, il fut enfermé dans la prison de Sharchen Chog à Lhassa où il est mort le 8 mai 1947.



Ardéchois Cœur Fidèle
Diviser pour régner est la vieille méthode de domination des peuples mise en œuvre depuis toujours par les oligarchies parasites.

Un village ardéchois cherche à arracher un homme des griffes de l’Etat qui planifie les rafles des pauvres (pour l’instant des étrangers) et incarcère des enfants.

Les habitants de Saint-Sauveur-de-Montagut se mobilisent pour un maghrébin, un pizzaoïlo sympa en situation irrégulière. Des citoyens sont plus sensibles à la voix de leur cœur qu’à la propagande qui développe la peur des autres (choc des civilisations), la peur de perdre son emploi (crise économique programmée), la peur d’une pandémie (fabriquée par la mafia pharmaceutique)…

Les oligarchies veulent détruire le tissu social en développant la stupidité et la paranoïa collectives. Leur plan machiavélique est contesté en Ardèche. Bravo les Ardéchois !



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