Wednesday, February 10, 2010

Mani, Christ d’Orient et Bouddha d’Occident


De nos jours, on parle à tort et à travers de « manichéisme » là où le manichéisme n’a rien à voir.

Répandue de l’Espagne à la Chine, la religion prêchée par Mani (216-276) était une religion universelle qui voulait englober les religions antérieures en les dépassant toutes. Elle était à la fois orientale et occidentale.

« 7 siècles après le Bouddha, 2 siècles après le Christ, 4 siècle avant Mahomet, le sage iranien se présentait déjà comme réunificateur de l’Orient et de l’Occident, le « Paraclet de la Vérité » ou le « Sceau des Prophètes ». […]

Bien éloignée des jugements excessifs que l’on porte à tort sur elle, sa doctrine tolérante et humaniste visait à concilier les grandes religions de son temps (les Chinois le nommeront « Bouddha de lumière » et les Egyptiens « l’apôtre de Jésus ») et à diriger les chercheurs de vérité vers la Lumière intérieure.

Mani enseignait aux chrétiens l’aspect ésotérique du christianisme universel, dévoilait aux mages d’Iran le véritable sens du message de Zoroastre, expliquait aux bouddhistes le chemin de la libération. L’« Eglise de Justice qu’il avait fondé pour transmettre les mystères de l’Homme Parfait, illumina des millions d’âmes pendant plus de mille ans.

Cette clarté et cette puissance suscitèrent évidemment l’adversité, la jalousie, la haine, et ce furent les religieux et les hommes de pouvoir qui, ne comprenant pas ses paroles d’éveil, tentèrent de détruire la pensée lumineuse de Mani. » (François Fabre)

Les puissants de ce monde détestent la véritable spiritualité et l’émancipation qu’elle apporte. Quand un courant spirituel menace leur domination, ils ordonnent des persécutions. Mais en dépit des répressions, le manichéisme resurgit dans l’Empire byzantin avec le paulicianisme, qui fut sévèrement remis au pas, puis avec le mouvement bogomile, puis des Cathares, persécutés dans le midi de la France avec une violence sans égale et incessante, et enfin des Vaudois.

François Fabre, auteur de « Mani, Christ d’Orient et Bouddha d’Occident », précise :

« Ce livre audacieux et rigoureux dans sa démarche et révolutionnaire dans ses conclusions, explique en quoi l’homme de ce début de troisième millénaire est plus que jamais concerné par les interrogations comme par les réponses que proposa le manichéisme, et montre comment l’œuvre exceptionnelle de Mani et de ses disciples détient, peut-être, le secret de notre avenir… »


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