Monday, June 14, 2010

La spiritualité à rebours


Le Bouddha n’était pas bouddhiste. Le bouddhisme est devenu une religion à la suite d’un long processus de déchéance.

Les prétendus maîtres bouddhistes, les vénérables bhikkhus (moines) et les lamas rinpochés (très précieux gourous) enseignent des dogmes religieux qu’ils théâtralisent à l’aide de rites et d’une liturgie exotiques. Quant à la pratique individuelle, elle s’est transformée en méditations artificielles qui ne sont pas dénuées de risques inhérents à la concentration et à la modification des états de conscience.

Le véritable Bouddha-Dharma, l’Enseignement (ou la norme) de l’Eveillé, se présente comme un réalisme spirituel. Il permet de s’éveiller à sa propre nature et d’être soi-même. Le Bouddha-Dharma s’oppose au dogmatisme et au ritualisme. Dans le Chan/Zen originel, la contestation du formalisme religieux a souvent utilisé des procédés extravagants et de subtiles pitreries. L’érudit indien A. K. Coomaraswamy, ne comprenant rien aux subtilités contestataires des maîtres Chan, déclara : « Le Chan et le Zen représentent rien moins qu’une dégénérescence du bouddhisme ». En réalité, le Chan chinois incarne à partir du VIème siècle un renouveau du Bouddha-Dharma. En revanche, le bouddhisme officiel, dogmatique et religieux, est, lui, dégénéré. Coomaraswamy influença René Génon afin de lui faire revoir son analyse assez négative du bouddhisme « institutionnel ». Mais contrairement à Coomaraswamy, Guénon avait perçu la véritable dimension du Chan à travers ses méthodes et ses symboles (1) comme celui de Guanyin indiquant un prolongement du taoïsme. Le taoïsme originel est l’un des véhicules de l’antique sagesse. Le livre de Guénon, « La Grande Triade », atteste que l’auteur connaissait les écrits de Tchouang-tseu, le philosophe libertaire du Tao. En 1934, un Français attiré par l’œuvre de René Guénon, et en relations personnelles avec lui, André Préau, publiait dans le n° d’avril de la revue Jayakarnataka, éditée en Inde, à Darwar, un article consacré à Guénon et intitulé « Connaissance orientale et recherche occidentale ». André Préau écrivait :

« Cet auteur (Guénon) présente le cas très rare d’un écrivain s’exprimant dans une langue occidentale et dont la connaissance des idées orientales a été directe, c’est-à-dire essentiellement due à des maîtres orientaux ; c’est en effet à l’enseignement oral d’orientaux que M. René Guénon doit la connaissance qu’il possède des doctrines de l’Inde, de l’ésotérisme islamique et du Taoïsme (2), aussi bien que celle des langues sanscrite et arabe, et ce trait le distingue suffisamment des orientalistes européens ou américains qui, sans doute, ont parfois travaillé avec les Asiatiques, mais sans leur demander autre chose qu’une aide destinée à faciliter un travail restant principalement livresque et conçu suivant les méthodes de l’érudition occidentale. »

Malgré des considérations contestables sur le lamaïsme, l’œuvre de René Guénon et plus particulièrement l’un de ses deniers livres « Le règne de la quantité et les signes des temps » nous aident à comprendre les véritables enjeux de la crise spirituelle, sociale et économique de ce début du 21ème siècle. En effet, en plus d’une sorte de fatalité cyclique qui affecte toutes les strates de la société, Guénon incrimine une conspiration pluriséculaire de forces obscures. Victor Marchetti, ancien cadre supérieur de la CIA, dénonce une secte œuvrant pour ces forces dans son livre « The CIA and the Cult of Intelligence » :

« Cette secte est parrainée et protégée par les plus hauts officiels gouvernementaux du monde. Ses membres sont ceux qui occupent les centres de pouvoir des gouvernements, des industries, du commerce, de la finance, et du travail. Elle manipule les individus dans des domaines d’importante influence du public, y compris le monde universitaire et des médias. La secte secrète est une fraternité globale d’aristocratie politique dont l’objectif est d’appliquer des politiques de personnes ou agences inconnues. Elle agit en sous-main et illégalement. »

Guénon, versé dans l’étude et l’interprétation des textes spirituels et ésotériques les plus ardus des hindous, des musulmans et des taoïstes, identifie les forces dissimulées derrière la secte évoquée par Victor Marchetti. Mais Guénon ne fait pas de révélations surprenantes, il réitère des mises en garde méprisées par une grande partie de nos contemporains. En effet, ces forces proviendraient du monde infrahumain. Monde aujourd’hui relégué dans le domaine des vieilles croyances et de la mythologie. Un lecteur résume le message contenu dans les derniers chapitres du livre de Guénon « Le règne de la quantité et les signes des temps » ainsi :

« Les forces en jeu sont proprement inéluctables et qualifiées, sans détour, de sataniques, leur propos étant, de fait, l'incarnation de l'Antéchrist en personne, appelé à régner sur une humanité réduite à l'esclavage dans l'obscurité la plus complète, avant un redressement brusque vers le haut, qui marquera la fin d'un temps. » (commentaire de Toto)

Le règne de l’Antéchrist est indissociable de ce que Guénon appelle « la grande parodie ou la spiritualité à rebours ». Les prémices de la grande parodie spirituelle sont perceptibles dans le bouddhisme en vogue et dans l’importance accordée à une méditation lénifiante, un art du bonheur fait du mélange de techniques orientales, de pragmatisme anglo-saxon et de considérations plus ou moins scientifiques (3). Malheureusement, l’euphorie mentale que procure cette sorte de méditation ne fait que dissimuler les influences négatives provenant de l’inframonde.

Les personnes attentives à l’actualité et ayant quelques notions de spiritualité authentique constatent que les forces de l’inframonde contrôlent le monde politique, économique et aussi une mouvance spiritualiste frelatée.


Notes :
(1) La méthode de recherche adoptée par René Guénon comprend l’étude des symboles. Les symboles les plus subtils du bouddhisme tibétain proviennent en grande partie de courants spirituels indiens fidèles à l’antique sagesse universelle. Toutefois, René Guénon ignorait que le cinquième Dalaï-lama était au centre d’un complot. L’arrivée au pouvoir du cinquième Dalaï-lama marque le début du dévoiement de l’institution des Dalaï-lama et le départ d’une déviation religieuse qui sont corroborés par des sources tibétaines dans le livre « Une Grande Imposture ».

(2) André Préau ne mentionne pas le lamaïsme qui avait pourtant été gratifié de quelques phrases élogieuses de Guénon. En outre, ce dernier, maître soufi reconnu et installé en Egypte au début des années 1930, ignorait probablement l’existence d’un courant du bouddhisme tibétain très hostile à l’Islam.
Le quatorzième Dalaï-lama délivre de grandes initiations publiques de Kalachakra qui font de tous les participants des guerriers de Shambhala et des ennemis de l’Islam. Il faut rappeler, encore une fois, que l’islamophobie du Kalachakra Tantra et les plans de la CIA, qui visent à déstabiliser la Chine au nom du Tibet libre, expliquent la fulgurante promotion du lamaïsme en Occident

(3) « Quand des gens pensent que « méditer sur la compassion », ou « éprouver ce qu’éprouvent tous les êtres vivants », peut avoir pour résultat un « entraînement sonique du rythme cardiaque à des modèles plus complexes et cohérents », ce qui leur permettra de « créer un impérissable corps de diamant qui sera utilisé comme véhicule d’enseignement, ici sur Terre », ils sont complètement à côté de la plaque. » Laura Knight-Jadczyk

***

Récemment, la statut du démon Pazuzu, une des représentations des forces de l’inframonde, vient d’être achetée par la banque Rothschild de Londres révélant ainsi au vu et au su de tous la véritable nature du pouvoir financier.

Lire : La banque Rothshild de Londres vient d’acquérir le « roi des démons » http://www.mecanopolis.org/?tag=pazuzu
Démenti daté du 20 juin 2010 : la banque NM Rothschild affirme ne pas avoir acheté cette statue de démon à Cuoghi.

Les Rothschild seraient impliqués dans un plan hostile à l’Esprit :

Israël Shamir reprend une étude d’Alexandre Solzhenitsyn consacrée à ce plan







Photo : Pazuzu, le public a découvert ce démon lors de la projection du film « L’exorciste ».

2 comments:

  1. Il me plait à penser que le chinois qui passait par là a un quelque chose de lin tsi, que son commentaire et le lien associé forment une sorte de :

    "khât!"

    .... auquel je m'associe par un nouveau

    "khât !"

    Sinon, pour le reste du blog et dans l'ensemble je suis en résonance (raisonnance ?) avec vous !

    Salutations Bouddhanarchistes

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