Saturday, August 14, 2010

Déformé par un maître




Partout où il se trouvait Le Second Patriarche du Zen (Chan) donnait des enseignements, et tous ceux qui l’entendaient, atteignaient la conscience véritable. Il n’usait pas de formules et ne discourait pas sur les causes et les effets de la pratique et de la réalisation.

A cette époque, un professeur de méditation avait envoyé un de ses meilleurs disciples auprès du Patriarche. Le disciple ne revint jamais. Furieux, le professeur de méditation saisit l’occasion d’un congrès pour reprocher sa déloyauté à son ancien disciple. Ce dernier répondit : « A l’origine, ma perception était juste mais elle a été déformée par un maître. »

Plus tard, quelqu’un interrogea un maître zen : « Où est ma puissance de perception ? » Le maître répondit : « On ne l’obtient pas d’un maître. »

Telle est la manière d’atteindre le Zen. Un ancien disait encore : « La Voie accompagne toujours les hommes mais les hommes, eux, poursuivent toujours des phénomènes. »

Maître Foyan (1067 – 1120), « Zen, Liberté intérieure », textes rassemblés par Thomas Cleary.

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Village bédouin et tombes musulmanes, Israël rase tous azimuts :

1 comment:

  1. Anonymous8:17 PM

    Sans rien, sans voix ni commentaire... Silence et vacuité zennistes...

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