Monday, August 09, 2010

Une autre société


"Au fil des siècles, une nouvelle classe s’est mise en mouvement : les marchands qui créèrent les bourgs et s’appuyèrent sur les corporations et ce fut la constitution de la bourgeoisie.

Elle mit 8 siècles à se constituer en classe dominante, à liquider la noblesse et à transformer la paysannerie petit à petit en un prolétariat urbain. Quand le bourgeoisie en 1789 lance sa révolution les mots d’ordre sont : Liberté, Egalité, Propriété.

En 1794 une contestation d’extrême gauche commença à se manifester autour des Girondins, un texte qui deviendra plus tard la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, est proposé à Robespierre, voici l’article 1 :
La loi qui doit être au-dessus de toutes les lois, c’est de garantir les conditions d’existence pour tous les membres de la société.

Robespierre le propose à la Convention, manœuvre politicienne pour magouiller l’extrême gauche, cependant, les bourgeois modérés prennent peur et voient la contradiction qui existe entre égalité et propriété. Ils le feront exécuter 3 mois après et changeront la formule par 3 idéaux abstraits : Liberté, Egalité, Fraternité, ainsi que l’article 1 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen par « Tous les hommes naissent libres et égaux en droit devant la loi ».

Evidemment, l’égalité réelle, en fait, est passée à la trappe, ce mécanisme de dénaturation, de stérilisation de toutes idées novatrices socialement est l’activité permanente de la bourgeoisie et des étatistes.

Mais, la classe qu’allait exploiter, dominer, marchandiser la bourgeoisie c’est le prolétariat. Ce qui engendra la dernière domestication : le Salariat, avec le travail marchandise (80 % de la population active vit actuellement 5 jours de prostitution et 2 jours de réanimation avec, en plus, la peur du lendemain). En un mot le salarié vit l’horreur et il a peur, faute de perspective, de perdre sa condition de survie, donc, il colle à la structure qui l’emploie et le détruit en tant qu’Etre.

Nous assistons aujourd’hui à sa liquidation par le système de marché mondial et avec les nouvelles technologies.

Nous voyons aujourd’hui une perte de repère car l’automatisation et la délocalisation - en Asie 200 F/mois pour un ouvrier (*) - ainsi que la bulle financière font qu’il y a de moins en moins besoin de salariés actifs.

Les conséquences en sont l’écroulement et la mort du mouvement ouvrier et de tout ce qui allait avec : les partis, les syndicats, la gauche, etc.
Les mouvements anarchistes, trotskyste, marxiste, léniniste… sont morts puisqu’ils se réclament d’une histoire qui prend fin.

Maintenant nous sommes dans le capitalisme financier (**). Le capitalisme financier rapporte le double du capital foncier ou industriel (ce qui entraîne un chômage massif). […]

C’est pour cela que nous devons établir une autre société, sur d’autres bases, car ce système avec sa logique de guerre économique est devenu extérieur et contre toutes les espèces…"

Michel Rosell et ses amis, « Habitat d’urgence autonome pour 550 $, un toit pour tous ! Construction sociale, écologique, artistique, démontable, rapide et pas chère. »


(*) Texte écrit à la fin des années 1990

(**) Malgré la crise de 2008, les pratiques du capitalisme financier continuent à saigner les populations avec l’aval des politiciens qui se sont tous acoquinés aux riches…

***
26ème "Journée du mieux vivre"

Marché et artisanat bio, librairie, vie associative, restauration bio, animations, conférences.

Dimanche 19 septembre 2010
Mairie des Mées - 04190 Les Mées
Entrée gratuite
15H : Conférence de Willy Barral Psychanalyste - écrivain Thème "Le plaisir de vivre"
renseignements : Daniel Chenal: 06 07 51 50 95 Didier Massin: 04 92 34 08 06

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