Monday, December 06, 2010

Chamanisme et sorcellerie


L’époque actuelle, par là même qu’elle correspond aux dernières phases d’une manifestation cyclique, doit en épuiser les possibilités les plus inférieures ; c’est pourquoi elle utilise en quelque sorte tout ce qui avait été négligé par les époques antérieures : les sciences expérimentales et quantitatives des modernes et leurs applications industrielles, notamment, n’ont au fond, pas d’autre caractère que celui-là ; de là vient que les sciences profanes, comme nous l’avons dit, constituent souvent, et cela même historiquement aussi bien qu’au point de vue de leur contenu, de véritables « résidus » de quelques-unes des anciennes sciences traditionnelles. Un autre fait qui concorde encore avec ceux-là, pour peu qu’on en saisisse la véritable signification, c’est l’acharnement avec lequel les modernes ont entrepris d’exhumer les vestiges d’époques passées et de civilisations disparues, auxquels ils sont d’ailleurs incapables de rien comprendre en réalité ; et c’est même là un symptôme assez peu rassurant, à cause de la nature des influences subtiles qui restent attachées à ces vestiges et qui, sans que les investigateurs s’en doutent aucunement, sont ainsi ramenées au jour avec eux et mises pour ainsi dire en liberté par cette exhumation même. […]

Si l’on considère le « chamanisme » proprement dit, on y constate l’existence d’une cosmologie très développée, et qui pourrait donner lieu à des rapprochements avec d’autres traditions sur de nombreux points, à commencer par la division des « trois mondes » qui semble en constituer la base même. D’autres part, on y rencontre également des rites comparables à quelques-uns de ceux qui appartiennent à des traditions de l’ordre le plus élevé : certains, par exemple, rappellent d’une façon frappante des rites vêdiques, et qui sont même parmi ceux qui procèdent le plus manifestement de la tradition primordiale, comme ceux où les symboles de l’arbre et du cygne jouent le rôle principal. Il n’est donc pas douteux qu’il y ait là quelque chose qui, à ses origines tout au moins, constituait une forme traditionnelle régulière et normale ; il s’y est d’ailleurs conservé, jusqu’à l’époque actuelle, une certaine « transmission » des pouvoirs nécessaires à l’exercice des fonctions du « chamane » ; mais, quand on voit que celui-ci consacre surtout son activité aux sciences traditionnelles les plus inférieures, telles que la magie et la divination, on peut soupçonner par là qu’il y a une dégénérescence très réelle, et même se demander si parfois elle n’irait pas jusqu’à une véritable déviation, à laquelle les choses de cet ordre, lorsqu’elles prennent un développement aussi excessif, ne peuvent que trop facilement donner lieu. A vrai dire, il y a, à cet égard, des indices assez inquiétants : l’un d’eux est le lien établi entre le « chamane » et un animal, lien concernant exclusivement un individu, et qui, par conséquent, n’est aucunement assimilable au lien collectif qui constitue ce qu’on appelle à tort ou à raison le « totémisme ». Nous devons dire d’ailleurs que ce dont il s’agit ici pourrait, en soi-même, être susceptible d’une interprétation tout à fait légitime et n’ayant rien à voir avec la sorcellerie ; mais ce qui lui donne un caractère plus suspect, c’est que, chez certains peuples, sinon chez tous, l’animal est alors considéré en quelque sorte comme une forme du « chamane » lui-même ; et, d’une semblable identification à la « lycanthropie » telle qu’elle existe surtout chez les peuples de race noire, il n’y a peut-être pas extrêmement loin.

Mais il y a encore autre chose, et qui touche plus directement à notre sujet : les « chamanes », parmi les influences psychiques auxquelles ils ont affaire, en distinguent tout naturellement de deux sortes, les unes bénéfiques et les autres maléfiques, et, comme il n’y a évidemment rien à redouter des premières, c’est des secondes qu’ils s’occupent presque exclusivement ; tel paraît être du moins le cas le plus fréquent, car il se peut que le « chamanisme » comprenne des formes assez variées et entre lesquelles il y aurait des différences à faire sous ce rapport. Il ne s’agit d’ailleurs nullement d’un « culte » rendu à ces influences maléfiques, et qui serait une sorte de « satanisme » conscient, comme on l’a parfois supposé à tort ; il s’agit seulement, en principe, de les empêcher de nuire, de neutraliser ou de détourner leur action. La même remarque pourrait s’appliquer aussi à d’autres « adorateurs du diable » qui existent en diverses régions ; d’une façon générale. Il n’est guère vraisemblable que le « satanisme » réel puisse être le fait de tout un peuple. Cependant, il n’en est pas moins vrai que, quelle qu’en puisse être l’intention première, le maniement d’influences de ce genre, sans qu’il soit fait aucun appel à des influences d’un ordre supérieur (et encore bien moins à des influences proprement spirituelles), en arrive, par la force même des choses, à constituer une véritable sorcellerie, bien différente d’ailleurs de celle des vulgaires « sorciers de campagne » occidentaux, qui ne représente plus que les derniers débris d’une connaissance magique aussi dégénérée et réduite que possible et sur le point de s’éteindre entièrement.

La partie magique du « chamanisme », assurément, a une tout autre vitalité, et c’est pourquoi elle représente quelque chose de véritablement redoutable à plus d’un égard ; en effet, le contact pour ainsi dire constant avec ces forces psychiques inférieures est des plus dangereux, d’abord pour le « chamane » lui-même, cela va de soi, mais aussi à un autre point de vue dont l’intérêt est beaucoup moins étroitement « localisé ». En effet, il peut arriver que certains, opérant de façon plus consciente et avec des connaissances plus étendues, ce qui ne veut pas dire d’ordre plus élevé, utilisent ces mêmes forces pour de tout autres fins, à l’insu des « chamanes » ou de ceux qui agissent comme eux, et qui ne jouent plus en cela que le rôle de simples instruments pour l’accumulation des forces en question en des points déterminés. Nous savons qu’il y a ainsi, par le monde, un certain nombre de « réservoirs » d’influences dont la répartition n’a assurément rien de « fortuit », et qui ne servent que trop bien aux desseins de certaines « puissances » responsables de toute la déviation moderne ; mais cela demande encore d’autres explications, car on pourrait, à première vue, s’étonner que les restes de ce qui fut autrefois une tradition authentique se prêtent à une « subversion » de ce genre.

René Guénon

Ayahuasca



Etonnant : l’infusion extraite de l’ayahuasca est légale au Brésil. Certaines "communautés" l’utilisent pour prier et organisent régulièrement des cérémonies durant lesquelles tous les participants en consomment. Curieux de connaître ce produit et encore plus de la manière dont il pouvait être consommé dans un tel cadre - qui ne semble pas du tout s’y prêter - , j’ai participé à une réunion hebdomadaire de l’une de ces communautés, l’Arche de la Montagne Bleue, et j’ai testé cet hallucinogène surpuissant.

Je n’ignorais pourtant pas que, dans ces "communautés", on est déjà loin de la manière traditionnelle dont ce produit est censé se consommer. Soit avec un chaman, après une semaine de diète sévère (régime sans sel, ni viande, ni alcool, ni sexe…) et dans une véritable démarche de recherche spirituelle. En clair et pour évoquer des références qui nous parlent : plutôt dans la lignée de Burroughs ou de Castaneda.
C’est que, comme pour beaucoup de drogues, la manière traditionnelle de consommer l’ayahuasca se perd. En revanche, on assiste à l’apparition d’un narcotourisme consumériste (au Pérou principalement). Une aberration totale concernant un produit qui – plus que tous les autres – nécessite un apprentissage et l’accompagnement d’un chaman… LIRE LA SUITE :

16 comments:

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  2. Plus je lis et relis René Guénon depuis 25 ans, et plus j'estime inutile de rajouter quoi que cela soit : tout est dit.

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  3. ... assez d'accord sur le Christianisme comme risible comme religion "naturelle" de la France ; alors qu'il s'agit ni plus ni moins que d'une réadaptation d'éléments épars des religions égyptienne et mésopotamienne. Toutefois, il ne faut pas oublier que le Christianisme a repris bien des éléments des cultes antérieurs, notamment celtique et nordique, en leur donnant un sens nouveau. A la base, la religion n'est rien de plus que de l'astrologie. L'astrologie se sert des astres comme un index pour observer les mouvements subtils en l'homme, qui sont les mêmes dans le macrocosme cosmique et le microcosme humain. Toutefois, sapiens dominabitur astris, l'homme doit d'émanciper de cette connaissance astrologique - celle des petits mystères - pour accéder à celle des grands mystères ; c'est à dire des états multiples de l'être.

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  4. douny, cette survivance d'un "chamanisme celtique", terme impropre à mon avis, est au contraire hautement pathogène. c'est ce que Guénon désigne de "quod superdstat", c'est à dire de superstition, soulignant que les religions et les initiations, une fois coupées de leurs sources charismatiques, s'inversent jusqu'à produire la satanisme à proprement parler. la sorcellerie des campagnes n'est qu'une mise en oeuvre de résidus de connaissances, comme celles des plantes, et de formes psychiques en dissolution. de toute manière, il convient de distinguer nomades et sédentaires, et dans l'hémisphère nord ou sud, avant de parler de civilisation ou de religion naturelle. Guénon s'est attaché aux grandes civilisations de l'hémisphère nord, et à la fin de son oeuvre, à certains aspects du chamanisme amérindien. La sorcellerie est en fait la sourcellerie, c'est à dire la capacité à ressentir le domaine subtil (notamment de l'eau). Le chamanisme est le propre du nomadisme, et ce dernier doit être régulier ; au risque de produire une contre-initiation. Au coeur de la sédentarité, cf La Grande Triade de Guénon, l'empereur est un nomade à la vie rituelle. Il détient autorité religieuse et pouvoir temporel, qu'il transcende par sa vie spirituelle, réglée par les astres. Il est l'Homme Véritable, le sédentaire étant un homme coupé du charisme cosmique et voué à une destinée uniquement matérielle et ignorante. Dès lors, l'initiation vise, par une seconde naissance, à le réintroduire au charisme cosmique, une fois les charges sociales payées. Dans le nomadisme, le chamane a pour corollaire le chasseur. je te renvoie à mon ouvrage "Imperium, la franc-maçonnerie et la nostalgie de l'Empire. (www.imperium.onlc.fr)

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  5. commentaire de : "Nous savons qu’il y a ainsi, par le monde, un certain nombre de « réservoirs » d’influences dont la répartition n’a assurément rien de « fortuit », et qui ne servent que trop bien aux desseins de certaines « puissances » responsables de toute la déviation moderne ; mais cela demande encore d’autres explications, car on pourrait, à première vue, s’étonner que les restes de ce qui fut autrefois une tradition authentique se prêtent à une « subversion » de ce genre" >>>> lis RenéGuénon et les 7 tours du diable, tu décryptes alors le rôle des Khazars (c'est à dire des Juifs Ashkénazes) dans le monde moderne et le rôle qu'on pu jouer, comme le dit Guénon, des nomades "déviés", détachés de leur tradition. Il cite Einstein (la bombe atomique), Freud (la psychanalyse) etc ...

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  9. Bonjour,
    Je suis assez d'accord avec vos réactions, qui sont le fruit du ras le bas du spiritualisme ... qui se transforme même en rejet des religions et du spirituel. C'est pourtant là que veut nous mener le spiritualisme : un labyrinthe sans fin où nous perdons la foi et toute notion de religion. Guénon est précieux car il donne une carte pour des occidentaux, permettant de comprendre le fait spirituel et les organisations religieuses. De là, on ne confond pas la religion (relegere et religare, lier les gens et lire le réel de manière commune) et les religieux (qui sont capables du pire crime et des pires atrocités, y compris rituelles) ; la spiritualité authentique (soit initiatique, soit mystique) et les spiritualismes ne doivent pas être confondus. On dit dans l'Islam que Satan est le "singe de Dieu" ; pour ma part, je garde la foi, qui est une réelle grâce : la foi que l'homme ne se limite pas à sa condition sociale, à son état de fortune et à ses actes. Cette absence de limitation fondamentale, bien que nous ayons des limitations relatives, est une source de joie sans fin et d'espoir. Elle ouvre à la compassion envers autrui et à la contemplation de la nature, qui est la voix mystique par essence. L'initiation est le même processus mais codifié par des anciens. Selon notre destin et la providence, notre volonté va s'exercer dans un des deux domaines : soit passivité réceptive de la voie mystique ; soit activité rituelle de la voie initiatique. Quoi qu'il en soit, nous sommes aimés ; ce qui comble tout manque et tout besoin. Ce sentiment, c'est la foi : la nature ne nous veut aucun mal.

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  10. tu écris: "L'Eglise est satanique.Le satanisme tel qu'on le connait de nos jours est issue de la culture chrétienne,catholique.
    On ne savait pas ce que c'était avant que des prêtres dégénérés ne débarquent et nous parlent de "pureté",de rédemption et d'amour,pour mieux cacher leur véritable intention qui est le satanisme.
    Les gens allaient très bien avec leurs rites païens et naturels".

    C'est assez exact mais aussi faux. L'Eglise n'est pas satanique, c'est une forme religieuse, qui suit un cycle de manifestation. Au départ, le Christianisme était spirituel, donc libérateur. Ensuite, il est devenu une religion, marquée par sa soumission à l'Empire (phase 1), la théocratie pontificale (phase 2), la révolte nationaliste (phase 3) et la collaboration avec la tyrannie (phase 4). C'est le schéma énoncé par Platon dans son ouvrage "La République", que l'on étudie tous en classe de terminale au Lycée. Donc, inutile de se perdre dans la littérature ésotérique : Platon énonce tout et très clairement.
    Le chamanisme est soumis au même cycle : à l'époque de l'introduction du Christianisme, qui a été un progrès providentiel, le chamanisme celtique et la tradition romaine étaient devenus respectivement de la magie évocatoire (noire) et une tyrannie. La révélation du Christ, comme celle du Bouddha ou de Mohamed, sont des merveilles d'intelligence et porteuses d'influences spirituelles authentiques. Le reste est le fait des hommes et du temps, qui corrompt tous les systèmes. On doit rester mesurés dans nos commentaires et s'en tenir à une grande rigueur intellectuelle. L'Eglise a fait beaucoup, elle a aussi parfois laissé des psychopathes se saisir de ses moyens pour générer de la souffrance. Cela existe aussi dans l'Islam, avec l'islamisme. Le Pape Jean Paul 2 a reconnu les fautes de l'Eglise et présenté son pardon, je crois que nous devons pardonner nous-aussi et distinguer avec justice et justesse tout ce que l'Eglise a fait de bien (et c'est beaucoup).

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  13. David2:20 PM

    Guénon est un imposteur, un arriviste et un manipulateur, il suffit de lire son oeuvre pour voir comment il s'est approprié le savoir des anciens pour se donner une légitimité et comment il s'est auto-proclamer comme le gourou du traditionaliste, envoyant des fatwa à tout ce qui n'entrait pas dans sa conception étriquée de la spiritualité.

    Relire ses disputes à Julius Evola et Fritjof Shuon, aberrant...

    Relire son incompétence en matière de sanscrit et de bouddhisme...

    Relire son fascisme ésotérique quand il déni toute spiritualité aux femmes et aux handicapés...

    Relire son traditionalisme guerrier qui aurait pu s'élever en nouvel inquisition s'il avait eu le pouvoir...

    J'ai l'impression que Guénon a brillé devant des incultes et les a subjugué de bons mots et de concepts fleuris. Et toujours les mêmes qui n'ont rien compris et qui vomissent çà et là les paroles de l'évangile selon René.

    Je suis un peu déçu du titre de ce blog "Bouddhanar" qui indiquerai un bouddhisme anarchiste. Sachant le jugement qu'avait Guénon sur le bouddhisme je m'étonne de voir autant de citations de lui ici...

    Qui a t-il d'anarchiste avec Guénon ? Qui a t-il de la graine de Lin Tsi ou de Krishnamurti dans ses écrits ?

    Je comprends pas vraiment, le webmaster peut il clarifier sa position ?

    Gracias!

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  14. Guénon n'ignorait pas l'influence du taoïsme et de la philosophie libertaire de Tchouang-tseu sur le Ch'an.

    « ...Le Bouddhisme chinois a été lui-même influencé dans une assez large mesure par le Taoïsme, ainsi que le montre l'adoption de certaines méthodes d'inspiration manifestement taoïste par quelques-unes de ses écoles, notamment celle de Tch'an, et aussi l'assimilation de certains symboles de provenance non moins essentiellement taoïste, comme celui de Kouan-yin par exemple... »
    (« LA GRANDE TRIADE », René Guénon)

    Le soufisme véhicule lui-aussi une spiritualité libertaire. Spiritualité qui est au-delà des mots et des concepts.

    D'un côté, Guénon dénonce le spiritualisme frelaté (spiritisme, théosophisme, pseudo-initiation...). De l'autre, en se focalisant sur une prétendue Tradition primordiale, Guénon est souvent rébarbatif. Il s'est laissé berné par l'invraisemblable récit d'Ossendowski et il ignore tout de la dérive de l'institution des Dalaï-lamas (dès le XVIIe siècle). Toutefois, son livre, « Le règne de la quantité et les signes des temps », mérite d'être lu.

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  15. David4:31 PM

    Merci pour ta réponse Félix !

    Oui certes il y a des éléments libertaires dans chaque doctrine, mais l'oeuvre de Guénon n'a rien de libertaire, bien au contraire... On est plutôt là dans le conformisme traditionnaliste à papa. Avec les fatwa et anathème contre tous ce qui n'est pas conforme aux normes de monsieur le grand manitou Guénon.

    Ensuite, ses dénonciations du théosophisme sont partiales et relèvent d'une ignorance de mauvaise foie sur qu'était à ses débuts ce groupement.

    Qui sommes nous pour pouvoir juger du frelatage d'un courant ou d'un autre ? Si l'on se dit vraiment libertaire, on se doit d'accepter les courants qui sortent des clous et qui rebutent les bien pensants, le New Age et autres en fait partie quelque part. Laissons à chacun le droit de se perdre ou de se trouver, l'esprit lui n'en a cure...

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  16. Bahrâm10:04 PM

    Je trouve les commentaires de David trop sentimentalistes. Le vocabulaire qu'il utilise dénote d'une très légère connaissance de l’œuvre guénonienne.

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