Thursday, February 10, 2011

Mon pire cauchemar



Plusieurs scénarios de désastres socio-écologiques sont possibles, mais ce que je redoute le plus est la réaction humaine que ceux-ci pourraient engendrer. Imaginez par exemple que le changement du climat, un super-virus incontrôlable, un fléau OGM, ou une petite guerre nucléaire régionale mène à l’immigration soudaine de plusieurs dizaines ou centaines de millions de personnes vers des pays plus convenables, et qu’en même temps la faillite de l’agriculture déclenche un krach des bourses au niveau mondial. L’argent perd 70 % de sa valeur et les populations affrontent la police dans la rue. 


Dans la panique générale et la polarisation économique, politique et raciale qui suit, les gouvernements déclarent l’état de crise, les intégristes religieux crient a l’apocalypse, les lois démocratiques sont suspendues, l’extrême droite militaire prend le contrôle de la majorité des pays, vraisemblablement pour de bon - car les conditions « normales » ne pourront de toute façon pas se rétablir avant des siècles. Ces nouveaux gouvernements, liés aux intérêts multinationaux privés établissent rapidement une économie forteresse basée sur le plutonium, tellement vulnérable au terrorisme du désespoir qu’il nécessite la suspension permanente des droits de l’homme, et c’est le point final de l’histoire de la démocratie. Serions-nous alors la dernière génération d’Homo sapiens a chérir le rêve de la liberté, de l’égalité, d’une forme de civilisation qui pourrait être écologiquement durable alors que celle-ci était a portée de main ? Ce serait trop triste ! Comme James Joyce l’a dit : « L’histoire, c’est le cauchemar dont j’essaie de me réveiller ! »


Michael O’Callaghan

No comments:

Post a Comment

Les commentaires sont momentanément désactivés.

Note: Only a member of this blog may post a comment.