Tuesday, September 20, 2011

Nostradamus & la confiture de jouvence





« Nostradamus publie en 1550, à Salon-de-Provence, son premier Almanach, et c’est à partir de cette date que Michel de Nostredame va signer ses écrits du nom de Nostradamus. Ce premier almanach ne contient que sept centuries, et Nostradamus n’y prédit que les changements atmosphériques, cet ouvrage ayant pour simple objectif de rendre service à ses patients. Il en publiera par la suite un par an, jusqu’à sa mort, en augmentant sans cesse le nombre de quatrains qu’il regroupe par centaines ou centuries. »

« Nul n'ignore les célèbres Prophéties de Nostradamus, mais qui connaît le Traité des confitures du fameux astrologue ? Pourtant, ce Traité eut un succès retentissant dès sa parution, en 1555, et fut d’emblée réédité plusieurs fois.

Composé de trente et un chapitres, cet ouvrage nous offre diverses recettes tout à fait réalisables pour les gourmands d'aujourd’hui. Coing, griotte, rhubarbe, orange, poire, courge, et autres fruits et légumes sont accommodés avec du sucre ou du miel, et relevés par des épices tels le gingembre, la cannelle ou le clou de girofle...

Mais comme chacun sait, Nostradamus était aussi médecin. Il nous propose ainsi des confitures aux vertus curatives : sirop laxatif composé de roses rouges, confiture de courge qui réduit la chaleur du foie, sans oublier celle à base d'écorces de buglosse qui permet de rajeunir ! »



La confiture de Buglosse (Anchusa officinalis) de Nostradamus :



Ingrédients :
500 g de racines de buglosse, eau, sucre.

« Pour confire l’écorce de buglosse que les Espagnoles nomment Lengua Bovina, qui est une confiture cordiale, qui préserve le personnage de devenir étique ou hydropique, et tient le personnage joyeux, allègre, chasse toute la mélancolie, rajeunit l’homme, retarde la vieillesse, fait bonne couleur au visage, entretient l’homme en santé, préserve l’homme colérique (…)

« Prenez de l’écorce de la buglosse au mois de décembre, quand elle n’a guère de feuilles : car si vous la cueillez au temps où elle est feuillue, ou en fleur, elle ne vaudrait rien, car toute sa vertu est dans la tige et les feuilles. » 

« Quand vous l’aurez cueillie, vous prendrez les plus grosses racines et ne prendrez que l’écorce. Vous la nettoierez très bien, la laverez sans la racler. Vous en ferez des morceaux de toute la largeur de l’écorce, et de moyenne longueur. Quand ils seront bien nets et nettoyés, vous les ferez cuire avec suffisance d’eau de fontaine, et quand ils seront bien cuits, comme on cuit une autre confiture, vous prendrez les racines avec une cuillère percée et les mettrez dans un vase large et bas.» 

« Vous ne verserez pas de l’eau où elles auront cuit, car une partie de la vertu des racines y gît. Vous prendrez du sucre en suffisance et le ferez fondre et liquéfier dans cette décoction, et le ferez cuire jusqu’à la perfection d’un sirop bien cuit. Puis vous le laisserez refroidir. Vous le verserez sur l’écorce, qu’elle trempe bien dans le sirop l’espace de 24 heures.» 

« Au bout de 24 heures, vous ôterez le sirop et le ferez bouillir davantage en l’écumant, et ferez que cette fois, il ne cuise qu’à la forme de sirop simplement. Quand il sera cuit, vous l’ôterez du feu et le laisserez refroidir. » 

« Quant il sera tout froid, vous le mettrez sur les racines et le laisserez 2 ou 3 jours, ou 4. Si au bout de ce temps, vous voyez qu’il est besoin de le recuire, vous le ferez mais gardez-vous de mettre le sucre chaud ou de faire bouillir l’écorce avec le sucre, car elle deviendrait dure comme du cuir brûlé.» 

« Quand vous jugerez que cette confiture est achevée, vous la mettrez dans des pots larges et bas, les écorces couchées ainsi se verront mieux et vous pourrez en prendre mieux à plaisir.»  


Traité des confitures


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Dessin :


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