Wednesday, March 14, 2012

Faut-il être végétarien ?





En Suisse, l'Office fédéral de la santé publique recommande l'alimentation végétarienne.

La Commission fédérale de l’alimentation a publié un rapport scientifique, qui compare les avantages des alimentations mixte, végétarienne et végétalienne. Ce rapport est sur internet. Il s’intitule : « Avantages et désavantages d’une alimentation végétarienne pour la santé. »

Résumé du rapport :

Il existe différentes formes d’alimentation végétarienne. Par végétarien, on entend généralement une personne qui se nourrit essentiellement d’aliments à base de végétaux et qui ne mange ni viande ni poisson. Pour ce qui est de la consommation de produits d’origine animale, on établit une distinction au niveau de la consommation d’œufs et/ou de lait : ainsi, les ovo-lacto-végétariens ne consomment ni viande, ni poisson mais s’autorisent le lait, les œufs et leurs dérivés, les lacto-végétariens n’absorbent que du lait et des produits laitiers, les ovo-végétariens que des œufs et leurs produits dérivés. Quant aux végétaliens, ils n’ingèrent aucun produit d’origine animale, miel compris. [...]

Les végétariens sont en meilleure santé

De nombreuses études épidémiologiques ont abouti aux conclusions suivantes concernant les personnes ayant une alimentation végétarienne :

Elles meurent moins souvent de maladies cardiovasculaires et leur profil lipidique sanguin est meilleur ;

elles meurent moins souvent d’un cancer et ont également un risque moindre d’en développer un ;

leur tension artérielle est moins élevée ;

leur indice de masse corporelle (IMC) est moins élevé et elles ont un risque plus faible de souffrir d’adiposité ou d’une pathologie associée.

Pourquoi ?

Indépendamment de toute alimentation végétarienne, il a été prouvé scientifiquement au cours des vingt dernières années qu’une alimentation largement basée sur les fruits, les légumes, les fruits à coque ou les produits à base de farine complète contribuait à rester en bonne santé et à améliorer son état de santé. Les aliments précités étant largement présents dans le régime végétarien, ils expliquent probablement ses nombreux avantages sanitaires.

Renoncer à la consommation de viande permet de réduire l’apport de graisses saturées, donc de limiter le risque de cholestérolémie, ce qui constitue un avantage supplémentaire en matière de prévention des maladies cardiovasculaires. Cependant, il est plutôt improbable que l’absence de consommation de viande puisse expliquer les conclusions exposées précédemment.

Indépendamment du régime alimentaire, le mode de vie des végétariens joue également un rôle : de nombreuses études montrent qu’ils pratiquent une activité sportive adaptée, qu’ils consomment peu, voire pas d’alcool et qu’ils ne fument que rarement. Il n’existe toutefois aucune étude systématique indiquant la proportion de végétariens ayant cette hygiène de vie.

Les risques potentiels d’une alimentation végétarienne

Le principal risque concerne l’absorption insuffisante de certains nutriments comme les protéines, présentes dans la viande et le poisson et, en premier lieu la vitamine B12, qui n’est présente que dans les tissus animaux. On peut également citer la vitamine D, qui peut toutefois être partiellement synthétisée de manière endogène à partir d’un dérivé du cholestérol. L’alimentation végétarienne peut également entraîner des déficits en zinc, en fer, en sélénium, en calcium et en acides gras n-3 à longue chaîne.

Les risques évoqués sont moins élevés dans le cas des ovo-lacto-végétariens, pour autant qu’ils diversifient leur alimentation végétale. Cet équilibre est aussi important que chez les enfants et les adolescents non végétariens, chez les femmes enceintes et les personnes âgées non végétariennes.

Dans le cas des végétaliens, le risque de carence en nutriments est accru par la suppression de tous les aliments d’origine animale. Ces personnes doivent veiller tout particulièrement à ce que leur apport en vitamine B12 soit suffisant. Pour être en bonne santé, ils doivent disposer de vastes connaissances nutritionnelles et d’une expérience suffisante pour éviter d’éventuelles carences alimentaires, notamment pour les enfants, les jeunes, les femmes enceintes et les personnes âgées.

Recommandations et conclusions

Les risques de carence alimentaire liés à un régime végétalien (excluant tout produit d’origine animale) sont si élevés qu’il est quasiment impossible pour un néophyte de savoir comment s’alimenter pour les compenser. Les carences peuvent devenir majeures durant certaines périodes (croissance, grossesse, vieillesse) et entraîner des pathologies. C’est la raison pour laquelle l’alimentation végétalienne n’est généralement pas recommandée, en particulier pour les enfants et les autres catégories à risque comme les femmes enceintes et les personnes âgées.

Une alimentation équilibrée basée sur des produits végétaux, excluant viande et poisson mais incluant œufs et produits laitiers (alimentation ovo-lacto-végétarienne) peut quant à elle être considérée comme saine et ne présentant pas un risque de carence élevé. L’expérience montre en effet que cette alimentation offre un apport suffisant en nutriments essentiels ; cette catégorie de végétariens est d’ailleurs en meilleure santé que la moyenne de la population suisse. Il convient toutefois d’ajouter qu’il peut exister un risque de carence en vitamine B12 et D3 pour les personnes âgées, les femmes enceintes, les enfants et les nourrissons.

Il est actuellement impossible de dire dans quelle mesure les avantages liés à une alimentation végétarienne sont effectivement dus à l’absence totale de viande et de poisson dans ce régime alimentaire. Une consommation modérée de viande et surtout de poisson permet de compenser une grande partie des risques de carence liés à l’alimentation végétarienne. Elle est notamment importante lorsqu’une alimentation diversifiée et équilibrée en produits d’origine végétale n’est pas garantie.

Les études ont montré que les avantages liés à un régime végétarien sont dus en grande partie à la consommation de quantités importantes de légumes, de fruits mais aussi de fruits à coque et de produits à base de farine complète. Contrairement à une grande partie de la population, les ovo-lacto-végétariens ont donc une alimentation satisfaisant aux recommandations actuelles en la matière.

Télécharger gratuitement le rapport :


L'élevage pollue plus que les transports

« Selon le WWF Allemagne, une vache produit annuellement autant de gaz carbonique qu'une voiture parcourant 18 000 km à raison de 130 g/km. La même voiture devra parcourir 24 000 km/an afin de polluer autant qu'une vache si l'on ajoute au CO2 les oxydes d'azote (NO2) et le méthane. Si les Allemands consommaient 1 kg de viande de moins par an, cela représenterait une économie en CH4 et NO2 équivalente à la pollution de 700 000 voitures parcourant 10 000 km/an ou à 1500 fois le tour de la Terre par un avion contenant 100 passagers. Mais cela ne représenterait que 1,5% des émissions de l'agriculture de ce pays ! »

Denis Bloud, Tribune de Genève


L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) est catégorique : « l'élevage a plus d'impact sur le réchauffement de la planète que le trafic mondial dans son ensemble ».



Faut-il être végétarien ?

Effet de serre, déforestation, gaspillage d'eau et de terres, vache folle, risques accrus de cancer et de maladies cardiovasculaires : l'élevage et la viande sont sur le banc des accusés. Faut-il pour autant renoncer au steak juteux, à la blanquette de veau façon Grand'mère, au poulet rôti à point ? Ce livre répond à cette question à la lumière des dernières connaissances en la matière, tant sur l'impact de l'élevage sur l'environnement que de la consommation de viande sur notre santé. La réponse, sans appel, remet en question la place de la viande et des autres produits de l'élevage dans notre assiette. Elle invite à redécouvrir une alimentation dans laquelle les produits animaux constituent le complément d'une base végétale et non plus l'élément central. Avec, de manière très concrète, toutes les clés - recettes de cuisine comprises - pour réconcilier protection de l'environnement, santé et plaisirs de la table.


Claude Aubert, ingénieur agronome, pionnier de l'agriculture biologique est l'auteur de livres sur l'agriculture biologique, l'alimentation saine et les relations entre environnement et santé.

Nicolas le Berre, médecin homéopathe, acupuncteur, professeur de yoga, conférencier et auteur de livres sur l'alimentation saine.


5 comments:

  1. L'alimentation végétarienne pour la santé a aussi des desavantages? vaut mieux resté comme ça.

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  2. Anonymous6:03 PM

    Ah bah oui, on est tellement mieux quand on ne change rien. Même que c'est comme ça qu'on a toujours fait.

    La planète, les animaux...c'est pas nous, on s'en fout!

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  3. De nombreux éléments suggèrent au contraire qu'une alimentation paléolithique est nécessaire d'un point de vue génétique.
    Le début de la civilisation correspond à l'établissement d'un système hiérarchique lié à l'agriculture et à la destruction de l'environnement. Le végétarisme est prôné par les entités qui l'ont investi.
    Le taoïsme primitif recommandait l'élimination des céréales pour cette raison, des raisons spirituelles tenant à notre santé et à notre liberté.
    Les céréales sont du glucide, les sucres lents avec les autres sucres actuellement ont entraîné la perte de la cétose qui assurait le bon fonctionnement cérébral.

    Références :
    Nora Gedgaudas - Primal Body, Primal Mind,
    Lierre Keith - The Vegetarian Myth
    Allan & Lutz - Life Without Bread
    Gary Taubes - Why we get fat
    Gary Taubes - Good calories, bad calories

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  4. Anonymous3:25 AM

    jsf
    je suis fou

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  5. Vaut mieux rester comme ça alors.

    Louise de http://www.mutuelles.org

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