Tuesday, June 19, 2012

La spiritualité ouverte





Notre société de consommation pimentée de technologies, d'écrans omniprésents, de droits en tous genres et des drogues les plus diverses, au mieux Mac Do - Coca, au pire la cocaïne, monstruosise une partie significative de notre jeunesse. Elle vise l'indépendance mais pas l'autonomie, elle veut se libérer sans être libre (de ses besoins superficiels), elle est instruite mais pas éduquée, elle est informée mais pas formée, elle est précoce mais pas préparée, elle est demandeuse de vie, mais privée de nature et elle rêve d'un idéal qu'elle ne connaît pas. Surdoués technologiquement dans la communication, nous sommes pourtant ses handicapés.

Nous sommes coupables et responsables.

Les arts, espaces de liberté et d'épanouissement sont malmenés. Pourtant la fréquentation des œuvres d'art a un impact sur nous tous. En les regardant, en les écoutant, nous nous lions à leurs créateurs, nous commençons à vivre ce qu'ils ont vécu, ils nous entraînent vers les régions qu'ils ont visitées.

Notre époque est celle de la science et celle de l'intellect, pas celle de la raison ni du cœur. Nous oublions les réalités et les sentiments. Des penseurs, ici et là, expliquent cette analyse, l'Italien Raffaelo Morelli ou le Français Jacques Salomé. C'est énorme de constater qu'avec tous ces moyens de communication, notre problème principal c'est elle, la communication ! Son absence ou sa mauvaise qualité crée des conflits en tous genres. La physique quantique nous apprend que la communication est créative d'énergie puis d'actions, donc de résultats.

La plupart des problèmes naissent d'un défaut de communications, donc d'un problème spirituel. Les nombreux problèmes répétés de nos sociétés prouvent qu'il existe forcément des stades plus avancés de développement humain, même si nous sommes évolués technologiquement et administrativement. Lorsqu'une collectivité humaine atteindra un nouveau stade de maturité spirituelle, de nouvelles aptitudes verront le jour sur les plans de l'amour, de la vitalité, des relations humaines, de la conscience corporelle, celle de l'esprit, de l'intuition et de la perception.

C'est extraordinaire de constater cette charge du mot « spirituel » qui apparaîtra sectaire pour les uns, stupide pour les autres et salvateur pour quelques uns.

Notre société a besoin de matérialisme raisonnable et de spiritualité ouverte.

Il est vrai que notre société matérielle aidée par quelques mauvais religieux ou faux gourous, a saboté la nécessaire spiritualité. On nourrit aussi mal son corps que son esprit.

Une organisation, une idée sont sectaires lorsqu'elles condamnent tout ce qui n'est pas elles et lorsque l'argent est leur moteur. Mais les expériences d'organisations sociales alternatives ou d'idées audacieuses sont souvent tentées par des petits groupes sur la base d'une conviction (politique, religieuse ou autre). Les problèmes d'une société trouvent régulièrement des solutions dans des réponses mises au point par une ou plusieurs personnes, en réaction aux problèmes. Si on stigmatise toute initiative comme étant sectaire ou loufoque, parce que paraissant bizarre, on prive la société de la ressource d'inventer des solutions.

Le respect de la minorité, le respect des différences, sont une marque d'évolution.

Notre société nous a programmés pour fonctionner sur un système binaire et cela nuit à notre bien-être. C'est blanc ou c'est noir alors qu'il y a toute une gamme de couleurs ; c'est bon ou c'est mauvais alors que la plupart des situations et des personnes comportent plusieurs facettes ; on veut nous maintenir dans une option droite ou gauche, on croit qu'il faut choisir entre l'économie et l'écologie, l'élection présidentielle de la première puissance mondiale repose sur deux candidats alors qu'il y en a beaucoup d'autres que les médias oublient. L'idée de séparation domine. Elle est assassine. Le problème est bien là. On cultive l'action anti-noirs ou anti-blancs, anti-riches ou anti-pauvres, anti-juifs ou anti-musulmans, anti-jeunes ou anti-vieux... Soit on choisit de cultiver l'esprit de fraternité, soit on choisit l'esprit de séparativité. En fait, cette idée se nourrit de notre égoïsme.

Quelle est la cause fondamentale de tous les problèmes ? C'est l'idée de séparation.

Séparation entre l'humain et la nature ; séparation entre l'homme et la femme, entre les enfants et les parents, entre les religions, entre le management et les employés, entre les peuples et les gouvernants, entre le matériel et le spirituel, entre le « penser » et le « faire », entre ce qu'on voudrait faire et ce qu'on fait.... Quand il y a séparation, vous pouvez vous attendre à des problèmes. Ce principe contribue à la dépense mensuelle mondiale militaire de 120 milliards de dollars. Avec une partie de cette somme, les problèmes de faim et d'eaux deviennent de mauvais souvenirs...

Un grand nombre de gens souffrent de « séparation ». Et quand cette souffrance devient pénible, le pas vers une drogue ou la violence est vite fait.

La nature ne divise pas, elle ne juge pas. Imaginez ce qui se produirait si le soleil se mettait à juger !

Le problème des Unions internationales, type Union européenne, ASEAN (coopération régionale de l'Asie du Sud-Est signée en 1967) ou ALENA (accord de libre-échange économique signé en 1992 entre le Canada, les États-Unis et le Mexique), c'est que chaque représentant national ne pense qu'à son pays. Un commissaire européen allemand ou belge, n'est ni allemand, ni belge, il est européen ! Même problème pour les diplomates, ils ne pensent qu'à l'intérêt de leur pays. Et si l'intérêt de leur pays c'était, aussi, l'intérêt de l'autre pays ? Il est intéressant de constater dans les débats politiques ce « besoin » entre intervenants de diviser, de « marquer » son camp, de l'anoblir et de salir celui d'en face, de « tuer » l'Autre.

Mais la conjonction « et » est souvent préférable à la conjonction « ou ».

Certains ne veulent que du « conventionnel », d'autres du « non conventionnel ». Untel ne jure que par la médecine chimique (conventionnelle), l'autre ne voit que par la naturopathie (non conventionnelle). C'est pareil dans le domaine des énergies, de l'agriculture... C'est une erreur de fond. Le mariage des deux est souvent la solution. L'utilisation exceptionnelle d'un produit chimique en agriculture, en raison d'un parasite spécifique, est envisageable.

Mais une politique agricole digne, repose d'abord sur un agriculture sans pesticide, ni engrais chimique, ni OGM. Elle sacralise la semence.
donnée. Sortir de l'intégrisme sectaire est la première étape que devraient franchir les penseurs de toutes catégories.

Les vrais chercheurs, scientifiques ou pas, fonctionnent à l'intuition. Il faudrait se souvenir que dans son petit appartement de Trinity College, le grand Newton avait des transes. Einstein rappelait que lorsqu'il a eu l'idée de la relativité, ce fut une sorte de révélation où il a vu des images colorées s'imposer à lui comme si elles lui étaient données. La créativité en sciences, c'est de laisser fonctionner les deux parties de son cerveau. Certains sociologues expliquent que le système d'exploitation gratuit Linux, tête de pont d'un mouvement mondial, pourrait changer l'économie de la planète. Open Source se fonde sur l'idée d'une communauté mondiale de programmeurs de logiciels qui diffusent librement le code source d'un logiciel afin que d'autres programmeurs puissent l'améliorer ou le modifier à leur convenance. Les techno-intellectuels du mouvement Open Source ont mis en évidence que les deux modes de production de logiciels constituent le fondement de deux types d'économie différents et, de fait, de deux modèles de société.

Alors qu'ils ne cessent de plaider pour un « renforcement de la concurrence », il est condamnable que nos hommes politiques contribuent à asseoir le pouvoir des détenteurs de monopoles.

Un peu de bon sens et de réflexions montrent bien que la plupart des problèmes personnels, des problèmes de couple, des problèmes au sein des entreprises mais aussi des problèmes nationaux comme le chômage et les déficits, sont générés par une somme d'erreurs individuelles. L'état d'esprit est décisif.

La crise financière internationale est d'abord une crise spirituelle mondiale à travers la soumission collective devant l'argent et les profits rapides. L'argent est un révélateur.

Son manque déclenche des révolutions qui peuvent être des étapes pour une vie meilleure. Il sert aussi à modérer ses envies car son abondance peut pervertir beaucoup de personnes.

Dans certains réseaux spirituels, chez la plupart des alter-mondialistes, l'argent est diabolisé. Pourtant, les problèmes qu'il cause ne viennent pas de lui mais de ceux qui l'utilisent et comment ils se laissent utiliser par l'argent !

Force est de constater que la plupart des problèmes actuels sont les résultats des solutions d'hier. Cela prouve que les solutions supposées n'en étaient pas ! Einstein n'avait pas forcément raison lorsqu'il disait qu'on ne peut pas résoudre les problèmes avec ceux qui les ont créés (les gens peuvent changer), mais une vraie solution est durable.

Les plus grands pollueurs de cette planète sont de nature psychique, ce sont nos pensées. La pollution matérielle est le résultat de la pollution mentale. Il existe un lien profond entre le mal-être, la maladie, les déficits en tous genres, la destruction de la nature et la vaste négativité accumulée dans le psyché humain collectif. La soumission à l'ego est aussi une caractéristique de l'humain d'aujourd'hui. Aucune autre forme de vie sur la planète ne connaît cela tout comme aucune autre forme de vie ne viole ni n'empoisonne la Terre qui la nourrit. La négativité n'est pas naturelle. C'est un polluant psychique au même titre que la fermeture d'esprit, l'individualisme, la malveillance, le mépris. Tout cela est en interaction avec l'ego.

Le problème de fond n'est pas le système, le problème c'est toi.

Nous pouvons choisir d'être immergés dans la « matière », obsédés par la consommation ou choisir le désencombrement. Cela dépend de nous. Faire le choix du matérialisme forcené, c'est subir le culte du grand, du vite, du paraître et de l'égoïsme. Ce culte du grand est ravageur dans les domaines les plus divers. L'Afrique vivrait mieux si elle multipliait les microprojets avec la coopération des multiples associations du monde entier qui s'y intéressent et des partenaires locaux.
Les problèmes d'émigration reposent sur le mal-être des habitants du pays concerné et la perspective d'un mieux être dans un autre.

La solution aux limites physiques de notre planète, à l'accroissement de la population, à la crise énergétique, aux problèmes financiers n'est pas technologique ou fiscale. Elle est d'abord spirituelle. La redistribution des revenus par une fiscalité plus lourde n'est pas une solution durable. La « solution » technologique ne résout les problèmes que partiellement, en fabrique d'autres (les déchets nucléaires, par exemple) et tend aussi à déresponsabiliser, rendre passif. Le consommateur surpaie l'eau à cause du coûts des stations d'épurations. Organisons notre société avec moins de chimie, mois de déchets, moins de nucléaire, moins de médicaments qui viennent salir l'eau, car ensuite, il est coûteux de la dépolluer. Et c'est un désastre sanitaire autant qu'écologique.

Les 450 000 forages de gaz de schiste aux États-Unis sont une offense à la conscience et un crime contre l'eau, donc contre l'humanité. L'écologie environnementale est urgente. Si on prend le cas d'une habitation moyenne avec un abonnement électrique classique de 6 kws, il faudrait 150 m² de panneaux solaires pour apporter une partie de l'énergie nécessaire. Des sols bétonnés ou goudronnés, des toits sans système de récupération d'eau de pluie, c'est l'inondation qui guette. Récupérez l'eau de pluie, elle devient alors une ressource.

Jean-Marc Governatori, L'écologie, un diamant à 8 facettes.


L'écologie, un diamant à 8 facettes



Illustration :

1 comment:

  1. Einstein ? tu cites ce voleur des thèses de Poincaré ! tu es bien un anar, nous sommes d'accords sur certaines choses, mais pas quant aux moyens pour les résoudre. Ton alter mondialisme est proche du mondialisme selon Rothschild : l'horreur absolue !

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