Tuesday, July 24, 2012

Le rêve de l'Aborigène



Le rêve de l'Aborigène 2012, photo Félix

Il y avait beaucoup de monde à Airvault (79) pour le dixième anniversaire du festival Le rêve de l'aborigène (du 20 au 23 juillet 2012).

Le rêve de l'Aborigène selon l'agenda du Routard :

« Cette véritable invitation à la découverte de la culture aborigène est en fait le seul festival français de didgeridoo (sorte de flûte), à la guimbarde et au chant diphonique. Il est dédié à ces trois instruments ancestraux et aux cultures dont ils sont issus. En plus des concerts sur une prairie de 15 hectares, aussi des expositions, des stands et des ateliers autour des peuples premiers, des films et des animations en présence d'associations humanitaires et d'artistes du monde entier. En 2011, ils viennent d'Australie, de Mongolie, d'Inde et du Gabon.

Le festival Le rêve de l'Aborigène véhicule la notion de respect de la nature et de l'humain, de conscience écologique : panneaux solaires, restauration bio, tri des déchets... Chaque année, un cèdre est planté en signe de la renaissance du festival et pour la reforestation. Enfin, pour marquer la solidarité avec les peuples indigènes victimes de l'alcool, la fête est 100 % sans alcool... et d'autant plus folle. »

Les Aborigènes sont-ils télépathes ?

Questionnés sur la télépathie, les aborigènes présents au festival ont dit qu'elle ne serait pratiquée que par des hommes-médecine.

Dans son best-seller, Message des hommes vrais au monde mutant, l'américaine Marlo Morgan fait comprendre que tous les aborigènes ont la faculté de communiquer par télépathie :

« La journée commença comme les autres et je ne pressentis rien de ce qui m'était réservé, écrit Marlo Morgan. Seul fait exceptionnel, nous prîmes un petit déjeuner. La veille, sur la piste, nous étions passés près d'une meule à grain. C'était un gros rocher ovale et très lourd, trop lourd à transporter, si bien qu'on le laissait là, à la disposition des voyageurs assez chanceux pour avoir du grain à moudre. Les femmes avaient réduit des tiges en fine poudre qu'elles avaient mélangée avec une herbe à goût salé et de l'eau, pour faire des galettes qui ressemblaient à des petites crêpes.

Durant notre prière matinale, face à l'est, nous remerciâmes pour toutes ces bénédictions et adressâmes notre message quotidien au royaume de la nourriture. Un jeune homme vint se placer au centre du groupe et parla. On m'expliqua qu'il s'offrait pour une tâche spéciale ce jour-là et il quitta le campement très tôt, nous précédant sur notre route.

Nous marchions depuis plusieurs heures quand l'Ancien s'arrêta et s'agenouilla. Tout le monde l'entoura tandis qu'il restait à genoux, oscillant doucement, les bras étendus devant lui. Je demandai à Ooota ce qui se passait, mais il me fit signe de me taire. Personne ne parlait, les visages étaient attentifs. À la fin Ooota se tourna vers moi et me dit que le jeune éclaireur nous envoyait un message demandant la permission de couper la queue du kangourou qu'il venait de tuer.

Je compris alors pourquoi le groupe était tellement silencieux toute la journée quand nous marchions : la tribu communiquait la plupart du temps par télépathie. On n'entendait rien, mais des messages s'échangeaient entre des gens à trente-cinq kilomètres de distance. Comme c'était le cas en ce moment même. [...]»

Message des hommes vrais au monde mutant est présenté comme le témoignage authentique d’une initiation qu’aurait vécue Marlo Morgan auprès des Aborigènes d'Australie. Le livre devient rapidement un best-seller. Mais pour les Aborigènes, Message des hommes vrais au monde mutant n'est qu'un tissu d'affabulations. Confrontés à huit aborigènes, les « Anciens », Marlo Morgan finira par admettre que son livre n'est qu'une fiction. Les éditions ultérieures du livre mentionnent :

« Ceci est un livre de fiction inspiré par une expérience, vécue en Australie, mais qui aurait pu l'être en Afrique ou en Amérique du Sud, partout où il existe encore un sens véritable de la civilisation. Qu'à travers mon histoire, le lecteur entende son propre message. » 
Marlo Morgan

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