Sunday, August 19, 2012

Lamas collabos





« À la fin de la dynastie des Ming, la Chine était dans un tel état de désagrégation sociale qu'il ne fallut qu'un coup d'épaule pour qu'en 1644 les Mandchous, dévalant du nord-est, en prennent possession et y instaurent la dynastie des Qing, la dernière dynastie impériale. Confrontés à un problème démographique simple — la population dont ils venaient de se rendre maîtres était cinquante fois plus nombreuse que leur propre peuple —, ils s'allièrent avec leurs cousins ethniques, les Mongols, et leurs cousins religieux, les Tibétains.

Les Mandchous pratiquaient en effet un bouddhisme tantrique très proche de celui des Tibétains. Les lamas se virent dès lors gratifiés de nombreux privilèges. En 1732, l'empereur Yongzheng, après son accession au trône, fit don de sa résidence personnelle à une communauté de moines tibétains : c'est ainsi que fut institué le temple des Lamas que visitent tous les touristes qui arrivent à Pékin, sans bien souvent s'interroger sur l'étrangeté d'un sanctuaire tibétain d'une telle importance (il compta jusqu'à trois cents moines) en plein cœur de la capitale chinoise. L'empereur Qianlong, lui, alla jusqu'à se faire construire dans le secteur ouest de la Cité interdite (actuellement fermé au public) un véritable temple tibétain, le pavillon de la Pluie de Fleurs. Peu soulignées en Occident, ces faveurs firent naître chez les Chinois un sourd ressentiment, les Tibétains étant perçus comme les « collabos » des envahisseurs mandchous, lesquels multipliaient les mesures cruelles ou vexatoires envers les Chinois, comme le port obligatoire de la natte sous peine de mort. » (Cyrille Javary)

Aujourd'hui, des dignitaires du lamaïsme mondialisé ne sont-ils pas des collabos de l'impérialisme étasunien ? « Lentement mais sûrement, constate Elisabeth Martens, les USA placent leurs bases militaires autour de la Chine, là où le Dalaï-lama réunit des fidèles par centaines de milliers : Taïwan, Corée du Sud, Japon, Mongolie. Depuis peu, les États-Unis ont le projet d'installer quelques bases navales supplémentaires en Mer de Chine orientale, à proximité de Pékin. Actuellement, ils sont en pourparlers avec la Mongolie pour implanter de nouvelles bases militaires dans les steppes. » (voir la carte sur le site de « International Institute for Strategic Studies » www.iiss.org/about-us )



1 comment:

  1. Anonymous1:09 PM

    De « La guerre des étoiles » à « Citizen kane »……………le Dragon Tonnerre mange des piments pour nourrir son feu. L’avenir sera « hot » pour les boutons de rose.........

    http://citizenkane.fr/un-chef-etoile-au-bhoutan.html

    http://www.readthehook.com/106860/big-om-dalai-lama-visit-hot-ticket


    C’est un Français, Eric Ripert, basé à New-York, qui devrait devenir le premier chef étoilé au Michelin à enfiler un tablier au Bhoutan. Ce petit pays d’Asie du Sud-Est sans accès à la mer surnommé “Terre du dragon tonnerre” et inconnu du grand public, devient une terre de gastronomie. Ce petit royaume d’Asie veut devenir une destination de luxe et développer son tourisme. Pour l’aventure, la découverte le bouddhisme et bientôt la gastronomie, le Bhoutan devient une destination de choix.
    Pour le Bhoutan c’est une petite révolution. L’événement marque un tournant pour les commerces et le tourisme au Bhoutan. Le plat national est l’ema datse, des piments au fromage………….

    Citizen kane : Fil d’Orson Welles 1941
    Sur la grille entourant le domaine de Xanadu un panneau porte l'inscription "no trespassing" (défense d'entrer). A l'intérieur du château, meurt un homme solitaire. Il laisse tomber une boule de verre contenant une maisonnette enneigée et prononce le mot "Rosebud " (bouton de rose). Une infirmière recouvre son corps.
    Une bande d'actualités cinématographiques résume la vie et la carrière de cet homme, Charles Foster Kane en quelques séquences. Kane, vivant dans la somptueuse demeure qu'il s'était faite construire, Xanadu, qui devait d'ailleurs rester inachevée, y avait entassé d'innombrables pièces de collection, et notamment des sculptures qu'il laissait le plus souvent dans leurs caisses, sans les ouvrir. Il possédait trente-sept journaux, une chaîne de radio, des immeubles, des navires, etc. En 1968, sa mère, hôtelière, reçut en paiement d'un débiteur un titre de propriété concernant une mine d'or abandonnée au Colorado. Elle contenait un filon fabuleux et se révéla être la troisième mine du monde. Au cours de ca carrière publique, Kane fut qualifié tantôt de communiste, tantôt de fasciste : lui se disait simplement américain.

    ReplyDelete