Thursday, September 13, 2012

La centrale de contre-vérité et les initiés





Robert Charroux dénonçait la conspiration du silence orchestrée par une mystérieuse centrale de contre-vérité. Dans "Le livre des maîtres du monde", il écrit :

« L'histoire authentique des civilisations est interdite. Des conjurations puissantes veillent sur la stricte observance d'une version altérée qui seule a le droit d'être exprimée.

Des hommes qui se croient affranchis de tout préjugé parce qu'ils sont libres penseurs, anarchistes ou francs-maçons, sont en réalité profondément inféodés à des psychoses, ou assujettis à un pouvoir dictatorial qui conditionne leurs activités et leur comportement.

Notre histoire sociale et religieuse est trafiquée depuis des millénaires.., depuis que les Égyptiens, oubliant ou voulant oublier les vérités transmises par leurs ancêtres, s'octroyèrent le titre d'Initiateurs premiers et de premiers hommes de notre planète.

Les Grecs, à leur tour, oublièrent de citer leurs sources, de rendre hommage à leurs maîtres celtes et égyptiens et firent de leur patrie le berceau de l'humanité.

Puis, vinrent les Hébreux. Ce fut le coup de grâce.

L'entreprise ne pouvait réussir que maintenue par la force de dogmes impératifs à caractère religieux. Ainsi furent lancés et imposés des mythes nouveaux et des religions dont le rôle fut d'hypnotiser les masses et de les détourner des vérités originelles.

Des milliards d'êtres humains, de nos jours, ont une formation intellectuelle et psychique moulée sur les archétypes bibliques. Ils peuvent avoir leur libre arbitre sur une multitude de sujets, par exemple : science, commerce, industrie, mais ils mettent invinciblement le bandeau dès qu'il s'agit de genèse, de préhistoire, d'histoire et de religion. Pour aider à la libération, au réveil de ces esprits hypnotisés, il faut produire, étaler des preuves :

1. de l'existence des conjurations de contre-vérité,

2. que l'histoire enseignée est à l'inverse de la réalité des faits. »

Contrairement au commun des mortels à l'esprit embrumé et conditionné par les mensonges religieux, des êtres posséderaient une remarquable lucidité. Ce sont les initiés. Robert Charroux distingue deux sortes d'initiés, les vrais et les faux :

Les vrais initiés

« Les contemplatifs, théoriciens du psychisme, de la prière, de l'extase, de la « révélation » enfin, n'aboutissent qu'à la détérioration de leur esprit et à leur assèchement physique et mental.

Jamais un initié ne fut un contemplatif. Jamais un secret supérieur, utile à l'humanité, ne fut connu par révélation ni la brouette, ni la machine à vapeur, ni l'électricité, ni le vaccin.

La transe est un procédé haïssable quand il n'est qu'une expérience égoïste.

Si sainte Thérèse d'Avila et sainte Thérèse de Lisieux avaient soigné des malades, elles n'auraient pas eu le temps d'avoir des visions ; le dieu qui les habitait dans leurs extases était moins utile à leur ascèse que la tisane de nénuphar qui eût pu leur faire recouvrer le bon sens.

Les initiés parlèrent

Les Grands Initiés, dont l'existence historique semble avoir été probable sinon certaine, même si leur identité prête à confusion, ont tous révélé des secrets, donnant ainsi les preuves de leurs connaissances.

Prométhée, Oannès, Quetzalcoatl, Kukulkan, Viracocha apprirent aux hommes les secrets du feu, de l'agriculture, de l'écriture.

Aux Indes, le premier initiateur fut Mannus ou Jina le Mahâviira (grand homme) ; Zoroastre, dans la Perse ancienne, apporta la semence de blé, la connaissance de la fusion des métaux, de l'astronomie.

Chez les Celtes, Lug, l'initié, était expert dans tous les arts et promoteur de la chevalerie.

Khousor, antique dieu de Byblos, aurait inventé les formules incantatoires, la divination, mais nous n'en avons aucune preuve. Par contre, la tradition dit qu'il fut le constructeur des portiques, des cryptes et des maisons précédées de cours.

L'Hermès égyptien révéla par l'écriture les sciences et les arts ; Apollon, en Grèce, inventa la lyre, les sept notes de la gamme, la médecine ; il eut le don de prophétie et sut le transmettre ; Orphée, révélateur des « mystères sacrés », était habile à construire des chars.

Moïse connaissait les secrets de la genèse, de la poudre explosive, de l'électricité. Par révélation ? Non pas ! Par enseignement direct.

Tout se passa en effet comme s'il avait été mandaté par une synarchie venue sur un engin volant — la nuée — pour lui donner des instructions.

Tantôt les énigmatiques visiteurs se contentèrent de parlementer sur place, tantôt ils emmenèrent Moïse en un endroit que l'on est tenté d'identifier soit à un Grand Quartier Général (peut-être une autre planète), soit à un centre initiatique (et c'est plus probable) situé en Amérique ou en Asie.

Car Moïse demeurait absent de longs mois, sinon plusieurs années.

Le cas était analogue avant le cataclysme pour Enoch, mais après le Déluge, il faut supposer que la destination fut volontairement cachée, ce qui accréditerait cette centrale de secret gardé, l'Agartha, que la tradition situe au Tibet.

Bouddha était un philosophe moraliste, un grand astronome ; il lança sa doctrine avec cette idée de base : « Seule la science mène vers l'ascèse. »

Leucippe disserta sur l'atome et l'univers corpusculaire ; Pythagore, philosophe et mathématicien, révéla les lois essentielles en mathématiques. Apollonius de Thyane, né vers l'an I de notre ère, voyagea en Grèce, en Babylonie, aux Indes, pérégrinant vers les grands sanctuaires de l'initiation.

« Il prêcha la réforme des mœurs, l'abstinence de la chair des animaux, la communauté des richesses et les dogmes établis par Pythagore. Il donna ses biens aux pauvres, vécut dans les temples, apaisa les séditions, instruisit les hommes, marcha pieds nus et fit des miracles. »

A Rome, il ressuscita une jeune fille, ce qui lui valut d'être banni d'Italie par Néron. La dignité de sa vie, de sa morale, de son enseignement fit que le peuple le déifia. Tous ces personnages, et il y en eut bien d'autres, sont incontestablement des initiés, et tous parlèrent.

Ils ne savaient pas tout

Il ne faut pas croire cependant que si grands qu'ils fussent, ils aient détenu des pouvoirs supranormaux, c'est-à-dire hors de la portée humaine.

Ils n'étaient que des astronomes, des physiciens, des mathématiciens, des philosophes, des biologistes à l'échelle de leur temps et ce qu'ils avaient était très inférieur aux connaissances d'un savant moderne.

Certes, ils surent formuler des théories, retrouver des processus, mais aucun d'eux n'aurait pu construire un avion ou un ordinateur électronique.

Il est évident que s'ils avaient connu des secrets utiles, indispensables, ils les auraient révélés et l'humanité eût pu bénéficier beaucoup plus tôt de la quinine, du vaccin, des vitamines, de l'imprimerie, de la machine à coudre, du cardan, de la machine à vapeur, etc.

Or, ces découvertes ne furent pas dues à ceux que l'on appelle « initiés », mais à des savants. ou à des chercheurs qui redécouvrirent par leur génie les secrets anciens dont la formule n'avait pu franchir le déluge et les millénaires.

On voit donc par là, le peu de consistance qu'il faut supposer à l'initiation quand elle n'est pas prolongée, exaltée par le travail scientifique et le génie de l'initié. Il semble que la transmission, notamment d'Orphée à Pythagore, ait été entachée d'oublis, d'erreurs, d'adultérations diverses.

Les Hébreux reprirent le flambeau en 500 av. et on leur doit d'avoir rassemblé certains fragments des secrets antiques. Au siècle Ier de notre ère, Apollonius de Thyane fut obligé de retourner aux sources pour reconstituer une parcelle du patrimoine ; peut-être fut-il le dernier héritier de la tradition.

Les faux initiés

Quant aux pseudo-initiés, alchimistes, thaumaturges ultra-discrets, connaissant des secrets jamais révélés, jamais expérimentés, ils ne forment qu'une cohorte d'empiristes, voués à la fausse connaissance héritée des hommes détériorés de l'antiquité.

Spéculateurs d'un Mystérieux Inconnu dont ils n'ont que de fumeuses notions, ils sont vaincus par les inconscients initiés que furent ou que sont les physiciens — et nous songeons à Denis Papin, Marconi, Becquerel, Einstein — les astronomes, les biologistes, qui, eux authentiquement, ont retrouvé les principaux éléments du secret gardé.

De nouveau, les engins volants sillonnent les cieux, des mobiles parcourent la Terre, la voix de l'homme porte d'un pôle à l'autre et son image est magiquement transmise à travers le temps et l'espace.

Voilà les secrets magiques des Ancêtres Supérieurs.

Certes, tous ne sont pas retrouvés, et notamment ceux qui constituent ce que l'on appelle le Mystérieux Inconnu.

Des initiateurs « venus du ciel » les divulgueront peut-être dans un proche avenir.

Ainsi recommencerait un nouveau cycle de l'évolution universelle, mais il est nécessaire de prendre conscience des vraies valeurs et de répudier les mensonges et les charlataneries.

Un initié est celui qui sait un peu, tait beaucoup, révèle souvent.

« Car il n'y a rien de caché qui ne doive paraître en public. Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! »

Robert Charroux, Le livre des maîtres du monde.


« Robert Charroux, de son vrai nom Robert Grugeau né le 7 Avril 1909 à Payroux dans la Vienne (France) mort le 24 Juin 1978 à Vienne dans l’Isère est un écrivain français à l'origine de théories pseudo-scientifiques contestées apparentées au néo-évhémérisme.

Champion d’athlétisme, plongeur sous-marin dès 1930, chercheur de trésors, globe-trotter, journaliste, archéologue, producteur à la R.T.F.

Il choisit pour nom de plume le nom du village de Charroux. Son départ des PTT en 1943 est précédé par la publication de sa première nouvelle sous le nom de Charroux en 1942.

Il est attaché à sa région, et est également connu sous un autre pseudonyme, emprunté à un autre village de la Vienne : Saint-Saviol.

Il publie huit ouvrages de fiction entre 1942 et 1946.

Fondateur du Club de l'Insolite, Robert Charroux a été porté par sa curiosité à explorer les domaines les plus divers de l'histoire et de l'activité des hommes, loin des sentiers battus et de la science orthodoxe.

L'étude de la Trahison et de la Préhistoire, des voyages de recherche dans les pays des plus anciennes civilisations, la découverte de documents et de messages millénaires, lui firent très tôt pressentir qu'une vérité fantastique, ignorée de la plupart des hommes, pouvait éclairer notre genèse ; à son tour, il fit sienne l'hypothèse d'un « univers parallèle » plus authentique que l'univers inventé par les hommes des temps classiques. Convaincu qu'un mystère immense était caché à la connaissance de l'humanité, il s'acharna à le percer, réunit les indices, les documents, les preuves, établit une nomenclature de l'insolite terrestre et composa les titres suivants :

« Trésors du monde », « Histoire inconnue des hommes depuis cent mille ans », « Le livre des secrets trahis », « Le livre des maîtres du monde », « Le livre du mystérieux inconnu », « Le livre des mondes oubliés », « Le livre du passé mystérieux », « L'énigme des Andes », « Archives des autres mondes ».

La théorie des anciens astronautes, aussi surnommée néo-évhémérisme par le sociologue Jean-Bruno Renard, selon laquelle les dieux dont parlent les anciennes mythologies et dont l'archéologie met les cultes en évidence, étaient en fait des extraterrestres humanoïdes. Cette théorie est souvent attribuée à Erich von Däniken mais, si ce dernier l'a amplement popularisée en 1968, elle avait toutefois déjà été proposée avant, notamment par le Théosophisme d'Helena Blavatsky ou en 1962 par Robert Charroux. »

Le livre des maîtres du monde

2 comments:

  1. Anonymous5:45 PM

    Sa pensée est aussi fortement conditionnée! Il semble ne considérer le progrès de l'humanité que par le progrès technologique.

    Il me semble qu'il dénigre toute forme de spiritualité, bien qu'il se réfère à certains mystiques.

    Il n'a pas compris ce qu'était la contemplation, ni en quoi elle peut tout à fait être liée à l'action.

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  2. Anonymous6:37 PM

    ça fait plaisir de voir apparaitre r CHARROUX qui est tombé dans l'oubli ou bien considéré comme un écrivain de "derniere zone" surtout qu'il était édité chez R Laffond collection de l'etrange .la collection noire tellement méprisée des "vrais" intellectuels"!
    et pourtant CHARROUX fut un des premiers en france à montrer et démontrer que l'histoire de notre humanité n'était pas tout à fait comme on nous l'a enseignée!!

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