Friday, September 21, 2012

Les babas pas cool et Charlie-Hebdo, même combat




Sans-culotte de l'hindouisme armé d'un sabre

Devant la violence des musulmans et des sectes extrémistes, des sâdhus, ascètes hindous vénérés, s'organisèrent en régiments de sâdhus nâgâs ou nâgâs babas, les babas pas cool de l'Inde.

Les sâdhus nâgâs suivent un mode d'ascétisme unique : ce sont les combattants religieux de l'hindouisme, les défenseurs de la foi, organisés en compagnies (anîs) et en « gymnases » (akhâdâs).

Formés pour être des sâdhus guerriers, les nâgâs babas sont les hommes saints hindous les plus vénérés.

Dans notre monde interconnecté où les informations circulent à la vitesse de la lumière, les multiples antagonismes entre les religions peuvent rapidement s'exacerber et enflammer des nations entières. Les religions intolérantes et haineuses provoqueront-elles la guerre de tous contre tous ?

Ce qui est certain, la presse libre et impertinente restera toujours une arme de la démocratie.

Il ne faut pas emmerder Charlie-Hebdo

Lettre de Charlie Hebdo à M. Mohammed Moussaoui, Président du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman)

Monsieur Moussaoui,

La publication du numéro de "Charlie Hebdo" représentant Mahomet vient de donner lieu une fois encore à des représailles lamentables de la part d'individus décidément bien peu éclairés que, au titre de Président du CFCM, vous avez le devoir de canaliser.

Je vous tiens pour quelqu'un d'intelligent et de cultivé, vous devez donc savoir qu'en France la caricature est une tradition très ancienne et un art très prisé, qu'aucun sujet n'y échappe et surtout pas un sujet d'actualité, et l'instauration de la charia sur un sol resté longtemps laïque est un sujet suffisamment grave et inquiétant pour ne pas faillir à la règle. La charia, l'islam, n'ont pas à faire exception à cette règle.

Dans "Le Monde" paru ce mercredi vous affirmez ne pas voir de lien entre les élections en Tunisie et en Libye et l'outrage caricatural nous rappelant tant bien que mal ce qu'est la charia, ou tout au moins sa partie la plus spectaculaire pour le citoyen français de base peu au fait de ce qui se passe sur son sol.

La charia est un système archaïque fondé il y a 14 siècles, profondément odieux, sexiste, rétrograde, discriminant et antidémocratique. Dénoncer ce système par la caricature est un procédé visant à en montrer toute l'abjection

Condamner la charia, Monsieur, est un acte de salubrité publique nécessaire à la démocratie dont vous profitez puisque c'est en France que vous vivez en toute liberté.

Jouiriez-vous de la même liberté au Maroc ? J'en doute fort sinon comment expliquer la présence aussi énorme de Marocains abandonnant le Maroc pour la France ? C'est bien que l'air y est plus doux et plus libre ici.

Cette charia prônée par Le Coran et faisant partie intégrante de l'islam (Le Coran est la base de l'islam, l'islamisme n'en étant que son expression la plus spectaculairement virulente) il est hautement souhaitable de s'en inquiéter, d'autant qu'une bonne partie de ceux qui ont permis ce désastre antidémocratique vivent sur notre sol et que des élus «dhimmis» comme les nomme votre dogme appellent de leurs vœux le droit de ces promoteurs chariamistes de se présenter à des élections avec les conséquences terribles qu'on imagine.

Vous déclarez que «Pour les musulmans, le simple fait de caricaturer le prophète est, en soi, inacceptable et blessant». Blessant je le conçois mais inacceptable ?

- Ce qui est inacceptable c'est d'interdire le divorce, y compris en France ;
- Ce qui est inacceptable c'est d'autoriser la polygamie, y compris en France ;
- Ce qui est inacceptable c'est de considérer que la femme est inférieure à l'homme, y compris en France ;
- Ce qui est inacceptable c'est d'enfermer les femmes sous des linceuls noirs, y compris en France ;
- Ce qui est inacceptable c'est de refuser à la femme d'épouser l'homme de son choix pour lui faire épouser celui que sa famille a choisi pour elle, y compris en France ;
- Ce qui est inacceptable c'est qu'il existe un « Conseil Européen de la Recherche et de la Fatwa décrétant les fatwas ayant pour vocation d'être appliquées en France ».

En France aucune loi ne punit le blasphème, comme l'a d'ailleurs démontré la récente affaire du Coran brûlé et qui a vu la relaxe de l'incendiaire. En conséquence en France, Monsieur Moussaoui, il est permis de brûler un coran si on le souhaite et de caricaturer et de se moquer d'un prophète, fût-il le vôtre.

Les différentes manifestations hostiles à cette publication de Charlie Hebdo n'ont pas manqué de fleurir sur les forums, certains insultant copieusement les Français, d'autres réclamant à grands cris des caricatures de « juifs de 40 », ce qui semble assez loin de votre souhait d'un « désaccord exprimé dans le respect des Lois et de l'intégrité des personnes ».

Vous devriez d'ailleurs rappeler à vos coreligionnaires si bienveillants et aimants envers les citoyens qui les accueillent, que la fête de l'Aïd al-Adha qu'ils vont fêter dans quelques jours est un vibrant hommage à Abraham, un Juif ! A mon avis certains doivent ignorer ce détail au vu du niveau intellectuel remarquablement bas de leurs commentaires.

Dans votre interview une phrase m'interpelle tout particulièrement «Dans Le même temps, ils doivent accepter et comprendre que dans nos sociétés le rapport au sacré n'est pas le même pour tous». J'aimerais savoir de quelle société vous parlez ? Est-ce la société musulmane, la société française, la société marocaine ?

Si c'est la société marocaine, c'est que vous ne vous sentez pas français. Si c'est la société musulmane c'est que vous ne vous sentez pas démocrate et si c'est la société française, je vous rappelle qu'elle n'a aucun rapport au sacré puisque séparée du religieux depuis qu'une célèbre loi de 1905 en a décidé ainsi, ce que manifestement, malgré votre récente naturalisation, vous ne semblez pas avoir encore bien intégré.

D'ailleurs dans votre document répertoriant les différents abattoirs pour l'Aïd vous illustrez parfaitement la difficulté que vous -et vos coreligionnaires- avez à vous considérer comme des citoyens français à part entière puisque vous adressez vos vœux aux «musulmans de France» et non pas aux musulmans français.

Je vous invite donc - vous et vos coreligionnaires «de France» - à vous interroger sur votre rôle dans notre société française, sur votre capacité à adhérer à nos valeurs laïques et démocratiques et sur votre capacité à pratiquer l'auto-dérision car décidément, je vous trouve très coincés du turban.

J'attends avec impatience votre rapport sur les actes islamophobes que vous avez recensés et je ne manquerai pas de compiler de mon côté les actes francophobes que je me ferai un plaisir de vous transmettre à mon tour.

Par ailleurs, en cherchant (vainement) vos coordonnées je tombe à l'instant sur un article du site cfcm.tv particulièrement insultant pour les citoyens français. Je suis très choquée par les relents de xénophobie de cet article dans lequel il est question de la France qualifiée de «République malade et satanisée», de «protection bienveillante d'un pouvoir occulte qui trouve toute sa jouissance dans le spectacle du malheur d'une frange indésirée de sa population», de «la France victime de son arrogance et de son orgueil».

En tant que représentant des musulmans en France vous seriez bien inspiré de veiller à ce que le pays qui vous accueille et qui vous a accepté comme citoyen ne soit pas insulté et traîne dans la boue par votre communauté, car si la loi sur le blasphème n'existe pas, la loi sur la diffamation existe bel et bien.

Je vous prierais donc de faire en sorte que cet article injurieux soit rectifié afin de ne pas créer davantage de tensions.

Veuillez agréer, Monsieur Moussaoui, mes salutations définitivement laïques.

Caroline Alamachère.


Le dalaï-lama et d'autres représentants religieux demandent l'interdiction du blasphème


1 comment:

  1. Anonymous3:20 PM

    Le Préambule de la Constitution française du 4 octobre 1958 renvoie à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 qui stipule expressément :« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation de trouble pas l’ordre public établi par la loi. »

    La liberté d’expression est donc soumise à la loi de la République et il incombe aux juges de la faire respecter.

    Le journal Charlie Hebdo doit assumer la responsabilité de ses écrits: la liberté d’expression ne saurait en aucun cas être l’otage d’un journal dont le contenu caricatural délibérément vulgaire reste la marque de ses auteurs.

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