Saturday, November 17, 2012

Un bouddhiste porte plainte contre l'école du Dalaï-lama





Pour éviter d'être traduits en justice et de dédommager Jacques M., un adepte du bouddhisme depuis plus de 30 ans, les lamas de l'Institut Vajra Yogini (Château d'En Clausade, 81500 Lavaur) vont-ils recourir aux rituels des Dharmapalas ? Les Dharmapalas sont les entités plus ou moins démoniaques chargées de défendre la doctrine lamaïste (Dharma) et neutraliser les opposants.

Mais le plaignant ne se laissera pas intimider par les ectoplasmes grimaçants représentés sur les fresques des temples tibétains. Il entend obtenir un dédommagement pour la perte de deux mois de salaire. Il a donc déposé une plainte auprès de la Juridiction de proximité du tribunal d'instance de Toulouse. Il a aussi saisi la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires ( MIVILUDES) ; la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Égalité ( H.A.L.D.E. ) ; la Commission nationale de l'informatique et des libertés ( C.N.I.L. ).

      Je fréquente l'Institut Vajra Yogini pratiquement depuis sa création, écrit Jacques, il y a plus d'une trentaine d'années, mais de plus en plus épisodiquement - j'habite à Nantes - au fur et à mesure que j'ai gagné en autonomie intellectuelle. C'est un centre de bouddhisme tibétain rattaché à l'école « guélougpa », celle du Dalaï Lama, dite des bonnets jaunes. Du 17 novembre au 21 juin 2013 doit s'y enchaîner une série de 108 « nyoung-nès » : il s'agit d'une pratique de purification alliant prosternations, observance du jeûne et du silence un jour sur deux, avec une pratique du Bouddha de la ... Compassion !

Dès le mois de juin dernier, j'ai fait connaître mon intention de participer à l'événement et, fin juillet, la route des vacances m'amenant dans le Sud, j'ai même fait un détour pour retirer sur place le dossier d'inscription qui m'y attendait : un post-it portant mon nom y figurait mais personne pour m'accueillir, bien que j'aie pris la peine d'annoncer mon passage à l'avance... Mi-septembre, j'ai retourné ce dossier complété et, début octobre, rempli un document annexe consistant en une décharge pour les risques encourus.

Eh bien, l'Institut Vajra Yogini a attendu jusqu'au samedi 13 octobre pour m'informer, par message électronique, que ma présence était devenue indésirable et pour prononcer mon exclusion définitive de toute pratique collective se déroulant dans ses murs, à peine un peu plus d'un mois avant le début de la retraite. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour me l'apprendre, me laissant entreprendre toutes ces démarches comme si de rien n'était ?

Vous pensez bien qu'en prévision d'une aussi longue absence, j'avais déjà pris un certain nombre de dispositions. En particulier, sur le plan professionnel, je m'étais arrangé pour n'accepter aucun engagement pendant cette période de sept mois. L'imprévoyance du directoire de l'Institut va me causer un tort considérable. Je réclame donc une compensation financière de l'ordre de 2.800 EUR ( environ le montant brut de deux S.M.I.C. mensuels : septembre et octobre ) au titre de dommages et intérêts. En effet, je rencontre à présent les pires difficultés à retrouver un emploi, maintenant que la Rentrée est passée.

Par ailleurs, le dossier d'inscription était rédigé en anglais et c'est dans cette langue que j'ai répondu aux multiples questions qu'il contenait. Tout laissait supposer qu'il serait transmis en l'état au comité présidé par le directeur spirituel de l'association : un dignitaire religieux tibétain, Lama ZOPA. À l'origine du projet, ce dernier devait d'ailleurs parrainer une dizaine de participants à la retraite, en prenant généreusement à sa charge leurs frais d'hébergement.

Mais, sans se préoccuper le moins du monde de respect de l'anonymat et du caractère privé que pouvaient revêtir les informations contenues dans ces demandes de bourses ( j'avais personnellement porté la mention « CONFIDENTIEL » sur mon envoi postal ), voilà qu'un mystérieux cabinet de présélection se met en place à Lavaur pour écarter tel ou tel candidat. Par abus d'autorité, il y a donc eu intrusion dans la vie privée d'autrui, rupture dans l'égalité des chances de chacun à concourir, discrimination et favoritisme, non respect du privilège du contradictoire voire diffamation puisque, en ce qui me concerne, il s'est agi d'un véritable procès en sorcellerie débouchant sur mon excommunication sans possibilité de faire appel de la décision communiquée fort tardivement.

D'ailleurs, je voudrais mettre en garde l'Institut Vajra Yogini contre le risque qu'il prend en bannissant ainsi, du jour au lendemain et sans ménagement, tel ou tel de ses membres. Personnellement, j'ai décidé de ne pas me laisser faire et de contre-attaquer, face au préjudice moral que je viens de subir, Mais qui dit qu'une personne plus fragile, engagée de longue date dans une recherche de type spirituel et y ayant investi toute son énergie, ne risque pas de perdre la raison ou de commettre l'irréparable, en sentant ainsi le sol se dérober tout à coup sous ses pas, ce qui faisait jusqu'à présent sa raison de vivre s'écrouler, pour se retrouver injustement clouée au pilori ?

En ce sens, ci-joint copie de la longue lettre que j'ai adressée à l'Institut, le 22 octobre dernier ( en recommandé avec accusé de réception ), pour mettre Vajra Yogini face à ses responsabilités et tenter de déboucher sur un arrangement à l'amiable. N'ayant, à ce jour, obtenu aucune réponse à cette demande de compromis - où vous trouverez une présentation détaillée de griefs que je viens rapidement d'exposer - je me vois donc contraint d'en appeler à votre arbitrage pour qu'il fasse jurisprudence, appelant à la rescousse les autorités administratives chargées de veiller à la protection des droits de l'individu en proie à l'arbitraire.

Confiant en votre jugement, je vous prie d'accepter l'expression de mes salutations respectueuses,

Jacques M.




Jacques M. contre l'Institut Vajra Yogini, sa lettre intégrale :


19 comments:

  1. Anonymous8:50 AM

    Les lamas ont une vision très particulière du bouddhisme originel, moral et ascétique. Ils pratiquent des rites sexuels d'un autre âge et boivent de l'alcool dans certaines circonstances. Vous croyez que ces héritiers d'un monde moyenâgeux se préoccupent de nos droits démocratiques ?

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  2. Anonymous9:10 AM

    La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires ( MIVILUDES) met rarement son nez dans les affaires du bouddhisme tibétain. Cherchez l'erreur !

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  3. Anonymous9:12 AM

    Cher Monsieur,

    Je souhaiterais formuler certaines remarques susceptibles de vous aider à réfléchir sur le sens de votre action :
    1. Quel est le fondement réel de votre demande ? vous semblez à la fois désirer participer à un stage que vous qualifiez vous-même comme étant « sectaire », et en même temps blâmer les autorités de l’Institut Vajra Yogini pour ne pas avoir retenu votre candidature à ce stage. N’est-ce pas contradictoire ?
    2. Vous étiez vous-même librement prédisposé à renoncer à 7 mois de salaires et vous demandez aujourd’hui une compensation à l’autorité Vajrayogini pour avoir pris vous -même des dispositions pour ne pas travailler pendant cette même période. N’est-ce pas contradictoire ?
    3. Il m’apparaît que le fait que l’Institut de Vajrayogini n’ait pas retenu votre candidature ne peut donc que vous être profitable :
    • d’un point de vue financier, car j’imagine que le coût d’un tel stage n’est pas gratuit
    • d’un point de vue personnel, car le fait de se protesterner pendant de nombreux mois en étant privé de nourriture, n’est pas un comportement susceptible de développer votre autonomie intellectuelle. Bien au contraire. Considérez donc, les bienfaits d’un tel refus.
    4. Quant à la tenue de tels enseignements au sein de l’Institut Vajrayogini, que je ne connais pas et auxquels je ne participerai jamais , il serait effectivement nécessaire qu’une enquête soit diligentée. S’i l y a atteinte à l’intégrité physique, psychologique et humaine, en mettant la personne sous dépendance morale, financière et intellectuelle, votre plainte est justifiée.
    Enfin, considérez, que cette affaire est pour vous le meilleur enseignement : marchez au bord d’une rivière, prenez le temps de respirer dans la nature, passez des moments avec vos amis, ou bien apprenez à rester seul dans la simplicité. Alors vous verrez, que vous n’avez nullement besoin de qui que ce soit pour apprendre la sagesse, que cette sagesse vous appartient, sans aucune coloration particulière, ni religieuse, ni sectaire.

    Soyez heureux : les Dharmapala vous ont libéré.

    Cordialement

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  4. Anonymous9:18 AM

    Correction du précédent post :

    "le fait de se prosterner( au lieu de "protesterner") pendant de nombreux mois en étant privé de nourriture, n’est pas un comportement susceptible de développer votre autonomie intellectuelle."

    Car bien entendu, il est louable et essentiel que vous soyez libre aussi de "protester".

    Cordialement

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  5. Anonymous10:14 AM

    JM être méchant canard qui a beaucoup taquiné gentils canards lamas de l'institut vagin yoga auparavant.
    Photo d'ailleurs très éloquente avec les deux doigts (de cul) pointés que l'institut vagin du sacrécon n'a pas pu supporter.
    JM donc répudié et gentils lamas canards pouvoir continuer prosternations tranquilles.

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  6. Anonymous11:23 AM

    Nous connaissons tous la fameuse réplique de Staline « Le Pape, combien de division ? », répondant à Winston Churchill qui lui demandait de respecter les libertés religieuses dans l’Europe centrale que l'Armée rouge occupait.

    De même, posons la question : Le bouddhisme, combien d'Eveillés ?

    Après soixante années d'implantation, le bouddhisme a-t-il apporté quelque chose de vraiment positif à l'Occident ?

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  7. Anonymous11:53 AM

    Les "doigts d'honneur" sont à la mode. D'ailleurs, le Dalai Lama lui-même utilise volontiers le "F Bomb" terme et de façon suprenante. Les lapsus sont parait-il révélateurs...

    Toutefois, le véritable "honneur" qui réside dans la dignité de la personne humaine consiste à prendre conscience de son besoin de liberté.

    Pourquoi demander à assister à de tels enseignemnts s'ils ne conviennent pas ??? C'est un peu comme les personnes qui ont fumé pendant des décennies et qui découvent un jour qu'ils sont atteints d'un cancer, en incriminant les entreprises de tabac. Le tabac nuit à la santé. Et bien , les enseignemtns toxiques aussi.

    Ne fumez pas! Ne vous mettez pas sous la dépendance de qui que ce soit, ni de quoi que ce soit ! Ne devenez pas dépendants d'enseignements toxiques ! Soyez libre de tout attachement !

    De la "protesternation" à la "prostration",il n'y pas parfois qu'une faible différence. Cette faiblesse est celle de la léthargie inconsciente de l'esprit entretenue par la liturgie.

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  8. Anonymous1:22 PM

    Peu de bouddhistes occidentaux se soucient du but de la véritable voie du Bouddha, voie radicale de Libération. Ils « entrent » en bouddhisme sans vraiment comprendre la « grande affaire » des bouddhistes d'autrefois. Ils font de l'occupationnel : mantras, visualisations, liturgie, culte de la Tarée verte ou blanche... Pratiques qui sournoisement créent une addiction.

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  9. Anonymous2:11 PM

    La "tarée" blanche fait figure de "fée Blanche", celle-là même qui détruisait les neurones des addictes à l'absinthe, en créant effectivement des "tarés".

    Et bien aujourd'hui, nous en voyons les effets toxiques. Pensez-vous vraiment que toutes ces immolations soient les conséquences d'un amour pour la libération intérieure ??

    Elles m'apparaissent au contraire comme les conséqunces néfastes et toxiques de l'addiction savamment dosée par l'idéologie politique et le dogamtisme religieux.

    Les doses accumulées au fil du temps sont devenues létales, en constituant un véritable poison.Mais la contamination ne s'arrêtera pas là......

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  10. Anonymous2:44 PM

    Mise en garde amicale :

    Tout site internet qui diffuse des photos des actes d'immolations, à des fins de propagande ou de prosélitisme, sont susceptibles d'être considérés comme de sites faisant l'apologie du suicide à des fins politiques ou idéologiques.

    Or, l'incitation au suicicde est un acte répréhensible tant d'un point de vue moral, que d'un point de vue légal, passible de poursuite.

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  11. Anonymous11:04 AM

    Les dharmapalas (gardiens de la loi ou de la doctrine) sont un héritage direct de l'Inde, où ils ornent le plupart des temples. Ce sont des protecteurs de la doctrine, tout comme les vigiles à l'entrée des grands magasins assurent le service d'ordre. Leur valeur est symbolique et il est dommage, voire consternant (sauf à ce que ce symbôle ne soit volontairement instrumentalisé pour dénigrer le bouddhisme tibétain qui est l'héritier direct du bouddhisme indien) de constater qu'on lit encore le bouddhisme de l'Himalaya avec les filtres de lecture du début du 19ème siècle, en s'arrêtant à une lecture littérale, coupée de l'intelligence des enseignements.

    Tout comme les vigiles des grands magasins, ces gardiens de la doctrine (dharmapalas) ont une apparence farouche, effrayante, puisqu'ils ont précisément pour but de faire fuir les ennemis de la loi. Mais une lecture un tout petit peu plus fine aurait permis d'apprendre qu'il ne s'agit que d'une apparence et que l'apparence dite courroucée n'est qu'une autre forme de la compassion.

    De même, on continue à évoquer le bouddhisme tibétain avec une lecture plus que dépassée et sans lien avec ses pratiques actuelles.

    En revanche, je m'étonne toujours un peu (un peu seulement, puisque l'instrumentalisation tous azimuts est de rigueur) qu'on accorde une attention complaisante aux agissements de la secte (au sens occidental) de la nouvelle tradition kadampa, qui arrose le net de sa propagande et qui se diffuse dans la société sous couvert d'enseigner le même bouddhisme que le Dalaï Lama, pour lui cracher dessus une fois l'adepte ferré et lessivé mentalement.

    Je note enfin le titre volontairement racoleur du présent article : plainte contre l'école du Dalaï Lama, alors qu'il s'agit d'une plainte contre un centre particulier, que ne dirige en rien le Dalaï Lama, qui ne peut quand même pas (sauf à vouloir le noyer en disant qu'il a la rage) tenu pour responsable des agissements commis dans tous les centres bouddhistes de tradition tibétaine dans le monde.

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  12. Anonymous12:09 PM

    L'existence d'une inquiétante démonologie tibétaine fait dire aux Occidentaux que les dharmapalas ne peuvent être que des symboles. Or les lamas tibétains eux-mêmes reconnaissent clairement qu'il s'agit d'entités, de redoutables démons asservis par des maîtres tantriques.

    Quant au dalaï-lama, ce personnage ambigu a été démasqué par plusieurs auteurs d'enquêtes sérieuses. De plus, un reportage de France 24 intitulé « Les démons du dalaï-lama » évoque la persécution orchestrée par le dalaï-lama à l'encontre des adeptes de Shougdèn. Ce reportage remet les pendules à l'heure à propos de la « tolérance » de ce prétendu maître spirituel. « Maître » spirituel qui a toujours accepté les dollars des Américains et plus particulièrement de la CIA.

    Existe-t-il un mouvement religieux qui ne comporte pas une forme de sectarisme ? Durant leur marche vers le pouvoir politique, les Guélougpa (l'école du dalaï-lama) furent impitoyables à l'égard des autres sectes tibétaines.

    Plus grave, les textes des sectes du bouddhisme tantriques font l'apologie de la pédophilie. Dans sa lettre (version longue), Jacques M. écrit :

    « ...dans un livre que vous publiez ( La béatitude du feu intérieur, Éditions Vajra Yogini, 2008 ), Lama Y., qui fut à l'origine de la Fondation à laquelle vous êtes affilié, déclare ceci : « Afin que l'expérience de la grande béatitude soit totale, l'homme et la femme doivent s'aider mutuellement pour acheminer l'énergie de l'étreinte dans le canal central. » Et votre Maître de préconiser la pratique avec "consort" comme nécessaire, en insistant sur ce recours à un "daka" ou "dakini". Or, si l'on se réfère à d'autres ouvrages appartenant à la lignée dont vous relevez, on apprend qu'il s'agit en fait de commerce sexuel avec des partenaires âgé(e)s de 12 à 29 ans au maximum, le plus jeune étant le mieux, le "feu intérieur" étant plus intense plus on se rapproche des 12 ans. Aucun doute à ce sujet, les enseignements contenus dans ces textes dont j'ai les références exactes étant très explicites à ce sujet, allant jusqu'à dresser une nomenclature des différents types d'organes féminins : comme le lotus ( le plus approprié ), comme une conque, comme un éléphant, comme une biche.

    Mais vous voyez ce dont je veux parler et il est inutile de vous faire un dessin. Maintenant, avez-vous jamais songé à la part de responsabilité qui vous incomberait si quelqu'un allait s'amuser à prendre à la lettre cette incitation à la débauche avec mineure de moins de 16 ans ? Je vous ai déjà adressé à ce sujet, il y a quelques années, le texte d'une petite annonce demeurée, à ce jour, sans réponse : je ne pense pas que s'enfouir la tête dans le sable soit la meilleure façon d'aborder certains points de doctrine plutôt scabreux. Puisque votre mission est de préserver la tradition mahayana, veillez aussi à protéger ce qui entoure ces secrets de Polichinelle, tout au moins évitez le déballage de ces vérités au grand jour, en place publique, cela ferait un tort considérable à votre image de marque. »

    http://bouddhanar-1.blogspot.fr/2012/11/jacques-accuse-linstitut-vajra-yogini.html

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  13. Anonymous12:41 PM

    Durant son enquête sur Sogyal Rinpoché (grand ami du dalaï-lama), Elodie Emery, une journaliste de Marianne, a assisté à la confession publique d'un disciple pédophile et incestueux. Le bouddhisme tibétain, avec son symbolisme érotico-morbide et sa pédophilie ritualisée, attire de toute évidence de nombreux déséquilibrés.

    http://www.marianne.net/Le-lama-Rinpoche-a-Paris-pas-si-zen-ces-bouddhistes_a211593.html

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  14. Anonymous12:59 PM

    Correction :
    Iconographie à la place de symbolisme, iconographie érotico-morbide.

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  15. Anonymous6:58 PM

    Je ne vois pas en réalité quelles enquêtes “sérieuses” auraient véritablement “dénoncé” le Dalaï Lama. Le lien vers le reportage concernant les Shugden ou Shougden est connu et est toujours relayé, comme semblant être l’os à ronger des détracteurs du Dalaï Lama.

    Et pourtant, si on s’en tient au culte des déités courroucées (ou effrayantes) ou aux dharmapalas et si on veut vraiment y voir quelque chose de négatif, alors il convient d’évoquer clairement le culte de Shougden.

    Celui-ci est sans ambiguïté une divinité courroucée ou effrayante et est désignée par ses adeptes comme leur protecteur (ce qu’il est historiquement, comme ayant été inventé par des dignitaires Guélougpas, qui en ont fait leur culte favori pour se démarquer des autres écoles de l’époque, 17ème siècle, et asseoir leur suprématie. Ce culte fut d’ailleurs repris par une partie de l’aristrocratie laïc adepte de l’école Guélougpa).

    Son histoire désigne donc cette déité comme une invention purement tibétaine et hautement polique, détachée de l’histoire du bouddhisme indien, au contraire des autres divinités, qui trouvent leur origine dans les dieux de l’hindouïsme.

    Par ailleurs, la nouvelle tradition kadampa fait partie de la Western shugden society, pour ne pas dire qu’elle est le membre exclusif, car la preuve n’a jamais vraiment été apportée que d’autres groupes ferait partie de cette nébuleuse. A supposer même qu’elle n’en soit qu’un membre, l’intitulé même de l’association dont elle fait partie (et sous laquelle les membres de la NTK se présentent lors de leur contre manifestations pendant les enseignements du Dalaï Lama) révèle que leur culte principal et même unique est Shougden.

    On est donc bien loin d’un mouvement bouddhiste qui puiserait ses racines en Inde, et on est en présence d’un mouvement qui est constitué tout entier pour vouer un culte à une déité terrifiante (les pratiques internes de la NTK lui sont toutes consacrées et chaque matin on doit faire des offrandes, yaourt, gateaux secs, thé et bière brune, à Shougden).

    Dès lors, si on veut dénoncer les pratiques soit-disant démoniaques des lamas tibétains, qui pourtant consacrent une bonne partie de leurs pratiques et de leurs enseignements à ce qui fut enseigné par le Bouddha et ses successeurs indiens, on devrait dénoncer en tout premier lieu la NTK qui ne vit que par et pour son culte de Shougden.

    Tout ceci devrait d’ailleurs conduire à très sérieusement relativiser la position du Dalaï Lama à l’égard des adeptes de ce culte. Sans compter le prosélytisme inouï de la NTK, sans équivalent dans les autres mouvements bouddhistes (tapez “nouvelle tradition kadampa” dans google, avec l’option “moins d’un mois” et vous verrez des dizaines de sites créés tout spécialement pour leur faire de la publicité. Citez-moi un seul mouvement bouddhiste qui en ferait autant : je doute que vous y parveniez).

    On reproche au Dalaï Lama d’avoir accepté l’aide américaine : d’une part je ne vois pas comment on pouvait reprocher aux tibétains en exil d’accepter une des rares aides qui leur était apportée alors que leur pays était envahi par la Chine, quand bien même ils faisaient le jeu, à leur corps défendant, de ce qui était la guerre froide ; d’autre part il est établi que toute aide américaine a cessé au début des années 70, de sorte qu’on ressort toujours les mêmes arguments, faute d’en avoir de nouveau à lui opposer.

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  16. Anonymous6:59 PM

    Loin de moi l’idée de contester les luttes et conflits, parfois sanglants, qui eurent lieu par le passé au Tibet entre écoles. C’est une constante de l’histoire des religions, lorsque la spiritualité cède le pas à la soif de pouvoir et à la politique. C’est tellement une constante que ce phénomène s’est rencontré dans le zen (massacre de jésuites portugais, soutien au pouvoir japonais impérialiste durant la seconde guerre mondiale), mahayana ou theravada (soutien au pouvoir politique dictarorial, ségrégation des autres religions, en particulier l’Islam).

    Il n’est plus alors question de spiritualité, mais de politique, et la même chose se rencontre entre chrétiens (luttes fratricides entre catholiques et protestants) ou entre musulmans (chiites et sunnites).

    Enfin reprendre les termes d’un courrier ou d’une plainte n’apporte rien de probant : les faits décrits dans une plainte n’ont de valeur qu’à la condition d’être suivis d’un jugement de condamnation. Sans celui-ci, la plainte ne prouve rien. N’importe qui peut porter plainte contre n’importe pour n’importe quel fait et se référer à une plainte seule est soit très imprudent, soit de la désinformation.

    Je me félicite du rappel mentionné près de la partie des commentaires pour appeler à la modération, car au moins trois des commentaires qui me précèdent sont un concentré de haine et de vulgarité et mériteraient certainement une modération...

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  17. Anonymous9:05 PM

    Les commentaires ne sont pas agressifs à votre égard. Ils font allusion à la violence du bouddhisme tibétain (rituels magiques criminels, représentations d'entités menaçantes et sanguinaires – hachoirs, coupes crâniennes, peaux humaines -, sévices corporels, maltraitance des moinillons...) De plus, n'est-il pas naturel de dénoncer avec force cette sorte de pédophilie « sacrée » préconisée par des tantras dits « supérieurs » ? Pensez aux victimes des bouddhistes pédophiles au Népal et en Inde où il est si facile d'acheter des enfants pauvres. Les adeptes des tantras pédophiles ont sévi naguère. Il est certain que de nos jours ils poursuivent secrètement les abominables pratiques enseignées dans ces tantras. Faut-il aussi ignorer les confessions du jeune Kalou Rinpoché qui fut régulièrement violé à l'âge de 12 - 13 ans dans un monastère ?

    Si les adeptes de Shougdèn détenaient le pouvoir politique, seraient-ils meilleurs que leurs persécuteurs ? Qui peut répondre à cette question ? Mais pour l'instant, nous savons qu'ils sont victimes de l'intolérance du dalaï-lama. C'est un fait qui ne plaide pas en faveur de la soi-disant compassion du bouddhisme tibétain.

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  18. Il parait que 5 millions de français sont bienveillants vis a vis du bouddhisme. On trouve même des "scientifiques" qui passent leur temps à démontrer que c'est notre seul salut.

    Alors soyez courageux, posez smartphones et voitures climatisées et partez trois ans vivre chez eux, là-bas, pas dans un monastère de pacotille en France.

    Après on fait le bilan !

    Mais arrêtez de passer pour des gogos, vous dénoncez la sorcellerie, l'intolérance républicaine, votre mal être ... mais par rapport à quoi vous comparez vous ... au tibétain qui gagne 100 € par an ou le bobo qui passe à la télévision sur FR3 ?

    Ma femme s'est convertie au bouddhisme pour trouver une nouvelle spiritualité en plus de ses 10 h de loisirs hebdomadaires
    Personnellement je bosse 80 heures par semaine mais je n'ai pas de problèmes métaphysiques
    sauf que le bouddhisme a tenté de squatter mon foyer.

    mon coup de gueule sur www.naddoptepasunebouddhiste.com

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  19. Anonymous2:52 PM

    Non, ce que dit Jacques est vrai, à l'Institut Vajra Yogini ils bannissent ceux qui ne leur plaisent pas, je suis moi même une victime de ce lieu. Je l'ai fréquenté 5 ans, je peux écrire un livre sur ce que j'y ai vécu et sur toutes les histoires entendues à droite, à gauche... D'ailleurs dès mon arrivée, des anciens m'avaient prévenu:"Attention!!! Ici, il y a des personnes qui s'arrangent pour que d'autres personnes ne viennent plus"... De tout Coeur avec toi Jacques et j'espère que d'autres oseront parler....

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