Saturday, February 02, 2013

Églises à vendre




Le Christ était pauvre : naissance dans une grotte, formation d'apprenti menuisier et carrière de chômeur-prêcheur itinérant aux propos subversifs qui lui valurent une position cruciale mais fort douloureuse au sommet du Golgotha. 

Plus tard, la puissante Église, appréciée et récompensée par les exploiteurs argentés, renia ce Messie qui disait à l’homme riche : « Va, vends tout ce que tu possèdes, donne le produit de la vente aux pauvres et tu auras un capital au ciel. Puis viens et suis-moi. »

Aujourd'hui, beaucoup de personnes tirent le diable par la queue pour vivre, alors Dieu, l'Église, les liturgies et les sermons, les fables divines font moins recette. Même les grenouilles de bénitier sont résignées, elles ne croient plus qu'un jeune prêtre en soutane viendra les écouter dans la pénombre du confessionnal.

Faute de fidèles, de vocations et de donations, les diocèses et les collectivités doivent vendre une partie de leur patrimoine religieux.

Acheter une église et la transformer en résidence permet à des snobs de faire savoir qu'ils habitent dans la maison de Dieu. C'est donc très chic. Et les personnes qui désirent vivre sous des voûtes gothiques ou romanes auront le choix, 5 à 10% des églises pourraient être vendues, détruites ou abandonnées d’ici à 2030.

« Selon l'Observatoire du patrimoine religieux (OPR), le pays compte près de 100 000 monuments (en moyenne 2,5 par commune), à 95% catholiques et dont environ 45 000 sont des églises paroissiales. 5 à 10 000 édifices sont menacés dans les 15 prochaines années. Après 6 mois sans utilisation pour le culte une église peut perdre son affectation. Or, les curés de campagne, en charge de dizaines d’églises ne pourront bientôt plus courir de l’une à l’autre.

Les collectivités (propriétaires d’environ 40 000 églises) sont en crise. Quant à l’Église (qui possède les 5000 restantes), elle est dans une situation financière critique. Moins de fidèles, c’est moins de finances. Or, la maçonnerie, la toiture, l’électricité et le chauffage, sont à rénover régulièrement. Sans parler de la restauration des œuvres. »

source :

2 comments:

  1. Anonymous10:17 AM

    Ça se passe dans une petite ville de province. Une grenouille de bénitier rencontre le curé après la messe.

    - Monsieur le curé, il faudrait faire quelque chose pour Madame Léger, vous savez, celle que son mari a laissé tomber avec trois enfants sur les bras, pour aller vivre avec une autre. Elle est misérable. En plus, elle n'arrive plus à payer son loyer.

    - Hmmm, quelle tristesse. Je vais voir ce que la paroisse peut faire pour elle. De combien aurait-elle besoin ?

    - Ben, je sais qu'elle a trois loyers de 500 Euros en retard. C'est ce qu'il faudrait lui avancer.

    - 1500 Euros ! C'est beaucoup ! Bon, je vais essayer de mettre les fidèles à contribution. Après tout, un peu de charité chrétienne ne fera de mal à personne. Mais dites-moi, comment êtes-vous au courant des difficultés de Madame Léger ? Vous êtes une voisine, ou bien peut-être de sa famille ?

    - Non, je suis sa propriétaire...

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  2. Anonymous6:30 PM

    Une vieille coquette, convertie sur le tard, interrogea l'abbé Ratisbonne, au XIXe siècle :

    - Mon père, commet-on un péché quand on prend plaisir à entendre les hommes dire qu'on est jolie ?

    - Certainement, il ne faut jamais encourager le mensonge !

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