Wednesday, July 17, 2013

Le jaïnisme, une religion athée



« Le jaïnisme est athée et cet athéisme n’est ni une excuse, ni une polémique mais est plutôt acceptée comme constituant une attitude religieuse naturelle »

Charles Norton Edgecumbe Eliot


Les jaïns ne croient pas en Dieu. Leur religion enseigne l'existence d'un principe spirituel inhérent à l'âme.

« La doctrine jaina est fondée sur trois axiomes dont l'observance doit conduire à la délivrance de l'âme : le Vue droite, la Connaissance droite et la Conduite droite.

La Vue droite résulte soit d'un élan spontané, soit de l'étude des enseignements des maîtres : elle peut être visuelle, perceptive, relative à la perception suprasensible ou à la perception transcendantale : c'est une vision du monde extérieur particulière.

La Connaissance droite dérive soit des perceptions de la Vue droite, soit des enseignements, soit encore de la pensée ou du processus de la reconnaissance apportée par les sens ou l'intuition.

La Conduite droite doit donc découler logiquement des deux précédentes.

La logique jaïna procède de plusieurs concepts importants tels que ceux du Naya-vâda, science de la connaissance du réel sous tous ses aspects divers, lesquels varient en fonction des implications concrètes, de la synthèse des points communs, du moment vécu, de la pratique, de sa description correcte par le langage, de sa signification conventionnelle, etc.

La théorie du Syâd-vâda, qui est un corollaire du précédent, consiste en une vue relativiste destinée à ajuster l'affirmation et la négation des choses à leur mouvante réalité. La nature est ainsi divisée en « catégories » qui sont classées dans des ordres différents selon les points de vue d'où on les considère. C'est ainsi que, dans l'une de ces « catégories » (padârtha), il existe des « principes » (tattva) et des « masses d'êtres » (ashtîkâya) dont les plus importants sont l'âme (jîva), la matière (pudgala), la cause du mouvement (dharma), la cause de l'arrêt du mouvement (adharma) et enfin l'espace (âkâsha). Selon cette philosophie, l'âme seule possède la vie spirituelle et rend possible tous les aspects de la vie : elle est semblable l'âtman brahmanique. Cependant, il n'y a pas d'âme universelle et souveraine, mais une infinité de monades « métaphysiquement semblables et égales ». Seul les effets du karma peuvent modifier leur statut.

La matière est de structure atomique dans laquelle chaque atome (anu, paramânu) de nature corporelle est incréé, indivisible, indestructible, tout en possédant des saveurs, odeurs, et couleurs propres. C'est leur association qui constitue la matière, les « éléments » n'apparaissant qu'au niveau moléculaire, qui constitue le « support matériel » des âmes.

L'espace (âkâsha) est considéré comme une substance incorporelle immobile et inerte, dépourvue de qualités « sensibles » : c'est le « contenant » des âmes et de la matière. Le temps (kâla) est lui aussi considéré comme une substance sans espace. Il est constitué d'une infinité d'« atomes temporels » (kâlânu).

La cause du mouvement et de l'arrêt du mouvement (dharma et adharma) se trouve naturellement dans la pratique des trois « joyaux » du jaïnisme pour le premier et dans l'erreur pour le second.

Dans la philosophie jaïna, l'existence est composée de six « substances » qui sont :

1 — Dharmâshtikâya, un « corps » qui est le moyen du mouvement ;

2 — Adharmashtikaya, un « corps » qui permet à l'animé de devenir inanimé ou « en repos » ;

3 — Akshati-kâya, qui crée l'espace dans lequel les êtres animés et inanimés (en repos) peuvent vivre ;

4 — Pudgalâshtikâya, ce qui permet l'existence de la matière (pudgala) ;

5 — Jîvâshti-kaya, esprit qui existe par inférences ;

6 — Kâla, le Temps.

Ces six « substances » ou « corps » sont appelées Dravya.

Ces théories s'accompagnent, dans les doctrines jaïna, d'une vue cosmologique extrêmement élaborée, dans laquelle l'univers (loka) est schématiquement représenté comme un homme debout, composé de trois mondes : le monde inférieur (jambes), le monde médian (le corps) et le monde supérieur (la tête). Ces trois mondes sont entourés d'une triple enveloppe atmosphérique (air, vapeur, éther) au-delà de laquelle ne se trouve que de l'espace vide. Cet Univers est organisé autour d'un axe vertical creux à l'intérieur duquel se trouvent tous les êtres vivants « mobiles ». Chaque monde est divisé en de nombreux étages : le monde inférieur, le monde médian, qui comprend notre terre, avec des îles-continents, et enfin le monde supérieur, situé au-dessus du mont Meru et où se trouvent les divinités : les âmes libérées y occupent le sommet (chignon de l'homme cosmique). En ce qui concerne les âges du monde, le jaïnisme admet la classification brâhmanique, le cinquième âge (qui est le nôtre) aurait commencé en 523 et serait caractérisé par la douleur. Il sera suivi d'un sixième et dernier « âge » long lui aussi de 21 000 ans à la fin duquel la race humaine subira de terribles transformations, sans toutefois que le monde disparaisse (comme dans la théorie du Pralaya hindou), l'univers étant indestructible.

Les âmes individuelles sont sujettes à la transmigration, sauf évidemment les « âmes libres » ou délivrées (Mukta) et les âmes « parfaites » (Siddha), ces dernières pouvant parvenir à l'état de Tirthakara afin d'enseigner le monde. Cependant, selon les jaïna, tous les composés naturels sont doués de psychisme, les minéraux comme les végétaux, mais à des degrés différents que celui des animaux et des hommes. « Une goutte d'eau, par exemple, est formée d'une quantité innombrable d'individus aqueux dont chacun est doué d'âme ». [« Manuel des études indiennes », § 2475]

L'organisme corporel est, selon les jaïna, composé de deux à cinq corps : le corps physique, le corps de transformation (transformable selon le désir de celui qui le porte, et qui est le privilège des seuls êtres célestes ou infernaux), le corps de transfert qui permet à l'esprit de se transporter en n'importe quel point de l'espace, le corps ardent (Tejas) constitué d'énergie, enfin le corps karmique composé de la masse de karma accumulée par l'être, en vertu de ses actions et pensées. La qualité karmique de l'âme est symbolisée par une « couleur » ; ces couleurs peuvent comporter six teintes, du noir au blanc, représentant toutes les valeurs karmiques allant des êtres infernaux aux saints les plus purs. Les activités de notre existence (laquelle est métaphysiquement impure) comportent à la fois un aspect matériel et un aspect immatériel.

Cette philosophie complexe dans laquelle la notion de karma s'éloigne un peu de celle qu'en ont le brahmanisme et le bouddhisme, oblige le fidèle à obéir à toute une série de « vœux » qui constituent une sorte de morale exigeante conduisant à cinq abstentions majeures :
  • nuisance aux êtres vivants,
  • fausseté,
  • vol,
  • indiscipline charnelle,
  • attachement aux biens de ce monde.

Il s'ensuit que le fidèle jaïna, afin de devenir pur, devra s'abstenir de toute nuisance envers les êtres vivants et sensibles, ceci parfois poussé jusqu'à l'extrême, en respirant, marchant, mangeant, travaillant, buvant, etc. Cette attitude d'absolu respect de la vie sous toutes ses formes devra obligatoirement être accompagnée de vertus positives bienveillance, charité, compassion, tolérance, etc.

Dans cette optique, les fidèles jaïna, comme les fidèles bouddhistes sont classés en deux ordres, les laïcs et les religieux, chacun d'eux devant observer une morale particulière et comportant des degrés de pureté de vie : à la limite (douzième degré) le jaïna peut même se suicider par inanition pour atteindre la véritable paix spirituelle. Laïcs comme religieux devront donc s'astreindre, à des degrés divers cependant, à la méditation, aux jeûnes purificatoires, à certaines pratiques du yoga (concentration, immobilité de l'esprit, etc.). C'est ainsi que le fidèle peut, s'il le désire, arriver par quatorze stades d'évolution, depuis l'ignorance totale (source de fausseté et d'erreur) jusqu'à la libération finale, c'est-à-dire le stade où l'âme de l'être devenu parfait (Siddha, Arhat, Kevalin) n'agit plus avec le corps et l'abandonne.

Le jaïnisme reconnaît au cours des âges l'existence d'un grand nombre de Kevalin ou Arhat (appelés Tîrthakara), théoriquement au nombre de 720, mais dont l'histoire ecclésiastique jaïna n'a retenu que les 24 derniers. Les disciples du Mahâvîrâ (le 24ème des Tîthakara ou « prophètes) furent, selon la tradition, extrêmement nombreux, non seulement dans le Bihâr (où ils s'opposaient aux disciples du Bouddha), mais plus particulièrement dans le Mysore (Karnâtaka) et dans l'ouest de l'Inde. Le jaïnisme eut plusieurs « Thera » (Anciens) ou maîtres dont l'un des plus célèbres fut (sixième à partir du Mahâvîra) Bhadra-bâhu, qui serait mort 162 ou 170 ans après le Mahâvîra. Il aurait réuni les premiers textes de foi jaïna, les anga et les pûrva et aurait provoqué la réunion d'un grand concile jaïna dans la ville de Pâtaliputra, à l'époque du roi Maurya Chandragupta. Cependant, vers 79 se produisit un schisme au sein de la communauté jaïna, schisme qui aboutit à la création de deux grandes sectes, celle des Shvetâmbara « Ceux qui sont vêtus de blanc » et celle des Dîgambara « Ceux qui sont vêtus de ciel » (c'est-à-dire nus), opposant les jaïna « traditionalistes » qui avaient émigré dans le sud de l'Inde et ceux, moins rigoristes, qui étaient demeurés dans le nord. Les deux courants se répandirent dans toute l'Inde et, comme les bouddhistes, eurent à souffrir des persécutions de certains souverains attachés au brahmanisme comme de celles des Huns hephtalites.

Un grand, concile se réunit sous la présidence des Shvetâmbara vers 980 (ou 983) après la mort du Mahâvîra (fin 5ème siècle) à Valabhî, qui permit à ceux-ci de fixer la rédaction définitive de leur canon. Mais, comme pour le bouddhisme, le jaïnisme vit, au cours des siècles, la création de sectes très nombreuses, différant seulement sur des points de détail de la doctrine ou sur des pratiques. Il y aurait ainsi environ 84 sectes se réclamant des Shvetâmbara, alors qu'il n'y en aurait eu que quatre parmi les Digambara. Cependant, au 18ème siècle, naquit à Surat une nouvelle secte, différente des deux autres, nommée Sthânakavâsî qui refusait le culte des images et qui préconisait le retour à la pureté des origines du jaïnisme. Car, au cours des âges, cette religion subit, bien entendu, de nombreuses transformations, dues pour la plupart à l'influence de l'hindouisme, laquelle se traduisit principalement par l'adoption de rites et de coutumes hindoues. Mais, en règle générale, la tradition jaïna se remarque par une admirable continuité, dans l'espace comme dans le temps. Le fidèle jaïna est astreint (comme les fidèles de l'hindouisme d'ailleurs) à de multiples observances quotidiennes, notamment la récitation des six Âvashyaka : vœu d'avoir à éviter tout acte blâmable ; louange des 24 Tîrthakara ; prière aux êtres supérieurs ; confession ; méditation silencieuse, et enfin refus de tout ce qui n'est pas absolument indispensable...

Les jaïna développèrent également, surtout dans l'ouest de l'Inde, et peut-être déjà à partir des 4ème et 5ème siècle, une sorte de tantrisme mêlé de traditions hindoues.

La communauté religieuse jaïna accepte les femmes, qui furent, dès le début, en assez grand nombre, bien que les Dîgambara estiment qu'elles ne peuvent parvenir à la délivrance qu'après être renées dans un.corps d'homme. Les laïcs doivent aussi observer des vœux quotidiens, mais moins sévères que ceux des moines.

Le jaïnisme ne se différencie guère des autres religions indiennes, en ce sens que sa métaphysique est tout entière fondée sur la croyance en la transmigration des âmes, et son éthique sur la croyance en la délivrance finale. Mais, contrairement au bouddhisme il croit en la réalité de la substance. L'être est formé d'une âme (jîva) et d'une substance inerte et atomique (pudgala). Leurs interactions mutuelles créent le Karman (ou Karma).

Ce Karman est fait de matière et détermine la personnalité. On dit même parfois qu'il donne une teinte à l'individu. C'est de lui que l'âme doit s'affranchir si elle veut mettre fin au cycle des renaissances. Ce Karman ne peut être détruit que par un genre de vie et une discipline appropriés. Lorsque cela est fait, le jîva entre au Nirvana et redevient une pure lumière.

La discipline morale est beaucoup plus dure que la « voie moyenne » enseignée par le bouddhisme. L'adepte jaïna doit s'abstenir de commettre les cinq fautes principales : le meurtre et la violence envers les vivants, le mensonge, le vol, l'incontinence sexuelle, la convoitise, l'attachement aux biens matériels. C'est la religion indienne où le principe de non-violence (ahimsâ) est respecté le plus strictement, puisque l'on peut voir certains jaïna porter devant leur bouche un écran qui les empêche d'avaler les insectes, ou balayer la route devant eux pour ne pas écraser un animal. Cela les détourne également de certaines professions. La vie monastique est encore plus stricte, et les moines ont le droit de se suicider par inanition, droit qui s'est d'ailleurs étendu aux laïcs.

Les laïcs et les religieux jaïna ont toujours été étroitement solidaires, et c'est le travail des premiers qui apporte de nombreuses ressources aux seconds. Cela explique la richesse des temples, les manuscrits innombrables (les plus anciens de toute l'Inde), les écoles, les hôpitaux (certains sont réservés aux animaux) fondés par les jaïna. Ils sont peu nombreux niais ont une importance économique et culturelle considérable.

C'est la fermeté de sa tradition qui a permis au jaïnisme de se maintenir, mais cela n'empêcha pas le développement de sa littérature religieuse et philosophique, ni l'existence de sectes différentes. Les rapports avec l'hindouisme ne posent plus de problèmes, d'autant plus que les jaïna, qui n'ont pas de clergé, ont dû faire appel, pour leur rituel, à des prêtres hindous rétribués : les Pûjâri, qui prennent soin des sanctuaires et célèbrent les offices. Pendant ce temps les moines jaïna peuvent se consacrer à la recherche de la sainteté et à l'enseignement. »


Louis Frédéric

14 comments:

  1. Anonymous8:29 AM

    Gourou MiMi, Let’s Enjoy !
    http://youtu.be/VnT7pT6zCcA

    True joy is inside : it can endure everything. Nobody can give it to you, no guru, even charismatic.

    La vraie joie est intérieure : elle peut tout supporter. Personne ne peut vous la donner, aucun gourou, même charismatique.

    ReplyDelete
  2. Anonymous8:46 AM

    Le diamant est perdu dans la boue ;
    Tous vont à sa recherche
    Certains vont vers l’Orient- ou vers l’ouest, Espérant l’y trouver.
    Est-il donc égaré dans le fleuve ?
    Ou bien dans les rochers ?
    Sabir ton serviteur, l’apprécie à sa juste valeur
    Chaudement abrité, il l‘emporte
    Dans un pan de son coeur.

    Kabîr

    ReplyDelete
  3. Anonymous11:15 AM

    Athéisme ou dialogue inter-religieux ?

    A l’heure où le gouvernement Français a reçu le Président Birman Thein Sein, et que les conflits entre les communautés bouddhiste et musulmane en Birmanie et au Sri Lanka font la une de la presse internationale, je tiens à rappeler l’initiative remarquable d’un leader spirituel Bouddhiste, S. S. Gyalwang Drukpa, qui est malheureusement passée quasi inaperçue dans la presse européeenne.

    Cette intiative d'un dialogue pacifique et de mains tendues entre les différentes communautés, mérite aujourd’hui d’être rappelée, car elle pourrait augurer, dans les prochains mois, d’une toute nouvelle approche du dialogue inter-religieux en vue d’un règlement pacifique.

    Touts Mes Félicitations à S. S. Gyalwang Drukpa et mes voeux de prospérité.

    http://evel.in/1613

    Cordialement

    ReplyDelete
  4. VICTOR9:01 AM

    N'avez-vous pas l'impression que devant l'ampleur du génocide commis par les bouddhistes birmans, les gourous bouddhistes ont besoin de redorer l'image de leur doctrine et de leurs pratiques méditatives ?

    En réalité, la méditation pratiquée par les moines extrémistes de Birmanie ou d'ailleurs ne rend pas meilleur.

    ReplyDelete
  5. Anonymous5:01 PM

    Le bouddhsime n'est qu'un courant de pensée parmi tant d'autres.

    Cordialement

    ReplyDelete
  6. Anonymous5:29 PM

    Tout les systèmes sont corrompus bouddhiste et non bouddhiste, Et alors ???

    Si vous trouvez les réponses en vous, vous pourrez agir.
    Bonne chance !!!

    ReplyDelete
  7. Anonymous1:43 PM

    Ce qu'il y a de plus extraordinaire chez les jains, c'est leur respect des êtres vivants, des animaux et leur refus de manger de la viande et du poisson. Les bouddhistes devraient suivre l'exemple des jains et cesser d'être complices des massacres animaux. Tout en prêchant la non-violence et la compassion Dalai Lama continue d'être carnivore, quel honte!

    ReplyDelete
    Replies
    1. Anonymous11:21 PM

      C'est faux.
      Dans le bouddhisme il y a le petit et le grand vehicule.
      Les adeptes du premier acceptent (pour certain) de manger de la viande à partir du moment où elle n'as pas été tuer pour eux.
      Les adeptes du deuxième sont totalement végétarien.
      Cessons de critiquer d'opposer les philosophies les unes par rapport aux autres. Chacune à sa raison d'être et correspond à un type de personne en fonction de leur aspiration profonde.
      Ne pas tuer pour se nourrir et un principe que j'applique pour ma vie. Par la contre je le garde de juger le choix d'autrui. Même si je ne l'approuve pas. Je respecte le choix de chacun

      Delete
    2. Anonymous8:39 AM

      Bonjour,
      CE N'EST PAS FAUX !
      Le Vajrayāna est la forme tantrique du grand véhicule (MAHAYANA). Or les lamas tibétains sont rarement végétariens. Le Dalaï-lama lui-même a avoué son carnivorisme.

      Delete
  8. Anonymous6:52 PM

    The Kindness Flowers http://youtu.be/QBIZ2hzpKFI

    For :
    http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/201306/25/01-4664689-inde-craintes-depidemies-apres-les-inondations-dans-lhimalaya.php

    Avatamsaka Sutra
    (The Flower Garland Sutra)

    Flower garlands, supreme and wonderful,
    Music, perfume, parasols, and canopies,
    And other decorations rich and rare,
    I offer to every Buddha.
    Fine clothing, superior incense,
    Powdered and burning incense, lamps and candles,
    Each one heaped up as high as mount Sumeru,
    I offer completely to all Buddha’s
    With a vast, great, supremely liberated mind,
    I believe in all Buddha’s of the three periods of time,
    With the strength of Samantrabhadras conduct and vows
    I make offerings to all Buddha’s everywhere

    ReplyDelete
  9. Anonymous7:06 PM

    The Kindness Flowers http://youtu.be/QBIZ2hzpKFI

    For :
    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/video/2013/07/18/les-inondations-font-quatre-morts-et-plus-de-20-000-sinistres-en-chine_3449682_3216.html

    Avatamsaka Sutra
    (The Flower Garland Sutra)

    Flower garlands, supreme and wonderful,
    Music, perfume, parasols, and canopies,
    And other decorations rich and rare,
    I offer to every Buddha.
    Fine clothing, superior incense,
    Powdered and burning incense, lamps and candles,
    Each one heaped up as high as mount Sumeru,
    I offer completely to all Buddha’s
    With a vast, great, supremely liberated mind,
    I believe in all Buddha’s of the three periods of time,
    With the strength of Samantrabhadras conduct and vows
    I make offerings to all Buddha’s everywhere

    ReplyDelete
  10. Anonymous1:22 AM

    Droits des animaux : les dauphins considérés comme des personnes non-humaines

    http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/En-Inde-les-dauphins-sont-desormais-consideres-comme-personnes-non-humaines-et-ne-peuvent-plus-etre-gardes-en-captivite./(theme)/41805

    Le suicide de Flipper :
    http://youtu.be/pUZTjl5i7Zg

    ReplyDelete
  11. Spiritual Advertising12:24 PM

    Reward and Training : http://www.thenational.ae/business/industry-insights/the-life/campaign-of-diplomacy

    When people are rewarded by advertising messages and a free can of soda for their positive conduct which promotes love and peace : is it a new diplomacy to calm emotions and fear ?

    This recent experience in Lahore could have a positive impact because many of the Pakistanis had never seen an Indian before.

    However, when people are aware of the world and know the process of their emotions, we must ask :

    Does any advertising or any reward can be enough to calm fear and to shift people from their opinions ?
    Let’s remember that in Zoo, monkeys are rewarded with food and peanuts…

    Quand les gens sont récompensés par des messages publicitaires et une cannette de boisson sucrée pour leur comportement positif qui favorise l'amour et la paix: est-ce une nouvelle diplomatie pour calmer les émotions et la peur ?

    Cette expérience récente de Lahore pourrait avoir un impact positif car la plupart des Pakistanais n'avaient jamais vu un Indien avant.

    Mais quand les gens sont conscients du monde et connaissent le processus de leurs émotions, nous devons nous demander:

    Est-ce qu’un message publicitaire ou une récompense est suffisante pour faire bouger les opinions et calmer les peurs ?
    Rappelons que dans le zoo, les singes sont récompensés avec de la nourriture et des cacahuètes...

    Pendant qu'un poste a été placé dans le centre commercial de Delhi à Gurgaon, dans la banlieue de New Delhi, l'autre a été placé dans le centre commercial de Lahore.

    Le résultat: un homme lâche, brun salwar kameez dessine un signe de coeur avec une femme dans un kurta plus coloré; une fille et sa mère avec sa tête drapée dans un dupattâ trace un signe de paix avec un garçon et sa mère, qui est habillé dans un kurti manches et un adolescent et une fille danse loin ensemble à travers la fenêtre numérique.

    Et alors qu’ils agissent ainsi, ils reçoivent une boisson gratuite. Plus de 10.000 canettes ont été distribués au cours des trois jours de tournage.

    ReplyDelete
  12. Anonymous6:33 PM

    Rev. Dada J.P. Vaswani : "Change your attitude change your Life"
    http://youtu.be/mAHC1wmmrok

    So, rewarding people with a soda to calm fear and change negative attitudes into positive attitudes seems to be inoperative.


    Aussi récompenser les personnes avec une boisson sucrée pour calmer les peurs et changer les attitudes négatives en attitudes positives semble être inopérant.

    Love Peace and Harmony for everyone

    ReplyDelete