Monday, September 15, 2014

Le temps des Marouts et des Pachous




Des individus, nommés « marouts » dans la tradition ésotérique, ont pris le contrôle des Etats, des multinationales et des institutions internationales comme l’OMS, l’ONU, l’OTAN...

Marout » est un terme sanskrit ou dravidien de même racine que « Morigu » (en gallo-celtique) et mort.

« Le marout, dit Jean Louis Bernard, est un être à l’âme morte, au psychisme mort quant à son essence, quoique susceptible de donner des apparences de vie à ce faux vivant ou mort-vivant. Notion mystérieuse, troublante ! Dans la légende hindoue, les marouts seraient les instruments (les marionnettes) du dieu védique Roudra qui se servirait d’eux et de leur poison morbide pour répandre les épidémies. C’était l’opinion du sage Apollonius de Tyane, selon son historiographe. Une épidémie grave ravageant Ephèse, le thaumaturge y mit fin en faisant lapider à mort un marout ayant l’apparence d’un mendiant. Le dieu hindou Roudra, très ambigu car régentant à la fois la maladie et la médecine et déchaînant ouragans et tempêtes cosmiques, s’est peu à peu fondu dans Shiva, le destructeur divin des religions, nations ou grandes familles, mortes en essence, et des civilisations épuisées. Or la notion de marout est l’un des tragiques arcanes de l’ésotérisme politique, celui-ci se comprenant mieux sous l’optique shivaïte que chrétienne. Les brahmanes disent que lorsque Shiva (= la Providence, le Destin) veut rabaisser une nation, caste ou famille régnante, il place à la tête de cette nation, caste ou famille, un marout qui en deviendra le chef ou l’épouse du chef. Ne possédant par nature qu’une âme pourrie, cet être hybride contaminera les hautes sphères de la société par exemple, ou les arts ou la religion, et le déclin deviendra inéluctable si des hommes n’extirpent à temps le marout. »

Les Tibétains nomment ces marouts « cadavres vivants ». Notre temps a donné la vedette aux marouts, directement ou indirectement politiques, barrant en tout cas la route aux hommes forts et l’ouvrant aux écroulements.

Le type dominant des « élites » est le marout. D'un autre côté, dans le peuple, le type humain dominant est le pachou.

« Le pashu (pachou), explique Bernard Dubant, l'être « lié », hylique (sthûla, grossier, « matériel ») n'adore que son pasha, son lien, dont il fait son « dieu ». Il est soumis à Mâyâ, le principe de séparation du sujet et de l'objet. Dans le topique de la corde et du serpent, où le serpent est pris pour la corde. Mâyâ est le « serpent », et Brahman, la corde. Dans cet exemple, il n'y a que la « corde », que l'on ne « perçoit » pas, car seul le serpent est perçu. La corde a-t-elle créé le serpent ? Nullement. Le serpent a-t-il une « certaine existence » ? Aucunement. Le serpent, c'est « l'univers », « connu », c'est-à-dire créé, par « identification » et « division ». L'univers, qui n'a pas la moindre existence, est pris pour Brahman, qui n'est pas la cause de l'univers — la causalité, qui est une perception erronée, surimposée, ne commence qu'avec Mâyâ — cause ne précédant pas son effet, ne lui étant pas concomitante, ni, bien sûr, postérieure. Cause qui ne devient cause que lorsque l'effet est produit — causée donc en tant que cause par son effet. Les religions et les philosophies ne sont que « sous le soleil de Mâyâ ».

C'est ainsi que le pashu ne s'intéresse nullement à la « vérité » (satya, Brahman) — il ne s'intéresse qu'à la surimposition, l'imposture, et la foule attend incessamment le grand imposteur, celui qui feindra d'avoir assez d'autorité pour imposer l'illusion comme vérité définitive — la foule, gobeuse d'illusion (moha), est cependant toujours sceptique — ce n'est pas assez — et déçue par son propre scepticisme — d'où les mesures antipyrrhonniennes qui sont prises jusque dans les prétoires...

Le « monde » ainsi, n'est qu'un « discours », qu'un « faire ». Le « monde » s'édifie par le faire, qui est le discours de la perception erronée. C'est le Ne-Pas-Faire qui « détruit » le « monde », qui le « dissipe » — faisant entendre le « rugissement de la vacuité » (shûnyatâ simhanâda), la « non-naissance » (ajatâ) dont les « dualistes » ont peur. L'être n'est que surimposition, et les perceptions de l'état de veille (jagrat), de l'état de rêve (svapna, taijasa), les perceptions « extérieures » et « intérieures », ne sont que « surimpositions » — c'est ainsi que Lin Tsi dit qu'il n'y a rien à chercher à l'extérieur ni à l'intérieur.

Le pashu est le bhogin — bhoga signifie « jouissance » et aussi « effort » ; il est celui qui ne « sacrifie pas », qui n'abolit pas le combustible dans le feu du yajña de la gnose. Ne-pas-faire peut se traduire aussi par abhoga, non-effort, non-attachement. Le pashu « construit » son monde par l'effort et l'identification à autre que lui-même — que ce soit son individualité ou sa non-individualité — par la « jouissance », la « manducation » — bhuj signifie « manger », « jouir de », « expérimenter » — le pashu, le bhogin, est l'« expérimentateur », le « faiseur », le tueur de Brahman, pour la grande gloire de l'illusoire Mâyâ. Le pashu est le karmin, l'idiot qui tisse son karma, qui est son «univers», qui est son linceul.


5 comments:

  1. Anonymous5:31 PM

    En Irak les prises de guerre des islamistes sont impressionnantes : l'équivalent de 3 corps d'armée. Ils ont aussi de redoutables hélicoptères d'attaque mais pas de pilotes. Ils ont donc besoin de temps pour pérenniser leur Califat. Peut-on croire qu'ils sont assez débiles pour s'attirer les foudres des populations occidentales avec les images d'insoutenables décapitations d'otages occidentaux ?

    Ce qui est certain, c'est que la coalition doit fabriquer rapidement le consentement de l'opinion publique occidentale pour bombarder les forces de l'Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL, ISIS en anglais ou Daech en arabe).

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  2. Anonymous6:44 PM

    "Ainsi que le rappelait jeudi John Boehner, président républicain de la Chambre des représentants, « un F-16, ce n’est pas en soi une stratégie. Et les attaques aériennes ne suffiront pas à mener à bien ce que nous tentons de faire. Le président a clairement dit qu’il ne voulait pas de troupes au sol. Mais il faudra bien que quelqu’un envoie des troupes au sol ». En martelant qu’il n’y aura pas d’intervention terrestre, Obama se leurre lui-même : 475 conseillers militaires supplémentaires devraient rejoindre l’Irak dans les prochains jours, portant à environ 1.600 le nombre (officiel) de militaires américains dans le pays. Et il est clair qu’il en faudra beaucoup d’autres pour éradiquer l’Etat islamique."

    Franck Delétraz

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  3. Anonymous6:58 PM



    Bonjour à toutes et à tous,

    Je vais commencer par les preuves : c’est l’EIIL qui a assassiné James Foley ; or, la direction de l’EIIL, ou ISIS, ou Daesh, etc. appartient à l’impérialisme américano-sioniste !

    Pour celles ou ceux qui ne le sauraient pas encore, voici le témoignage vidéo (vostfr) d’un ancien d’al-Qaïda :

    http://mai68.org/spip/spip.php?article7759

    Voici maintenant des photos où l’on voit le célèbre sénateur américain McCain poser avec al Baghdadi, le chef de l’EI :

    http://mai68.org/spip/spip.php?article7782

    Quant aux raisons, elles sont simples. Il faut à tout prix éviter que des journalistes honnêtes aillent enquêter dans cet endroit du monde. Il faut à tout prix que la vérité ne se sache pas ; donc, il faut que les journalistes aient peur. Quoi de mieux pour cela que d’enlever puis assassiner l’un d’entre eux, puis de montrer la vidéo de son assassinat sur internet pour dégoûter les autres, et enfin faire la chochotte en enlevant la vidéo d’internet pour faire dans la "décence" !

    Mais, pour bien voler, un oiseau doit avoir deux ailes ; aussi, une autre raison est bien sûr d’avoir une bonne excuse pour aller bombarder la Syrie, puisque c’est là-bas que ça se passe.

    Bien à vous,
    do
    http://mai68.org

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  4. Anonymous7:05 PM

    MENSONGES DE GUERRE

    En fait, depuis la guerre du Vietnam, l’impérialisme occidental déteste que de vrais journalistes libres aillent enquêter sur les lieux de ses crimes, c’est-à-dire sur les zones de guerre. En effet, les journalistes occidentaux ont à cette époque dénoncé les crimes de guerre américains. Ce qui avait énormément facilité la mobilisation anti-guerre des hippies et yippies aux USA. Et les Amerloques en perdirent la guerre du Vietnam.

    C’est pourquoi, au moins depuis la guerre d’Irak de 2003, a été inventé le concept de journaliste "embedded". C’est-à-dire, officiellement embarqué dans l’armée pour le protéger de l’ennemi. Et en fait contrôlé par l’armée, et chargé de faire la propagande de guerre.

    Cependant, il existe encore des journalistes dignes de ce nom, qui refusent de se laisser embarquer dans l’ignominie. Dans ce cas, l’armée impérialiste, celle de leur propre pays ou de pays alliés, leur tire dessus pour les tuer ou les intimider.

    Les journalistes font semblant d’avoir oublié, mais n’ont certainement pas oublié à Bagdad, en Irak, en 2003, ce char d’assaut américain qu’ils virent tourner son canon vers l’hôtel Palestine, et plus précisément en direction de l’étage où résidaient justement les journalistes occidentaux non-embedded, c’est-à-dire libres, en train d’observer l’entrée de l’armée américaine à Bagdad. Puis, le char tira effectivement son obus.

    Ce sont donc évidemment les services secrets occidentaux qui commanditent les enlèvements de journalistes occidentaux sur les lieux des crimes de guerre commis par l’impérialisme occidental. L’armée ne veut pas de vrais journalistes sur les zones de guerre. Alors elle les tue, les enlève, etc. pour faire peur à la profession afin qu’ils ne dévoilent pas la vérité.

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  5. Anonymous7:06 PM

    http://mai68.org/spip/spip.php?article7820

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