Sunday, March 29, 2015

FRANÇOIS est-il un antipape ?

Dans « Chroniques du mondialisme », Pierre Hillard écrit :

« L’élection du pape François, le 13 mars 2013, est un pas de plus dans l’insertion de l’Église dans les instances mondialistes. Sitôt élu, il a reçu l’hommage des partisans du nouvel ordre mondial et du noachisme. Il est vrai que son action en Argentine a laissé de très bons souvenirs aux partisans d’un monde sans frontières. Ainsi, on peut relever l’engagement du cardinal Bergoglio en faveur de la fête juive Hanoucca. Nous pouvons citer aussi la joie de la franc-maçonnerie juive argentine, les B’nai B’rith, qui a salué l’élection de cet homme sur la chaire de saint Pierre. »

De son côté, Freddy Malot, fondateur d'une « Eglise Rouge », signe le brûlot suivant :

Un ANTIPAPE de plus : FRANÇOIS dernier

“Pharisiens, vous avez une postérité !”
(Pierre de Cluny)

“Partout l’Église crie : Je souffre à la tête ! Je souffre à la tête !”
(St Bernard – 1149)

I
Nous voilà affligés d’un anti-pape libellé François ! Et le tralala des médias prostitués se met en route. Minute ! Dis-je.

Pourquoi choisir d’entacher le père des Mineurs, qui n’en peut mais à 800 ans de distance ? Quitte à outrager l’Église du Christ, on pouvait faire plus fort, en exhibant un Apostolique : Jean ou Paul ; ou au moins un fondateur Latin : Grégoire (590) ou Boniface (Wilfrid – 742).

Pas question, bien sûr, d’envisager un Basile (362) ou un Luther (1517), ces noms évoquant infailliblement, au sein de la “religion d’amour” (!) des contempteurs du privilège des Clefs (lier et délier) confié à Pierre, campés en Orient (Cosaques) et au Ponant (Yanks).

Enfin, encore moins peut-il être question d’un Moïse (1225 A.C.) ou d’un Ahmed (609 P.C.), en dépit du “monothéisme” exalté par ailleurs ; dans le 1er cas ce serait donner exagérément dans la repentance du déicide, et dans le second ce serait baisser imprudemment la garde antiterroriste…

Je vous entends piailler : comment osez-vous parler d’antipape ?!

C’est simple : pour moi la garde du dépôt sacré des sources de la Pensée Vivante est de première importance ; et c’est bien cela qui explique votre mécontentement : vous supportez mal que j’entretienne le “signe de contradiction” que fut Jésus-Christ (Luc, 2 : 34 – σεμεῖον ἀντιλεγόμενον). C’est toujours vers lui que le méchant dirige ses attaques.

Or, St Paul enfonçait le même clou en déclarant : “Nous annonçons le Messie Scandale pour les Juifs et Folie pour les Gentils (ἔθνη. ) ; mais au contraire Force et Sagesse de ce même Messie pour ses Appelés (κλητοῖς)” (I-Cor. 1 : 23).

II

Égarés ! ressaisissez-vous. Pour ce faire, apprenez tout d’abord ceci : le dernier Pape de fait mourut il y a 160 ans (1782-1854). Il s’appelait Félicité-Robert de La Mennais, le divin auteur des “Paroles d’un Croyant” (1834). C’était sa réponse à l’encyclique maudite “Mirari Vos” (Votre Étonnement – 1832) pondue par le cochon mitré Grégoire XVI, qui traitait notre saint prêtre d’“enfant de Bélial”. Le point où nous en sommes réclame d’être cavé à fond. Allons-y…

Grégoire le Camaldule (ordre fondé en l’an mille par St Romuald) fut le déshonneur de son ordre et un pontife intrus : en 1831, il dut sa tiare à Metternich. Ce prince autrichien avait été le patron de la Sainte Alliance née à Paris le 26 sept. 1815, sitôt Waterloo (18 juin). La bande acoquinait l’Empereur d’Autriche, le Tsar de Russie et le Roi de Prusse, qui se proclamaient “délégués de la Providence” ; elle était stipendiée par la City de l’“Iron Duke” (Wellington), si bien qu’on voyait le parti de “Pitt et Cobourg” survivre à l’enchaînement de Bonaparte. L’Occident se donnait ainsi une Ligue des Despotes (Louis XVIII y adhère !) se proposant d’écorcher vif tout Peuple pouvant s’avérer infesté des principes de 1789.

Rien d’étonnant (mirabili !) donc que nous ayons un Gregorius (veilleur) nous déroulant dans son libelle “les valeurs” que doit glorifier la Barbarie Intégrale Dominante (B.I.D.) à l’heure de son installation, et voulue irrésistible. Eh ! Je puis vous rassurer concernant mon écart de langage “cochon” : notre successeur sur le siège de Simon-Pierre (Κηφᾶς) est réellement un paillard ! On peut très raisonnablement penser qu’en terminant son libelle par une invocation de la “très Sainte Vierge Marie”, sa tête était ailleurs, auprès de sa maîtresse Clémentine Verdisi (elle a 35 ans quand il en a 70), que tout Rome nomme : la “santissina putana” (très sainte putain).


III

Faisons le point.

En 1835, le régime Civilisé occidental se transforme sans barguigner en son contraire : en Barbarie conquérante. La “Poor Law” (1834) à Londres, et les “Lois de Septembre” (1835) à Paris marquent l’événement. C’était le déni catégorique de la “Question Sociale” soulevée immédiatement après les Trois Glorieuses en France (1830) et le Reform Bill en Angleterre (1832). Qu’était cette Question Sociale ? Ceci : qu’est l’avenir de l’humanité, après l’exonirose (fausse-couche) de 1789 et l’éviction de l’écran semi-médiéval de la Ste Alliance. L’affaire se concentrait dans le problème à résoudre des “prolétaires modernes”, les salariés. À ce sujet, une presse “ouvrière” était née en 1831 et, parallèlement la NUWC (National Union of the Working Classes) était fondée en Angleterre, tandis que les Canuts français inscrivaient sur leur drapeau “Vivre libres en travaillant ou mourir en combattant”. Faut-il souligner que la vieille Question Sociale est toujours pendante aujourd’hui, seulement envenimée à l’extrême depuis l’écrasement des “Chartists” anglais en 1839, et le massacre des “Quarantuitards” français (et continentaux) en 1848 ?

Deux remarques :

1 - La Chute du Grand Occident dont nous vivons le dernier quart d’heure, ayant répandu le malheur sur la planète, ne put être surmontée parce qu’elle était – sans qu’on le sache – celle de toute la Préhistoire Vivante : Tradition Parentale Matérialiste-Matriarcale (T.P.-M.M.) et Civilisation Bourgeoise Spiritualiste-Maritale (C.B.-S.M.) confondues.

2 - Depuis 1835, ce sont deux Empires Protestants (WASP !) qui menèrent successivement la danse Barbare, précisément parce que nés d’une rupture franche avec le christianisme Latin-Papal, contrairement aux empires Catholiques (français et ibériques), qui ont bien pu apporter leur pierre aux Temps Modernes (Gallicans, Oratoriens, Jansénistes), mais toujours en traînant le boulet de Trente (1545-1547 ; 1551-1563 ; 1566 : Catéchisme) et des Chouans (1793). Seule la dialectique lève l’apparent paradoxe du phénomène. Les deux empires de Réformés dégénérés : d’abord celui de Victoria (1841), “Her Britannic Majesty” (H.B.M.) ; ensuite celui de Wilson (1917), des USA à la “Manifest Destiny” (O’Sullivan – 1845).

L’armement mental de la B.I.D. est l’Obscurantisme Intégral dénommé “Laïcité”, arme sous patronage Maçonnique et à double visage : Cléricalisme – Hydre Pensée. Le siège de la B.I.D. étant l’Occident, le Cléricalisme consiste essentiellement dans l’apostasie Chrétienne, et si le Vatican y joue à fond sa partition, adossé en premier à notre “Fille Aînée” (!), il ne peut être qu’un second couteau, face au rouleau compresseur des Missions Évangéliques gavées de Guinées et de Dollars (hard power à la clef)…

Pour en revenir au tournant Barbare Païen (laïc) de l’Occident n’oublions pas de bénir, en compagnie de La Mennais :

- François Zénon Collombet. En 1833, il édite tout Salvien de Marseille (400-483), contemporain de la Chute de l’Empire Romain d’Occident (395-476), qui prend parti pour les Barbares au nom de J.C. Collombet nomme Salvien “Jérémie” de son temps, et le trouve tout à fait d’actualité, tout à l’opposé des Lacordaire et Ozanam, traîtres à La Mennais.

- Le révérend Joseph Rayner Stephens, Méthodiste Wesleyen et prêcheur héroïque
des “prolétaires” anglais de la Charte du Peuple (8 mai 1838).

IV

En conséquence :

1 - On ne saurait reparler de vrai Pape qu’à la suite de 3 actes Urbi et Orbi :

- Excommunication majeure du Grégoire salopard (Bartolomeo Alberto Cappellari), ex-président de la Sacrée Congrégation pour la Propagation de la Foi – excusez du peu ! – ;

- Anathème fulminé contre Mirari Vos ;
- Béatification de La Mennais.

2 - Ensuite, puisqu’il est fort question de réformer la Curie, je pense qu’il nous faut deux choses :

- une référence officielle au “conciliarisme” de Bâle (1436-1438) et au Pape qui lui est lié : Félix V (1439-1449), rangé dans les antipapes ! Le Conciliarisme fut la toute dernière chance offerte à Rome de se racheter de l’odieux assassinat de Jean Hus (1415), et d’échapper à l’opprobre universel que lui valurent : le tourment infligé à St Savonarole (1498), l’horrible St Barthélemy (1572) et le sac d’Anvers (1576) perpétré par le monstre Philippe II. Décidément, Luther (1517) et Calvin (1541) furent les bras vengeurs de Dieu…

- Un pape du type Eugène III (1145-1153), guidé par un tout nouveau St Bernard. Ce dernier, en effet, rédigea pour la circonstance l’inoubliable traité de “La Considération” (1149), qui fut appelé “le Deutéronome des Souverains Pontifes”. Bernard voulut donner l’équivalent d’une version chrétienne des “Devoirs” de Cicéron, datant de… 1190 ans en arrière (44 A.C.) !

St Bernard disait : “Les temps sont mauvais. On a fait de la maison de prières qu’était l’Église un nouvel abri de trafiquants du Temple. Nettoyons l’écurie d’Augias romaine. Le Maître, Jésus, donna l’exemple : il ne s’embarrassa pas de discours, mais se saisit d’un fouet pour sévir ! Il le faut, puisque Dieu n’est pas moins le supplice des méchants que la gloire des humbles.”

3 - Enfin, pratiquement, 2 décrets s’imposent :

- Licenciement de l’Aumônerie militaire catholique, qui Sanctifie scandaleusement les tueurs de l’Occident barbare.

- Mobilisation des fidèles dans une Croisade pour la proscription des “travailleuses du sexe” et la chasse anti-porno dans tous les domaines.

V

J’ai parlé de la nécessité d’un TOUT NOUVEAU Bernard. C’est que La Mennais, tout comme Saint-Simon (Nouveau Christianisme – 1824) et Leroux (Religion Nationale – 1836), était hétérodoxe (c’était par obligation historique : l’orthodoxie se trouvant anéantie, “la nature a horreur du vide”, et un sublime panthéisme se présente spontanément). Or, seule une Orthodoxie peut vaincre le Cléricalisme païen final, et prendre le relais de la religion vivante s’achevant avec le Concordat de Napoléon (8.04.1802). De plus il nous faut une Orthodoxie totalement inédite, puisque tournant la page de la Préhistoire sociale ! Par suite :

- Le nouveau Bernard sera catho., mais voué à l’OEcuménisme de la Nouvelle Religion (spiritualiste bourgeoise) qui embrasse : Zevsisme, Confucius, Bouddha, Mahomet, Calvin, Milton, Anderson, Rousseau-Helvétius, Channing, Sieyès-Kant.

- Le nouveau Bernard s’avouera de plus en connivence avec la Nouvelle Observance (matérialiste parentale) qui ira de l’Israélisme (nain) à l’Hindouisme (géant).

Dépêchons-nous, car après un faux “François” flattant Jean XXIII, Vatican II et la clique épiscopale française, un faux “Dominique” nous pend au nez, jouant du Pie IX (Vatican I), et à la clique jésuitique des “Ultramontains” du Syllabus (menés par Mgr Manning – semence de Newman – High church de Westminster).

Freddy Malot, 4 rue Prof. Zimmermann, 69007 Lyon. 06.84.49.30.99.

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