Tuesday, July 07, 2015

Le vice français



Le "diagnostique" du "Herr Doktor" Rudolf Steiner, fondateur de l'Anthroposophie, permet de comprendre pourquoi les Français élisent des menteurs et, dans le domaine spirituel, sont incapables de véritable intériorité.

« Le français, dit Steiner, est, parmi les peuples latins d’Europe, celui qui porte le moins de vie. La langue française est, parmi toutes les langues qui peuvent être apprises en Europe, celle qui, si je peux m’exprimer ainsi, pousse l’âme des hommes à la surface, à la surface la plus extrême de l’être humain. Elle serait celle qui peut conduire l’homme à mentir de la manière la plus honorable à la plus frivole. Elle se prête d’autant plus à cela qu’on peut y mentir de manière spontanée et loyale, parce qu’elle n’a plus aucun lien juste avec l’intériorité des hommes. Elle est parlée tout à fait à la surface de l’homme. Ainsi de la langue française, et donc de l’être français, découle l’attitude psychique telle que l’âme est commandée par la langue française. Alors qu’en allemand, l’âme, dans la puissance de l’élément volontaire, a la configuration interne de la langue, et la forme plastique de l’être de la langue, la langue française rencontre un engourdissement, et c’est elle qui commande. C’est une langue tyrannisant l’âme et par là elle crée ce qui la conduit au vide, de sorte que la culture française tout entière est, sous l’influence de sa langue, une culture qui vide l’âme. Celui qui a une sensibilité pour de telles choses peut toujours ressentir qu’aucune âme, réellement, ne parle à partir de l’Être français ; seule, une culture formelle et figée en émane. La différence est, à proprement parler, que l’on est conduit, en français, à se laisser commander par la langue. Cette liberté infinie que l’on a en allemand – et que l’on devrait revendiquer plus que cela n’est fait – de pouvoir placer le sujet à un endroit quelconque, en fonction de sa vie intérieure, cela, on ne l’a pas en français. [...]

Avec le latin, une logique instinctive est apportée aux hommes. Tel n’est pas le cas avec le français. Par le français, le langage déborde en pure phraséologie dénuée de tout fondement logique, de la phraséologie uniquement – les choses doivent être radicalement dites – de sorte que beaucoup de choses, certainement, seront aliénées dans l’âme des enfants par l’enseignement du français, et l’on souhaiterait déjà que l’enseignement du français disparaisse vraiment peu à peu des fondements intérieurs de l’être. [...]

Le français a acquis son rang et son estime dans l’enseignement des pays étrangers à la France, non par sa portée commerciale, mais par son usage comme langue de la diplomatie. On pourrait faire d’une pierre deux coups, si l’on en venait à bout par la force du combat et le nécessaire assaut : on atteindrait à la fois la diplomatie et le français dans leur décadence. On montrerait que la diplomatie est également décadente parce que dans la diplomatie, on doit mentir. […]

La diplomatie consiste en fait dans l’usage, à un autre niveau, des mêmes moyens qu’utilise la guerre dans la duperie de l’adversaire. Ce fut une grande erreur de Nietzsche quand il qualifia la langue allemande de langue de la tromperie. La langue française est cela ; non pas langue de tromperie, mais langue de l’étourdissement, ce qui, à vrai dire, conduit les hommes à sortir d’eux-mêmes. Il arrive à quelqu’un qui parle français avec enthousiasme, de ne pas être tout à fait en lui-même. Pas tout à fait en soi, celui qui parle le français avec enthousiasme ! Voilà qui est dit radicalement. »



No comments:

Post a Comment