Friday, August 14, 2015

Daech, entre islam et mécréance




Daech, entre islam et mécréance


D'après le livre « Le piége Daech - L'Etat islamique ou le retour de l'Histoire »

par le général Joseph





L'irruption de l'Etat islamique sur tous les écrans mondiaux a un double pouvoir de sidération. Un califat avec une armée de 30 à 50 000 hommes naît des confins du Levant et du désert irakien en moins de temps qu'un mauvais génie pour sortir de sa lampe. Sa guerre de conquête s'accompagne d'une présence efficace sur le front médiatique, particulièrement virulente à l'égard de ce qui choque l'opinion publique de l'Occident. Son influence en est donc démultipliée. Ces deux éléments conjugués plongent dans l'effroi depuis plusieurs mois les puissances européennes et les Etats-Unis qui ont monté à la hâte une coalition militaire, comme par obligation morale, mais sans projet politique, même à court terme.

Ce constat, dressé par l'historien Pierre-Jean Luizard, dévoile deux formes d'incuries en retour. En premier lieu, le voile se lève sur la totale ignorance des journalistes sur le sujet qu'ils doivent traiter. Aucun ne dit vraiment ce qu'est l'Etat islamique au-delà du visage que celui-ci présente de lui-même. Seules des bribes d'informations, parfois erronées, et des images volontairement violentes parviennent jusque chez nous sans que quiconque ne prenne la peine de dévoiler le dessous des cartes. Nul contexte historique, nulle explication ethnique ou religieuse, ne percent dans les nombreux papiers desquelles ne coulent que des larmes de crocodiles faisant fi de toute analyse froide et honnête du phénomène.

Cette première carence des média se répercute automatiquement sur l'opinion publique, et de fait sur les gouvernants des pays occidentaux, incapables de tracer une ligne claire de leur action au Proche-Orient. Tout n'apparaît que sous la forme du chaos, du choc et du cafouillage. (Qu'il en soit réellement ainsi est encore une autre histoire, que nous ne goûtons pas ici pour le moment.)

Dans son ouvrage "Le piège Daech", sous-titré "L'Etat islamique ou le retour de l'Histoire", Pierre-Jean Luizard présente une synthèse de moins de 200 pages qui répare avec célérité et pertinence les nombreuses bévues des éditorialistes et autres chroniqueurs. Fidèle à sa discipline, ce spécialiste de l'Irak, de la Syrie et du Liban replace la naissance et le développement de Daech sous le haut patronage de l'Histoire, le seul qui vaille. Plutôt que de présenter un phénomène ex-nihilo, Pierre-Jean Luizard s'attache à remonter le fil des causes à travers l'histoire récente et celle, plus ancienne, du début du siècle dernier.

Pour comprendre l'émergence de ce califat, relativement artificiel, et éviter de tomber dans son piège, il convient de comprendre l'immense bouleversement que vit la région depuis une dizaine d'années, dont les Etats-Unis portent en large partie la responsabilité. Celle-ci s'accompagne nécessairement d'une réflexion sur l'ordre ancien né lors de la chute de l'Empire ottoman, issu des volontés des puissances européennes alliées, le Royaume-Uni et la France figurant au premier rang.

Au-delà de la mise en perspective historique, Pierre-Jean Luizard observe deux éléments qui ont toute leur importance : la conquête politique et le maintien au pouvoir de ces nouveaux combattants islamistes, puis l'impact géopolitique de ce nouvel acteur qui annonce la redistribution des cartes de la région, et la disparition programmée et voulu des Etats actuels. "Une longue période historique s'achève : on ne reviendra pas au Moyen-Orient que nous avons connu depuis près d'un siécle. Une guerre lancée sans perspectives politiques n'est-elle pas perdue d'avance ? (p.178), interroge l'auteur en ouverture finale, décelant ici le fameux piège qu'il dénonce dans ce retour de l'Histoire que l'Occident ne semble pas avoir anticipé en se lançant dans une demi-guerre... qui ne fait que renforcer la légitimité internationale de l'Etat aspirant.


La Conquête de L'Etat islamique

Dans sa mythologie, l’État islamique se réfère aux premiers temps de l'Islam, à ceux des compagnons de Mahomet et à l'époque chargée de gloire qui les a vus s'emparer de territoires immenses jusqu'à remonter au cœur de l'Europe en à peine un siècle. Et cette inspiration est sans doute la bonne au regard de la vitesse à laquelle le territoire contrôlé par le nouvel Etat islamique s'étend de la Syrie jusqu'aux faubourgs de Bagdad, un temps menacés. Pour s'en convaincre, il suffit de reprendre la chronologie des événements.

En 2006, Al-Qaéda en Irak forme avec cinq autres groupes jihadistes le conseil consultatif des moudjahidin en Irak, qui proclame le 13 octobre l'Etat islamique en Irak. Passent la vague des printemps arabes et les insurrections en Syrie. En

2011, le Jabhat al-Nusra se crée dans ce dernier pays.

En mars 2013, Raqqa tombe aux mains de ce groupe jihadiste d'obédience salafiste, et donc sunnite. Un mois plus tard, l'Etat islamique en Irak se rebaptise Etat islamique en Irak et au Levant. Dans la foulée, il fait une OPA digne des plus grands complots de l'Histoire en prétendant que Jabhat al-Nusra est la branche de l'Etat islamique en Syrie. La ruse prend. Un temps. En juin 2013, al-Nusra renouvelle son allégeance à Al-Quaéda. Rattachement opportun, qui vaut surtout par la virtualité de cette organisation, et la liberté qui en découle. Surtout les deux organisations s'opposent totalement sur la stratégie à suivre.

En décembre 2013, l'Etat islamique ne s'en laisse pas conter et, grâce aux renforts de divers groupes changeant d'allégeance, s'empare de Raqqa et de Deir ez-Zor dans le Nord-Est de la Syrie, zones frontaliéres de l'Irak. Parallèlement, en janvier 2014, l'Etat islamique progresse à l'opposé et s'empare de Falloujah. Six mois plus tard, grâce à une alliance avec les Kurdes qui se retournera, ce sont Mossoul et Tikrit qui tombent dans l'escarcelle de l'Etat islamique.

Le 29 juin 2014, Abou Bakr al-Bagdadi se proclame calife des musulmans et l'Etat islamique en Irak et au Levant (Dawla islémiyya fé al-'éraq wa ach-Chém en arabe et dont l'acronyme formé par les ennemis politiques du groupe est Daech) devient Etat islamique tout simplement.


Ce groupe combattant réalise ainsi le véritable projet politique qui justifie son action : la création d'un califat transnational qui ne tient pas compte des frontières héritées des accords Sykes-Picot de 1916, et qui réunit les tribus sunnites sous une même autorité autonome. Surtout, dans la mesure où cette proclamation "s'appuie sur un minimum d'ancrage territorial, il s'agit de bien plus qu'un simple coup de force symbolique : on fait désormais face à une réalité dont la force d'attraction est démultipliée. Ce qui distingue l'Etat islamique de tous les autres mouvements djihadistes, c'est bien la volonté d'appliquer la charia sur un territoire spécifique doté de son propre Etat et de ses propres institutions. Il y a là une rupture fondamentale avec la pratique d'Al-Quaéda dans la mesure où il offre aux communautés sunnites qu'il sollicite une sortie vers le haut. Al-Quaéda, en revanche, n'offre de son côté que le terrorisme et une guerre sans fin, avec une perspective très lointaine et peu réaliste d'instauration du califat." (p. 152)

Pierre-Jean Luizard insiste donc sur la dimension réellement politique de l'Etat islamique. Longtemps virtuel en Irak, de 2006 à 2011, la guerre civile syrienne procure aux stratèges de cet Etat en devenir l'occasion de pénétrer et de revendiquer un territoire qui efface la frontière arbitraire qui sépare Irak et Syrie. Ce faisant, ils portent un coup fatal, quoique symbolique, aux Etats mandataires nés au sortir de la Première guerre mondiale.

Le 10 juin 2014, au poste-frontière de Yaaroubiya, ils diffusent même sur les réseaux sociaux l'effacement au bulldozer de la dite frontière. Communication moderne. Symbole historique. Il y a beaucoup à apprendre de Daech.

Dès août 2014, les troupes de l'Etat islamique se dirigent vers la plaine de Mossoul et le Kurdistan. C'est le début de la coalition internationale anti-Daech qui englobe 22 pays. Puis advient le long siège de Kobané et les premiers reculs de l'irrésistible ascension de l'Etat islamique.



Tenir les territoires conquis

Cette présentation succincte des soubresauts et de l'expansion de l'Etat islamique n'explique pas les raisons de cette marche jusqu'à présent victorieuse. Là encore, il convient d'apprendre de ces guérilleros du désert, bien plus expérimentés que ne le laissent supposer leur advenue médiatique.

Premier facteur, la volonté politique et l'organisation qui en découle : "A la différence d'Al-Quaïda, l'Etat islamique se caractérise bien ainsi par un souci de territorialisation du pouvoir qui met désormais en avant un Etat en construction, un souverain (le calife), une armée – et pas seulement un groupe de moudjahidins, comme les combattants d'Al-Qaéda - et même une monnaie !" (p. 26)

Bref, l'Etat islamique dispose d'une véritable structure pensée dans une finalité politique.

Deuxième facteur, il dispose aussi de ressources économiques : les dons de riches privés du Qatar, des Emirats ou même d'Arabie saoudite. Il faut y ajouter les biens dont ils se sont emparés comme les 313 millions d'euros de la banque centrale de Mossoul en dollars et en lingots d'or. Il faut y ajouter le trafic de pétrole, une vieille pratique qui existe avec ses réseaux depuis l'Irak de Saddam.

Troisième facteur, l'Etat islamique possède une véritable armée avec d'anciens officiers sunnites de l'armée de Saddam Hussein qui ont été chassés ou bloqués dans leur avancement par les autorités chiites qui se sont emparées du pouvoir en Irak. Ajoutons que cette armée dispose souvent d'un très bon matériel américain pris ou abandonné par l'ennemi. La rumeur veut que l'Etat islamique possède même des avions de chasse dérobés à la Syrie lors de la prise de Deir ez-Zor, et des pilotes pour s'en servir. A confirmer toutefois.

Quatrième facteur, l'Etat se structure comme un "Etat de droit islamique". Falloujah a été le laboratoire de cette expérience de gestion. Il ne pratique pas le racket, mais lève ses propres impôts en conformité avec la charia et assure de fait une forme de sécurité aux populations, relativement passives et lassées des guerres, qui prêtent volontiers allégeance, persuadées que "l'Etat irakien n'est pas réformable, qu'il est une construction américaine, colonialiste - au même titre que tous les Etats de la région" (p.30). Dans la même veine, et c'est intéressant de le noter, l'Etat islamique mène une guerre féroce contre la corruption, qui gangrène et discrédite l'Etat irakien mis en place en 2005. Une anecdote pour illustrer ce fait : à Mossoul, les miliciens de l'Etat islamique vainqueurs d'une armée irakienne en débandade exécutent publiquement les responsables de la corruption dès la prise de la ville. Cette discipline s'applique aussi à ses membres. Il suffit de demander au Syrien Abou Mountazer, l'un des dirigeants de l'Etat islamique, ce qu'il pense de sa décapitation et de sa crucifixion pour "vol et détournement de fonds"... Ces châtiments exemplaires qui ne sont pas des exécutions de masse guérissent les futures tentations, et permettent à la population de redécouvrir des produits de première nécessité à des tarifs abordables.

"La police des mœurs exerce aussi un contrôle très strict des prix sur les marchés et on connaît de nombreux cas d'exécution pour spéculation et accaparement" (p. 157), précise un Pierre-Jean Luizard presque admiratif d'un système aussi simple et efficace.

Cinquième facteur, très lié au précédent, l'Etat islamique n'a pas de ministères mais des départements administratifs spécialisés. Il y a sept administrations provinciales, dont les frontières ne se soucient point de celles des Etats. Relevons un pouvoir judiciaire d'obédience religieuse avec les qadis, qui possèdent leur propre police. A côté existe en plus une police des mœurs, précédemment citée. Enfin, il n'y a pas de pouvoir législatif puisque la charia est la loi, mais une assemblée consultative des notables. Ajoutons que l'éducation et la propagande ne sont pas des secteurs négligés par le nouvel Etat.

Sixième facteur, l'Etat conquiert. Il attaque ses ennemis précédé de la terreur émise par sa propagande. Il pénètre dans les cités en libérateur, puisqu'il ne progresse que sur des terres sunnites, où ceux-ci ont été mis à la marge par les pouvoirs centraux (cela est surtout valable pour l'Irak). Il administre enfin en s'appuyant sur le pouvoir local. Dans les 48 heures qui suivent la prise d'une ville, il remet, en échange de l'allégeance de la cité à l'Etat islamique et le respect absolu de la charia, tout le pouvoir aux conseils ou tribus locaux. Ainsi, il n'apparaît pas comme un occupant, et ne perd pas de temps en gestion dans sa phase de conquête militaire. L'Etat islamique agrège sans digérer, et la méthode porte ses fruits pour le moment.

Septième facteur, et ce n'est pas le plus négligeable, la force de l'Etat islamique est de surgir dans le chaos de systèmes décrépits ou injustes. "La crise des Etats, une conséquence des printemps arabes et de l'occupation américaine en Irak, est aussi celle des autorités religieuses sunnites qui étaient traditionnellement liées à ces Etats. Leur disparition, dans un contexte général d'éclatement de l'autorité religieuse sunnite, laisse une situation de vide que l'Etat islamique a su exploiter." (p.10). Il faut de surcroît préciser que l'Etat islamique est l'enfant d'une guerre de religion féroce entre les chiites et les sunnites, commencée il y a 10 ans en Irak, et qui s'étend désormais à la Syrie, demain au Liban, et peut-être au-delà.

Puisqu'il faut bien en finir, cessons là l'exposé de ce condensé de la complexité orientale. Plongez donc dans les pages du "Piège Daech", et découvrez en quelques heures que la trahison des espoirs arabes d'il y a un siècle produit une onde encore perceptible aujourd'hui. Analysez avec l'auteur le jeu infâme des Etats-Unis dans la région depuis 70 ans. Un jeu particulièrement cynique et sanglant ces 30 dernières années. Enfin, préparez-vous à la vue d'une nouvelle carte du Moyen- Orient. Voyez naître sous vos yeux les hauts fourneaux où fondront nombre d'Etats de la région : Irak, Syrie, Liban, Jordanie, et même Arabie saoudite et Turquie. Tous ne disparaîtront pas, mais tous seront touchés. Qu'une telle révolution ensuite soit dirigée, ou du moins "maîtrisée" par quelques grandes puissances, c'est le jeu normal des intérêts qui s'affrontent, mais ont-elles une véritable conscience de l'enjeu d'ailleurs Pierre-Jean Luizard avertit :

"Nous y avons déjà fait allusion au début de cet ouvrage mais tout se passe comme si l'Etat islamique avait consciencieusement listé tout ce qui peut révulser les opinions publiques occidentales : atteintes aux droits des minorités, aux droits des femmes, avec notamment le mariage forcé, exécutions d'homosexuels, rétablissement de l'esclavage (...). Sans même parler des scènes de décapitation et d'exécutions de masse. Mais, loin de se réduire aux caprices d'une idiosyncrasie culturelle barbare, le discours de l'Etat islamique porte une puissante dimension universaliste qui séduit bien au-delà de sa base arabe sunnite moyen-orientale. Quand on relit « Le choc des civilisations » de Samuel Huntington, on est frappé du jeu de miroirs qui s'instaure avec les conceptions du salafisme djihadiste. L'Etat islamique reprend parfois mot pour mot les thèses de Huntington afin de mettre en scène un tel choc des civilisations. Il ne s'agit pas d'un conflit entre deux cultures, entre Orient et Occident, entre arabité et monde euro-atlantique, mais d'un choc de titans entre islam et mécréance." (p.169)

Le magazine de propagande de l'Etat islamique porte le nom du village de Dabiq, proche d'Alep, ultime bataille avant le jugement dernier, d'après plusieurs hadiths, qui permettra la conquête de Byzance et de Rome après la défection des armées chrétiennes. Le message est clair.


Source : LE LYS NOIR (bulletin anarcho-royaliste).






Daesh serait plus excitant que la ripoublique

Autrefois, le peuple français était redevable à de courageux défenseurs de la liberté. Le pays était dirigé par des princes (premiers serviteurs de l'Etat), des héros de la nation, des modèles pour la jeunesse.

Aujourd'hui, des bouffons cyniques et avides se servent sans vergogne au sein de la plus écœurante et plus corrompue des oligarchies de l'histoire.

Pour les jeunes en quête d'un idéal, l'ensemble de la classe politique française et tout le système avec sa sous-culture de la consommation, c'est de la merde !

Le capitaine Saint-Lazar s'interroge dans le Lys Noir (bulletin anarcho-royaliste) : « Et si Daesh était beaucoup plus sexy que la république ? » L'analyse de Saint-Lazare n'est pas celle d'un intellectuel. Il s'exprime en guerrier, et ça décoiffe...

« Quand on a 18 ans, dit le capitaine Saint-Lazar, on rêve de marquer l’histoire, d’y entrer même, à cet âge je voulais m’engager dans la légion jusqu’à recevoir la seule tarte dans la gueule que mon père m’ait jamais donnée… Au regard de cette aspiration universelle qui habite le cœur bouillant de tous les jeunes, livrons-nous à une rapide étude des offres actuelles susceptibles de les remplir :

« Le sommet, le N°1, c’est le président de la République, le bien nommé François Hollande et avant lui c’était Sarkozy !!! Première observation : on repassera pour le coté sexy !

« Mais allons plus loin, que nous montre cet homme ? En deux mots : humainement c’est un lâche immoral en amour et politiquement, un opportuniste indécis et menteur, en somme un mec à qui personne de 7 à 77 ans ne souhaite ressembler. Mieux encore, c’est le parfait contre exemple, tout ce qu’un jeune homme de 18 ans ne veut pas devenir. […]

« Vous me direz, il y a écrit sur les frontons des écoles : Liberté, Egalité, Fraternité… N'est-ce pas de l’idéal en béton ça ? Certainement, quoi que ce soit discutable, mais admettons, une question se pose alors : qui l’incarne ? Qui sont les exemples, là tout de suite ? Heu... Bilan catastrophique, 80% des français rétorqueront foutaise, foutaise et triple foutaise ! Tant la liberté, juste celle de s’exprimer, semble réservée à certains, tant l’égalité semble plus égale pour Cahusac, Juppé, Sarkozy, Balkany et consort que pour Kevin ou Mohamed au commissariat pour avoir proclamé qu’ils n’étaient pas Charlie, enfin le plus idéal des trois : la Fraternité ! Ah la Fraternité !

Mais comment peut-on se figurer être frère avec François Hollande ? Lui et ses copains de la classe politico-médiatique passent leur temps à répandre leur profond mépris du peuple ramené à sa condition de beauf indécrottable (le beauf de Charlie). […]

« Revenons à notre jeune de 18 ans et à ses aspirations profondes. Il recherche de la transcendance, du dépassement, une cause pour laquelle il est prêt à tout donner jusqu’à sa propre vie. La République, elle, dit NIET à la transcendance ! Dieu et toutes ces fadaises de demi-débile, tu as le droit mon petit, mais chez toi, dans ta chambre si tu as bien fermé les volets avant. Elle beugle à qui veut l’entendre : Sainte Laïcité tu ne profaneras point. Son panthéon c’est Voltaire et Rousseau, ses figures vivantes, Weil et Taubira. La mystique Républicaine qui pourrait interpeller notre jeune, lui fournir une cause, une vraie, qu'il montre que c'est un homme, cette mystique n’existe tout simplement plus, avant il y avait la nation, le patriotisme, mais aujourd'hui c'est fasciste, alors y'a plus rien et bon courage au laborieux Peillon pour nous en pondre une. Pour être juste et en y regardant de très très près on peut quand même peut-être trouver un semblant d’idéal humaniste issue des lumières, idéal assimilable à une mystique, mais patatra, nos brillants défenseurs des valeurs républicaines, depuis le 11 janvier de l'an de grâce 2015, ont tout ramené à Charlie, les valeurs c'est Charlie! Et n’ont guère, comme unique combat à proposer à notre jeune tout bouillant, que de donner sa vie pour défendre le suprême droit au blasphème contre le Prophète ou le Christ, jeune qui n'en déplaise à nos saints laïcards est souvent musulman ou de culture musulmane et parfois chrétien quand même en vers et contre toute la merde qu'a déversé l'éducation nationale dans son petit cerveau depuis l'enfance. [...]

Le capitaine aborde l'Etat islamique : « Son premier avantage qui n’est pas des moindre est que l’Etat islamique propose des choses claires, des choses simples, qu’il ne s’embarrasse pas de détails et qu’il agit conformément à ce qu’il annonce. L’Etat Islamique commence par proposer une figure et un guide suprême : le Prophète (en face en république française, l’autorité suprême c’est François Hollande !!!
- le capitaine se marre...) qu’il faut imiter, c'était un guerrier, et qui a donné le Coran dans lequel Dieu parle. Il n’y a donc rien à ajouter, tout est dans le Coran.

« Que promet Dieu à ses fidèles ? Le paradis, c'est-à-dire le bonheur éternel ! Ouahou !!!! (En face, c’est des putes et des grosses bagnoles, comme DSK). Que demande Dieu à ses fidèles contre le paradis ? Conquérir rien de moins que le Monde entier… Ouahou !!!! Comment faire ? Se battre, être sans pitié et parfois, suprême gloire terrestre, se sacrifier ! Ouahou !!!! Tout ceci, images très bien faites à l’appui où l’on voit les héros qui ont eu le courage de suivre ce chemin de clarté et de lumière. Sont montrées des hordes en armes sur des 4x4 rutilants, en colonnes bien alignées, étendards noirs flottant dans le vent des sables du désert sous un ciel bleu éclatant ! Ouahou trois fois Ouahou ! Le Ché n’a plus qu’à se rhabiller , c’est ultra romantique et, je vous le dis tout net, ça parle au jeune de 18 ans, ça le fait vibrer complet ! Tellement plus que des Macron, Wauquier et autre Belkacem, dernière livraison républicaine, machines blafardes à débiter des mensonges sous cellophane, vautrés et engloutis dans leurs petits privilèges, s'ils se battent un jour, ce sera pour les conserver.

« Alors vous me direz, c’est quand même horrible ce qu’ils font l'Etat Islamique ! Comment un jeune peut être attiré par ça ? Je vous répondrais que si vous dites ça c’est que vous n’avez rien compris à ce qui bat dans le cœur de nos jeunes garçons qu'on a tenté ici en France d'émasculer, à qui on propose de se déguiser en fille à l'école alors qu'ils attendent des grandes causes, de grands espaces, de l'altitude. C'est la conquête qui les faits rêver ! La guerre, pour eux, c'est bien. Ils veulent se battre, être des héros, ce n’est pas plus compliqué que ça ; ce qu'ils ne veulent pas c'est être des filles !!! Si on ne comprend pas ça, si on ne répond pas à ces aspirations, ils sont frustrés, ils s’emmerdent, ils se disent qu'ils sont des merdes, qu’ils servent à rien, à la fin ils cherchent ailleurs.

« L'Etat islamique, lui, leur offre tout ça sur un plateau de pétrole, ils ont très bien compris, eux, la psychologie du jeune de 18 ans n'en déplaise à la psychologue scolaire, féministe des bacs à sable, petite Mao en jupette qui s'excite à longueur d'entretien à tordre le réel pour le faire rentrer dans sa petite culotte. Tout barbares arriérés qu'ils sont, ils ont bien cernés les choses, et les atrocités qu'ils commettent, pourquoi les montrent-ils ? Pas uniquement pour faire peur au monde occidental mais pour séduire ce jeune au cœur chaud pour qui ces exactions ne sont rien d'autre que du courage. Pourquoi du courage ? Parce que c’est la guerre, qu'il faut prendre le monde et et que cette guerre est juste, il faut donc la gagner. »

Capitaine Saint-Lazar


2 comments:

  1. Anonymous12:34 PM

    Réaction d'un lecteur du Monde à un article sur la suppression (peu probable... ) des menus sans porc dans les cantines scolaires de Chalon-sur-Saône (Ah, une bonne potée bourguignonne arrosée d'un petit Côte-de-Beaune-villages ! ) :
    "Areligieux 13/08/2015 - 23h25
    Le triste constat est que pour les activistes musulmans l'obéissance aux lois d'un dieu, même les plus absurdes (interdits alimentaires notamment) passe avant l'apprentissage intellectuel et l'insertion sociale."

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    1. Anonymous7:21 PM

      Sans compter qu'il y va de la survie du marché au port breton de Plérin (CÖTES D'ARMOR) !

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