Saturday, August 15, 2015

La prophétie d'un guerrier bouddhiste


Ungern selon Hugo Pratt dans Corto Maltese en Sibérie 
Baron Ungern von Sternberg, aristocrate balte né en Autriche, militaire russe marié à une princesse mandchoue, qui, dans la tourmente révolutionnaire russe, parvint à se rendre maître de la Mongolie durant quelques mois. 



— Maintenant je vais vous parler de moi, dit le baron Ungern Von Sternberg à Ossendowski, et vous saurez qui je suis. Mon nom est entouré de tant de haine et de terreur que nul ne peut distinguer le vrai du faux, l’histoire de la légende. Un jour vous écrirez un livre, vous vous rappellerez votre passage en Mongolie et votre séjour dans la yourta du « général sanguinaire ».


Il ferma les yeux, ne cessant de fumer tout en parlant, précipitant ses phrases nerveusement, sans les achever, comme si on ne lui en laissait pas le temps.

La famille des Ungern von Sternberg est ancienne : elle provient d’un mélange d’Allemands et de Hongrois, des Huns du temps d’Attila. Mes ancêtres guerriers prirent part à toutes les guerres européennes. On les vit aux croisades : un Ungern fut tué sous les murs de Jérusalem, où il combattait dans les troupes de Richard Coeur de Lion. La tragique croisade des enfants, elle-même, fut marquée par la mort de Raoul Ungern, à l’âge de onze ans. Quand les plus hardis guerriers du pays furent envoyés sur les frontières orientales de l’empire germanique, contre les Slaves, au douzième siècle, mon ancêtre Arthur était avec eux : c’était le baron Halsa Ungern Sternberg. Ces chevaliers des marches frontières formèrent l’ordre teutonique des Chevaliers moines qui, par le fer et par le feu, imposèrent le christianisme parmi les populations païennes, Lituaniens, Estoniens, Livoniens et Slaves. Depuis lors l’ordre des Chevaliers teutoniques a toujours compté parmi ses membres des représentants de notre famille. Quand l’ordre teutonique disparut dans le Grünewald, sous les coups des troupes polonaises et lituaniennes, deux barons Ungern von Sternberg furent tués dans la bataille. Notre famille avait l’esprit guerrier, avec une tendance au mysticisme et à l’ascétisme.

« Pendant le seizième et le dix-septième siècle, plusieurs barons von Ungern avaient leurs châteaux en Livonie et en Estonie. Maints contes et légendes rapportent leurs exploits. Heinrich von Sternberg, qu’on appelait « la Hache » était chevalier-errant. Les tournois de France, d’Angleterre, d’Espagne et d’Italie connaissaient son nom et sa lance, qui remplissaient de terreur le cœur de ses adversaires. Il tomba à Cadix sous l’épée d’un chevalier qui lui fendit le crâne. Le baron Raoul Ungern était un chevalier-brigand qui opérait entre Riga et Reval. Le baron Pierre Ungern avait son château dans l’île de Dago en pleine mer Baltique où il tenait à sa merci les marchands de son époque par ses exploits de corsaire.

« Au commencement du dix-huitième siècle, un fameux baron Wilhelm Ungern était connu sous le nom de « frère de Satan » à cause de sa pratique de l’alchimie. Mon grand-père était corsaire dans l’océan Indien, imposant le tribut aux vaisseaux anglais marchands et échappant pendant de nombreuses années à leurs navires de guerre. Capturé à la fin, il fut livré au consul russe qui le fit transporter en Russie où il fut condamné à la déportation en Transbaïkalie. Je suis, moi aussi, officier de marine, mais la guerre russo-japonaise me força à abandonner ma profession pour me joindre aux Cosaques du Zabaïkal. Toute ma vie je l’ai consacrée à la guerre, ou à l’étude du bouddhisme. Mon grand-père nous avait rapporté le bouddhisme des Indes : mon père et moi nous en devînmes des adeptes. En Transbaïkalie, j’ai essayé de former l’ordre militaire des bouddhistes pour organiser la lutte implacable contre la dépravation révolutionnaire.

Il se tut et but plusieurs tasses de thé, qu’il prenait très fort, noir comme le café.

— La dépravation révolutionnaire ! Qui donc y songe, en dehors du philosophe français Bergson et du très savant Tachi Lama au Tibet ?

Le petit-fils du corsaire, citant des théories et des ouvrages scientifiques, des noms de savants et d’écrivains, la Bible, les livres bouddhiques, mêlant le français, l’allemand, le russe et l’anglais, continua :


— Dans les livres bouddhiques comme dans les vieux livres chrétiens, on lit de graves prophéties relatives à l’époque où devra commencer la guerre entre les bons et les mauvais esprits. Alors viendra la malédiction inconnue qui, conquérant le monde, balayant toute civilisation, tuera toute moralité et détruira les peuples. Son arme est la révolution. Pendant toute révolution, l’intelligence créatrice aidée de l’expérience du passé sera remplacée par la force jeune et brutale du destructeur. Celui-ci placera et maintiendra au premier rang les passions viles et les bas instincts.


L’homme s’éloignera du divin et du spirituel. La grande guerre a prouvé que l’humanité doit s’élever vers un idéal toujours plus haut ; mais c’est à ce moment qu’apparut la malédiction que pressentirent le Christ, l’apôtre saint Jean, Bouddha, les premiers martyrs chrétiens, Dante, Léonard de Vinci, Goethe, Dostoïevski. La malédiction apparaissant fit reculer le progrès, nous barrant la route vers le divin. La révolution est une maladie contagieuse, et l’Europe, en traitant avec Moscou, s’est trompée elle-même comme elle a trompé les autres parties du monde. Le Grand Esprit a mis au seuil de notre vie Karma, qui ne connaît ni la colère ni le pardon. Il règle nos comptes, et le résultat sera la famine, la destruction, la mort de la civilisation, de la gloire, de l’honneur, la mort des nations, la mort des peuples. Je vois déjà cette horreur, cette sombre et folle destruction de l’humanité.


Ferdinand Ossendowski




L'armée d'Ungern, un « Daesch » extrême-oriental


Les soldats du baron Ungern étaient en uniforme bleu ; les Mongols et les Tibétains en habits rouges, avec des épaulettes jaunes, portant le svastika de Gengis Khan et les initiales du Bouddha vivant ; les soldats chinois appartenant à un détachement de l’armée mongole portant à la casquette et aux pattes d’épaules, des dragons chinois argentés...

Cosaques (chrétiens, parfois musulmans ou juifs), Mongols et Tibétains (bouddhistes), Chinois (taoïstes), Sibériens (orthodoxes) étaient tous unis pour combattre le bolchevisme, prolongement de la subversion satanique ourdie dans les loges noires de la franc-maçonnerie. Mais, l'empire russe s'effondra et le culte de Mammon se répandit dans le monde en générant une sous-humanité, les « pashus » à l'âme sclérosée.


Organisés en démocratie directe, les Cosaques élisent leurs chefs militaires 
lors des radas (assemblées générales)


Aujourd'hui


Presque un siècle après la mort du baron Ungern, le constat de Vincent Vauclin permet de dire que le guerrier bouddhiste ne s'était pas trompé.

« Le totalitarisme qui nous fait face, écrit Vincent Vauclin, est le plus impitoyable qui soit. De toutes les dictatures, la dictature hédoniste est de loin la plus performante, la plus implacable, la plus solide de toutes.

Aboutissement d’un long processus historique, culturel et socio-psychologique, la domination moderne s’est imposée comme une idéologie totale, omniprésente, dont chaque individu se fait aujourd’hui le vecteur à son insu, dans son langage, dans son comportement, et son mode d’appréhension du monde.

Aucune sphère de la société, publique ou privée, n’est épargnée par ce vaste élan de subversion qui ravage les structures et les institutions traditionnelles, impose un rythme effréné, et induit un déracinement à la fois spatial et temporel des hommes, transformés en nomades dans un monde purgé de son sens, amputé de son Histoire, privé de son avenir. L’aliénation est ainsi totale, et à mesure que les derniers remparts à l’hégémonie moderne s’effondrent, de nouvelles promesses hédonistes émergent, ouvrant comme seules perspectives les satisfactions éphémères, conditionnées et perverses de la consommation et de la sexualité.

Animant ce mouvement, la standardisation des personnalités par les médias de masses systématise, normalise, les comportements les plus abjectes qui s’inscrivent ainsi dans un paradigme global purement matérialiste dont la fonction première est d’isoler l’individu de l’ensemble de ses appartenances, substituant le bien au lien, la possession à la relation.

Un tel totalitarisme neutralise alors l’ensemble de ses oppositions tout en alimentant son essor, s’appuyant sur les archaïsmes psychologiques d’individus qui se trouvent bombardés, infectés, pluri-quotidiennement d’injonctions publicitaires et normatives qui excitent les plus bas instincts et leur offrent dans le même temps des débouchés standardisés pour décharger ces pulsions, que ce soit dans l’acte d’achat ou l’acte sexuel. La mobilisation de ces processus primaires – et parfaitement inoffensifs pour le Système – entraînant par ricochet une dégradation générale de l’intellect dont la source sublimatoire se trouve tarie par le jouir sans-entrave qui s’y manifeste. Dès lors, un cercle vicieux s’enclenche.

Standardisés et aliénés, les individus renforcent par leurs comportements et leurs discours une pression sociale qui broie insidieusement le collectif et normalise le processus de décivilisation. C’est là le caractère le plus abjecte de ce totalitarisme : sa domination ne repose ni sur la coercition, ni sur la force. Elle s’appuie sur l’adhésion collective, sur un contrat tacite et inconscient par lequel l’individu renonce à son âme, et à ses responsabilités, en échange de la satisfaction immédiate de ses désirs, des désirs étant par ailleurs conditionnés par le Système (à travers les phénomènes de mode par exemple). C’est la mort du corps social, tué de l’intérieur par ceux-là mêmes qui en dépendent. [...]

Le fléau de la modernité n’a jamais autant prospéré qu'en cet âge sombre, celui du capitalisme mondialisé et consumériste, teinté d’un individualisme de masse, décomplexé et totalitaire. Et pour cause : la modernité n’est pas une conséquence du capitalisme, elle est son préalable fondateur, sa composante intrinsèque.

Rien de ce monde décadent n’aurait pu advenir sans l'émergence de cette domination moderne et antitraditionnelle, qui fit, en quelques sortes, sauter tous les verrous moraux qui bridaient le développement exponentiel du capitalisme productiviste, et de son corollaire naturel, la société de consommation. La transgression des valeurs traditionnelles […] semble donc s’inscrire dans le cadre d’une doctrine bicéphale, qui combine perversion et profit, aliénation consumériste et exploitation commerciale. Avec un seul objectif : ôter à l’homme toute dimension transcendantale, tout sens du sacré, l'affranchir des limites morales, et le mettre ainsi à disposition du monde marchand pour y jouer ce rôle si dégradant et aliénant de consommateur, dont l’identité se résume à un ensemble de pulsions téléguidées par les publicitaires et dont l’assouvissement constitue la seule raison de vivre, justifiant à ses yeux son exploitation quotidienne et laborieuse. C'est ainsi que se dessine l’alliance entre la transgression morale et le conditionnement consumériste, soit la promesse d’un monde décadent et macabre, qui fait l’apologie du vice sous toutes ses formes possibles.

Laïcisation et consumérisme

Il apparaît ici clairement que la sécularisation de notre société, notamment par la mise en place de l’emblématique « Loi pour la laïcité de 1905 », fut au cœur d'un projet de dissolution sociale, par immunosuppression, ouvrant la voie à l'infection moderne qui allait compromettre le développement normal de la vie, des individualités, et de l'ensemble des structures sociales qui sous-tendent la civilisation. Et ce n’est sans doute pas un hasard si les tenants revendiqués de cette « Loi de 1905 » – les obédiences maçonniques et leurs adeptes – comptent également parmi les principaux groupes économiques dominants dans notre pays, profitant donc grassement de cette domination sociale et économique.

L’exigence, il y a un peu plus d’un siècle, de la séparation de l’Église et de l’État dissimulait une volonté pure et simple d’extraire au forceps la société Française des « carcans religieux » qui étaient les siens depuis des siècles, et ce afin de fournir à la République laïque le terreau d'un athéisme radical dans lequel celle-ci devait semer le grain frelaté des valeurs « civiques et citoyennes », qui, bien évidemment, ne germa jamais. Mais la nature a horreur du vide. Cet espace spirituel laissé vacant fut rapidement comblé par l'émergence du culte consumériste, synthèse chimérique du matérialisme, de l'athéisme et de la perversion. Fruit d'une mutation sans précédent, ni croyant – la pression normative athéisto-laïcarde ayant fait son œuvre, ni citoyen – la république ayant lamentablement échoué à fournir un quelconque projet de civilisation digne de ce nom, l'individu devint ce à quoi une société entière le destinait : un consommateur. L’acte d’achat s'érigea en norme hégémonique, en culte monopolistique, pratiquant le dumping par le vice. C’est alors tout un modèle normatif, religieux bien qu'athéiste, qui s’imposa au fil des années, mimant l'american way of life et son système de « valeurs » exacerbées : celles de l’individualisme, de l’égocentrisme, de l’ostentation et de la possession, ainsi que d’une certaine forme de mépris envers les profanes thésauristes, et envers ceux qui restent fidèles aux anciennes idoles morales et traditionnelles. [...]

C’est donc une voie de décivilisation que nous empruntons, sous le double effet du déclin de la morale et de la spiritualité traditionnelle d’une part, et de l’émergence d’un culte athéiste et pervers-consumériste d’autre part.

La Boite de Pandore

Mais n'étant qu'un phénomène de surface, le cyclone ne permet pas d'imager adéquatement la seconde phase du processus moderne aux implications bien plus profondes, et qui s'apparente davantage au cancer. La marche triomphante et infernale du monde moderne en présente en effet toutes les caractéristiques. Un cancer qui se développe silencieusement, et dont on ne perçoit véritablement l'existence et la nature qu'au stade terminal de son hôte. Un cancer qui gagne du terrain, et dont chaque ramification, chaque excroissance, permet la contamination de tissus jusque là préservés. Un cancer enfin, qui gangrène les organes vitaux du corps social au point de condamner ce dernier. Car c'est de cela qu'il s'agit. Aucune société dans l'Histoire ne se serait aventurée sur le chemin de la transgression systématique de ses propres fondamentaux. Or, c'est précisément ce chemin damné que notre monde emprunte. [...]

Le triomphe de la perversion

La société moderne n'est finalement rien d'autre qu'une vaste chaîne de production d'individus standardisés, et standardisants, dont le caractère, l'intellect, la spécificité, et l'identité, sont broyés dès la plus petite enfance par le système scolaire, médiatique et publicitaire, par la pression sociale du totalitarisme quotidien. « Tous pervers ! », voilà quel pourrait être le slogan de ce monde dégénéré où les hommes ne s'appartiennent plus, où toute transmission véritable est abolie. C'est l'irresponsabilité érigée en système, c'est l'abolition autistique de toute altérité, de tout enracinement et de toute symbolisation collective, c'est le triomphe d'un modèle importé qui nous était étranger en tout point il n'y a encore que quelques décennies.

L'hégémonie de ces logiques primaires et perverses scellera la tombe de ce qu'il reste de désintéressé, d'authentique, d'altruiste et sincère entre les hommes. Les communautés s'en trouveront progressivement éradiquées : familles, collectifs, localités, et, au final, patries, seront purement et simplement vidés de leur substance, voués à disparaître, puisque les liens unissant leurs composantes se déchireront à mesure que s'éteindront les foyers du rite, du symbole et de la morale, qui les baignent encore de leurs lueurs millénaires.

Le projet est clair : qu'il n'existe plus la moindre parcelle qui n'échappe à l'aliénation subversive et systématique de la modernité.

Quoi que vous fassiez, quoi que vous pensiez, vous le ferez selon des codes qui vous furent inoculés durant votre (in)existence. Semblable à une créature robotique, l'individu moderne est intégralement programmé pour remplir le rôle auquel il fut affecté à son insu, et pour lequel il vivra et mourra, en vain. Toutes les connaissances qui lui sont enseignées n'ont qu'une fonction de formation et de spécialisation, segmentant son savoir, tordant sa façon de penser, le destinant à évoluer dans la classe unique des ressources humaines qui, ironie du sort, fait tourner ce monde de tarés. Y compris à l'université, espace tragi-comique d'aliénation totale, où la moindre étincelle, la plus petite intuition intellectuelle ou spirituelle, est balayée par la violence inouïe d'un conformisme inerte, pervers, avalé et relayé à la fois par la plupart des enseignants et des étudiants, en échange des gratifications virtuelles que sont les notes, les salaires, les avancements de carrière. Ce sont là les manifestations de cette doctrine de la perversion, qui est à l'individu ce que la modernité est à l'Histoire : un cataclysme silencieux. La doctrine de la perversion, c'est un mode de pensée et d'appréhension du monde à travers le seul prisme de la satisfaction immédiate des besoins et désirs personnels. Tout être, toute chose, tend alors à devenir un simple agrégat calorique dont l'ensemble des dimensions ne se mesure qu'à l'aune des bénéfices que pourra en tirer l'insatiable machinerie formatée et déshumanisée qu'est l'individu moderne et déraciné. [...]

L'Empire

Le monde marchand n'est pas mu par la philanthropie. La modernité n'est pas un phénomène indépendant de toute volonté humaine. Ainsi, nous nommons Empire la combinaison de la modernité en tant que processus historique de subversion mondiale, d'une part, et des instigateurs individuels, élitistes et communautaires qui œuvrent méthodiquement à son hégémonie, d'autre part.

On nous qualifie alors de « complotistes » : mais qui peut penser que les pouvoirs politiques, militaires, économiques et financiers vivent au jour le jour ? Sans jamais rien prévoir ni planifier ?

Comment peut-on croire une seconde, par exemple, que l’objectif de l’industrie pharmaceutique est le bien commun et non son profit ?

Qui peut croire que des politiques qui participent de la Franc-Maçonnerie et qui donc, le soir, au sein des loges, qualifient de frères de hauts dirigeants de la finance et de l’économie, pourraient le lendemain s’attaquer à ces mêmes pouvoirs économiques et financiers ?

Comment peut-on concevoir que des alliances d’intérêts se forment dans des syndicats et des corporations populaires, et ne se forment pas dans des cercles de pouvoirs élitistes, où se réunissent les pontes de la politique, de la finance, des médias, de l’économie ?

Ces cercles « très privés » ne constituent-ils pas alors l’institutionnalisation d’une solidarité de classe, la classe des puissants, des oligarques, des décideurs ? Notre complotisme n’est alors rien d’autre qu’une grille de lecture particulière de la réalité, où les concepts sont réincarnés, où l’on va considérer que ce n’est pas le capitalisme ou le mondialisme qu’il faut simplement dénoncer en tant que concepts, mais les capitalistes et les mondialistes, qu’il faut identifier dans la réalité de leurs réseaux. [...]

Les coupables

La subversion moderne est portée par une clique psychopathique d'oligarques, au sein de laquelle se mêlent de façon hétéroclite divers acteurs dont les alliances, tacites ou explicites, circonstancielles ou historiques, ont en commun un même projet mortifère : la gouvernance globale. Soit l'instauration institutionnelle et transnationale d'une féodalité bancaire dominant un monde... [...]

Par l'usure, la subversion, la corruption et le chantage, l'oligarchie tisse sa toile. Elle vassalise, elle coopte, et marque de son emprunte ceux qui s'égarent dans ses illusions, qui cèdent à ses perfidies. […]

La démocratie représentative leur offre le champ de bataille idéal pour maintenir l'illusion du pluralisme politique là où il n'y a que copinages, arrangements et connivences. Franc-Maçons (GODF, GLNF etc.), dynasties familiales (Rothschild, Rockefeller etc.), israélites (B'nai B'rith, CRIJF etc.), think-thank élitistes (Bilderberg, Le Siècle, PNAC, CFR, Trilatérale etc.), conglomérats transnationaux et leurs fondations respectives, mafias et autres tenants de la finance internationale constituent ce pouvoir multiforme et officieux dont Wall Street, le Pentagone, la City, en passant par Bruxelles, Tel Aviv et Genève, constituent les centres névralgiques. »


Vincent Vauclin, « Cendres » .




Dans « Cendres », Vincent Vauclin lance un appel pathétique à la résistance (chrétienne, nationaliste et – hélas – quelque peu raciste). Mais les Français et les Occidentaux ne peuvent pas se mobiliser pour défendre des valeurs qui échappent à leur entendement. Ils se sont presque tous mutés en pashus porcins.


Les derniers vrais résistants sont réfugiés dans les montagnes d'Asie centrale ou combattent dans les plaines de l'Euphrate.


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