Monday, August 24, 2015

Thalys, le retour de l'héroïsme



Le massacre des voyageurs du Thalys évité grâce au retour du courage individuel, à l'héroïsme du citoyen ordinaire.

Alain Marsaud, député (Les Républicains) des Français établis hors de France, souhaite que les citoyens entrent en guerre contre la terreur. Il estime que François Hollande devrait symboliquement décréter la « levée en masse » contre le terrorisme.

« Hier, dit Alain Marsaud, le terrorisme était le fait d’organisations d’une vingtaine de personnes, qu’il s’agisse d’Action directe ou du Groupe islamiste armé. L’État était capable, avec ses propres moyens, de faire face. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Nous sommes face à un phénomène de masse, avec une évaluation de 2 000 Français en Syrie, susceptibles de revenir et potentiellement de commettre de grandes opérations terroristes. L’État n’est plus capable, seul, d’y répondre. Il doit donc sonner la mobilisation générale tous azimuts – forces de l’ordre, agents de la sûreté ferroviaire ou aéroportuaire, sociétés de sécurité privée – mais aussi faire appel au devoir des citoyens. »

En réalité, le citoyen doit reprendre en main sa destiné en combattant tout système qui enferme l'homme pour le tenir à sa merci (religion, politique ou ordre marchand).

En ce début du 21ème siècle, nous sommes en guerre. Les terroristes, les fanatiques religieux, les politiciens fascistes, le système marchand veulent nous asservir. « La guerre – dit-on – offre à l’homme l’occasion de réveiller le héros qui sommeille en lui. Elle casse la routine de la vie commode, et, à travers les épreuves les plus dures, favorise une connaissance transfigurante de la vie en fonction de la mort. L’instant où l’individu doit se comporter en héros, fut-il le dernier de sa vie terrestre, pèse, infiniment plus dans la balance que toute sa vie vécue monotonement dans l’agitation des villes. C’est ce qui compense, en termes spirituels, les aspects négatifs et destructifs de la guerre que le matérialisme pacifiste met, unilatéralement et tendancieusement, en évidence. La guerre, en posant et faisant réaliser la relativité de la vie humaine, en posant et faisant aussi réaliser le droit d’un « plus que la vie », a toujours une valeur anti-matérialiste et spirituelle. »


La Bhagavad Gîtâ, texte sacré des héros 

La Bhagavad Gîtâ est rédigée sous forme de dialogue entre un guerrier, Arjuna et un dieu, Krishna son maître spirituel. Le dialogue a lieu à l’occasion d’une bataille où Arjuna hésite à se lancer, arrêté par des scrupules humanitaires. Interprétées en clef de spiritualité, les deux figures d’Arjuna et de Krishna ne sont, en réalité, qu’une seule et même personne car elles représentent les deux parties de l’être humain : Arjuna le principe de l’action, Krishna celui de la connaissance transcendante. Le dialogue se transforme en une sorte de monologue, d’abord clarification intérieure, puis résolution héroïque autant que spirituelle du problème de l’action guerrière qui s’était imposé à Arjuna au moment de descendre sur le champ de bataille.


Or, la pitié qui retient le guerrier quand, au moment de combattre, il découvre dans les rangs ennemis les amis de jadis et certains de ses parents, est qualifiée par Krishna ( le principe spirituel ) de « trouble indigne des Aryas qui ferme le ciel et procure la honte » (Bhagavad Gîtâ II, 2, Burnouf). Ainsi revient le thème que nous avons déjà si souvent rencontré dans les enseignements traditionnels de l’Occident : « tué, tu gagneras le ciel ; vainqueur, tu posséderas la terre. Lève-toi donc, fils de Kunti pour combattre bien résolu » Bhagavad Gîtâ II, 37). En même temps se dessine le thème d’une « guerre intérieure » guerre qu’il faut mener contre soi-même : « sachant donc que la raison est la plus forte, affermis-toi en toi-même, et tue un ennemi aux formes changeantes, à l’abord difficile ». (Bhagavad Gîtâ III, 43). L’ennemi extérieur a pour pendant un ennemi intérieur, qui est la passion, la soif animale de la vie. Voici comment est définie la juste orientation : « Rapporte à moi toutes les œuvres, pense à l’Âme suprême ; et sans espérance, sans souci de toi-même, combats et n’aie point de tristesse ». (Bhagavad Gîtâ III, 30).

Il faut noter l’appel à une lucidité, supra-consciente et supra-passionnée d’héroïsme, comme il ne faut pas négliger ce passage qui souligne le caractère de pureté, d’absolu que doit avoir l’action et qu’elle peut avoir en termes de « guerre sainte » : « Tiens pour égaux plaisir et pleine, gain et perte, victoire et défaite, et sois tout entier à la bataille : ainsi tu éviteras le péché » ( Bhagavad Gîtâ II,38).

Ainsi s’impose l’idée d’un « péché », qui ne se réfère qu’à l’état de volonté incomplète et d’action, intérieurement encore éloignée de l’élévation, par rapport à laquelle la vie signifie si peu, la sienne comme celle des autres, et où aucune mesure humaine n’a plus cours. 

Si l’on reste sur ce plan, ce texte offre des considérations d’un ordre absolument métaphysique, visant à montrer comment, à un tel niveau, finit par agir sur le guerrier une force plus divine qu’humaine. L’enseignement que Krishna (principe de « connaissance ») dispense à Arjuna (principe « d’action ») pour mettre fin à ses hésitations, vise surtout à réaliser la distinction entre ce qui est incorruptible comme spiritualité absolue, et ce qui existe seulement d’une manière illusoire comme élément humain et naturel : « Celui qui n’est pas ne peut être, et celui qui est ne peut cesser d’être. (...) Sache-le il est indestructible, Celui par qui a été développé cet univers (...) Celui qui croit qu’elle tue ou qu’on la tue (l’Ame) se trompe ; elle ne tue pas, elle n’est pas tuée (...) elle n’est pas tuée quand on tue le corps (...) Combats donc, ô Bharata. » ( Bhagavad Gîtâ II 16 17, 19, 20 et 18).

Mais ce n’est pas tout. A la conscience de l’irréalité métaphysique de ce que l’on peut perdre, ou faire perdre, comme vie caduque et corps mortel (conscience qui trouve son équivalence dans des […] traditions où l’existence humaine est définie comme « jeu et frivolité »), s’associe l’idée que l’esprit, dans son absolu, sa transcendance devant tout ce qui est limité et incapable de dépasser cette limite, ne peut apparaître que comme une force destructrice. C’est pourquoi se pose le problème de voir en quels termes dans l’être, instrument nécessaire de destruction et de mort, le guerrier peut évoquer l’esprit, justement sous cet aspect, au point de s’y identifier.

La Bhagavad Gitâ nous le dit exactement. Non seulement le Dieu déclare : « Je suis... la vertu des forts exempte de passion et de désir (...); dans le feu la splendeur ; la vie dans tous les êtres ; la continence dans les ascètes (...) la science des sages ; le courage des vaillants » (Bhagavad Gîtâ VII, 11, 9, 10).

Puis, le Dieu se manifeste à Arjuna sous sa forme transcendantale, terrible et fulgurante lui offrant une vision absolue de la vie tels des lampes soumises, à une lumière trop intense, des circuits investis d’un potentiel trop haut, les êtres vivants tombent et trépassent seulement parce qu’en eux brûle une puissance qui transcende leur perfection, qui va au-delà de tout ce qu’ils peuvent et veulent. C’est pour cela qu’ils deviennent, atteignent un sommet et, comme entraînés par les ondes auxquelles ils s’étaient abandonnés et qui les avaient portés jusqu’à un certain point, ils enfoncent, se dissolvent, meurent, retournent dans le non-manifesté. Mais celui qui ne redoute pas la mort , sait assumer sa mort devenant par là tout ce qui le détruit, l’engloutit, le brise, il finit par franchir la limite parvient à se maintenir sur la crête des ondes, n’enfonce pas, au contraire ce qui est au-delà de la vie se manifeste en lui. C’est pourquoi, Krishna, la personnification du « principe esprit », après s’être révélé dans sa totalité à Arjuna, peut dire: « Excepté toi, il ne restera pas un seul des soldats que renferment ces deux armées. Ainsi donc, lève-toi, cherche la gloire ; triomphe des ennemis et acquiers un vaste empire. J’ai déjà assuré leur perte : sois-en seulement l’instrument ; (...) tue-les donc ; ne te trouble pas ; combats et tu vaincras tes rivaux. » (Bhagavad Gîtâ XI, 32, 33, 34).



J. Evola




Ci-dessus Hit Girl, jeune super-héroïne du film Kick-Ass.
François Hollande fait penser à un Mother Fucker mou du film Kick-Ass 2, mais aussi malsain que Chris d'Amico, alias The Mother Fucker.

2 comments:

  1. Anonymous11:21 AM

    A ce propos, qu'appelle-t-on un "anti-héros" ?

    - exemple : Jean-Luc ANGUEULADE
    http://www.lepoint.fr/societe/jean-hugues-anglade-l-indecence-25-08-2015-1959035_23.php#xtor=CS3-190

    ou L'homme blessé
    http://hashgurus.com/image.aspx?q=%22Jean-Hugues+Anglade%22&idstr=635248318180888576&woeid=23424819

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  2. Anonymous9:49 PM

    Evola, c'est intéressant ce qu'il dit, mais il était un peu barré lui aussi ^^

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