Sunday, October 18, 2015

Les goulags spirituels du 3ème millénaire


Christian Lazaridès invite ses lecteurs à se livrer à une véritable investigation dans le domaine spirituel. "Et, écrit l'auteur, l'on découvre alors un incroyable ramassis d'ex-gens de l'extrême-droite qui le sont toujours, de personnes liées à l'Opus Dei et au jésuitisme, beaucoup de gens des mouvances Guénon-Evola, beaucoup de Francs-Maçons, etc. Bref, on se trouve dans une étrange ambiance intermédiaire entre... les États et les sectes ! Simplement, la règle du jeu n'est plus la même, le scénario n'est plus celui de la pauvre secte opprimée contre l'Etat ou vice-versa ; on est déjà à l'étape suivante : on prépare la future religion syncrétique contrôlée, telle que le Nouvel ordre mondial pourra la tolérer et s'en servir. On est très ouvert à l'ésotérisme, du moins à certains ésotérismes, plutôt traditionnels, mais on n'est pas contre une touche de Nouvel Age, et la Scientologie est la bienvenue. On peut bien laisser les gens jouer avec les jouets qu'ils préfèrent. Ce qui importe, c'est qui chapeaute le tout.

L'évolution vers plus d'ésotérisme est inéluctable ; ce qui importe, c'est qui contrôle le processus. Et nous avons là un niveau déjà plus sérieux de l'ésotérisme de manipulation, les loges intermédiaires, en fait les mêmes que celles qui agissent par les États, celles qui font intervenir les marionnettes... [...]


Et il suffit d'un peu de sensibilité et d'intuition pour se rendre compte que la seule chose qui n'est pas acceptable, recevable, par toutes ces officines ouvertes à tout et à tous en apparence, la seule chose dont elles ont une haine profonde, haine qu'elles masquent par tous les artifices et tous les mensonges, c'est l'expérience vraiment libre du spirituel, c'est l'autonomie initiatique. Tout leur effort est tendu vers le chapeautage de l'initiation des temps à venir. Leur but est de préparer le troupeau de l'initiation de groupe, la pire perversion spirituelle qu'on puisse imaginer, les goulags spirituels du troisième millénaire. [...]

Nous sommes dans une guerre occulte monstrueuse et qui va durer, pas dans de petites escarmouches dont on puisse se tirer à bon compte.

Je signalerai aussi, comme autre exemple de récupération œcuménisante de l'ésotérisme, la revue catholique jésuitoïde « Actualité des religions ». Dans son numéro de septembre 1999, on trouve étalée sur deux pleines pages, sous le titre de rubrique tout à fait positif « L'expérience spirituelle », ni plus ni moins que « La grande invocation » de Alice Bailey/Le Tibétain, c'est-à-dire la prière appelant à la venue de l'Antichrist. [...]

L'anthroposophie - dans le prolongement de La philosophie de la liberté de Rudolf Steiner - est un mouvement qui devrait faire résonner, par le travail de la pensée, dans la vie sociale, et dans toutes sortes de pratiques, la note de la liberté spirituelle. C'est à elle, et à d'éventuelles autres impulsions valables dans ce sens, qu'il appartient de mener un réel combat pour la liberté initiatique. Elle a cette responsabilité par rapport à elle même, à son essence, et par rapport à d'autres mouvances pour qui elle pourrait être un exemple.

Ce serait un abandon dramatique de cette responsabilité que de rechercher, à la première attaque, à la première anicroche, à se mettre dans des girons protecteurs illusoires. Il est dans la logique profonde de cette impulsion - michaélique - que d'être à la pointe du combat spirituel. Et rien ne saurait être plus aux antipodes de cela que de se décharger de ses responsabilités sur des tiers, sur des parasites captateurs dont la dynamique de fond n'est et ne peut être que d'étouffer cette impulsion de réelle liberté.

Il est inutile de se fourrer la tête dans le sable ou dans le premier sac que l'on vous tend. Il est inutile de s'illusionner sur la possibilité de solutions confortables, car le drame des milieux se réclamant de l'anthroposophie, c'est un souci de leur confort, de leur petite vie tranquille, mais un tel « michaélisme bien tempéré » mène au sommeil de plus en plus profond. Et il faut bien prendre conscience du fait qu'il n'y a pas non plus de neutralité possible dans le jeu d'influences occultes qui entourent l'impulsion anthroposophique, c'est là une autre illusion. Il faut choisir, il faut trancher. Les gens qui se réclament de l'anthroposophie devraient lire un auteur qui, avec une rare violence et une rare détermination, s'est élevé sans cesse contre toutes les démissions ou compromissions par rapport à la liberté spirituelle : un certain Rudolf Steiner, auteur hélas presqu'oublié, même si beaucoup lu. Nous sommes en guerre, et ça ne fait que commencer. Que ceux qui ont peur aillent se coucher, ou qu'ils changent de camp, mais clairement, car le drame c'est qu'actuellement l'anthroposophie est en train de changer de camp, mais sans le dire, parfois sans même le savoir, et que cela fausse tout, crée une indicible confusion. […]

L'anthroposophie dévoyée et la défense de l'être « Anthroposophie »


Il devient d'autant plus difficile de défendre « Anthroposophie » que l'anthroposophie - dans le sens de tout ce qui se dit et se fait désormais sous ce label - devient de moins en moins défendable. Cela prendrait des ramettes de papier de détailler comment, en moins d'un siècle, mais décisivement au cours des quinze dernières années, l'anthroposophie a complètement perdu le gouvernail et se retrouve, sur toutes les questions cruciales, sans cap précis, entraînée dans le sillage de toutes sortes de courants antagoniques de ce que devrait être sa dynamique : les jésuito-anthroposophes des courants tombergiens, les anthroposophes New-Age (style R. Powell, R. Leviton), les pèlerins de Maastricht, Rome ou Compostelle docilement convoyés par les actuels bergers de la Société anthroposophique universelle, etc., mais aussi et surtout les anthroposophes technocrates qui, à force de vouloir s'intégrer dans le Système étatique ou européiste, ou mondialiste, ont fini par en être des suppôts totalement assimilés. Et je pourrais détailler les mille et une voies d'un tel dévoiement qui fait qu'à l'insu de presque tout le monde, tant des adhérents naïfs, et qui surtout aiment tellement le calme et le confort, que du public qui, très logiquement, prend pour anthroposophie ce qu'on lui donne pour de l'anthroposophie, s'est constitué un sosie illusoire, qui s'appelle anthroposophie, qui se réfère apparemment à l’œuvre de Steiner, qui déploie toute la panoplie des applications anthroposophiques, mais qui a perdu, ésotériquement, spirituellement, le cap, la boussole.

Une telle anthroposophie dévoyée n'est pas le moindre mal dans une situation telle que celle dont j'ai parlé jusqu'ici. Car elle fausse tout le débat, toute la perspective. Si, comme j'ai tâché de le montrer, les buts de l'État ne sont pas réellement ce qu'ils disent ou prétendent être, si les justiciers et « protecteurs » sont en fait un remède pire que le mal, si la plupart des courants soi-disant spirituels sont en fait anti-spirituels, eh bien il faut aussi compter avec une anthroposophie qui est, et sera de plus en plus, anti-anthroposophique. [...]

Une guerre sur au moins cinq fronts

Car cette guerre qu'il faudrait mener va devoir être menée sur plusieurs fronts à la fois. […] Je propose un schéma pour imager la façon dont je vois la situation.





En face de ce pentagramme inversé, dirigé contre l'autonomie initiatique, il y a l'Anthroposophie authentique ou bien, de façon plus générale, toute démarche spirituelle authentiquement libre, authentiquement respectueuse de la dignité humaine, du sanctuaire de la volonté individuelle, mais cela ne fait pas grand monde.

Un tel schéma n'a bien entendu, qu'une valeur indicative ou incitative. […]
Il permet de bien mettre en évidence une première fausse dualité ou fausse opposition, celle entre les ésotérismes traditionnels et les ésotérismes style Nouvel Age/Verseau.

Il permet aussi de bien mettre en évidence une seconde fausse dualité ou fausse opposition, celle entre, d'un côté, l'État ou le Système - qui est en effet, et sera sans doute de plus en plus, au service des forces d'étouffement de la spiritualité libre, en bref qui sera de plus en plus le relais de l'américanisme culturel, lui-même relais de l'action des entités asouriques, le mal radical - et, de l'autre côté, de prétendues organisations de défense de la spiritualité libre, mais qui sont donc en fait au service des mêmes forces antichristiques, antihumaines, antilibertaires - collusion qui est d'ores et déjà visible de maintes manières.

À l'évidence existent toutes sortes de passerelles entre ces quatre ensembles, en dépit de certaines apparences, qui ne sont précisément que des apparences, et en dépit de démarcations verbales.

Il permet enfin de mettre bien en évidence, en complément de ces deux fausses dualités, de ce carré très efficace d'étouffement de la vraie spiritualité et de la vraie liberté, le rôle terrible que vient jouer l'anthroposophie dévoyée, laquelle devient alors une véritable caution et une véritable justification occulte des quatre éléments mentionnés précédemment."

Christian Lazaridès, octobre 1999. 
lazarides.pagesperso-orange.fr


Ce texte est extrait de l'article de Christian Lazaridès « Une illustration de la guerre occulte actuelle », téléchargeable gratuitement ICI.





Vivons-nous les commencements de l’Ère des Poissons ?
(Recherche sur la chronologie précessionnelle indiquée par Rudolf Steiner)


Commentaire d'un lecteur :


L'auteur à partir d'un bibliographie impressionnante fait une synthèse rigoureuse de la question de la précession des équinoxes.
A partir de là, il pose la question de la chronologie des ères zodiacales, un sujet hautement polémique puisque toute la mouvance "New Age" voudrait nous faire entrer prématurément dans l'ère du Verseau.
Au delà de ses aspects techniques, l'ouvrage aborde les aspects forcément cachés de l'occultisme et le sens de notre destin Humain.


36 comments:

  1. Anonymous11:04 AM

    Est-il simplement possible de critiquer ici Steiner sans être accusé par un dogmatisme simplisme d’appartenir à une mouvance critiquée par Steiner ou ses défenseurs ?
    Est-il possible de faire entrevoir, même seulement comme hypothèse théorique, que Steiner n’a pas fait le tour des dérives à dénoncer et que sa propre pensée participe, au moins en partie, de ce qu’il faut aussi dénoncer ? Serait-il un dieu omniscient ?

    Pour prendre un exemple simple et compréhensible ...
    Prenons la main gauche d’un voleur gaucher. Citons un à un ses cinq doigts comme complices du délit. Montrons que ces cinq doigts constituent une totalité au niveau de cette main gauche. D’accord ?
    A-t-on pour autant cerné entièrement l’auteur du délit dont il faut se méfier ? Non.
    Cela disculpe-t-il la main droite, même si cette main gauche a été dénoncée par la main droite elle-même ? Non. Mille fois non.
    Cette dénonciation n’empêchera jamais la main droite de voler aussi.
    Couper la main gauche d’un voleur n’empêchera pas, dans l’absolu, sa main droite de voler aussi.

    Là se trouvent la tricherie et le piège des illusions visuelles à portée symbolique. Typiquement lucifériennes.

    Présenter cette liste des fronts à combattre sous forme d’un polygone, d’un pentagramme ou autre figure fermée induit abusivement au mental que la liste est exhaustive. La complétude géométrique de la forme induit abusivement une idée d’exhaustivité de la liste.

    Pourquoi ne pas présenter la liste des fronts à combattre sous forme d’une énumération linéaire de haut en bas, terminée par trois points de suspension invitant à la mise en garde et à la recherche ?
    Tout simplement parce que les points de suspension ouvrent la réflexion à la possibilité d’inclure un jour à cette liste l’auteur de la première liste lui-même.

    Ce procédé de manipulation symbolique est banal et bien connu en occultisme.
    Le charlatan notoire Gurdjieff en use dans son élucubration d’ennéagramme. On passera déjà le fait qu’il présente comme traits de caractère immuables des aspects de la psyché indubitablement modulables par le jeu de l’incarnation, remettant radicalement en cause la validité de sa grille fondamentale partagée en neuf tendances juxtaposées. Mais surtout, la psyché humaine recèle une complexité (pas plus que les fronts occultes à combattre ne se résume à cinq tendances) ne pouvant se réduire à cette liste risible de neuf tendances acquises dès la naissance.
    Cette topique fantaisiste d’ennéagramme bricolée par ce charlatan tient sa force de conviction du pouvoir de manipulation des symboles. Ce qui apporte crédit à cette théorie bidon, c’est justement le fait qu’elle ne présente pas sa liste selon une série ouverte linéaire mais qu’en l’associant abusivement à une forme symbolique fermée, le mental du bigot se trouve berné par ce stratagème naïf.
    Gurdjieff n’a pas confirmé sa théorie par des études cliniques sérieuses. Les professionnels qui confrontent eux leurs recherches théoriques à des études cliniques aboutissent à des topiques bien plus complexes et pertinentes que ce bricolage ridicule d’occultisme de bazar. Ce procédé est courant en occultisme de bazar.

    ReplyDelete
    Replies
    1. Mohamed Ali5:56 PM

      Bonjour,

      Je peux comprendre que l'idée de diagramme peut donner l'apparence d'un cloisonnement de l'individu dans des cases prédéfinies qui limite la compréhension totale de l'individu. Et en même temps mon observation dans le travail avec l'enneagramme permet de donner des pistes de travail sur soi, aucun étudiant ou praticien sérieux ne dira qu'une personne est son enneatype. On parle d'une base, c'est à dire que selon l'expérience traditionnelle de l'enneagramme au sein des confréries soufi il est ressorti neuf base possible d'expression de l'individualité allant de son état la plus éloignée de son essence à sa réalisation, son intégration. L'enneagramme bien compris, bien étudié et longuement pratiqué est un outil (parmi d'autres) pour apprendre à connaître, je le vois comme une piste de lancement et non un cadre absolutisant.

      Merci,
      Mohamed Ali

      Delete
    2. Anonymous8:35 PM

      Bonjour Mohamed Ali,

      J’adhère à votre approche ouverte du principe de la grille d’étude. Entre les mains de sages sufis, son emploi diverge à n’en pas douter de celui qu’en font aujourd’hui les professionnels du développement personnel à la mode.

      Je comprends que toute topique (mot utilisé en psychanalyse) ou toute grille d’analyse permette de guider une première approche plutôt que de partir à l’aveugle vers ce grand inconnu qu’est soi-même. Mais cela reste d’abord une option car d’autres techniques maïeutiques tout aussi fructueuses sinon plus n’utilisent pas de grille de lecture.

      Le problème de la grille vient d’abord qu’elle oriente l’analyse vers des tendances caricaturales figées, faussant ainsi l’image de soi, alors que la psyché est bien plus complexe et souple qu’une grille. Cette tendance à la caricature par modèle réducteur est surtout adaptée à l’étude de phénomènes non vivants et simples. Appliqué à l’étude du vivant complexe, comme la psyché humaine, un modèle réducteur risque non seulement de la formater mais aussi de passer à côté de l’essentiel. La psyché humaine ne peut se réduire à neuf tendances caricaturales. D’autres topiques psychanalytiques établissent des grilles à ramifications dont le nombre est une puissance de deux (8, 16, 32, etc.), chaque caractère défini proposant alors deux options (caractère plus ou moins marqué). Les études cliniques sérieuses ne retombent pas sur la grille de l’ennéagramme. Ces études ne ferment pas non plus la liste des options car il reste toujours possible d’approcher un nouveau caractère multipliant à chaque fois les cases de la grille par deux et élargissant ainsi le champ d’étude de la psyché humaine. Cette dernière démarche est ouverte à la complexité alors que le principe de l’ennéagramme tend plutôt à un champ fermé prédéfini, même si le schéma de l’ennéagramme bricole ensuite des "ailes" pour tenter de pallier à cet effet réducteur commun à toutes les grilles prédéfinies.

      Un autre problème, gravissime, dans l’ennéagramme de Gurdjieff ou de ses élèves, c’est qu’il considère comme définitivement acquis (c’est ce que signifie un caractère) des traits de la psyché qui sont en fait fortement modulables par la vie et le travail sur soi. Alors que certains traits pourraient être en réalité modifiés librement par le sujet selon des projets de vie, la grille de Gurdjieff imprime dans le mental de ce sujet qu’il n’en est rien et que ces traits sont définitifs. Ce formatage constitue alors une grave atteinte à la liberté de l’individu et lui réduit son champ existentiel.
      Ce phénomène est accentué lors de l’usage de l’ennéagramme en management d’entreprise. Le coach utilise l’ennéagramme pour formater les membres de son équipe selon ses besoins et non pour les éveiller à une meilleure connaissance d’eux-mêmes et les ouvrir à une plus grande liberté. Ce procédé de formatage est aussi connu dans les usages abusifs de l’astrologie, dans lesquels on fait tellement croire à une personne que sa personnalité correspond à son signe astral solaire qu’elle finit par se formater d’elle-même, inconsciemment, au profil de ce signe.
      Cet usage de grille en étude de la psyché peut alors devenir très pervers. Il ne peut être laissé entre toutes les mains.

      Delete
    3. Anonymous8:38 PM

      (suite de la réponse à Mohamed Ali)
      On peut aussi constater que de nombreuses traditions, partout sur Terre, définissent, selon des théories astrologiques pourtant différentes, une série de 12 types différents de personnalités, avec une conviction admise depuis des siècles, alors que l’ennéagramme ne définit que 9 types.
      Diverses approches cliniques psychanalytiques définissent, elles, des puissances de deux (8, 16, 32, ...).
      Par ailleurs, on peut comparer les 9 types définis par les divers successeurs de Gurdjieff, ces diverses voies ne sont même pas d’accord entre elles.
      Dans la pratique, les divers questionnaires supposés définir ces 9 types sont loin de donner des résultats cohérents. Les résultats divergent non seulement selon les tests mais aussi selon l’humeur du moment, ce qui est tout à fait normal puisque les 9 types définis par Gurdjieff ne correspondent pas vraiment à des caractères, des traits immuables.

      Mais je conçois tout à fait qu’une grille comme l’ennéagramme puisse se révéler utile, dans une première phase de découverte de soi et lorsqu’elle n’est pas entre les mains d’un gourou manipulateur. Elle sert de premier guide pour quelqu’un qui cherche à se connaître et ne veut pas foncer tête baissée vers l’inconnu.

      Ce qui me paraît plus intéressant serait qu’après cette première approche par cette grille réductrice, la personne teste ensuite d’autres grilles issues d’autres voies de recherches. Puis qu’elle compare ultérieurement ces diverses approches.
      L’idéal serait qu’elle construise alors, après une certaine expérience, sa propre grille selon sa propre recherche personnelle. Puis qu’elle vérifie par expérience, au cas où apparaitraient certains traits dominants semblant être immuables, s’ils sont vraiment si "immuables". Alors seulement un tel outil serait une voie de connaissance vers soi-même ouverte vers la liberté et non soumise à un formatage aliénant.

      Il existe d’innombrables méthodes d’approche de la psyché humaine. Il me semble que multiplier les méthodes plutôt que de se cristalliser sur une seule est plus humainement enrichissant.

      Delete
    4. Anonymous8:39 PM

      (suite et fin de la réponse à Mohamed Ali)
      Pour en revenir au commentaire du texte proposé et utilisant le pentagramme ...
      Le commentaire faisait surtout allusion à l’ennéagramme pour illustrer l’usage réducteur du pentagramme dans cette étude des "fronts" se présentant à quelqu’un voulant libérer l’être humain au niveau individuel ou au niveau collectif. Cristalliser la définition de ces fronts sur un seul graphique réducteur à cinq branches comme le fait cet auteur est le meilleur moyen pour se placer soi-même des œillères. Une fois ces cinq fronts définis (et surtout étalés publiquement dans un livre ou sur un blog), si l’adversaire dispose d’un minimum de sens stratégique, il lui suffit simplement de s’inventer un sixième front sortant du schéma pour déjouer les plans de cet auteur peu stratège. Elémentaire !

      Si cet auteur diversifie à l’avenir ses schémas d’approche, s’il développe son imagination stratégique à des schémas plus subtils et plus complexes, alors il s’offrira de meilleures opportunités de vraiment saisir la situation dans toute sa complexité.
      Ce premier schéma simpliste lui sert surtout à se rassurer lui-même et conjointement à se présenter comme une référence fiable dans le domaine auprès de ses lecteurs alors que ce n’est manifestement pas le cas.
      Je l’invite alors, si ses intentions sont vraiment celles qu’il présente, à ne pas s’arrêter à cette approche réductrice du pentagramme mais à multiplier à l’infini ses diverses grilles d’analyse.

      Par ailleurs, ce qui distingue fondamentalement cette démarche occultiste d’une démarche plus spirituelle, c’est qu’une démarche spirituelle authentique aurait placé, parmi les branches des fronts à combattre, la branche essentielle : soi-même.
      Contrairement aux gesticulations diverses de l’occultisme, la spiritualité authentique répète l’adage : l’enfer c’est toujours les autres. Les évangiles disent : il est plus facile de voir la paille dans l’œil du voisin que la poutre qui est dans le sien.
      Je proposerais donc à cet auteur, certes érudit dans le décryptage des institutions liées aux diverses formes de pouvoir mais apparemment plus enclin à chercher la cause de son malheur chez autrui qu’en lui-même, de multiplier ses grilles d’analyse mais surtout de na pas omettre d’y inclure ses propres tendances ou celles des institutions qui lui sont familières.

      Quand il y a problème dans notre relation au monde, la cause n’en revient ni entièrement au monde ni entièrement à soi-même. Le problème vient surtout d’une relation inadéquate entre soi et le monde.
      Vouloir changer le monde reste le plus usé des prétextes pour se dispenser de se changer soi-même.

      Cette critique du texte usant du pentagramme ne s’adressait bien sûr pas à vous, Mohamed Ali, et ne concernait pas votre approche de l’ennéagramme.
      Bien à vous.
      Cordialement.

      Delete
  2. Anonymous11:05 AM

    On est dès lors en droit de s’interroger (est-il encore possible de s’interroger sur les affirmations des omniscients sans être accusé de suppôt d’arhimane ? merci) sur cette présentation des" fronts à combattre" sous forme de pentagramme.
    Ce pentagramme retourné induit d’abord chez le lecteur une connotation négative, sataniste, arhimanique et tout le tralala. Admettons ... bien que le dualisme forces du bien contre forces du mal, ça ressemble d’assez près à cette idiotie de grande invocation, justement.
    Ensuite, il induit par la forme fermée de ce pentagramme une idée abusive d’exhaustivité de la liste.
    Puis, il place l’auteur de ce schéma, sans aucune démonstration (c’est ça le pouvoir manipulateur des symboles) dans la position de celui qui dénonce ces fronts à combattre. Pour un lecteur naïf, à la pensée réductrice et dualiste, classant les êtres en deux clans clivés (amis contre ennemis) celui qui dénonce des ennemis est forcément un ami. Aucun doute !

    Si l’auteur de ce schéma tombe des nues et ne comprend pas la mécanique psychique de ce procédé pourtant éculé en occultisme, alors il ne peut en aucun cas se targuer d’une quelconque compétence en ce domaine. Son discours n’est alors que chimère et prétention. On est d’accord ?

    Si, au contraire, cet auteur dispose au moins de quelques connaissance en occultisme et usage des symboles, il présente alors sciemment sa liste des fronts à combattre sous forme de pentagramme dans le but de manipuler le lecteur et lui cacher d’autres fronts plus sournois à combattre eux aussi. Notamment les fronts dont il participe lui-même.

    Les textes présentés par ce blog deviennent de plus en plus inquiétants. Ils invitent à de sérieuses interrogations quant aux connaissances réelles en occultisme ou quant aux éventuelles intentions de manipulation des lecteurs. Si l’interrogation est encore permise ...

    Cet auteur pour le moins suspect pourrait-il expliquer clairement et honnêtement pourquoi il a présenté cette liste des fronts à combattre sous forme d’un symbole fermé induisant une idée d’exhaustivité ???
    Pourquoi pas sous forme linéaire et rationnellement argumentée comme le ferait toute personne désireuse de fournir au lecteur des informations objectives soumises à une libre lecture critique ???

    Merci pour ces prochaines explications.

    ReplyDelete
    Replies
    1. Anonymous7:04 AM

      Steiner ne faisait pas dans ce genre de schéma abstrait. Même Lazaridès dit que ce schéma n'a de valeur qu'indicative. Que vous faut-il de plus? Mais vous tenez à jouer les victimes, c'est intéressant de vous lire et de tenter de se mettre à votre place, de ressentir ce que vous vivez à travers ce que vous exprimez. Vous serez peut-être intéressés de savoir que l'hypocondrie et la manie de persécution sont selon Steiner des signes d'un certain degré de développement occulte fait dans une vie antérieure.
      Druide

      Delete
    2. Anonymous8:36 AM

      Ne serait-ce pas plutôt tout ce "beau monde" qui se pose en victime des forces du mal ??? Quand même ! Je vous invite à relire ce texte et le reste. Merci aussi pour votre grand tact à mon égard.

      Delete
    3. Anonymous9:52 AM

      Si je vous suis bien, préférer l’occultisme de Steiner à la lecture spirituelle des évangiles serait le résultat de pratiques occultes dans les vies antérieures. Contrairement à Steiner, Jésus n’a en effet jamais évoqué dans les récits évangéliques aucune allusion nominative à une entité comme Arhimane, croyance exprimant ainsi une "manie de persécution". Il est même conseillé en spiritualité chrétienne authentique de ne jamais nommer les entités, sauf les archanges. Votre point-de-vue mérite l’attention. Merci.

      Delete
    4. Anonymous11:57 AM

      @ Anonymous8:36 AM

      Très juste remarque !!

      Z.Z

      Delete
    5. Anonymous1:01 PM

      Outre de rares épisodes de guérison corporelle à portée surtout symbolique, les évangiles donnent une priorité incontestable à la santé de l’âme sur celle du corps, cette dernière y étant même dénigrée : "tu es poussière et tu redeviendras poussière", ainsi que le drame de la passion de Jésus.
      Les textes de Steiner accordent au contraire une importance primordiale à la santé du corps : traités de médecine, de gymnastique et de danse. De tels traités apparaitraient comme inopportuns, voire déplacés, dans un contexte évangélique.
      La mode obsessionnelle actuelle des diverses médecines (traditionnelles ou contemporaines), propagée par les "nouvelles spiritualités" et le développement personnel, va aussi globalement dans ce sens de la prépondérance de la santé du corps.
      Une personne à tendance hypocondriaque trouvera en effet plus d’intérêt à lire Steiner (ou ces nouvelles modes) que les évangiles, je vous rejoins sur ce point.
      Merci pour votre remarque pertinente. J’ignorais que cela venait des pratiques des vies antérieures ...

      Delete
    6. Anonymous1:55 PM

      Dans la dialectique chrétienne, le confort mondain (matériel ou corporel) participe de la séduction du prince de ce monde. Chez le mystique chrétien, l’inconfort mondain (pauvreté ou maladie) participe des souffrances salvatrices (à l’image de la passion) envoyées par la divine sapience pour libérer par l’épreuve l’âme de l’emprise mondaine.
      Si Steiner se positionne comme simple thérapeute laïc, peut-être mérite-t-il une médaille et l’admiration.
      S’il cherche par contre à inclure son occultisme et ses études sur le confort mondain (matériel et corporel) dans le cadre de la dialectique chrétienne, il se positionne alors inévitablement du côté de la séduction mondaine, contrairement au message évangélique.
      Rien ne l’obligeait à chercher à se vêtir d’une "cape blanche chrétienne" après sa sombre errance dans l’initiation luciférienne. Question d’intégrité intellectuelle.

      Delete
    7. Anonymous3:36 PM

      Les textes ne sont en rien plus inquiétants maintenant qu'il y a 5-10 ans, il suffit de regarder les archives des blogs. Peut-être est-ce plutôt les lecteurs qui sont devenus inquiétants, pardon, frileux.
      Marrant cette fixation sur un schéma alors que le texte complet fait 20 pages quand même.

      Jannick

      Delete
    8. Anonymous4:39 PM

      Pitié ! Pas 20 pages de propagande pro Steiner. Merci.
      Vous voulez que l'on aborde son approche lumineuse des mécanismes de la vision pour une bonne partie de rigolade ? Je prenais ce schéma à tire d'exemple mais si vous voulez on peut approfondir. Ce blog ne suffirait pas.

      Delete
  3. Anonymous11:12 AM

    Personnellement, trop de trucs à lire qui me passent bien au dessus de la tête (ou en dessous^^).
    La vie en réalité est très simple, c'est notre mental (n'en déplaise à certains) qui complique.

    Damien

    ReplyDelete
    Replies
    1. Anonymous11:16 AM

      Votre omniprésence sur le blog témoigne de la mise en pratique de vos principes. ^^

      Delete
    2. Anonymous11:33 AM

      Je viens commenter, par amusement principalement, en réalité je m'en fous complétement. Mais il y a des vieilles habitudes dont on ne se défait pas facilement, et desquelles je ne cherche pas à me débarrasser.
      Faudra faire avec ses apparentes contradictions ^^
      D.

      Delete
    3. Anonymous11:48 AM

      Je suppose que dans la vie, vous devez être une personne sympathique, pleine d'humour et ne se prenant pas la tête, ni celle d'autrui.
      Vous pouvez comprendre que la démarche que vous venez de présenter ci-dessus décrit celle de l'emmerdeur courant. Mettre cela sur le compte de l'habitude est une excuse un peu facile. Non ?
      Si vous voulez continuer à vous distraire, je vous propose de vous défouler sur le test de Turing (CAPTCHA) en y cochant toutes les cases. Le jeu est sans fin. Bon amusement.

      Delete
    4. Anonymous12:03 PM

      Le but de l'emmerdeur, c'est d'emmerder.
      Et si vous prenez tout au sérieux, que mes petites réflexions vous embêtent, j'en suis désolé pour vous. Moi ça me fait bien rire. D'ailleurs, je constate qu'il y a peu d 'humour dans les commentaires (en général), et c'est bien navrant.
      D.

      Delete
    5. Anonymous12:12 PM

      Je partage votre remarque mais doivent-ils se résumer pour autant à ce seul humour ?
      Si vous cherchez l'humour en priorité, le Net regorge d'autres blogs ...
      Pourriez-vous préciser vos intentions réelles?

      Delete
    6. Anonymous11:50 AM

      Vous parlez certainement des commentaires ("doivent-ils") qui se résumeraient "à ce seul humour" ? Bien sûr que non. C'est une façon de faire (et de dire).
      Quant aux intentions, elles sont probablement les mêmes que les vôtres (et que d'autres). Avertir des dangers, ou des voies scélérates. C'est délicat, pour différentes raisons.
      La première évidente, le support de communication ne nous permet pas de savoir à qui on s'adresse, quel est le parcours de chacun et où en est-il de sa propre compréhension.
      La deuxième, le langage ou la communication est une chose tout aussi délicate. Ce que je veux dire, n'est pas compris comme tel. Il y a émission mais est-ce que la réception de ce que je dis est compris comme je voulais qu'elle le soit ?
      Donc de ces évidences, on peut aisément comprendre que c'est un "terrain" favorables aux quiproquos ou autres "embrouilles".
      Je n'ai pas parlé de la troisième chose, la plus complexe, l'individu lui-même et son ego, et il me semble que ça se passe de commentaires ^^

      Ai-je assez répondu, dois-je préciser autre chose ?
      zavez-vu j'essaie d'être magnanime ^^

      Avec les nouvelles "règles de conduite" (merci Félicie), il ne me semble pas très utile de savoir pourquoi nous sommes ici, et de plus ça n'apporte rien aux sujets en eux-même.

      Pour la forme, je vais posté sous le pseudo de "Z.Z", au lieu de mon prénom "Damien".
      "Z.Z" pour Zhan Zhao, héro imaginaire des "Wuxia". Aucune prétention particulière, j'aime juste ça ^^

      Delete
    7. Anonymous1:07 PM

      Bien plus convivial.
      Comme vous dites, le Net actuel reste un outil grossier. Dans un premier temps, il faudra bien faire avec.
      :-)
      Bien à vous ZZ, qui nous empêchez par vos piqûres de moustique de nous endormir (zzz).

      Delete
  4. Anonymous4:51 PM

    Bonjour,
    Je remercie Christian Lazaridès pour ses intéressantes observations.

    ReplyDelete
  5. Anonymous6:32 PM

    Je vous ai répondu (anonymous 12:12 pm) mais mon commentaire est en modération (je ne sais pas pourquoi, mais si je "gène", autant me le dire, je ne commenterais plus :-)
    D.

    ReplyDelete
  6. Anonymous7:07 PM

    Ah oui...je suis en modération.
    Bon, désolé de perturber le gens sérieux ^^
    Désolé, je ne vous importunerai plus.
    D.

    ReplyDelete
  7. Anonymous9:00 PM

    Bonjour Mohamed Ali,

    J’adhère à votre approche ouverte du principe de la grille d’étude. Entre les mains de sages sufis, son emploi diverge à n’en pas douter de celui qu’en font aujourd’hui les professionnels du développement personnel à la mode.

    Je comprends que toute topique (mot utilisé en psychanalyse) ou toute grille d’analyse permette de guider une première approche plutôt que de partir à l’aveugle vers ce grand inconnu qu’est soi-même. Mais cela reste d’abord une option car d’autres techniques maïeutiques tout aussi fructueuses sinon plus n’utilisent pas de grille de lecture.

    Le problème de la grille vient d’abord qu’elle oriente l’analyse vers des tendances caricaturales figées, faussant ainsi l’image de soi, alors que la psyché est bien plus complexe et souple qu’une grille. Cette tendance à la caricature par modèle réducteur est surtout adaptée à l’étude de phénomènes non vivants et simples. Appliqué à l’étude du vivant complexe, comme la psyché humaine, un modèle réducteur risque non seulement de la formater mais aussi de passer à côté de l’essentiel. La psyché humaine ne peut se réduire à neuf tendances caricaturales. D’autres topiques psychanalytiques établissent des grilles à ramifications dont le nombre est une puissance de deux (8, 16, 32, etc.), chaque caractère défini proposant alors deux options (caractère plus ou moins marqué). Les études cliniques sérieuses ne retombent pas sur la grille de l’ennéagramme. Ces études ne ferment pas non plus la liste des options car il reste toujours possible d’approcher un nouveau caractère multipliant à chaque fois les cases de la grille par deux et élargissant ainsi le champ d’étude de la psyché humaine. Cette dernière démarche est ouverte à la complexité alors que le principe de l’ennéagramme tend plutôt à un champ fermé prédéfini, même si le schéma de l’ennéagramme bricole ensuite des "ailes" pour tenter de pallier à cet effet réducteur commun à toutes les grilles prédéfinies.

    Un autre problème, gravissime, dans l’ennéagramme de Gurdjieff ou de ses élèves, c’est qu’il considère comme définitivement acquis (c’est ce que signifie un caractère) des traits de la psyché qui sont en fait fortement modulables par la vie et le travail sur soi. Alors que certains traits pourraient être en réalité modifiés librement par le sujet selon des projets de vie, la grille de Gurdjieff imprime dans le mental de ce sujet qu’il n’en est rien et que ces traits sont définitifs. Ce formatage constitue alors une grave atteinte à la liberté de l’individu et lui réduit son champ existentiel.
    Ce phénomène est accentué lors de l’usage de l’ennéagramme en management d’entreprise. Le coach utilise l’ennéagramme pour formater les membres de son équipe selon ses besoins et non pour les éveiller à une meilleure connaissance d’eux-mêmes et les ouvrir à une plus grande liberté. Ce procédé de formatage est aussi connu dans les usages abusifs de l’astrologie, dans lesquels on fait tellement croire à une personne que sa personnalité correspond à son signe astral solaire qu’elle finit par se formater d’elle-même, inconsciemment, au profil de ce signe.
    Cet usage de grille en étude de la psyché peut alors devenir très pervers. Il ne peut être laissé entre toutes les mains.

    ReplyDelete
  8. Anonymous9:02 PM

    (suite de la réponse à Mohamed Ali)
    On peut aussi constater que de nombreuses traditions, partout sur Terre, définissent, selon des théories astrologiques pourtant différentes, une série de 12 types différents de personnalités, avec une conviction admise depuis des siècles, alors que l’ennéagramme ne définit que 9 types.
    Diverses approches cliniques psychanalytiques définissent, elles, des puissances de deux (8, 16, 32, ...).
    Par ailleurs, on peut comparer les 9 types définis par les divers successeurs de Gurdjieff, ces diverses voies ne sont même pas d’accord entre elles.
    Dans la pratique, les divers questionnaires supposés définir ces 9 types sont loin de donner des résultats cohérents. Les résultats divergent non seulement selon les tests mais aussi selon l’humeur du moment, ce qui est tout à fait normal puisque les 9 types définis par Gurdjieff ne correspondent pas vraiment à des caractères, des traits immuables.

    Mais je conçois tout à fait qu’une grille comme l’ennéagramme puisse se révéler utile, dans une première phase de découverte de soi et lorsqu’elle n’est pas entre les mains d’un gourou manipulateur. Elle sert de premier guide pour quelqu’un qui cherche à se connaître et ne veut pas foncer tête baissée vers l’inconnu.

    Ce qui me paraît plus intéressant serait qu’après cette première approche par cette grille réductrice, la personne teste ensuite d’autres grilles issues d’autres voies de recherches. Puis qu’elle compare ultérieurement ces diverses approches.
    L’idéal serait qu’elle construise alors, après une certaine expérience, sa propre grille selon sa propre recherche personnelle. Puis qu’elle vérifie par expérience, au cas où apparaitraient certains traits dominants semblant être immuables, s’ils sont vraiment si "immuables". Alors seulement un tel outil serait une voie de connaissance vers soi-même ouverte vers la liberté et non soumise à un formatage aliénant.

    Il existe d’innombrables méthodes d’approche de la psyché humaine. Il me semble que multiplier les méthodes plutôt que de se cristalliser sur une seule est plus humainement enrichissant.

    ReplyDelete
  9. Anonymous9:03 PM

    (suite et fin de la réponse à Mohamed Ali)
    Pour en revenir au commentaire du texte proposé et utilisant le pentagramme ...
    Le commentaire faisait surtout allusion à l’ennéagramme pour illustrer l’usage réducteur du pentagramme dans cette étude des "fronts" se présentant à quelqu’un voulant libérer l’être humain au niveau individuel ou au niveau collectif. Cristalliser la définition de ces fronts sur un seul graphique réducteur à cinq branches comme le fait cet auteur est le meilleur moyen pour se placer soi-même des œillères. Une fois ces cinq fronts définis (et surtout étalés publiquement dans un livre ou sur un blog), si l’adversaire dispose d’un minimum de sens stratégique, il lui suffit simplement de s’inventer un sixième front sortant du schéma pour déjouer les plans de cet auteur peu stratège. Elémentaire !

    Si cet auteur diversifie à l’avenir ses schémas d’approche, s’il développe son imagination stratégique à des schémas plus subtils et plus complexes, alors il s’offrira de meilleures opportunités de vraiment saisir la situation dans toute sa complexité.
    Ce premier schéma simpliste lui sert surtout à se rassurer lui-même et conjointement à se présenter comme une référence fiable dans le domaine auprès de ses lecteurs alors que ce n’est manifestement pas le cas.
    Je l’invite alors, si ses intentions sont vraiment celles qu’il présente, à ne pas s’arrêter à cette approche réductrice du pentagramme mais à multiplier à l’infini ses diverses grilles d’analyse.

    Par ailleurs, ce qui distingue fondamentalement cette démarche occultiste d’une démarche plus spirituelle, c’est qu’une démarche spirituelle authentique aurait placé, parmi les branches des fronts à combattre, la branche essentielle : soi-même.
    Contrairement aux gesticulations diverses de l’occultisme, la spiritualité authentique répète l’adage : l’enfer c’est toujours les autres. Les évangiles disent : il est plus facile de voir la paille dans l’œil du voisin que la poutre qui est dans le sien.
    Je proposerais donc à cet auteur, certes érudit dans le décryptage des institutions liées aux diverses formes de pouvoir mais apparemment plus enclin à chercher la cause de son malheur chez autrui qu’en lui-même, de multiplier ses grilles d’analyse mais surtout de ne pas omettre d’y inclure ses propres tendances ou celles des institutions qui lui sont familières.

    Quand il y a problème dans notre relation au monde, la cause n’en revient ni entièrement au monde ni entièrement à soi-même. Le problème vient surtout d’une relation inadéquate entre soi et le monde.
    Vouloir changer le monde reste le plus usé des prétextes pour se dispenser de se changer soi-même.

    Cette critique du texte usant du pentagramme ne s’adressait bien sûr pas à vous, Mohamed Ali, et ne concernait pas votre approche de l’ennéagramme.
    Bien à vous.
    Cordialement.

    ReplyDelete
  10. Anonymous8:11 AM

    L’usage d’une grille circulaire peut se fermer ou s’ouvrir.
    L’ennéagramme à l’usage d’un maître sufi se diversifie au-delà des 9 branches premières en 27 voire 81 branches. Certaines topiques psychanalytiques usent d’une grille en puissances de 2.
    L’usage de l’ennéagramme chez un maître sufi (visant l’épanouissement spirituel) sera plus ouvert que chez un gourou ou un coach d’entreprise (visant la manipulation mentale en enfermant le sujet dans des stéréotypes).

    L’ouverture peut se décliner par la ramification des branches mais aussi par la multiplication des grilles par complémentarité ou esprit critique, chaque grille ayant ses propres limites et lacunes.

    Il en va de même pour l’usage du pentagramme dans cette étude des "fronts", voulant libérer l’être humain, individuellement ou collectivement des influences du pouvoir institutionnel abusif (occulte ou non).
    Cristalliser ces fronts sur ce graphique (après un lourd travail d’investigation, n’en doutons pas) est aussi un moyen pour se placer des œillères.
    Cette étude apparaît non exhaustive car de nombreux pouvoirs planétaires notoires n’y apparaissent pas.
    Il serait alors intéressant de replacer ce pentagramme dans un schéma plus large et plus complexe (comme dans la technique "pearltrees" d’usage sur le Net) pour présenter une articulation plus complète des diverses formes de pouvoir planétaire.
    Une fois posée cette liste limitative de cinq fronts (étalés publiquement dans un livre ou sur un blog), si l’adversaire dispose d’un minimum de sens stratégique, il lui suffit de s’inventer un sixième front hors du schéma pour déjouer les plans de l’auteur.

    Si cet auteur diversifie à l’avenir ses schémas d’approche, développant son imagination stratégique, alors il s’offrira de meilleures opportunités de vraiment saisir la situation dans toute sa complexité.
    Ce premier schéma servirait surtout à se rassurer soi-même (piège à éviter) alors que cette approche (bien qu’intéressante) reste très incomplète.
    J’inviterais alors ce monsieur à ne pas s’arrêter à cette première présentation du pentagramme mais à multiplier à l’infini ses diverses grilles d’analyse.

    Par ailleurs, ce qui distingue fondamentalement une démarche occultiste d’une démarche plus spirituelle, c’est qu’une démarche spirituelle placerait, outre les branches des fronts extérieurs à combattre, la branche essentielle : soi-même, le front intérieur. En spiritualité et initiation authentiques, cette lutte intérieure constitue la branche maîtresse. Le monde n’est qu’un thème secondaire. Comme dit Jésus : mon royaume n’est pas de ce monde. Steiner se présente comme défenseur d’une voie chrétienne.
    Contrairement aux divers éparpillements de l’occultisme, la spiritualité authentique répète inlassablement l’adage : l’enfer c’est les autres. Les évangiles disent : il est plus facile de voir la paille dans l’œil du voisin que la poutre qui est dans le sien.

    Je proposerais alors à cet auteur (certes érudit dans le décryptage des institutions liées aux diverses formes de pouvoir), en plus de multiplier ses grilles d’analyse, de ne surtout pas omettre d’y inclure une branche symbolisant ses propres tendances ou celles des institutions qui lui sont familières.
    Cette étude et ce graphique place le lecteur (ou le "bon" anthroposophe) dans la position angélique absolue du bien face à la position d’autrui, celle du mal. L’invitation à l’auto critique n’apparaît pas explicitement dans le schéma.
    Cette articulation schématique ne correspondrait-elle pas alors à ce que la symbolique chrétienne présente comme l’orgueil de Lucifer ? Les symboles visuels (Lucifer) fermés, comme ce pentagramme, offrent à l’ego une impression trompeuse d’omniscience.

    Quand il y a problème dans notre relation au monde, la cause n’en revient ni entièrement au monde ni entièrement à soi-même. Le problème vient surtout d’une relation inadéquate entre soi et le monde.
    Vouloir changer le monde reste le plus usé des prétextes pour se dispenser de se changer soi-même.

    ReplyDelete
  11. Bonjour,
    Les commentaires posent un petit problème en ce moment au comité de modération.
    Avec Fernande, ça passe, ça passe !
    Avec Félicie, ça passe aussi !
    Mais avec Lulu, ça ne passe plus !

    Si vous constatez des « trous », c'est Lulu qui a viré des commentaires.

    ReplyDelete
    Replies
    1. Anonymous9:28 AM

      Difficile de faire lulunanimité.

      Delete
  12. Lulu n'est pas d'accord, mais la modération des commentaires est désactivée (pour l'instant).
    SVP, pouvez-vous utiliser des pseudos ? Il est très difficile de s'y retrouver, il n'y a que des Hanonymous ! On n'y comprend rien ! Et les Rinpochés omniscients ne daignent pas nous fréquenter pour nous éclairer.

    ReplyDelete
    Replies
    1. Anonymous12:01 PM

      C'est la méchante Lulu ?? Brrrrr ^^

      Z.Z

      Delete
    2. Anonymous2:59 PM

      Mais qui est donc Lulu ? Tant pis pour mon commentaire, j'imagine que le message est passé autrement..
      Merci pour les articles !
      Jannick.

      Delete
  13. La méchante Lulu est un personnage de B.D. assez abominable créé et imaginé par un autre luciférien...Yves Saint-Laurent. Faites des recherches sur le net, c'est aisé à trouver.

    Rien à voir avec l'ami Brassens bien évidemment :-)

    ReplyDelete
  14. Pour info, un lien parmi tant d'autres :

    http://www.alterinfo.net/La-vilaine-Lulu-de-Yves-Saint-Laurent-La-BD-choc-d-initiation-au-satanisme-et-a-la-pedophilie_a96960.html

    ReplyDelete