lundi, juin 04, 2018

Les Dix Devoirs du ROI

La société "démocratique" contre-traditionnelle




Les Dix Devoirs du ROI

par Patrick

Au temps du Bouddha vivaient, comme aujourd’hui, des souverains qui gouvernaient injustement leurs états. Ils levaient des impôts excessifs et infligeaient des châtiments cruels.Le peuple était opprimé et exploité, torturé et persécuté. Le Bouddha était profondément ému par ces traitements inhumains. 


Le Dhammapadatthakathâ raconte qu’il porta alors son attention sur le problème d’un bon gouvernement. Ses idées doivent être appréciées dans le contexte social, économique et politique de notre temps. Il montra comment tout un pays pouvait devenir corrompu, dégénéré et malheureux quand les chefs du gouvernement, c’est-à-dire Roi, ministres et fonctionnaires deviennent eux-mêmes corrompus et injustes. Pour qu’un pays soit heureux il doit avoir un gouvernement juste. Les principes de ce gouvernement juste sont exposés par le Bouddha dans son Enseignement retrouvé dans les Ecritutres Canoniques du Canon Pâli sur les “Dix Devoirs du ROI” : Dasa-râja-Dhamma

Le mot ROI d’autrefois doit être remplacé aujourd’hui par le mot “Gouvernement”. Par conséquent les Dix Devoirs du ROI s’appliquent maintenant à tous ceux qui participent au gouvernement, chef d’état, ministres, chefs politiques, membres du corps législatif et fonctionnaires d’administration.

1. Le premier de ces dix devoirs est la libéralité, la générosité, la charité (Dâna). Le souverain ne doit pas avoir d’avidité ni d’attachement pour la richesse et la propriété, mais il doit en disposer pour le bien du peuple.

2. Un caractère moral élevé (Sîla). Il ne doit jamais détruire la vie, tromper, voler ni exploiter les autres. Il doit appliquer à lui-même les 5 préceptes que respecte le laïc qui comprend l’enseignement du Bouddha.

3. Sacrifier au bien du peuple (Pariccâga). Il doit être prêt à sacrifier son confort, son nom et sa renommée, et sa vie même dans l’intérêt du peuple.

4. Honnêteté et intégrité (Ajjava). Il doit être libre de peur ou de faveur dans l’exercice de ses devoirs. Il doit être sincère dans ses intentions et ne doit pas tromper le public.

5. Amabilité et affabilité (Maddava). Il doit avoir un tempérament doux.

6. Austérité dans les habitudes (Tapa). Il doit mener une vie simple et ne doit pas se laisser aller au luxe. Il doit être en possession de soi-même.

7. Absence de haine, mauvais-vouloir, inimitié (Akkodha). Il ne doit garder rancune à personne.

8. Non-violence (Ahimsa), ce qui signifie qu’il ne doit non seulement faire de mal à personne, mais aussi qu’il doit s’efforcer de faire régner la paix en empêchant la guerre et toute autre chose qui impliquent violence et destruction de la vie.

9. Patience, pardon, tolérance, compréhension (Khanti). Il doit être capable de supporter 
les épreuves, les difficultés et les insultes sans s’emporter.

10. Non-opposition, non-obstruction (Avirodha). C’est-à-dire qu’il ne doit pas s’opposer à la volonté populaire, ne contrecarrer aucune mesure favorable au bien-être du peuple.

En d’autres termes, il doit se tenir en harmonie avec le peuple. Il est inutile de dire combien serait heureux un pays gouverné par des hommes possédant ces qualités.



Agence France Presse du 31 mai 2018 à 11h30 :

“Notre Premier ministre nous dit qu’il assume les conditions de travail difficiles à Matignon :

14 secrétaires et 4 conseillers ont quitté leur poste de travail depuis son arrivée à Matignon. Pressions, horaires à rallonge, menaces… l’ambiance est malsaine à Matignon selon des fonctionnaires au service de ce Premier ministre qui dit assumer un engagement total, une exigence totale dans les services de Matignon : “à Matignon on travaille beaucoup, beaucoup, et j’y veille, dit-il.” Il admet une pression considérable… “Lorsque je demande à quelqu’un de partir, il est réaffecté dans un autre poste administratif.” Les témoins de cet état de fait nous disent que ces responsables menacent de faire sauter à tout moment un collaborateur. Des secrétaires assistent des conseillers jusqu’à 3 ou 4 heures du matin et reprennent le travail dès le lendemain matin après avoir dormi de 5 à 7 heures du matin… “ On n’est jamais sûr de garder son poste, on ne sait jamais si on finira la semaine, on a vu des conseillers pleurer… On a eu des anciens Premiers ministres qui étaient difficiles, mais non, ce n’était pas aussi dur. Ce n’était pas aussi malsain comme ambiance…” …

Les mots harcèlement moral ou vampirisme psychique sont devenus la norme ISO dans le Kali Yuga actuel, cet âge de fer, l’âge sombre, et l’Ethique traditionnelle si favorable aux équilibres disparaît aux profits des comportements malsains-financiers justifiés par le politique dans ses aberrations comportementales. Les Sciences politiques ont ce jour la tête et le cœur vers le bas dans la fange car, la caste des Vaisyas, celle des nouveaux financiers-commerçants de notre époque du “ Règne de la quantité”, domine et tient fermement sous son joug les deux premières castes Sacerdotale et Guerrière des traditions antiques : celles des Brâhmanes et des Ksatriyas. Après la guerre 39-45 des psychiatres étudièrent les témoignages rapportés par des rescapés des camps de concentration et de soldats revenus vivants des enfers. Une abondante littérature médicale montrera de quoi est capable un dominant en situation de dominance politique ou religieuse. Les diagnostics médicaux les concernant sont accablants et éloquents.

Ce qui se passe à Matignon serait-il un simple exemple assez inquiétant parmi bien d’autres ?

Cela ressemblerait-il aux pratiques de harcèlement moral des sectes toujours pratiquées par des pervers narcissiques parfois doublés de chefs de sectes pseudo-religieuses qui procèdent par leurs endoctrinements au lavage des cerveaux de leurs croyants illusionnés. 

Propagandistes, prestidigitateurs, fakirs politiques procèdent bien ainsi tandis que le mensonge a toujours été la marque d’infamie du politique. Si le peuple se trouve asservi dans la peur par instinct de troupeau et s’il vient à oser manifester sa désapprobation… alors, il est malmené et peut se retrouver en prison comme ces Turcs intègres opposés au dictateur de la Turquie actuelle.

Sommes-nous en France au bord d’une dictature naissante ? 

Le prétexte du politique est toujours le même : Il veut votre bonheur en vous dictant votre conduite et, ce faisant, ce n’est que le malheur qui sort de son chapeau de prestidigitateur… rarement une colombe… Souvenons-nous de l’ex-URSS, de l’Allemagne nazie, et de combien d’autres exemples si nombreux…
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“Que toutes les existences soient Heureuses, que leurs Coeurs soient Heureux …”
Le Bouddha

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