lundi, juillet 09, 2018

Faites l'amour, pas du flouze !

Que penserait Charles Fourier de la blague d'Attali ? 


Aujourd'hui, comme le redoutait Charles Fourier, la France est devenue une vaste synagogue vouée à Mammon et à l'usure.

"On ne saurait croire quelle quantité d’usuriers contient aujourd’hui la France. On a commencé à s’en apercevoir sur les bords du Rhin, où les juifs ont envahi par l’usure une grande partie des propriétés (…) Il est heureux dans une telle conjoncture que les juifs ne soient pas encore bien répandus en France, car cette nation spécialement adonnée à l’usure, aurait déjà envahi la plupart des propriétés et l’influence qui leur est attachée ; la France ne serait plus qu’une vaste synagogue, car si les juifs tenaient seulement le quart des propriétés, ils auraient la plus grande influence, à cause de leur ligue secrète et indissoluble." (Charles Fourier)

Charles Fourier 
(1772-1837)

"Utopiste par excellence, Charles Fourier est un homme à multiples visages. Psychologue, il élabore une théorie des passions amoureuses, qui choqua tant ses contemporains qu'elle ne fut publiée qu'en 1967, plus d'un siècle après sa mort. Critique de la société, il imagine une communauté modèle dont il s'ingénie à détailler tous les aspects, planifiant même la couleur des uniformes ou la forme des meubles d'enfants. Visionnaire enfin, il prévoit une époque où les oranges mûriront à Varsovie et où l'on pourra transformer l'eau de mer en limonade... Non sans amertume sans doute, il demande aux romanciers qui critiquent ses écrits : Ferez-vous jamais un roman qui vaille le quart du mien ? "On a souvent qualifié d'insensées certaines spéculations du célèbre autodidacte de Franche-Comté. Et si la "folie" de Fourier n'était qu'une autre facette de son optimisme radical ? Convaincu que les hommes sont capables de changer la société et que nos seules limites sont celles de nos désirs, il élabore une explication complète de l'univers, où s'inscrit un curieux système cosmogonique, et n'aura de cesse que sa vision idéale de la société devienne réalité. Fourier a été présenté tour à tour comme un précurseur de Marx, de Freud ou du surréalisme, sans que l'on s'intéresse à la genèse de ses idées." 

Dans "Fourier : Le visionnaire et son monde", une biographie exhaustive et colorée, Jonathan Beecher montre que toute la doctrine de Fourier s'est forgée en réaction contre la Révolution française et qu'elle est née du désir de recréer un ordre dans un monde ébranlé jusque dans ses fondements. Ainsi apparaît, au-delà de ses naïvetés et de ses outrances, un système cohérent, dont la modernité n'a pas fini de nous inspirer, qu'il s'agisse de son programme d'éducation, ou de sa conception du travail, où Fourier voyait un exutoire vital de la personnalité."

Dans "Le nouveau monde amoureux", Charles Fourier analyse la société de son temps, critiquant sévèrement le mariage monogame et l’asservissement des femmes. Il élabore un autre modèle théorique et politique de société, l’Harmonie, fondée sur la disparition du mariage monogame, la multiplication systématique des relations amoureuses de toutes natures, et une égalité absolue entre les sexes.

Dans "Le nouveau monde industriel et sociétaire", Fourier résume l’ensemble de sa doctrine : c’est une critique systématique de la civilisation et de ses déviations intrinsèques (individualisme, exploitation mondiale des ressources au profit des plus puissants, capitalisme libéral fondé sur la loi du plus fort et des parasites) et le projet possible d’une autre société déterminée par le principe de l’association mutuelle, régie non plus par des contraintes et des répressions mais selon le vrai moteur (le seul réel) de l’attraction passionnée (le principe de la motivation).

Charles Fourier dénonçait la "spoliation du corps social par la banqueroute", pratique bien connue de la secte d'Attali.

"(...) les civilisés n'ont jamais commis tant d'inepties politiques, que depuis qu'ils ont donné dans l'esprit mercantile, dans ces systèmes qui prétendent que toute entreprise des marchands ne peut que tourner au bien général, et qu'il faut laisser aux marchands une pleine liberté, sans exiger aucune garantie sur le résultat de leurs opérations."

Le juif Iscariote, écrit Fourier, arrive en France avec 100.000 livres de capitaux, qu'il a gagnés dans sa première banqueroute : il s'établit marchand dans une ville où il a pour rivales six maisons accréditées et considérées. Pour leur enlever la vogue, Iscariote débute par donner toutes ses denrées au prix coûtant ; c'est un moyen sûr d'attirer la foule : bientôt les rivaux d'Iscariote jettent les hauts cris ; celui-ci sourit de leurs plaintes, et continue de plus belle à donner les denrées au prix coûtant.

Alors le peuple chante merveille : vive la concurrence, vivent les Juifs, la philosophie et la fraternité ; toutes les denrées ont baissé de prix depuis l'arrivée d'Iscariote ; et le public dit aux maisons rivales : « C'est vous , messieurs, qui êtes les véritables juifs et qui voulez trop gagner : Iscariote seul est un honnête homme, il se contente d'un bénéfice modique, parce qu'il n'a pas un ménage aussi splendide que les vôtres ». Vainement les anciens commerçants représentent-ils qu'Iscariote est un fripon déguisé, qui fera tôt ou tard banqueroute ; le public les accuse de jalousie et de calomnie, et court de plus en plus chez l'Israélite.

Voici le calcul de ce larron : En vendant au prix coûtant, il ne fait d'autre perte que celle de l'intérêt de ses fonds, soit 10,000 livres par an, mais il se forme un débouché considérable, il se fait dans les ports une renommée de gros consommateur, et il obtient un grand crédit pour peu qu'il soit exact dans ses payements. Ce manège continue pendant 2 ans, au bout desquels Iscariote n'a rien gagné , tout en vendant énormément. Sa manœuvre n'est point divulguée, parce que les Juifs n'ont chez eux que des employés Juifs, gens qui sont ennemis secrets de toutes nations, et ne décèlent jamais une friponnerie préméditée par quelqu'un d'entr'eux.

Quand tout est prêt pour le dénouement, Iscariote use de tout son crédit, donne d'amples commissions dans tous les ports, pour la somme de 500 à 600 mille livres , achetés à terme. Il dirige ses denrées sur le pays étranger et vend à vil prix ce qui se trouve dans ses magasins. Enfin, quand il a fait argent de tout, l'honnête Iscariote disparaît avec son portefeuille, et retourne en Allemagne où il a acheminé ses denrées achetées à crédit. Il les réalise promptement, et se trouve au sortir de France quatre fois plus riche qu'il n'était en y entrant ; il est possesseur de 400 mille livres, et s'en va à Livourne, à Londres préparer une troisième banqueroute.

C'est alors que le voile tombe et qu'on revient au bon sens, dans la ville où il a fait le coup. On reconnaît le danger d'admettre au commerce les juifs, les vagabonds qui ne tiennent à rien ; mais cette banqueroute d'Iscariote n'est que le premier acte de la farce ; suivons les résultats ; voyons le feu de file.

Il y avait six maisons rivales de l'Israélite : nommons-les A , B , C, D , E , F.

A était depuis longtemps gêné, il se soutenait sans fortune et sur sa bonne renommée ; mais l'arrivée d'Iscariote lui ayant enlevé toute sa consommation, il n'a pu fournir qu'un an de lutte, après quoi il a perdu courage, et ne concevant rien à ces nouveaux systèmes philosophiques qui protègent les vagabonds, A se voit forcé à plier devant la tactique d'Iscariote et à faire banqueroute.

B a soutenu plus longtemps le choc : il prévoyait de loin la friponnerie d'Iscariote et il attendait que cet orage fut passé pour rétablir sa consommation enlevée par le fourbe Israélite : mais dans l'intervalle, B éprouve une forte banqueroute au dehors, c'en est assez pour accélérer sa chute : il croyait pouvoir tenir 2 ans, et au bout de 5 mois il est forcé à faire banqueroute.

C était en société avec une maison du dehors qui se trouve ruinée par un autre Iscariote, (car s'en établit dans toutes les villes.). C est entraîné par la chute de son associé, et après avoir fait pendant 18 mois des sacrifices pour soutenir la concurrence du voleur hébraïque, C se voit forcé à faire banqueroute.

D avait une probité plus apparente que réelle. Il lui reste des moyens de se soutenir, malgré qu'il souffre depuis 20 mois de la concurrence du Juif; mais irrité par les pertes qu'il éprouve, il se laisse aller au vice dont tout lui donne l'exemple ; il observe que trois de ses confrères ont ouvert la marche, et que lui quatrième, passera dans le nombre , en prétextant des malheurs fictifs ou réels; d'après cela, D ennuyé d'une lutte de 20 mois contre Iscariote, ne voit rien de plus prudent que de faire banqueroute.

E avait prêté de fortes sommes à ses quatre confrères qui viennent de faillir. Il les croyait très solvables, et véritablement ils l'étaient avant que la manœuvre d'Iscariote leur eut enlevé leur industrie. E se trouve au dépourvu par la faillite de ces quatre maisons ; en outre il n'a plus de consommation, tout le public court chez Iscariote qui vend à prix coûtant. E voit ses moyens anéantis, son crédit altéré ; on le presse, et ne pouvant plus satisfaire à ses engagements, il finit par faire banqueroute.

F sans manquer de moyens se trouve décrédité dans tous les ports de mer, par la faillite des cinq précédents ; leur exemple fait soupçonner que F ne tardera pas à imiter ses confrères ; d'ailleurs quelques-uns d'entr'eux qui ont terminé l'accommodement, vendent à très vil prix pour faire face aux premières échéances de leur contrat. Voulant accélérer leur vente, ils perdent un dixième, et gagnent pourtant quatre dixièmes, puisqu'ils ont accommodé à moitié de perte. F se trouve écrasé par cette circonstance et réduit à faire, comme tous ses confrères, banqueroute.

C'est ainsi que l'établissement d'un vagabond ou d'un juif suffit pour désorganiser en entier le corps de marchands d'une grande ville, et entraîner les plus honnêtes gens dans le crime ; car toute banqueroute est plus ou moins criminelle, quoique fardée de prétextes spécieux comme ceux dont j'ai coloré ces six banqueroutes ; et dans tous ces prétextes il n'y a presque rien de vrai : le fin mot est que, chacun saisit habilement les occasions d'exercer un larcin qui demeure impuni. Si à la banqueroute on ajoute l'agiotage et tant d'autres infamies qui sont le fruit des théories philosophiques, on se rangera facilement à l'opinion que j'ai précédemment émise ; c'est que les civilisés n'ont jamais commis tant d'inepties politiques, que depuis qu'ils ont donné dans l'esprit mercantile, dans ces systèmes qui prétendent que toute entreprise des marchands ne peut que tourner au bien général, et qu'il faut laisser aux marchands une pleine liberté, sans exiger aucune garantie sur le résultat de leurs opérations.

Charles FOURIER, Théorie des quatre mouvements et des destinées générales.



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