samedi, août 11, 2018

Et l'homme créa le Dieu unique


ET L'HOMME CRÉA LE DIEU UNIQUE...

par Joël Labruyère

A la fin du 4ème siècle de notre ère, l'empereur Théodose injecta à haute dose la croyance dans le dieu unique, à Rome, et dans tout l'Empire. Les anciens dieux furent interdits au profit d'une divinité tribale sémitique intronisée « seul vrai Dieu ». On peut alors parler d'un génocide contre les puissances célestes.

La tentative de l'empereur Julien de restaurer un semblant d'harmonie avec l'ordre universel avait échoué et, maudit par l'Eglise victorieuse, on lui donna le nom « d'apostat».

Julien a laissé des écrits d'une haute intelligence pour dénoncer la« machination des Galiléens» qu'il ne nomme d'ailleurs pas « chrétiens ». Ces écrits ont été détruits ou remaniés pour en gommer les traits les plus accablants contre le « vice » monothéiste qui révulse Julien. Car Julien ne s'oppose pas au Christ, fidèle en cela à l'esprit antique qui tolère tous les dieux, mais il s'insurge contre l'imposture qui consiste à élire un dieu comme « seul, vrai et unique » afin d'éliminer les autres. Cela scandalisait les paganistes, tolérants envers les autres cultes.

Avec Théodose, le pieux Chrétien qui fit exterminer 15 000 citoyens enfermés dans un cirque en moins d'une demi-journée à Thessalonique, les adeptes du monothéisme montrèrent leur vrai visage. On ne plaisante pas avec le dieu d'amour !


Un génocide fut déclenché contre les puissances célestes. Dix-sept siècles plus tôt, la révolte d'Akhénaton n'avait pas réussi à rayer le nom des autres dieux, et Amon, le « dieu caché » était réapparu sur les frontispices des temples. Toutefois, Akhénaton concevait son dieu suprême comme le père de tous les autres et non comme une divinité foncièrement hostile aux autres puissances célestes.

Ce caractère exclusif n'était apparu que chez Yavhé, la divinité tribale des Hébreux, qui du statut d'idole parmi les autres, fut élevé au titre de « Seul et Unique ».

Comment cette idole raciale, le totem jéhoviste, parvint-elle à être considérée comme la divinité suprême ? Comment cette croyance parvint-elle à supplanter la foi dans une hiérarchie céleste immémoriale ? Plusieurs facteurs ont été déterminants pour assurer la victoire de l'idéologie monothéiste totalitaire.

D'abord, il faut comprendre que l'idée monothéiste est contraire à l'ordre universel et qu'elle ne peut s'imposer que par la destruction du pluralisme divin. Ce paganisme ancien intègre naturellement toutes les puissances célestes dans une hiérarchie universelle dont la source centrale demeure un mystère, but ultime de l'initiation spirituelle. Au contraire, le monothéisme exclusif caricature la source sacrée en un concept adapté à la vie profane.

Une cristallisation de l'ego individuel dans la matière

Par l'idée du« dieu unique», l'homme incarné s'approprie de manière illusoire le suprême. Il peut s'identifier à une projection de lui-même. Le monothéisme est donc le signe d'une descente au fond de l'Âge Noir. Ce « seul vrai dieu » est une cristallisation de l'ego individuel dans la matière. Lorsque la descente dans la matière se poursuit, le moi « coupé » du ciel projette un dieu à son image. L'être profane, ayant ainsi divinisé son moi, devient alors le centre de sa réalité subjective. Il peut ainsi évacuer l'idée même de dieu pour se restructurer dans l'athéisme. Le moi du croyant dans un dieu unique devient l'athée moderne lorsqu'il a pris assez d'assurance pour s'émanciper totalement des mondes spirituels, devenus des objets de superstition.

Le processus de la chute dans l'Âge Noir s'est donc opéré ainsi : élection d'une divinité au-dessus des autres. Destruction des autres divinités. Identification du moi à cette divinité unique. Puis, abandon de ce « dieu unique » au profit de « l'homme unique», englouti dans le mirage de la matière.


Bien évidemment, l'empereur Théodose, et Constantin avant lui, avaient une visée immédiatement politique en imposant un christianisme judaïsé, ayant compris que pour asseoir le pouvoir dans un empire en voie d'atomisation, il fallait imposer une idéologie unique.

Ce n'est pas tant le Christ qui est au cœur du succès de cette opération, mais la force d'une idée totalitaire, permettant de forcer les peuples à s'unifier. L'Ordre Mondial est né à partir du moment historique où la caste politique de Rome a imposé le « dieu unique », désormais « seul vrai dieu », en interdisant toute autre référence religieuse. Cette victoire était celle du judaïsme ... le Dieu Unique monothéiste qui avait su le premier s'extirper de son paganisme originel pour s'imposer en dogme exclusif lequel deviendrait, au fil des millénaires, l'idéologie dominante sur la terre entière. Il suffisait de détourner les écrits sacrés et mythologiques de Chaldée et de Babylone pour les adapter à l'histoire biblique du « peuple élu », agent du « Dieu unique».

Il a fallu l'intervention de puissances occultes pour opérer cette machination. Alors que l'ordre ancien était gouverné par les hiérarchies spirituelles lucifériennes qui établirent le cycle des civilisations antiques, l'ordre nouveau (le Nouvel Ordre Mondial) s'imposa par la volonté des puissances matérialistes ahrimaniennes, désormais en position de force durant l'Âge Noir qui avait commencé 3 000 ans avant le Christ.

À partir du germe judaïque de l'idéologie totalitaire monothéiste, deux rameaux ont fleuri : le catholicisme et l'islam.Les trois religions du Livre sont les agents-partenaires antagonistes selon la loi du « diviser pour régner » de cette tyrannie qu'on nomme « pensée unique». À tour de rôle, l'idéologie unique avance ses pièces au nom des « religions du Livre». Le catholicisme se dit universel, c'est-à-dire au-dessus de tout le reste. L'islam a suivi cet exemple avec moins de finesse théologique. Quant au judaïsme, comme il se veut l'ancêtre des précédents, appelé à régner au-dessus d'eux, il domine naturellement ces deux sous-produits monothéistes. Le « Dieu unique» a trois têtes venimeuses.

Mais Dieu, le principe suprême, la source universelle de Force, d'Amour et de Beauté, n'a évidemment rien de comparable avec l'idéologie totalitaire du « seul vrai Dieu » qui est un fantasme trop humain. La source divine n'est pas monothéiste puisque de son cœur affluent des myriades de dieux appelés à ordonner des myriades de mondes. L'homme a créé Dieu à son image et cette projection est devenue le « Dieu unique». Il n'est en réalité qu'un voile recouvrant des égrégores sectaires qui agitent leurs marionnettes sacralisées ayant pour nom : Moïse, Jésus et Mahomet. Tout cela relève de la politique et n'a rien de sacré, à moins de rendre un culte au maître de la machination, le démon solaire Ahriman, appelé à devenir le démon unique. On ne voit guère qui d'autre aurait pu usurper le titre de « Dieu unique ».

Le christianisme romain


Le dieu que l'on appelle « Christ » demeurera encore longtemps un mystère car son message véritable a été trahi par ceux qui se réclament de lui. Christ est l'otage du dieu racial sémite qu'il voulait pourtant déboulonner. Sans doute y est-il parvenu en accélérant le mouvement de l'histoire Jésus dit à Judas : « ce que tu as à faire, fais-le vite ! » Effectivement, la décadence de l'Âge Noir s'est considérablement accélérée durant l'ère que l'on dit chrétienne, qui n'est qu'une mise en place pour l'incarnation prochaine du dieu Ahriman. Durant cette époque, l'humanité sera testée et jugée. Elle sera séparée en deux races humaines totalement opposées.

Le dieu qu'on appelle Christ savait-il qu'il allait servir de ferment à une chute dans le matérialisme ? Sans doute, sinon on devrait désespérer de l'intelligence des immortels. Et Ahriman fut contraint de sortir de son repère galactique. Ce sont là des conjonctures. Nos cerveaux ne peuvent évidemment pas comprendre la stratégie ultime des dieux rédempteurs.

Si les divinités antiques se sont retirées sans opposer de résistance devant le monothéisme totalitaire, c'est que l'heure avait sonné à l'horloge cosmique. Comment le « Dieu unique » s'imposa-t-il aussi facilement aux Celtes par exemple ? Les druides semblèrent plier bagage sans révolte, et le « christianisme » romain se répandit sans rencontrer d'opposition notable. On peut penser qu'il n'était pas dans la coutume antique d'opposer une croyance à une autre et que les peuples paganistes n'ont pas vu venir le danger.

L'arrivée d'un dieu nouveau était au final une agréable surprise ou un événement indifférent. Le dogmatisme sectaire leur étant étranger, ils ne pouvaient supposer que les adeptes de la
religion nouvelle ne feraient pas preuve de la même tolérance. C'est tardivement que l'on a réalisé que le christianisme romain ne demandait pas seulement un légitime droit à l'existence dans le pluralisme religieux de cette époque, mais qu'il exigeait de devenir la seule religion autorisée. L'idéologie du « vrai dieu » a anéanti les cultes anciens sans rencontrer de protestation notable. Théodose y mit un point final en proclamant comme religion unique, le catholicisme universel.

Curieusement, les catholiques modernes qui se lamentent sur la dilution de leur Eglise dans l'Ordre Mondial, ne réalisent pas que c'est cette même Eglise catholique (universelle) qui a amorcé le processus de la domination idéologique internationaliste.


Aujourd'hui, après avoir été utilisée pendant deux millénaires comme transition entre l'ère luciférienne et l'ère ahrimanienne, l'Église de Rome se dilue dans la religion humaniste
internationale dont elle a servi de fer de lance avec sa divinisation d'un Jésus historique, en complète trahison du Christ universel. La divinisation du Jésus historique est conforme à la théologie judaïque pour laquelle le messie ne peut être qu'un justicier temporel.

À présent, demandons-nous jusqu'où va nous mener l'idéal du dieu unique dans une civilisation matérialiste ? Inévitablement, il conduira à l'instauration d'une religion planétaire avec à sa tête le dieu unique du matérialisme : Ahriman. Pour le coup, Ahriman sera le seul vrai dieu. Lui au moins ne laisse pas planer le doute sur son existence. L'humanité aura son dieu unique physiquement incarné sur la terre. Après tout, elle l'a tant désiré et attendu depuis près de 5 000 ans ! En effet, il serait puéril de croire qu'Ahriman, le grand démon de la science matérielle, viendrait sur terre comme un conquérant indésirable. Il viendra parce que le subconscient de l'humanité l'appelle de ses vœux. Il agit donc en parfaite légitimité du point de vue du droit galactique.

Ahriman n'est pas un imposteur ou un pirate, c'est un bienfaiteur et un sauveur à sa manière, puisque sous sa férule, il ne sera plus question de liberté de conscience. La liberté de penser est justement ce dont l'humanité ne veut plus car cette liberté offerte par les dieux lui fait peur et la plonge dans l'insécurité.


Pour que règne une sécurité absolue sur le plan terrestre, il faut supprimer la liberté. Voilà ce à quoi aspire l'humanité et pourquoi elle a forgé l'idée d'un dieu unique en même temps qu'elle descendait toujours plus profondément dans la matière. Oui, l'idéal du dieu unique est, depuis l'origine, un idéal matérialiste car la véritable conscience spirituelle ne peut admettre qu'il n'y ait une pluralité de dieux, dans un univers multidimensionnel. Avec tous leurs dieux, les Anciens étaient plus proches de la vérité universelle.

Mais Ahriman a un autre projet qui est d'enfermer l'humanité dans une immortalité physique. Le prototype de ce programme est Ahasverus, le serviteur d'Ahriman ici-bas, qui obtint l'immortalité physique il y a deux millénaires, lorsque s'ouvrit la possibilité de réaliser l'immortalité spirituelle. Ahasverus reproduit à l'envers le mythe de la renaissance éternelle.

Etant le maître occulte derrière le judaïsme officiel, Ahasverus a manipulé cette religion de manière à ce que, progressivement, elle devienne la pépinière des esprits purement ahrimaniens qui ont façonné la civilisation moderne. Alors, vous l'aurez compris, le dieu unique qui se fait appeler Yawhé, est simplement le médium du grand Ahriman. L'un des Elohim, appelé Jéhovah, œuvra durant la période atlantéenne pour différencier les races. Jéhovah fut l'archange des races, avant que son nom ne soit récupéré par un esprit de race, particulièrement exclusif, qui a donné naissance à la nation juive. Celle-ci fut hautement manipulée pour servir le plan d'Ahriman. En retour, l'esprit de race qu'on nomme Israël a manipulé les mythes chaldéens qui ont servi à produire la Bible. Ce livre exalte l'histoire d'un peuple élu par le dieu unique Ahriman, alias Yawhé.

À travers l'ancien testament, Ahriman avance ses cartes, laissant du grain à moudre aux religions de Lucifer qui se défend autant qu'il le peut. Les hiérarchies sacerdotales lucifériennes n'ont pas vu arriver la catastrophe du matérialisme tant que les religions les approvisionnaient en énergie à travers leurs rites. Puis, au moment fatidique, Ahriman leur coupe les vivres en lançant sa révolution planétaire par la science, l'économie et le messianisme social. Ayant dévitalisé les religions, Ahriman a acculé Lucifer à composer avec son programme pour instaurer une société matérialiste fondée sur la technologie.

Quelle sera la portion réservée à Lucifer dont les hiérarchies spirituelles se maintiennent tant bien que mal dans l'au-delà ? Il devra continuer à être alimenté en énergie spirituelle à partir de la pile humaine, ou bien il sera contraint de se replier dans un autre espace de l'Univers. Cela est difficile à imaginer. On peut penser qu'un équilibre sera maintenu entre les hiérarchies spirituelles lucifériennes et les puissances matérielles. Une forme de sentiment religieux sera préservée afin de canaliser de l'énergie dévotionnelle vers les entités lucifériennes de l'au-delà.

Rappel cosmogonique

Par précaution, il est utile de préciser au lecteur qui tomberait sur nos présentes considérations sans être informé de la constitution de l'Univers, que notre monde est enfermé dans un circuit clos, déconnecté de la source de l'Univers interne. La zone du système solaire est coupée des dimensions divines depuis qu'une partie des esprits vierges (dont les Hauts Elfes) a sombré dans la chute, à la suite de la dissidence d'un dieu nommé Lucifer - le porteur de Lumière. Le faisceau de Lucifer, ce puissant générateur de lumière, s'est détourné de l'évolution divine régulière pour mener une expérience spirituelle dangereuse qui occasionna un accident cosmique : une déflagration ayant endommagé les véhicules subtils des esprits appelés à devenir des dieux adultes. Lucifer aurait voulu accélérer cette maturation divine et il aurait pris l'initiative de mener une nouvelle forme de divinisation.

Les dieux dans l'enfance auraient alors sombré dans l'inconscience. C'est à ce moment du temps universel que commence l'histoire de la Genèse où il est dit que des dieux (les Elohim) se sont mis en mesure de fournir aux âmes blessées un univers d'accueil qui est notre monde actuel. Notre monde est donc un havre où les esprits devenus inconscients se réparent pour reprendre le chemin de l'origine. Il leur fut donné des corps denses comme des moyens pour réapprendre à vivre. Notre corps est une prothèse placée sur le système spirituel d'un dieu. Notre personnalité mortelle est une greffe fixée sur notre individualité immortelle.

Chez certains d'entre nous, la voix de l'âme parvient à émettre des signaux en direction de notre conscience. Nous sommes alors inspirés par la nostalgie de notre monde originel et nous désirons la libération. Nous désirons effectuer le retour à la vraie vie. Alors, l'existence présente perd en grande partie sa saveur, car nous pressentons un bonheur éternel, une vie immortelle toujours ascendante vers des paradis sublimes.

Ce programme de rédemption se déroulerait harmonieusement si notre monde d'accueil n'était formé de deux principes dynamiques antagonistes qui génèrent des perturbations, des retards et des accidents.

En effet, au fil du temps, certaines âmes s'égarent dans des systèmes de fonctionnement aberrants et deviennent des entités rétrogrades ou retardataires. Certaines entités ayant acquis des pouvoirs psychiques en abusent pour exploiter de manière occulte la masse des êtres encore endormis dans la matière. Ces entités puissantes se sont organisées sur des dimensions invisibles supérieures au plan physique d'où elles tirent les ficelles de la politique planétaire.

Il leur est facile de se faire passer pour des êtres lumineux dignes de la dévotion des masses. Cette élite spirituelle est une hiérarchie parasitaire qui retarde l'humanité dans ses efforts de libération. Elle a organisé les diverses religions à son profit pour soutirer de l'énergie raffinée à la pile humaine. C'est là l'aspect affligeant de la dégradation de la lumière de Lucifer.


Toutefois, on pouvait espérer qu'à chaque changement d'ère, une partie de ces parasites serait renvoyée en incarnation, débarrassant ainsi le monde de l'au-delà de leur présence vampirique. Il en fut ainsi jusqu'à l'avènement de l'Age Noir où ce vampirisme envahit entièrement la civilisation humaine, empoisonnée de mille vices et d'innombrables anomalies psychiques.

L'hypertrophie du moi individuel égocentrique fit tomber les bornes antiques de la moralité, de la justice, de l'honneur et de toutes les vertus honorées dans les temps anciens.

Vers la prison robotique

L'homme s'enfonça dans le matérialisme et méprisa le raffinement de l'âme. L'âme elle-même devint un objet de doute et de mépris. Dès lors, les hiérarchies spirituelles parasitaires devinrent elles aussi de plus en plus perverses, uniquement préoccupées de manigances politiciennes pour exploiter durablement le troupeau humain.

C'est à ce point de décadence visible et invisible qu'un démon puissant, Ahriman, se mit en devoir de préparer son incarnation terrestre. Armé d'une intelligence colossale, ce démon a entrepris d'imposer son ordre dans le chaos terrestre généré par les hiérarchies spirituelles lucifériennes.

Ayant formé des esprits puissants pour servir sa cause, il les a mis à la tête des organisations terrestres pour mener celles-ci dans la direction de son idéal de progrès matériel. Il a fait main basse sur la volonté des élites et des masses, les détournant de leurs anciennes croyances pour les formater dans l'idéal mondialiste. Il a habilement détourné l'idéal du dieu unique - sans doute d'origine luciférienne - pour orienter la pensée humaine vers l'idéal d'unité planétaire et de globalisation.

Ahriman, le démon de la matière, s'est emparé des commandes de la pensée analytique pour mettre en place la technologie qui devra servir de corps physique à son incarnation personnelle.

L'humanité aspirait à une unité virtuelle, une fausse unité spirituelle dans un monde fondé sur la loi des contraires, eh bien Ahriman lui procurera ce qu'elle désire ! Mais attention, car l'unité globale et l'ordre technocratique d'Ahriman s'imposeront par l'annulation de la liberté de conscience. Le dieu unique de l'enfer matérialiste va s'incarner prochainement comme une araignée sur la grille planétaire électromagnétique.

Sa démesure est à la dimension de la peur et de l'avidité humaine qui l'ont invoquée. Une horde d'entités de même nature qu'Ahriman s'est introduite sur la planète depuis 150 ans, en se dissimulant dans le subconscient des humains. Cela lie les hommes encore plus étroitement à la matière et les rend robotiques. Comme la majorité du genre humain semble apprécier l'ahrimanisation de la conscience et le progrès technique qui en résulte, alors l'humanité va se diriger naturellement vers un état d'humanoïde robotique. L'effort de la pensée individuelle aura disparu car la pensée sera réservée aux machines.

Voilà l'accomplissement de l'idéal de la pensée unique, après plusieurs millénaires de règne du dieu unique - cette projection de l'homme formel, coupé de son origine céleste.


Joël Labruyère, "Kali Yuga".


Livres :




Joël Labruyère

Dans la Tradition universelle, le déroulement du monde se divise en quatre âges marquant chacun un nouvel effondrement moral et un éloignement du divin. 


Les Hindous nomment le dernier de ces âges le Kali Yuga, l'Âge Noir. Ils considèrent que nous y sommes entrés il y a 5000 ans et que nous ne sommes pas prêts d'en sortir. Pendant l'Âge Noir, seul subsiste un quart de vérité contre trois-quarts de mensonge. Plus l'Âge Noir avance et plus ce quart de vérité se trouve englouti, non pas disparu, mais mélangé et difficilement identifiable. Malgré tout, les Anciens considéraient que l'Âge Noir était un cycle propice pour ceux qui recherchent la grande Libération. Insatisfaits des gratifications illusoires de la matière, nous pouvons être propulsés vers le haut par la pression insoutenable du mensonge grandissant. Endurer ce mal nous force à rechercher le Bien absolu. Si nous n'avons pas le goût de flâner dans le jardin des délices de la civilisation matérialiste pour éprouver son bonheur virtuel, il faut s'en extraire avec force au risque de s'y perdre. Il faut s'arracher à l'entropie ambiante par un mouvement énergétique, une révolution de la conscience et de l'être. 

Au cour de l'Âge Noir, il existe donc une porte vers l'Âge d'Or intérieur. Mais cette porte est cachée. Il faut combattre pour la trouver.


Saloustios

Le IV° siècle est marqué par la figure fascinante autant qu'originale de l’empereur Julien, qui restaure le paganisme. Il ne s’agissait pourtant pas d’abolir le temps et de revenir à la religion d’Homère : l’empereur entendait faire la synthèse de la foi ancestrale et des différentes écoles philosophiques. Il se préoccupe alors de faire rédiger un credo de toutes les propositions majeures de la foi qu’il restaurait. C’est à cet effort de fixation des doctrines que se rattache Des Dieux et du Monde. Le texte définit les qualités et les exigences du « dévot païen » avant de proposer un exposé dogmatique des vérités cardinales du polythéisme et répond par avance aux objections monothéistes.



Julien l'Apostat


Élevé dans la religion chrétienne avant de devenir l'adversaire du christianisme, tout à la fois homme d'étude et chef de guerre, philosophe et empereur, Julien dit l'Apostat est un personnage singulier. Honni pendant des siècles comme traître à la vraie foi, il devient peu à peu, à partir du XVIe siècle, une figure exemplaire de la liberté et de la tolérance pour une partie des écrivains européens. Il est l'auteur d'une oeuvre variée, où alternent écrits politiques, philosophiques et polémiques, ainsi que d'une importante correspondance. 

Son oeuvre subsiste en quasi-totalité et est facilement accessible, à l'exception du "Contre les Galiléens". Cet écrit de combat dans lequel Julien avait rassemblé ses griefs contre la religion chrétienne a en effet disparu, mais il a été partiellement conservé par les citations qu'en ont faites ses adversaires chrétiens dans leur tentative de le réfuter. C'est à partir de ces répliques qu'on tente depuis le XVIIIe siècle de restituer l'ouvrage original. La dernière de ces "restaurations" permet aujourd'hui d'accéder au "Contre les Galiléens" dans de meilleures conditions et, en comblant une lacune de l'édition, de mettre à la disposition du lecteur ce témoignage historique d'un christianisme contesté.

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