jeudi, janvier 17, 2019

Le pouvoir occulte de la maçonnerie règne sur la France

"Le pouvoir c'est le racket légal." (Alain Soral)



MAÇONNERIE D'HIER ET D'AUJOURD'HUI :
CFR, TRILATERALE, BILDERBERG...

par Alain Soral



Apparue en Grande-Bretagne au XVIIe siècle et introduite en France au siècle de la Révolution la franc-maçonnerie française, au-delà de la diversité de ses chapelles (Grand Orient de France, Grande Loge de France, Grande Loge nationale française, Fédération française du Droit Humain...) aime à se décrire comme une association essentiellement philosophique et philanthropique et comme un système de morale propagé de façon initiatique et par
cooptation.


Dans les faits, elle est une contre-Église, alternative à l'Eglise catholique. Menace très tôt identifiée par le pape Clément XII qui, dés 1738, la condamne par la bulle "In eminenti apostolatus specula". Une action sans effet, puisque aucune bulle ne pouvait avoir valeur de loi dans le royaume de France sans être enregistrée par le Parlement ; ce que le dit parlement, déjà largement maçon à l'époque, se garda bien de faire.

Et même si la maçonnerie prérévolutionnaire put compter au départ de nombreux aristocrates - Philippe Egalité qui vota la mort du roi (et qui était fort probablement l'homme des Anglais) fut un des premiers grand maître du Grand Orient. Même si la maçonnerie prérévolutionnaire comptait aussi de nombreux prêtres, son humanisme sociétal, inspirateur de notre Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, en attendant la « Déclaration universelle
des droits de l'Homme », était directement en concurrence avec l'ordre catholique et la monarchie ...


MAÇONNERIE D'HIER ET D'AUJOURD'HUI


Quoi que l'on pense de la maçonnerie, il est évident que si être maçon sous Louis XV, comme Casanova ou Mozart, était la marque d'un esprit libre ou idéaliste qui cherchait à s'affranchir du pouvoir en place (celui de l'Eglise et du roi), être maçon à partir de la République c'est être du pouvoir.

Un pouvoir qui culminera sous la Troisième République par la loi de 1905 - loi dite de « séparation des Eglises et de l'Etat » - mais, en réalité, la dépossession du dernier bastion spirituel et politique, resté aux mains de l'Eglise catholique qu'était l'éducation des enfants. Une charge de formater les esprits et les âmes, cruciale pour la domination, dorénavant confiée aux instituteurs laïquards de culture ou d'obédience largement maçonnique.

Ajoutons, pour nous faire une idée encore plus précise de cet humanisme maçonnique fait d'occultisme et de cooptation initiatique, que l'Internationale communiste interdit, dès 1922, la double appartenance loge et Parti. L'appartenance à la franc-maçonnerie étant considérée alors par les communistes comme une trahison de classe.

Une interdiction qui vaudra à tous ces maçons, privés de communisme, de finir socialistes au Grand Orient de France.

Ajoutons enfin que la maçonne rie européenne est à l'origine, à la même époque, de la Société des Nations, comme après guerre de 1'ONU, elle même prodrome du futur gouvernement mondial...


LA MAÇONNERIE, CLERGÉ
OCCULTE DE LA RÉPUBLIQUE


Comme le pouvoir royal, militaire et économique, confiait à l'Eglise les domaines complémentaires du spirituel et de l'idée, le pouvoir bourgeois a donc aussi son clergé, chargé d'appliquer lui aussi, avec plus ou moins de bonheur, le cautère humaniste sur la botte de l'oppression économique dont chacun sait qu'elle est plus de fer que de bois.

Une maçonnerie, élevée sur les cendres de l'ancien pouvoir de l'Eglise devenue, de fait, la nouvelle religion du pouvoir, le clergé de la République bourgeoise et, au plan international, le nouvel ordre des jésuites de la République mondiale.

Un ordre occulte passé peu à peu, du XVIIIe au XXe siècle, de la maçonnerie symboliste et grandiose d'un Rudyard Kipling (exprimée dans son poème "Si..." , s'achevant par le fameux vers "Tu seras un homme mon fils !") à celle bien peu philosophique et encore moins laïque d'un Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient, aujourd'hui en charge des questions de sécurité au côté de Nicolas Sarkozy.

Mais à la différence du pouvoir de l'Eglise, officielle au côté du roi, ce pouvoir maçonnique dans la République a toujours été nié, caché, honteux. On doit se demander pourquoi.

Sans doute parce que la démocratie d'Agora, la République d'égalité citoyenne est, à l'évidence, aux antipodes d'une philosophie philanthropique occulte propagée de façon initiatique et par cooptation, qui plus est à travers les frontières et par dessus les classes.

Et ce n'est peut-être pas un hasard si le symbole de ces farouches bâtisseurs de démocratie laïque et républicaine n'est pas, comme on serait en droit de s'y attendre, le panthéon des Grecs, mais plus étrangement, le temple de Salomon...


MAÇONNERIE D'HIER ET D'AUJOURD'HUI :
CFR, TRILATERALE, BILDERBERG...


Aujourd'hui, à l'heure du mondialisme, la maçonnerie française traditionnelle, à l'affairisme provincial et moyen-bourgeois, est sans doute en déclin, non pas quant aux nombres de ses initiés, mais quant à son influence sur la marche de la République.

Et c'est sans doute parce que, désormais, les décisions qui concernent notre Nation se décident au niveau mondial dans ces nouvelles maçonneries pour l'hyperclasse que sont les think tanks style Bilderberg, CFR et Trilatérale, que la plupart de nos grands médias respectables - et plus seulement le Crapouillot - sortent de plus en plus souvent des dossiers sur le scandale que constitue effectivement le pouvoir occulte de la franc-maçonnerie régnant
en douce sur la démocratie française.
Courageux médias osant enfin s'attaquer au pouvoir qui les paie maintenant qu'il est ailleurs...


Alain Soral


Alain Soral dérange, agace, mais il l'un des rares penseurs de sa génération à se poser et à poser les bonnes questions : celles qui font mal, parfois, et surtout celle que l'on n'aime pas s'entendre poser.

C'est l'une des raisons qui explique le succès populaire de ses deux abécédaires où il analyse avec pertinence, humour et humeur la lente dérive de l'universalisme républicain issu de la Révolution de 1789, vers cet agglomérat de communautarismes revendicatifs et de narcissismes hostiles qui constituent aujourd'hui la société française. Avec Comprendre l'empire, Alain Soral continue à pourfendre les forces qui luttent pour le déclin des Nations et l'avènement de la gouvernance globale.

Alain Soral est apprécié d'un public jeune, révolté et anticonformiste qui se retrouve dans sa critique sans concession de cette société qui se délite dans une pensée molle et abêtissante.

Écrivains, intellectuels... dans cette France du déclin où tout semble à nouveau concourir au chaos, ils ne sont pas nombreux ceux dont on pourra dire, dans vingt ans, qu'ils ont tenté de résister, sauvé l'honneur de leur génération. Gageons qu'Alain Soral sera de ceux-là



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