samedi, février 09, 2019

C'est merveilleux de mourir !


Hommage au Père François Brune (1931-2019)






"La mort doit être une belle aventure."
Peter Pan



 C'est merveilleux de mourir !

Père François Brune


(...) c'est merveilleux de mourir ! Reconnaissons honnêtement qu'avant, on peut souffrir et même terriblement. Mais c'est du passage lui-même que je veux parler. Pendant la dernière guerre déjà, bien avant les révélations du docteur Moody sur les expériences aux frontières de la mort, le professeur Eckart Wiesenhütter avait été très intrigué par les réactions d'un jeune soldat de vingt-huit ans, aux intestins réduits en charpie par un éclat d'obus, et qui n'avait été sauvé que de justesse. Revenu à lui, pendant des jours entiers il refusa de parler. Enfin, il laissa échapper : « Pourquoi avez-vous fait ça ? » Ce n'est que bien plus tard qu'il osa raconter le sentiment de libération extraordinaire, de joie paradisiaque qu'il avait éprouvé et qu'on lui avait volé. 


Quelques semaines plus tard, le professeur Wiesenhütter recueillait d'autres témoignages, mais plus précis, de deux garçons qui avaient failli se noyer et que l'on n'avait ramenés à la vie que difficilement. Ils gardaient un souvenir si merveilleux de leur expérience que c'est de la même mort qu'ils souhaitaient pouvoir partir définitivement quand l'heure serait venue. Ils n'ignoraient pas qu'ils connaîtraient d'abord la même angoisse. Mais ils savaient qu'elle ne durerait pas et que la joie ensuite était telle... 

Le professeur recueillit le même témoignage d'un étudiant presque mort de froid au cours d'une randonnée à skis où il s'était égaré en plein brouillard. On dut l'amputer de doigts de la main et des orteils. Et pourtant, c'est bien ainsi qu'il déclarait souhaiter mourir si on lui en laissait le choix. Wiesenhütter apprit auprès de montagnards expérimentés que c'est bien ce que les sauveteurs redoutent. Les victimes, passé un moment de panique, éprouvent un tel bonheur que la volonté de lutter les abandonne. 

La même remarque avait été faite depuis longtemps à propos des chutes en montagne. À tel point que l'on avait déjà pu écrire : « Mourir en tombant d'une grande hauteur est très agréable. » Cette impression est confirmée par bien des témoignages. M. Sigrist raconte ainsi que, dès le début de sa chute en montagne, « il s'est senti pénétré d'une béatitude surnaturelle et, tout le temps de sa chute, il lui a semblé nager dans une mer de délices »... (Eckart Wiesenhütter, "Blick nach drüben Selbsterfahrungen im Sterben" ; Gütersloher Verlagshaus, 1974.)

« Nulle trace de cette épouvante ni de cette perte de souffle qu'on imagine d'ordinaire ; et je n'ai perdu conscience qu'en cessant de tomber. Mais je n'ai rien senti des nombreuses contusions reçues durant la chute... 

« Je n'ai perdu conscience qu'en touchant violemment le sol couvert de neige et sans éprouver la moindre douleur. Je n'avais pas senti davantage les écorchures que je m'étais faites. Je ne puis imaginer de mort plus facile et plus belle. Naturellement, le retour à la vie apporte des sensations toutes différentes. » 

J'ai emprunté cette citation à un très bel ouvrage, relativement ancien, mais que l'on a eu la très bonne idée de rééditer 
(Georges Barbarin, "Le Livre de la mort douce"). Georges Barbarin a donné à son enquête un sous-titre qui en traduit fort bien l'exceptionnel intérêt : « Comment ne plus redouter l'instant de la mort. » On y trouvera une véritable anthologie de témoignages de rescapés sur les mille et une façons de passer dans l'au-delà. Qu'on en juge plutôt par le programme : les noyés. les électrocutés, les asphyxiés par gaz, les ensevelis, les accidentés par collision, les victimes d'armes à feu, etc. 

J'ai particulièrement apprécié le chapitre consacré à ceux qui se sont fait attaquer par des bêtes fauves. Voici comment Livingstone, le grand explorateur anglais. rapporte ses impressions d'une mauvaise rencontre avec un lion : 

« Il bondit sur mon épaule et nous tombâmes à terre ensemble... Le choc produisit une stupeur analogue à celle que doit éprouver la souris après la première secousse du chat. C'était une sorte d'état de rêve, où il n'y avait ni sensation de douleur, ni impression de peur, bien que je fusse absolument conscient de tout ce qui se passait. La peur n'existait pas et je pouvais regarder l'animal sans horreur. Cet état particulier est probablement produit chez tous les animaux tués par les carnassiers, et, s'il en est ainsi, il y a là un bienfaisant mécanisme par lequel le Créateur diminue la douleur de la mort, »

De même, Sir Edward Bradford, qui se fit dévorer un bras par un tigre, note qu'il « n'éprouva aucun sentiment de peur. La douleur se borna à la traversée de la main par les crocs. Le bras fut mastiqué comme chose inerte. » 

De telle sorte que, si j'ai bien compris, et si affreuse que soit la chose, si l'on avait laissé cette pauvre bête finir son repas tranquillement, Sir Edward Bradford n'aurait pratiquement pas souffert. Il serait simplement passé dans l'au-delà. 

J'exagère à peine, car Georges Barbarin note lui-même que. si l'on doit mourir noyé, il vaut mieux ne pas savoir nager. « Moins on est habile. plus on meurt avec simplicité. » Mais la réflexion est plus profonde qu'il n'y parait. Il s'agit de l'importance d'un certain consentement final, et l'auteur consacre tout un paragraphe, avant de conclure ainsi son étude : 

« On a dit de la mort qu'elle était comme un sommeil. C'est trop et ce n'est pas assez. Bien-être, engourdissement, euphorie, elle ressemble à cette partie du sommeil qui confine à la volupté. Elle a un insensible mouvement de va-et-vient, le rythme vertigineux d'une idéale balançoire, et va si haut, si haut, qu'à la fin elle ne redescend plus. » 

Bibliographie sélective du Père François Brune :



Quand la première édition de ce livre est parue, il pouvait paraître dépassé car trop attaché à des croyances abandonnées par l'Eglise. Aujourd'hui, il fait figure d'avant-garde. C'est à un retour à la Tradition, mais à la lumière des sciences d'aujourd'hui et des expériences spirituelles des mystiques et de ceux que l'on a crus morts, que ce livre veut contribuer.






Ce livre, déjà traduit en sept langues, est considéré aujourd'hui comme un ouvrage de référence essentiel dans le domaine de l'après-vie et de la communication avec les morts. 

Des morts, cliniquement morts, racontent comment se fait le grand passage et confirment ainsi que les expériences aux frontières de la mort sont bien des morts provisoires. Des scientifiques ont pu observer, étudier ces phénomènes, mais, s'ils émettent des hypothèses, ils avouent aussi leurs limites. D'autres chercheurs continuent pourtant à développer une conception mécaniciste du monde et de la pensée. Dans cette nouvelle édition enrichie en deux volumes, le Père François Brune tente d'aider ses contemporains à s'arracher au désespoir d'une vie bien éphémère et sans grand sens si elle n'est pas éternelle...



Le premier livre en France traitant intégralement l'apparition de la Vierge à Mexico à Juan Diego au XVIe siècle. Grâce aux toutes dernières recherches menées au microscope, les scientifiques ont découvert tout à fait par hasard que la scène de Juan Diego et de l'Evêque observant « l'apparition » est fixée dans les yeux de Marie. Ensuite, que les étoiles imprimées sur le manteau de Juan sont la représentation exacte du ciel en ce jour de 1521. Enfin, dernière découverte qui laisse tous les scientifiques totalement fascinés : la pigmentation des couleurs de ce manteau sur lequel Marie a « imprimé » son portrait est de nature totalement inconnue (autrement dit « non-terrestre ») ce qui est proprement impensable aujourd'hui, sachant que la télémétrie et la spectrographie sont capables d'analyser à distance la nature de Mars ou de Jupiter !


Depuis 1968, la Vierge apparaî
t régulièrement en Egypte et les millions de musulmans, comme de chrétiens, se sont véritablement frotté les yeux en découvrant la Mère du Christ flottant au-dessus de l'église de Zeitoun, de Choubra ou encore d'Assiout. Ainsi, la Vierge est apparue pendant presque trois ans à Zeitoun et a été vue chaque soir par plus de 100.000 croyants et athées, y compris le président égyptien de l'époque Nasser. Encore plus incroyable, elle a repris ses apparitions spectaculaires en 2000 à Assiout. Mais en Europe, ces apparitions ont été passées sous silence. Pourtant, et pour la première fois dans l'histoire, ces apparitions mariales ont été photographiées et, certaines même filmées. Le Père François Brune a enquêté en Egypte auprès d'innombrables témoins et nous livre dans cet ouvrage quasi-surnaturel le résultat de son enquête.


Le fondement du christianisme repose sur quelque chose de complètement insensé, absurde, qui semble bien être le contraire de ce qu’il fallait faire : pour nous sauver, le Fils de Dieu a choisi de se faire condamner comme un criminel et de mourir dans un supplice affreux. Pour quelle raison mystérieuse a-t-il choisi une aussi étrange méthode ? Le comprendre nous donnerait certainement la clef du sens de notre existence sur cette terre. Depuis quelque temps l’Eglise ne sait plus quel sens donner à la Passion du Christ, c’est l’une des raisons pour lesquelles elle est en pleine crise. François Brune veut montrer dans ce livre que l’Église d’Occident s’est trompée de clef, qu’elle n’a pas découvert la vraie raison de cette mort étrange, mais qu’il n’y a pas lieu pour autant de remettre en question le témoignage des apôtres. Il propose une autre clef, une autre tradition, issue de l’Église elle-même, qui permet de comprendre le sens profond de la Passion du Christ. Mais, il est vrai, cette clef est bien cachée, il faut la chercher très profondément dans le cœur des hommes, dans le mystère de leur vie, car déjà la vie de chacun d’entre nous est un vrai mystère.
  

L'Église catholique est en voie de disparition rapide, en France et dans les pays développés. Ce n'est pas, comme on le dit souvent, une question d'adaptation à un monde qui change trop vite. Le problème est beaucoup plus profond et plus grave. C'est que l'Église est incapable de transmettre le message d'Amour du Christ. À travers différents articles et interviews rassemblés ici, c'est cette démonstration que poursuit l'auteur.


Pour une théologie enfin chrétienne ! 

La vie d'un prêtre de prime abord, cela peut paraître barbant à lire. Mais pour ceux qui ont la chance de côtoyer le Père François Brune, c'est l'assurance de découvertes passionnantes, non pas sur les dessous croustillants d'un certain clergé, mais sur ce qui nous concerne tous : la fabuleuse aventure de l'esprit ! Car François Brune n'est pas un prêtre comme les autres. C'est aussi un théologien d'une prodigieuse érudition et un esprit libre qui n'hésite à dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Et il en a des choses à dire sur la théologie et l'aventure de l'esprit ! N'hésitant pas à pointer du doigt les sottises de saint Augustin et de Thomas d'Aquin, qui sont les deux piliers de l'Eglise de Rome, il s'attaque à leur théologie dominante dont il pense, non sans raison ni arguments de poids, qu'elle est tout sauf chrétienne ! Voilà un pavé dans le bénitier dont se passeraient bien tous ceux qui, dans l'Eglise, ont fait acte de soumission à un matérialisme aussi perfide que nuisible. Non content de s'en prendre aux fondements du système latin dont la contre-productivité est chaque jour plus éclatante, il nous entraine, au fil du récit de sa vie passionnante, sur les traces d'autres aventuriers de l'esprit qui n'hésitent pas à affirmer, par des voies qui feraient frémir les inquisiteurs des temps anciens, leur attachement à la survie de l'esprit et à l'universalité de la vie ! Alors un livre barbant ? Certainement pas, comme vous allez le découvrir !

Le désastre théologique 

Dieu est-il bête et méchant ? On pourrait le croire si l'on se réfère à certains dogmes de l'Église catholique. Mais il n'en est rien si l'on en croit le théologien François Brune qui remet dans cet ouvrage le christianisme dans sa perspective originelle. Dieu le Père n'a jamais exigé la mort atroce de son Fils pour pouvoir nous pardonner ! C'est une invention de nos théologiens en Occident. Les chrétiens d'Orient - donc les Églises orthodoxes - n'ont jamais connu cette théologie épouvantable. Dès les premiers siècles, ils ont élaboré une autre explication du mystère de notre salut. C'est ainsi que se sont développées en Orient et en Occident deux traditions théologiques parallèles, sans aucun rapport entre elles. Ces deux conceptions différentes de notre Rédemption ont entraîné deux formes différentes de christianisme, très juridique dans tous les domaines en Occident, beaucoup plus mystique en Orient. Ce n'est pas par hasard que nos mystiques, en Occident, ont retrouvé, à travers leurs expériences, la tradition mystique de l'Orient. L'Occident chrétien, tant catholique que protestant, devra remettre à plat toute sa théologie, depuis les origines, sinon, malgré tout l'amour du Pape François, elles continueront de se vider jusqu'à disparaître complètement. Tel est message diffusé dans ce livre par le père François Brune.



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