samedi, juin 25, 2022

La guerre secrète contre les peuples




(...) une élite financière, scientifique, industrielle et politique s'est engagée dans une voie d'optimisation maximale des richesses à leur profit dans le cadre d'un nouvel ordre mondial en cours d'élaboration. Manipulations génétiques, épandages (chemtrails), portables, OGM, armes électromagnétiques, projet HAARP, etc. sont autant d'éléments permettant la soumission, l'abrutissement mais aussi la destruction de l'humanité à plus ou moins long terme. Pour les survivants ayant échappé à ce rouleau compresseur, leur réduction à l'état de serf au profit d'une oligarchie prédatrice n'est finalement que leur seule ligne d'horizon. [...]

(...) la volonté d'établir un nouvel ordre mondial oblige à une restructuration complète du monde. Celui-ci obéit à deux étapes. Premièrement, il s'agit de mettre en place des blocs continentaux (Union européenne, Unasur, Union eurasienne, Union africaine, ...) constituant une gouvernance mondiale. Cette dernière se doit, pour des raisons d'efficacité, d'être en mesure d'appliquer un modèle commun planétaire diffusé via des unions régionales. Celles-ci, à l'instar des « Administrations régionales » du Meilleur des mondes d'Aldous Huxley, répercutent ces mesures afin de les diffuser en profondeur dans leur espace géographique. [...] 

Cependant, le projet de gouvernance mondiale lié aux mesures décrites par Claire Séverac (dans son livre "La guerre secrète contre les peuples") va plus loin encore et c'est le deuxième point. La finalité du système est d'aboutir à une fusion de ces unions régionales avec mélange complet et indifférencié de tous les peuples de la terre. C'est le principe du « glocal » ou « région-monde ». Une surface territoriale réduite (le local) doit représenter l'échantillon planétaire humain. La multiplication de ce « local » sur toute la surface de la terre doit constituer le « global ». L'idéal suprême pour l'oligarchie est d'avoir un simple individu, déraciné, psychologiquement déstructuré et nomade afin de mieux le soumettre, en paraphrasant le général Eisenhower, au complexe militaro-industrialo-pharmaco de la gouvernance mondiale. Pour l'oligarchie et en liaison avec les techniques les plus développées, une humanité réduite à 500 millions d'habitants, comme le prescrit le Georgia Guidestones, représente le profil adéquat de la rentabilité maximale.

L'ironie dans cette histoire est que le système teste déjà les réactions psychologiques des peuples par des films annonçant, par la voie de la science-fiction, un avenir ressemblant furieusement au programme concocté dans les cénacles oligarchiques. C'est le cas du film Elysium sorti en 2013 avec Matt Damon et Jodie Foster. Tandis qu'une humanité mélangée, appauvrie et vivant d'expédients survit péniblement, une minorité oligarchique jouit des meilleures conditions de vie (alimentation, soins médicaux, (...) dans un immense vaisseau spatial arrimé à l'orbite terrestre. Vue de terre, cette île spatiale flottante réunissant la crème oligarchique représente un pentagramme renversé, l'emblème par excellence du satanisme. [...]

Outre la diversité des mesures pour soumettre et avilir l'humanité, on ne peut qu'être frappé du caractère démoniaque de ces politiques touchant tous les secteurs propres au bon développement de la vie. Un tel degré de perversité et cette persévérance inouïe pour mener à terme ces projets ne peuvent pas être seulement l'œuvre d'êtres dépravés. Nous avons affaire à une attaque et à une destruction en règle de la Création. Ces propos peuvent étonner voire même faire sourire ceux qui ne croient ni en Dieu ni au diable. [...] Le nouvel ordre mondial est d'abord et avant tout une mystique reposant sur des rites sacrificiels.

Pierre Hillard, préface du livre de Claire Séverac (1948-2016) La guerre secrète contre les peuples.



(Durée 45:55)

Après 2025, l'humanité entrera dans l'ère du virtuel, du post-humain (vidéo à partir de 41:40). 

2025 est une année importante :
L'envoyé de la hiérarchie occulte devrait gouverner le monde en 2025

La guerre secrète contre les peuples
PDF gratuit ICI






vendredi, juin 24, 2022

L'envoyé de la hiérarchie occulte devrait gouverner le monde en 2025



"Le messianisme, espérance principalement judaïque, est fondé sur l'exploitation de la douleur et l'attente d'un remède miraculeux. Que l'espérance concerne un bonheur ici-bas comme le messie des Juifs, un paradis dans l'au-delà comme le rédempteur des Chrétiens, ou comme le jardin des délices du prophète d'Allah, c'est toujours la même exploitation de la souffrance et de l'espérance. Mais comment réunir dans une même forme ces images messianiques ? Il n'y a pas de problème, cela a été prévu, et tous s'accorderont au final sur la figure de synthèse d'un type de messie moderne qui fera oublier les divergences culturelles et les différences ataviques. Les médias obligeront à y croire car l'apparition d'un sauveur planétaire ne pourra avoir lieu qu'à travers une intense émotion médiatique collective. On verra s'élever une hystérie mondiale comme il n'y en a jamais eu sur la terre. Tous seront emportés, y compris les esprits les plus sceptiques et les plus indifférents.

Les savants rationalistes et les intellectuels qui se moqueraient de vous si vous leur annonciez que le messie est au coin de la rue, jubileront tous. Le messianisme est si profondément implanté dans le subconscient humain que tous les peuples croiront en l'apparition d'un sauveur ayant les traits de l'image qu'on se fait d'un tel monstre séducteur et opportuniste. Cela arrivera au plus tard en 2025, et sans doute avant si tous les réglages sont au point, tant aux plans technique que politique. Nous avons un signe de l'imminence de l'événement lorsque le pape confesse que toutes les religions sont conformes, et qu'il faut simplement en gommer les différences. Cela implique qu'il n'y a plus de spécificité chrétienne, et que le messie politique d'Israël qui veut établir son règne sur la terre vaut mieux que le rédempteur qui appelle les âmes à sortir du monde. Entre les deux, les humains ont fait leur choix, et il n'est pas difficile de savoir lequel ils préfèrent dans une civilisation matérialiste. C'est ainsi que le monde sera éprouvé et qu'on verra qui se soumet à la tentation. On verra qui est un "enfant du diable" ou un "enfant de Dieu". [...]

C'est un certain initié de la "Grande Loge Blanche" qui s'est fait connaître sous le nom de Djwal Khool - et dont le surnom est "le Tibétain" - qui révéla au médium Alice Bailey que l'humanité allait entrer prochainement dans un Âge d'Or et que le Christ en personne allait prendre le contrôle des affaires terrestres. Ces allégations constituent un leitmotiv dans la littérature transmise par Alice Bailey. Selon elle ou plutôt selon son Tibétain, l'Âge d'Or sera possible lorsque les hommes auront constitué un Nouvel Ordre Mondial, fondé sur une civilisation planétaire globale et une religion mondiale unique. Cet Ordre Mondial, dirigé par le Christ et ses disciples, est préparé par de grands organismes internationaux comme l'ONU, l'UNESCO, l'OMS, le FMI, etc. N'oublions pas que ces prédictions ont été faites avant que ces organismes n'aient été mis en place, c'est dire combien les messages du Tibétain ressemblent au déroulement de l'instauration du Nouvel Ordre Mondial comme s'il en était l'instigateur.

Pour ceux qui ont des yeux pour voir, il apparaît clairement que ces organismes internationaux de "l'Age d'Or" sont en réalité à l'origine d'une dégradation constante de la vie politique, de la santé et de la culture. Il y a eu plus de guerres et de génocides depuis que l'ONU existe que jamais auparavant. L'OMS empoisonne et vaccine les masses pour les abrutir. L'UNESCO nivelle les cultures par le bas. Le Fonds Monétaire International endette les pays riches comme il dépossède les plus pauvres. La science détruit l'environnement sous l'œil complice des organismes mondiaux chargés de la protection de la nature, etc. Mais, pour le Tibétain, tout cela est annoncé comme un progrès. Or, si le Nouvel Ordre Mondial est à ce prix, ne doit-on pas se méfier du messie politique dont on nous prédit la venue ? Le messie du Nouvel Ordre Mondial ressemble comme deux gouttes d'eau à l'antéchrist ou au faux-prophète de l'Apocalypse. Un tyran brutal qui fait des prodiges pour subjuguer les foules." 

Joël Labruyère, "Undercover".


"Ainsi, écrit Alice Bailey, un grand et nouveau mouvement se produit ; une interaction et un échange considérablement accrus ont lieu. Ceci continuera jusqu'à l'année 2025. Pendant les années qui s'écouleront entre maintenant et ce moment-là, de très grands changements surviendront et la Grande Assemblée générale de la Hiérarchie – se réunissant, comme d'habitude, chaque siècle – fixera très probablement en 2025 la date du premier stade d'extériorisation de la Hiérarchie." [...]

Aujourd'hui, l'invocation des êtres humains dans leur ensemble est si forte que tout le déroulement de la vie de la Hiérarchie et de ses plans a dû subir des modifications, des ajournements quant à certaines décisions intérieures et purement hiérarchiques, et une accélération quant à certains plans, inscrits au programme (si je puis employer ce terme) d'une époque se situant dans plusieurs siècles, mais qui – vu l'état de préparation inattendu de l'humanité – peuvent être exécutés, non pas prématurément, mais en toute sécurité, car le temps en est venu. Ce moment favorable, concernant les projets particuliers dont nous traitons va de maintenant à l'année 2025 – brève période, en vérité, pour voir la consommation du grand dessein du Logos planétaire. [...]

La structure intérieure de la Fédération mondiale des Nations s'organisera également et sa forme extérieure se dessinera aux environs de 2025. N'en déduisez pas que nous verrons bientôt une religion mondiale parfaite et une complète communauté des nations. La nature ne va pas si vite, mais la conception et l'idée seront universellement reconnues, universellement désirées et recherchées : lorsque de telles conditions existent, rien ne peut empêcher l'apparition finale de la forme physique pour ce cycle."

Dans ses textes, Alice Bailey (1880-1949), qui écrivait sous la dictée d'un maître la Grande Loge Blanche, le tibétain Djwal Khool, mentionne 15 fois l'année 2025.

"L'histoire de nombreuses années de travail télépathique entre le Tibétain et Alice A. Bailey est révélée dans son "Autobiographie Inachevée", publiée en 1951. Y sont décrites les circonstances de son premier contact avec lui, sur le plan physique, qui eut lieu en Californie en Novembre 1919. Un travail de trente ans fut prévu. Lorsqu'il fut accompli, dans les trente jours qui suivirent, Madame Bailey fut libérée des limitations du véhicule physique."

Extrait d'une déclaration faite par le Tibétain et publié en août 1938 :

"Il suffit de dire que je suis un disciple tibétain d'un certain grade, ce qui signifie peu de chose pour vous, car tous sont des disciples et y compris le Christ Lui-même, et au-delà. Je vis dans un corps physique comme d'autres hommes, aux confins du Tibet. Du point de vue exotérique, je préside parfois un groupe nombreux de lamas tibétains quand mes autres occupations me le permettent. C'est pourquoi on a rapporté que je suis un moine de cette lamaserie particulière. Mes associés dans le travail de la Hiérarchie (et tous les vrais disciples sont associés à ce travail) me connaissent par un autre nom et une autre fonction." [...]

Alice Bailey écrit : "Je désire que vous compreniez clairement le but que je poursuis. Les étudiants et les disciples sincères doivent toujours maintenir, au premier plan, l'idée de service ; en ce qui concerne notre thème actuel, il s'agit du service politique dans la ligne des plans mondiaux et du gouvernement mondial. [...]

L'émergence d'un gouvernement mondial sera le résultat de (...) cinq zones de difficultés et la conséquence d'une compréhension plus générale des causes d'agitation ; du point atteint par l'humanité dans son évolution ; des crises qui doivent inévitablement se produire lorsque l'homme, être humain intégré, rencontre l'homme, réalité spirituelle ; du moment d'opportunité qui s'offre à nous..."

PDF gratuit, Alice Bailey, Intégrale : La grande invocation. Initiation Humaine et Solaire. Lettres sur la Méditation Occulte. Traité sur le Feu cosmique. Traité sur la Magie Blanche. L'Etat de Disciple dans le Nouvel Age - Volumes 1 et 2. Les Problèmes de l'Humanité. Le Retour du Christ. La Destinée des Nations. Le Mirage - Problème Mondial. La Télépathie et le Corps Ethérique. Education dans le Nouvel Age. Extériorisation de la Hiérarchie. Traité sur les Sept Rayons - Astrologie ésotérique. L'Ame et son Mécanisme. De l'Intellect à l'Intuition. De Bethléem au Calvaire. La Lumière de l'Ame - Les Yogas Sutras de Patanjali. Autobiographie inachevée. Les Travaux d'Hercule. ...

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BONUS :

Décembre 2019 - Entretien autour du thème abordé dans la chanson des Brigandes "d'ici 2025" : explications sur les prophéties annonçant 2025 comme date clé dans la manifestation de l'antéchrist, le plan des élites occultes, les forces en présence et les enjeux.

(51:04)



jeudi, juin 23, 2022

Le Vatican frappe une pièce de 20 euros pour promouvoir les "injections COVID"


Venti euro.


Le 20 mai 2022, le Vatican a lancé une pièce de 20 euros en argent en l’honneur de la "vaccination". 

"La pièce, écrit le journaliste indépendant Guy Boulianne, représente un médecin, une infirmière et un jeune homme “prêt à être vacciné”. Les trois personnes portent un masque facial. La pièce en argent, conçue par Chiara Principe, est « dédiée à une question d’actualité qui tient très à cœur au pape François », a indiqué l’Office philatélique et numismatique de l’État de la Cité du Vatican (cfn.va). « les traitements pour lutter contre la pandémie et la nécessité des vaccinations ». Le pape François a souligné à plusieurs reprises l’importance des vaccinations. Le souverain pontife a également déclaré que les soins de santé sont « une obligation morale » et qu’il est important « de poursuivre les efforts pour immuniser même les peuples les plus pauvres »."

L’index gauche du jeune homme est pointé vers le 20. En numérologie, le 20 fait référence au changement. La gauche en latin se dit ''sinistra'', avec tout le symbolisme ''sinistre'', de mauvais augure qui va avec.

Miles Christi écrit dans son blog :

"Comme le disait Machiavel, "pensez mal et vous aurez raison", et dans ce cas, cela s'applique parfaitement : le zéro est une référence voilée à l'ouroboros (du grec οὐροβóρος [ὄφις], "[serpent] qui mord sa queue" ), un symbole qui signifie le cycle éternel des choses, ou l'effort inutile.

L'ouroboros est un symbole présent dans de nombreuses cultures anciennes, de l'Egypte à la Chine, de la Scandinavie au Bénin (et de là aux religions afro-caribéennes-brésiliennes), mais qui a atteint nos jours à travers la franc-maçonnerie en passant par l'alchimie et le gnosticisme.

Ainsi, ce que le jeune homme sur la pièce du Vatican indique, c'est le règne de l'Antéchrist..."

Miles Christi est l'auteur de "Trois ans avec François, l’imposture bergoglienne" et "François, Pape du Monde et de la Synagogue". PDF gratuit ICI.

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BONUS :

La dégénérescence de la monnaie

(13:30)

Lecture du seizième chapitre du "Règne de la quantité et les signes des temps", de René Guénon (1945).




mercredi, juin 22, 2022

Yoga

Memento pour l'exercice des membres psychiques du Yoga
Pour l'accession au mode Métaphysique

par Prajña


“Le Buddha a fait pendant 6 ans du Yoga avec deux Maîtres Alâra Kâlâma et Udraka Râmaputra et il a été en contact avec les techniques Yogiques, Tantriques, puisque le Tantra ne date pas de nos jours. Il l'a fait avec succès puisqu'il était arrivé avec les deux Maîtres à un point tel que chacun des deux Maîtres lui a offert la direction de l'affaire ! Il a refusé puisqu'il pensait que le niveau atteint par ces pratiques Yogiques n'était pas le niveau définitif …”.

Que l'on ne se trompe pas : cet aide-mémoire, très succinct, ne saurait être qu'un rappel des principales notions concernant la partie spirituelle ou d'articulation métaphysique du Yoga. Il n'est pas possible de pratiquer sur ces directives : un instructeur est nécessaire. La remarque est d'ailleurs valable pour de gros traités : le livre informe, mais il ne peut initier [Initium : commencement]. Même un traité de menuiserie n'a jamais pu faire un menuisier.

ORIENT et OCCIDENT

Nous ne pouvons pas, comme aux bords du Gange, nous asseoir toute la journée et toute la nuit sur une natte d'herbe Kusa. En outre, notre inconscient collectif d'occidentaux soumis à tous les “stress” de la vie moderne auraient avec les Yogas, un moyen d'assurer leur équilibre physiologique et psychologique d'une part, et d'autre part le moyen d'accéder à un mode métaphysique, ce troisième pied du trépied humain, assurant alors un équilibre parfait.

Les Quatre Premiers Membres :

Le Yoga a 8 Membres, mais nous parlerons peu des quatre premiers Membres dans cette étude.

Les deux premiers sont les règles d'éthique fonctionnelle : Yama, les réfrènements, les défenses, autrement dit la continence et Niyama, les observances pour maintenir cette continence, qui assurent le mode de vie favorable à l'exercice du Yoga.

Yama : ahimsâ (sans-violence), satya (vérité), asteya (non-vol), brahmacariyâ (conduite de Brahmâ sans désirs sensuels), aparigraha (non-possessivité).

Niyama : çausa (purification), samtosha (contentement, tapas : ardeur, feu de l'ascèse, fermes propos), svâdhyâya (étude), içvara-pranidhâna (consécration à içvara).

Les âsana (postures) par leur action sur le corps grossier et le corps subtil ou corps d'énergie, ou encore corps de Prâna, assouplissent, dégagent, libèrent les fonctions vitales, régularisent les flux hormonaux et enfin donnent l'assise favorable à l'exercice des quatre derniers Membres.

Le Prânayamâ, “contrôle du Prâna”, complète l'action des postures par le moyen de l'accumulation et de la libre circulation du Prâna. Le Prâna est cette énergie cosmique qui soutient la vie, qui est la vie même, et que le corps grossier extrait de la nourriture et surtout du “respir”.

Bien entendu, il ne faudrait pas penser que chacun de ces Membres agit séparément, de façon autonome. En fait il y a continuelle interdépendance.

Les Quatre Derniers Membres :

Les Quatre Derniers Membres du Yoga ont pour fonction d'apaiser le mental continuellement soumis, en Occident, aux excitations extérieures et aux incitations intérieures, par l'activité sensorielle, l'activité mnémonique, l'imagination et les pulsions de l'inconscient (du courant subconscient).

C'est pourquoi le deuxième aphorisme de Patañjali, donne comme définition du Yoga : “Annihilation des tourbillons du cœur” : “Yoga citta vrtti nirodha ” – C'est à cette seule condition que peut surgir la Connaissance transcendante ou Intuition métaphysique, la Prajñâ, qui ne s'exprime pas par des mots, des images, des pensées, mais par la béatitude de “composition”, de “synthèse”, exacte définition de “Samâdhi”.

Nous allons examiner successivement ces Quatre Derniers Membres et donner un moyen de les pratiquer selon nos possibilités occidentales. En effet, il nous semble exclu qu'un occidental, sauf exception, puisse unifier et calmer son cœur, citta, par la visualisation de Krishna, encore moins en visualisant la “montée de Kundalinî dans le Sushumnâ”. Ces opérations qui sont liées à la tradition, hors de son contexte d'origine, présentent, non seulement des difficultés mais aussi des dangers.

Une de ces techniques traditionnelles a cependant emporté notre adhésion, car elle ne se rattache à aucune donnée raciale ou religieuse. Nous la pratiquons et l'enseignons depuis de longues années. Cette technique basée sur la “Vigilance Remémoratrice au va-et-vient du souffle”, est bien adaptée à l'occidental. Elle peut opérer sans danger les Quatre éléments finaux du Yoga. Cette technique a été pratiquée par ce Grand Yogin qu'est le Bouddha, pour arriver à l'Eveil et d'en goûter la béatitude.

Elle a été transmise exactement par les textes et par les instruments, avec beaucoup de détails et son authenticité est assurée. On sait que les Quatre Derniers Membres du Yoga sont appelés en Sanskrit : Pratyahâra, Dhâranâ, Dhyâna, Samâdhi.

Nous allons essayer de cerner le sens de ces termes. Il est impossible de donner d'emblée une définition unique d'un mot Sanskrit, car le génie de cette langue est de donner pour chaque mot un faisceau de sens, mais nous aboutirons à un terme unique pour ne pas alourdir la suite de cet exposé.

Pratyâhâra : Retrait des sens de leur objet – fait de retirer – retraite – abstraction – dissolution du monde. Nous choisirons : retrait des sens de leur objet, en précisant bien que le mental est considéré comme un sixième sens.

Dhâranâ : Qui tient, porte – garde dans la mémoire – qui retient, préserve, protège, possède – contemplation. Nous choisirons : contemplation.

Dhyâna Mémoire : qui assume la forme de – se rappeler – s'absorber – méditation – pensée – réflexion. Nous choisirons : absorption.

Samâdhi : Concentration du citta accompagné de l'arrêt du souffle – se concentrer – se maîtriser – synthèse (grec : sunthesis) – composition (latin : composition) – union totale – accomplissement – achèvement. Nous emploierons le mot “samâdhi” faute d'un équivalent suffisamment proche. (C'est “l'Union avec le Brâhman”, c'est-à-dire la “disparition du moi”).

Pratique

Maintenant que les quatre termes sont à peu près clairs, comment y accéder par la pratique de la “Vigilance Remémoratrice au va-et-vient du souffle ?”. Faisons tout de suite remarquer l'extrême importance de “la Vigilance” : “Smrti”, qui a également le sens de : mémorisation – attentiveté – rappel – rappel de soi – prise de conscience – souvenir – pensée consciente – mental alerte et Vigilant – attention.

Sans vigilance, aucun Yoga n'est possible. La vigilance est le poteau auquel est lié ce cheval fou, sauvage, qu'est le mental, extrêmement prompt à s'échapper. L'attention a pour sœur la concentration. Les deux doivent aller de pair, mais si le champ de l'attention est grand, la concentration sera faible. Pour que la concentration soit puissante, il faut que le champ de l'attention soit restreint. La vie courante offre une occasion continue et favorable d'exercer l'attention, par le contrôle des effets des excitations et incitations tendant à distraire l'esprit, à le rendre inconscient, sans aucune possibilité de vie juste.

La pratique des Quatre Derniers Membres repose avant tout sur la posture qui met les corps en condition favorable, corps grossier et de Prâna, en veillant à ce que, principalement, la colonne vertébrale, l'arbre de vie, qui contient les principaux “nâdi” soit droite, ou plutôt en lordose naturelle.

La meilleure posture est celle du Lotus : Padmâsana, mais elle est difficile à garder longtemps par les occidentaux. On pourra essayer alors le demi-lotus : Ardha Padmâsana, ou Siddhâsana (appelé posture parfaite pour les dhyâna) ou sa variante, la posture Birmane, beaucoup plus aisée. Enfin, la posture de la foudre : Vajrâsana, dans le nord de l'Inde, ou la posture du héros : Virâsana, dans le sud de l'Inde, sont également satisfaisantes, surtout pour les femmes. L'essentiel est d'avoir les jambes croisées, les genoux au sol, le bassin plus haut que les genoux, le corps droit, les mains en Jñâna-mudra [Sceau de la connaissance] ou se touchant, la main droite sur la main gauche en Dhyâna-mudra [Sceau de la méditation]. On pourra remarquer que l'occidental conservant pendant longtemps la posture, a tendance à laisser courber la colonne vertébrale et à baisser la tête, ce qui est très défavorable. D'où l'usage d'un coussin qui, placé sous les fesses, redressera la colonne et permettra de garder la tête droite ; le menton est rentré. La hauteur de ce coussin dépend évidemment de la morphologie du pratiquant qui devra, après essai, trouver celle qui lui convient. Voici comment opérer successivement : prendre, hors du coussin, la posture, puis se dresser sur les genoux, pousser le coussin le plus haut en avant sous les fesses, basculer le haut du sacrum vers l'avant. Vérifier que la tête est droite, le menton rentré. Poser les mains comme il est dit plus haut. Coller la langue au palais, la pointe touchant le haut des dents supérieures. Faire converger les axes oculaires vers le bout du nez, au mieux vers le point entre les sourcils. 

Si vous prenez la posture Vajrâsana ou de la foudre, vous pouvez, pour plus d'aise, glisser un coussin entre les cuisses et les mollets ou vous asseoir sur le coussin soutenant le périnée, les jambes de chaque côté. Il est bon également de s'asseoir sur un coussin plat sur lequel reposera le coussin rond afin que les genoux plantés en terre, ne souffrent pas. La posture est alors assurée. Comme dit plus haut, ce bref “Memento” n'est qu'un aide mémoire. Pour connaître les raisons physiologiques et psychologiques de la posture et pour l'adaptation à la morphologie du pratiquant, les instructions d'un expert sont nécessaires.

Pratyâhâra ou retrait des sens de leur objet :

La posture étant assurée, on fait attention au va-et-vient du souffle en comptant sur l'inspiration et l'expiration. Celles-ci doivent être naturelles. Les comptes ne doivent pas être moindre que 5 ni dépasser 10, car moins de 5 le mental deviendrait “haché”, plus de 10, il deviendrait “confus”. Les chiffres doivent être visualisés. L'attention est telle que les sens doivent être coupés de leur objet, sauf le mental qui, maintenant les comptes, devient contrôlé. Mais on s'apercevra que ce mental, cheval fougueux et indiscipliné, va s'échapper très rapidement, par sauts, dans des directions tout à fait extravagantes. On le ramènera à l'attention au va-et-vient du souffle en lui faisant suivre le même chemin, à rebours. Lorsque cet exercice est réussi, c'est-à-dire lorsque pendant un temps assez long le mental est fixé sur le souffle, on passe au second exercice qui diminue le champ de l'attention et donc augmente la concentration. On visualise le souffle sous la forme d'un filet coloré, par exemple, jaune ou or, depuis la porte des narines jusqu'au svâdisthâna pour l'inspiration, du svâdisthâna jusqu'à la porte des narines pour l'expiration. Rappelons que le svâdisthâna est le “chakra de la stabilité”, encore appelé par les chinois, le “réservoir d'énergie”, situé à trois travers de doigt sous le nombril. Le retrait des sens de leur objet croit ainsi que la concentration. Là, encore, on s'apercevra de la fuite du mental, mais on sait le ramener et les échappées se font plus rares car il commence à être dressé.

Lorsque ce deuxième exercice est réussi pendant un temps assez long, on passe au troisième. Il consiste à devenir conscient du contact de l'air à la porte des narines, à l'entrée et à la sortie du souffle.

L'attention est alors extrêmement “appointée”, le retrait de l'esprit approche du maximum et la concentration croît encore.

Dhâranâ ou contemplation :

Cette contemplation est donc contemplation très forte. Si les exercices précédents sont réussis, nait ce que l'on appelle le “nimitta” ou signe de concentration réussie. Ce signe est en rapport avec le corps subtil [prânamayakosha]. Les chakras. Il varie avec chacun : ce peut être un souffle sortant du front ou du sommet de la tête, ce peut être une lumière dorée ou violette entre les sourcils. Ce signe est, à sa naissance, faible d'intensité, peu stable. Il faut alors se concentrer sur ce signe qui doit devenir intense, fixe. Mais cette concentration est encore discontinue, fragmentaire, les moments de concentration sont comparables à des gouttes d'huile qui tomberaient d'une bouteille. 

Dhyâna ou absorption ou instase (vers l'intérieur) :

La concentration devient intense sur le nimitta, et l'on observe alors que naissent dans cet état de conscience sublimée, les modalités suivantes : 

1. Application initiale (j'inspire-j'expire) semblable à un coup frappé sur une cloche. 

2. Application soutenue (le processus continue consciemment) comme le son de la cloche après le coup.

3. Le transport joyeux, au bas de la colonne vertébrale, des ondes de joies naissent, montent, hérissent les poils. 

4. Bonheur, état mental résultant de la réussite de la technique. 

5. Enfin concentration intense. On abandonne alors l'application initiale et l'application soutenue, il n'est plus d'activité mentale discursive, simplement on est devenu le support, le “champ” du transport joyeux et du bonheur. 

On abandonne le transport joyeux et le bonheur, la concentration devient continue, c'est dhyâna, concentration comparée à un filet d'huile sortant d'une bouteille. 

Samâdhi :

S'opère, avec cette concentration intense et continue, samâdhi, la synthèse, la composition, “Yoga”, fusion du sujet et de l'objet, jonction entre le conditionné et l'inconditionné, l'au-delà des “choses”, non identification avec quoi que ce soit, dés-individualisation. Paix, tranquillité, calme, connaissance, transcendance, béatitude, fin des tourments, des angoisses, des désirs, des agressivités, des illusions. 

Voici donc le but (qui est non but, puisque le “moi”, le petit moi s'étant éteint, nul n'atteint le but). Est-ce possible ? : certainement, oui. Mais on ne peut dissimuler la difficulté d'accomplir ces Quatre Derniers Membres, surtout le dernier. Des qualités, des conditions sont nécessaires, des empêchements sont à éliminer. Nous allons rapidement envisager qualités, conditions et empêchements. 

Qualités :

1. En premier lieu l'attention déjà définie. Puis sa fille, la concentration : attitude centripète, composition, focalisation, le mental fixé sur un point unique. 

2. L'énergie, mot traduisant mal le Sanskrit Virya, “qualité” de l'homme fort. 

3. La joie pouvant aller jusqu'au transport joyeux, l'enthousiasme. 

4. La tranquillité d'esprit ou équanimité, permet de se placer au-dessus de l'agréable et du désagréable, du positif et du négatif, le citta devenant égal et non troublé. 

5. La patience permet de surmonter les difficultés, l'ennui des périodes de “sécheresse”, la traversée du désert, l'acedia (acédie, sorte de mélancolie). 

Conditions :

- Un lieu tranquille, sans bruits percutants, ni trop chaud, ni trop froid, un environnement naturel. 

- Une vie saine : corps sain par une alimentation convenable, par la pratique des postures et des respirations. 

- L'alimentation doit être modérée, légère et énergétique, les aliments riches en prâna, bien mâchés, bien assimilés. 

- Le sommeil doit être court et reposant, quasi conscient, il faut éviter les rêvasseries, les états semi-conscients. Le sommeil avec rêve sera de plus en plus court au fur et à mesure de la purification du subconscient par dhyâna. 

- Les occupations doivent être sans embarras, l'exercice mental et physique modéré, toujours conscient et attentif. Il faut tendre vers une chasteté complète, l'orgasme étant un court-circuit, dépense énorme de prâna. 

- Les temps les meilleurs pour la pratique sont l'aube, midi, le crépuscule et minuit. 

- Enfin, exercer les trois moins : moins manger, moins dormir, moins parler.

Empêchements :

Il y a dans l'homme deux êtres : 

- L'un qui pressent et veut réaliser le "sans-naissance, sans-devenir, sans-création, sans-conditions" : "asti ajâti-abhûta-akrta-asamsktam" : l'état suprême. 

- L'autre qui ne veut pas que le premier y parvienne car il est le support, le témoin du “vouloirressentir, du vouloir-vivre, du vouloir-ignorer par absence de vue juste” : “ kâmâsrava-bhavâsravaavidyâsrava”.

Il faut distinguer sagement entre les deux êtres et faire taire le deuxième. Et quoi qu'il arrive, s'asseoir à heures fixes et là, ne serait-ce que pour quelques minutes, s'exercer. 

“On pourrait dire qu'en l'homme il y a trois “sphères” plus ou moins développées : 

- La sphère des corps de chair et de prâna, la somatosphère. 

- La sphère du cœur : la psychosphère.

- La sphère de Sagesse : la sophiosphère. 

Et toutes ces sphères s'interpénètrent. C'est pourquoi il est dit : “Ne pas fréquenter les fous mais s'associer aux sages”. Les somatosphères, les psychosphères souillées, souillent. Les sophiosphères ne sont pas souillées. “On est bien à ton ombre”, disait Rahula au Bouddha, son père. 

Si le mot “sphère” ne vous plait pas, prenons le mot “champ”, c'est-à-dire “partie d'espace où se manifeste des propriétés particulières”. Il y a donc le champ des corps, de champ des cœurs et le champ de Connaissance transcendante. Et si vous êtes Bodhisattva, que vos sphères, vos champs purs, purifient sphères et champs souillés. Mais PRENEZ BIEN GARDE ! 

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BONUS


"Il n'y a pas à s'exercer en vue de la libération finale ou mukti, et pas davantage en vue de l'expérience du soi, qui lui est identique." (Henri Le Saux)


Yoga & quête de soi

Par Henri Le Saux 

Le yoga a grande vogue de nos jours, même en Occident, où on en disserte peut-être plus que dans l'Inde elle-même. Il arrive malheureusement que cette vulgarisation fasse parfois perdre de vue le sens véritable du yoga. Le yoga est en effet avant tout une technique pour ramener et fixer l'esprit dans son centre. Le but du yoga est essentiellement de conduire le spirituel à la nue conscience de son existence, par-delà toutes les manifestations d'ordre phénoménal perceptibles à ses sens et à sa pensée. En ce centre ou cette cime de soi seulement, l'homme s'atteint et se réalise en la vérité de son être, plus exactement peut-être, de son acte d'exister. Il accède à ce que l'Inde appelle l'état de kevala, c'est-à-dire d'isolation où il se situe soi-même par rapport à tout ce qui n'est pas lui de façon essentielle et permanente, de tout ce qui en lui est simplement relatif et mouvant, les vritti ou tourbillons de sa pensée aussi bien que les transformations incessantes de son organisme. Il se découvre comme absolu et, par le fait même, réalise la parfaite liberté et la totale indépendance de sa personne. De ce point central de son être où il est lui, où il est soi-même, simplement, sans adjonction ou mélange d'aucune sorte, il est à même de dominer et de contrôler, sans que rien échappe, toutes les manifestations psychologiques, voire physiologiques, de sa vie.

Le moyen par excellence de parvenir à cet état est le contrôle progressif et de plus en plus serré de l'activité mentale, et, à la limite, son arrêt total. Dans cet arrêt précisément, la conscience qu'on a de soi brille enfin d'un éclat non mélangé et remplit à elle seule le champ total de la perception mentale. En vue de rendre possible ou du moins plus aisée cette maîtrise du flux mental, des exercices divers furent imaginés puis éprouvés par une longue expérience. Le plus important en est la méditation qui concentre l'esprit sur un point précis, physique, imaginatif ou mental. Il ne s'agit point ici de méditer au sens occidental du mot, d'imaginer par exemple une scène et d'en contempler successivement les différentes parts, ou bien de réfléchir sur une idée et d'en examiner les divers aspects. Au contraire la méditation yoguique vise à réduire à un point indivisible le champ de la conscience, à réaliser l'unité d'attention, à maîtriser la dispersion et à contraindre l'esprit au silence. Les exercices de postures (âsana) ou de respiration (prânâyâma) ont valeur purement préparatoire et sont tout ordonnés à cette fixation du psychisme. Leur but immédiat est de permettre au yogi de contrôler, de rythmer, voire d'immobiliser ou presque ses muscles, surtout ceux qui commandent les mouvements respiratoires. C'est qu'en effet il y a interconnexion entre le psychisme de l'homme et son organisme physiologique, et correspondance plus profonde encore, dit la tradition, entre le souffle vital (prâna) et le principe intérieur de la vie.

Le yoga étant une technique, il ne pouvait manquer de lui arriver ce qui arrive à toute technique, qu'elle soit d'ordre physique, psychique, social ou religieux. La technique en soi retient de plus en plus l'attention, et les moyens risquent d'être valorisés pour eux-mêmes aux dépens de la fin primitivement poursuivie. Les dangers alors du yoga ne sauraient être minimisés.

L'un des plus graves est de faire surgir au fond de la conscience du yogi une espèce de sur-moi, si puissant éventuellement qu'il est capable de contrôler et de dominer la conscience phénoménale, le flux mental et même les mouvements musculaires. Un tel sur-moi n'est en définitive qu'une exaltation du moi, de Pahamkâra, une prolifération cancéreuse de l'ego, un point de la conscience grandi démesurément par rapport au reste. Telle est la source de l'orgueil luciférien de certains yogis. Descendant au fond d'eux-mêmes, ils font effort pour passer soi-disant de soi au Soi. Mais ce vers quoi ils tendent et qu'ils appellent le Soi n'est finalement qu'une projection de leur pensée, le but qu'ils ont conceptualisé et qu'ils se forcent à atteindre. Ce n'est point alors à la perte de leur moi dans le Soi suprême qu'ils parviennent, comme ils se le figurent. Tout au contraire, conséquence même de l'attitude pélagienne qui a accompagné toute leur ascèse, c'est leur propre ego, avec toutes ses particularités et limitations, que, par leur concentration de pensée et leur force de volonté, ils ont enflé de façon monstrueuse et promu au rang de l'absolu.

En quête de soi

La méthode spirituelle de Ramana Maharishi — si par analogie on peut employer ce terme – était tout autrement libre et dépouillée. Elle découlait tout entière de son expérience personnelle ; il cherchait simplement à aider ses disciples à réaliser par eux-mêmes ce que lui-même avait un jour ressenti.

A quiconque venait le trouver et lui demandait sincèrement que faire pour progresser dans la voie spirituelle, Sri Ramana conseillait régulièrement la pratique du ko'ham, c'est-à-dire de l'interrogation mentale : « Qui (suis-) je ? ». C'est ce qu'il appelait l'âtma-vicâranâ, « investigation de l'âtman », c'est-à-dire la quête, la recherche, la poursuite de soi au-dedans de soi, au-delà de toute manifestation périphérique du je. L'âtma-vicâranâ consiste en la pénétration incisive de l'esprit jusqu'au fond de la conscience, à rebours pour ainsi dire du mouvement centrifuge de la pensée, remontant de pensée en pensée, plus exactement d'une pensée donnée à la conscience qu'on a de penser cette pensée, puis à la conscience de cette conscience et ainsi de suite. Tout particulièrement cette enquête ou investigation doit porter sur la pensée du je et la conscience de soi, sous-jacentes à toute pensée et à tout mouvement du psychisme. Il s'agit d'atteindre là précisément où toute pensée et d'abord la première de toutes, le je, la pensée de soi, jaillit au fond et au centre de l'être. Dans son Upadesha saram, Sri Ramana appelle ce point le « lieu de la source » ; et c'est justement le paradoxe : le filet d'eau sort de la source, mais dès que l'eau coule, ce n'est déjà plus la source... le but indéfiniment se dérobe.

Certains interprétaient son enseignement comme une voie négative d'approche : je ne suis pas cette main, cette image, cette pensée, etc. Le Maharishi n'empêchait pas les débutants de commencer ainsi. Cependant il mettait soigneusement en garde contre les inconvénients d'une telle méthode. En effet tout rappel à l'attention d'une pensée déterminée, serait-ce pour la nier, tout rappel à la mémoire d'un souvenir, serait-ce pour le repousser, risquent de leur conférer une vigueur nouvelle et de les fixer ainsi dans l'esprit, alors que précisément on voulait s'en débarrasser.

La voie conseillée par le Maharishi était, elle, essentiellement positive. C'était de chercher, en chaque instant, en chaque acte, qui en vérité est celui qui vit, qui pense, qui agit, d'être attentif à celui qui voit, dans l'acte de voir, à celui qui entend, dans l'acte d'entendre, etc... Il s'agissait de poursuivre sans relâche cette conscience de soi qui se dérobe derrière les phénomènes et événements de la vie psychique, de la découvrir, de la saisir en sa pureté originelle, nue encore en quelque sorte, avant que rien ne l'ait déjà recouverte, avant que rien ne se soit déjà mélangé avec elle. Ainsi saisie, il fallait la retenir de la plus fine pointe de l'esprit, pour l'empêcher de s'échapper à nouveau. C'était en fait s'efforcer d'atteindre à la personne, au soi, au-delà de toutes les manifestations de la nature. Sri Ramana tenait pour certain que cette investigation ne pouvait manquer de porter ses fruits, pourvu qu'elle se poursuivît sans relâche. Le soi phénoménal, le moi, poursuivi ainsi jusqu'en ses derniers retranchements disparaîtrait finalement comme par enchantement, à la façon d'un voleur pris sur le fait. Le JE essentiel seul brillerait alors dans la conscience stabilisée et la remplirait toute.

Le Maharishi ne refusait pas cependant les voies plus complexes du yoga pour qui s'y croyait appelé. Il ne s'imposait jamais à personne. Tant qu'un individu n'est pas encore prêt, pourquoi le forcer à prendre un chemin dont il n'est point capable ? Pourquoi chercher à devancer les temps ? La philosophie indienne du karma ou de l'évolution individuelle est ennemie des enseignements et des changements trop brutaux. Elle apprend à attendre l'heure avec patience et à ne pas se décourager devant la lenteur des résultats. Chacun n'est-il pas libre d'aller par la voie qui lui plaît, et le but ne sera-t-il pas atteint par chacun au moment fixé par la destinée ? Cependant Sri Ramana allait, lui, directement à l'essentiel du yoga et y invitait nettement ceux qui lui faisaient confiance, laissant à leurs illusions ceux qui cherchaient simplement quelque approbation de sa part pour une décision qu'ils avaient déjà prise.

Il n'y avait qu'un seul exercice respiratoire qu'il recommandât vraiment, et cela encore pour ceux seulement qui avaient besoin d'accoiser leur corps et leur pensée. C'était de fixer l'attention sur le souffle successivement inhalé et exhalé. Par elle-même en effet cette concentration rythme et ralentit automatiquement le mouvement de la respiration. Par concomitance le flux mental bientôt prend lui-même un rythme plus régulier, se ralentit et permet la concentration intérieure.

Sri Ramana n'avait jamais pratiqué aucun yoga ni aucune ascèse. L'expérience transformante était comme tombée sur lui de façon foudroyante. [...]

Il n'y a pas à s'exercer en vue de la libération finale ou mukti, et pas davantage en vue de l'expérience du soi, qui lui est identique. En effet, qu'est-ce ce monde, qu'est-ce un autre monde ? qu'est-ce, réaliser ce que l'on est ? qu'est-ce, ne pas l'avoir encore réalisé ? S'efforcer consciemment et volontairement en vue de parvenir à cette « réalisation de soi » en est paradoxalement l'obstacle majeur. C'est en effet poser comme prémices que l'état naturel par excellence de l'homme sa condition innée, sahaja, comme aimait l'appeler le Maharishi — est quelque chose que l'homme ne possède pas encore — comme si l'homme pouvait ne pas être soi ! L'homme est-il moins homme dans l'inconscience du sommeil profond ?

La « quête du soi » que préconisait le Maharishi ne comporte aucun des dangers inhérents au yoga que nous signalions plus haut, du moins si le disciple lui demeure fidèle et ne s'en fabrique pas quelque succédané destiné à sauvegarder quand même quelque chose de son moi, au moins sous un nom d'emprunt. Cette méthode en effet ne laisse aucune place aux transferts du subliminal, aucune place pour l'inflation de l'ego. Elle est tout au long relaxation, dégagement, fuite vers l'intérieur et le réel. Elle ne permet aucun regard sur soi ; elle est à la fois libération et exigence suprême. Ascèse plus intransigeante que toutes, elle exclut même tout effort volontaire vers un but que l'homme se serait assigné. Elle n'admet aucun retour sur la pensée de soi, elle supprime, en s'attaquant à la racine même, toute complaisance de l'intelligence sur soi et en réalise ainsi la purification la plus radicale. Au plus intime de toute pensée, elle insère, à la façon d'un fer brûlant, le neti-neti des Upanishads, le « ce n'est pas encore cela ».

Dom Le Saux


Récit d'un ermite chrétien en terre hindoue
Henri Le Saux

L'Homme du Huitième Jour correspond à l'homme qui se tourne vers son Orient intérieur, c'est-à-dire sa dimension de profondeur, afin de découvrir son propre soleil. Par sa conscience transformée, il s'élève au-delà du niveau sensible, quitte le monde de la dualité pour s'engager dans la voie de la libération qui le conduira peu à peu vers l'unité, donc vers l'universel. L'important n'est pas la voie, mais la rencontre. Le Huitième Jour coïncide avec l'octave, le huitième ton grégorien, les nouveaux cieux et la nouvelle terre, la création transfigurée, la suprême vacuité.


mardi, juin 21, 2022

Le yoga traditionnel





Jean Louis Bernard, auteur spiritualiste, ésotériste réputé et fin connaisseur du yoga des derviches et du tantrisme, propose une définition traditionnelle du yoga et n'hésite pas à déclarer : « Le maître qui se laisse déifier est toujours un faux maître ». Très éloigné du spiritualisme mercantile et racoleur d'aujourd'hui, le texte signale les principaux dangers inhérents à la pratique yogique.

Le yoga, du sanscrit « yuj », joindre – même origine que « joug » – est une ascèse qui vise à créer une union consciente entre le yogi et Dieu, à soumettre ses divers états d'existence (dont le mot) à son esprit. Il se placera en somme sous le joug divin ! Dans l'Inde très antique, le yoga réalisait de hauts états de conscience que l'évolution régressive, valable aussi pour l'Inde, n'autorise plus qu'exceptionnellement. La « matérialisation » de l'humanité a endormi les chakras et stoppé certaines glandes endocrines qui sont des clefs psychosomatiques. En Occident, le yoga ne dépasse pas le niveau d'une éducation physique (la meilleure)

Le yoga s'accompagne d'une introspection : le sujet doit découvrir sa nature profonde, en grande partie inconsciente ; il ne pourra saisir le divin qu'à travers elle, c'est-à-dire d'abord à travers son double. La stagnation du yoga en Occident est à imputer à l'oubli de cette évidence ; on y commet une erreur typiquement occidentale en faisant reposer sur le moi seul toute l'équation psychosomatique et spirituelle. La notion de double, les maîtres hindous l'expriment indirectement par leur notion de « dharma », c'est-à-dire la nature cachée de l'individu, son destin, sa mission éventuelle. Pour dégager en soi le double, porteur du dharma, l'hermétisme oblige le moi à s'effacer – par la pratique de l'a-penser et du mentalisme.

Le maître hindou Shri Aurobindo codifia le yoga millénaire à l'usage des Occidentaux, au sein de son « ashram » (communauté) de Pondichéry. En Occident, maître signifie professeur, celui qui transmet une technique. En Orient, le personnage doit de surcroît posséder des qualifications psychiques : il doit être à même d'aimanter vers lui le transfert des résidus psychiques de son élève ; car toute effervescence de l'âme les multiplie. En cas de non-projection de cette « vase vibratoire », de dangereuses névroses germeront spontanément, sclérosant le psychisme de l'élève – la moins nocive étant la mythomanie. Un maître qualifié « brûlera » ces résidus sur son propre organisme par le jeu de certaines énergies que le yoga aura éveillées et canalisées en lui. Il disposera aussi des vrais diplômes du yoga qui ne sont pas un vain parchemin, mais les pouvoirs paranormaux, au moins l'intuition et la voyance qui l'autoriseront à « voir » l'état réel de son élève. Le maître aidera l'élève à se prendre en main par le mental et à pratiquer les exercices (postures, respiration contrôlée) ; il le poussera vers une autonomie croissante, sachant bien — s'il est honnête ! — que seules comptent sa faculté de transfert et son expérience pratique ; pour le reste, il ne sera que professeur et surveillant. Le vrai maître personnel est le double. Dans l'initiation égyptienne, il n'y avait du reste pas de maître extérieur, corporel, l'initié était formé par son double, en certains cas spéciaux de sommeil, ceux-ci favorisés par l'ambiance d'un temple. Le maître qui se laisse déifier est toujours un faux maître !

Le yoga « implique une réunion, écrit le lama Kazi Dawa Samdup, un couplage de la nature humaine inférieure avec la nature plus élevée ou divine, afin que la supérieure puisse diriger l'inférieure, et cette condition doit être obtenue par le contrôle du processus mental. Tant que le champ de l'esprit est occupé par des formes, pensées ou raisonnements, nés de ce concept faux (qui domine l'humanité) que les phénomènes et les apparences sont réels, il existe un état d'obscurité mentale, appelé ignorance. » Et précisons que le véritable « mental » relève de l'inconscient, non du conscient. En cours de yoga, il y aura lutte de la nature inférieure (composée de plusieurs entités) avec la nature supérieure. Et cette lutte s'intensifiera, dès qu'aura été stimulé le chakra suprême (sommet du crâne) = lien télépathique possible avec le centre-Dieu suprême (que les Égyptiens appelaient Amon). Son activation prématurée risque de perturber le cerveau.

Les vrais problèmes du yoga ne sont ni les difficiles postures, ni la respiration différemment rythmée — double éducation physique qui doit soumettre le corps à l'esprit. Ces vrais problèmes s'étagent comme suit :

Il faut une mentalité mystique, même sans religion précise ! Le mieux, pour l'élève est de construire ou reconstruire lui-même la religion qui correspond à sa nature profonde, mais en fonction de l'expérience du yoga. « Quand un être me cherche dans la sincérité de son cœur, dit le dieu Shiva, je fais que sa religion soit juste ! » Sans une nature mystique, l'être humain n'est que machine. Le yoga n'aboutirait qu'à le mécaniser davantage. Il ne supporterait pas le dynamisme de ses chakras, de celui du cœur notamment. On cite le cas de ce professeur d'éducation physique, recyclé en maître de yoga, qui mourut de crise cardiaque, dès que fut stimulé son chakra du cœur. Il faut apprendre à interpréter ses rêves, non en fonction d'une école à idéologie, mais en découvrant son propre symbolisme. Partir de la méthode de Jung. Il n'y a pas d'autre moyen de se contacter soi-même, c'est-à-dire de pénétrer son inconscient, donc de toucher ses autres états d'existence. Dès que l'élève s'intéresse à ses rêves, la nature de ceux-ci change : son double tendra aussitôt à communiquer avec lui par des « messages » courts, que l'ombre cherchera à intercepter et compliquer. Or, trouver le double c'est trouver le maître !

Il faut pratiquer l'a-penser et le mentalisme en plus des exercices directs. La pensée, devenue outil, sera l'agent de métamorphoses psycho-biologiques touchant jusqu'aux glandes endocrines. Les écoles hindouistes préconisent la fixation mentale sur un symbole ou la concentration sur un chakra (pratique risquée, celui-ci peut « entrer en éruption » à contretemps). Les Tibétains conseillent l'a-penser (le vide mental), valable surtout pour l'homme. Ces exercices mentaux doivent se pratiquer dans la relaxation totale ou avec les postures.

Le rythme de la respiration ne s'improvise pas (danger). Les instructions du maître seront respectées à la lettre. A défaut, on consultera un médecin. De tous nos circuits d'énergie, la respiration est le seul qu'il soit possible de contrôler et conduire ; un autre circuit peut, à la rigueur, être soumis à la volonté, celui de l'énergie érotique. Pour cette raison existent deux types fondamentaux de yoga — le second étant le tantrisme. Yoga signifiant aussi métamorphose, celle-ci ne se fera qu'en prenant appui sur une énergie précise : prâna dans le premier cas, le fluide érotique dans le second. Prâna (en sanscrit = souffle de vie) est une vitalité diffuse, de source solaire, que nous absorbons avec l'air. Miraculeux, prâna peut reconstruire un organe déficient et accélérer la croissance des chakras. Certains maîtres conseillent de retenir l'air inspiré, si les battements du cœur n'en sont pas modifiés. Quelques-uns préconisent le régime « équilatéral », c'est-à-dire un temps pour les trois actes (aspiration, rétention, expiration), ces actes devant être lents. On pourra, par la simple volonté imaginative, concentrer prâna sur l'un ou l'autre point déficient du corps.

Il faut trouver sa posture idéale, celle qui fait oublier le corps sans le déformer et ramène l'être à son seul dynamisme mental et respiratoire. Le mieux est de fréquenter un cours de yoga et d'y profiter des techniques de l'Inde.

Quant au régime alimentaire et sexuel, il donne lieu à controverse. Les excès sont également nocifs. La sagesse recommande de ne pas rompre inconsidérément avec le régime alimentaire de nos ancêtres. L'abstinence totale de viande peut aboutir à une auto-castration quant à l'agressivité, celle-ci étant nécessaire dans la lutte pour la vie. Les vapeurs d'alcool « paralysent » le psychisme (mais un petit verre d'alcool après un bon repas est tout de même recommandé par les Japonais parce qu'il dégage l'esprit que « paralyse » la digestion — comme par homéopathie). Le vin détend le psychisme (les buveurs de vin ne sont jamais fanatiques) ; la bière agissant favorablement sur le teint, agit de même sur le psychisme (à cause d'un rapport existant entre l'un et l'autre). La viande de chasse paraît toxique pour le psychisme — comme si elle contenait la haine et l'effroi de l'animal traqué ! Les pratiquants stricts du yoga abandonnent en général toute viande, sauf le poisson et la volaille ; ils prétendent que la viande « animalise » l'âme... Mais l'ascétisme engendre l'orgueil et l'intolérance. Le mieux est de pratiquer l'alternance en « brisant » de temps en temps son rythme alimentaire. Ne jamais se singulariser à ce propos, au milieu d'amis non pratiquants ! Quant à la chasteté systématique, elle produit des « castrats » ou des hypocrites, sauf exceptions rares ! L'acte sexuel brûle à sa façon les résidus psychiques, dégageant le psychisme ; sur ce point, Freud avait raison. Mais l'abus de la sexualité engendre l'obsession...

Jean Louis Bernard


Jean Louis Bernard
(Livre réédité le 28 avril 2022)

L'occulte, l'insolite et le fantastique sont, depuis le déclin de la philosophie et de la religion, l'unique échappée qui puisse offrir des horizons plus vastes et plus exaltants à l'homme de la rue, anxieux d'échapper au rouage infernal et impitoyable d'une civilisation broyeuse d'âmes.

Depuis dix ans, toute une littérature d'essais fait éclore un nouveau romantisme qui dépasse le plan des sentiments pour atteindre le spirituel. A cette littérature, il manquait un code, c'est-à-dire un dictionnaire. Celui-ci n'a pas la prétention d'être complet. Il n'en représente pas moins un quart de siècle de recherches, d'expérience vécue, de voyages et de contacts avec des chercheurs « en marge ». L'auteur s'est attaché à écarter tout ce qui relève du banal, de la mythomanie ou de l'imposture. Et pourtant, ordonner cet univers mi-surréel était une gageure. Pour venir à bout de cette entreprise énorme, il fallait un esprit véritablement passionné.

Comment se servir de ce dictionnaire ? Le plus simple est encore de l'ouvrir au hasard, d'accrocher un mot et de l'étudier en fonction des associations de mots qu'il suggère et qui sont indiquées. Nous conseillons aussi la lecture par ordre alphabétique. Celui-ci n'est pas vraiment arbitraire : il existe une kabbale des lettres (voir ce mot) qui les agence selon une mathématique pythagoricienne. 

Au lecteur qui désire entreprendre une étude méthodique, nous proposons la démarche suivante : 

- pour l'archéologie fantastique, commencer par le mot Géants ; 

- pour la philosophie occulte, prendre au départ les mots et expressions : Tarot, Sept Lois de Thôt-Hermès ou Symbolique des chiffres.

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Jean-Louis Bernard (1918-1998) est né à Belfort. Etudes à l'Ecole Normale d'Obernai (Alsace). Lyonnais d'adoption, puis fixé à Paris.

- A enseigné en France, Algérie, Maroc, Egypte. S'est passionné tôt pour les sciences de l'homme, celles surtout qui sont devenues marginales depuis l'ère chrétienne et qui renaissent sous la rubrique de l'insolite.

- L'occultisme étant un prolongement pâli de la parapsychologie égyptienne, a étudié à Lyon les hiéroglyphes (faculté, sous la direction de l'égyptologue Daumas).

- Publie "Aux origines de l'Egypte", "Apollonius de Tyane et Jésus", "Histoire secrète de Lyon, etc.

- Initié à Alexandrie au yoga des derviches, dérivé du pythagorisme.

- Voyage en Inde, Mexique, îles Canaries, Crète pour y confronter les civilisations mères et y enquêter sur les continents disparus.

- Vingt-cinq ans de pratique du yoga des derviches et du tantrisme.




dimanche, juin 19, 2022

La nature des puissances qui se déchirent sur la terre et au ciel



"Il y eut dans le passé des fraternités spirituelles qui ont confronté le Mal en pleine conscience. C'est grâce à leurs efforts héroïques que nous ne sommes pas entièrement submergés. Ces êtres ont foré un couloir de lumière à travers les ténèbres du monde. Ils ont transmuté le Mal en Bien. Si les Manichéens avaient refusé d'aller jusqu'au bout de leur lucidité en ce qui concerne la nature des puissances qui se déchirent sur la terre et au ciel, le Mal serait aujourd'hui encore plus arrogant. Ces chevaliers de la vérité furent cruellement persécutés par les autorités civiles et religieuses de leur temps, car celles-ci n'aiment pas qu'on s'intéresse à leurs secrets."
J. LaBruyère


Lorsqu’on parle de manichéisme, on songe rarement à ce Messager de la Lumière que fut Mani (216-276). 7 siècles après le Bouddha, 2 siècles après le Christ, 4 siècles avant Mahomet, le sage iranien se présentait déjà comme réunificateur de l’Orient et de l’Occident, le « Paraclet de la Vérité » ou le « Sceau des Prophètes ».

Peintre visionnaire et philosophe, poète, musicien et médecin, Mani transmit une vision du monde et de la vie si puissante qu’elle se répandit, de manière pacifique, de l’Afrique à la Chine, des Balkans à la péninsule arabique.

Bien éloignée des jugements excessifs que l’on porte à tort sur elle, sa doctrine tolérante et humaniste visait à concilier les grandes religions de son temps (les chinois le nommeront « Bouddha de lumière » et les égyptiens « l’apôtre de Jésus ») et à diriger les chercheurs de vérité vers la découverte de la Lumière intérieure.

Mani enseignait aux chrétiens l’aspect ésotérique du christianisme universel, dévoilait aux mages d’Iran le véritable sens du message de Zoroastre, expliquait aux bouddhistes le chemin de la libération. L’« Église de Justice » qu’il avait fondée pour transmettre les mystères de l’Homme Parfait, illumina des millions d’âmes pendant plus de mille ans.

Cette clarté et cette puissance suscitèrent évidemment l’adversité, la jalousie, la haine, et ce furent les religieux et les hommes de pouvoir qui, ne comprenant pas ses paroles d’éveil, tentèrent de détruire la pensée lumineuse de Mani.

De sa religion de beauté, de sa subtile religion du clair-obscur, nous n’avons gardé, écrira le romancier Amin Maalouf, que ces mots « manichéen, manichéisme », devenus dans nos bouches des insultes. » (N’oublions pas que mille après, l’accusation de « manichéisme » conduira les cathares au bûcher.) Par quelle étrange ruse de l’Histoire ce nom sublime est-il devenu le symbole de la divagation intellectuelle et morale ?

Une tradition arabe rapporte : « lorsqu’on brûla les livres de Mani et de ses disciples, du feu jaillirent des pierres précieuses et s’écoula de l’or liquide ».

Car les mots, comme les êtres, ont aussi une histoire et recèlent des trésors de significations qu’une analyse minutieuse peut révéler. Un nom est une « signature ». Celui de Mani renferme indéniablement les plus grands secrets, ceux qui ont trait aux mystères de l’Esprit et de l’homme intérieur.

Cette appellation sacrée désigne en premier, comme l’attestent les disciples du sage iranien, « Celui qui offre la manne, le pain de vie ». Selon d’autres auteurs, l’origine de son nom remonterait au mot syriaque mana, « vase » ou « vêtement », ou au sanscrit mani, qui signifie « pierre, perle précieuse, gemme » (pensons ici au mantram Om mani padme Om, dont le sens est : « Salut à toi, ô joyau dans le lotus »).

Ces trois figures, le vase, la perle et le vêtement, se rattachent directement au mystère du Graal dont la présence est attestée dans toutes les traditions religieuses, de la Chine à l’Europe, en passant par l’Inde, l’Egypte et le Moyen Orient.

Calice, pierre, gemme ou livre, sous quelque forme qu’on le décrive, le Graal n’a jamais cessé d’être le symbole de l’union de l’âme humaine avec l’Esprit, but ultime de ceux qui recherchent la Vérité. Symbole, certes, mais dont la vraie signification se rattache étrangement à la physiologie même de l’homme intérieur, de l’Homme de lumière.

Car le Vase sacré qui donne accès au Royaume, au Nirvana, à la Terre Originelle, c’est en nous-même, qu’il se trouve : le pied de la coupe repose dans l’orifice cardiaque et les poumons, la tige du calice est dressée dans le cou (trachée artère et larynx), et le haut de la coupe est formé par le globe de la tête.

C’est un fait spirituel irréfutable, relatif à la régénération du système tête-cœur, base de la réalisation de l’Homme nouveau. Le chakra-coronal, relié à la glande pinéale joue un grand rôle dans les processus spirituels, et il a la forme d’une coupe du Graal.

Le mot sanscrit manas évoque encore le mental, la pensée, l’esprit et dans la mythologie indienne, Manu veut dire « premier homme » ou homme originel. En syriaque, on parle de Mani Hayya, « Mani le Vivant ». Cette formule, utilisée pour Orphée et attribuée à Jésus dans l’Evangile de Thomas, signifie : « celui qui vit vraiment, qui est ressuscité ». Ces quelques indications à peine voilées nous permettent de comprendre que chaque image, chaque mot employé dans l’enseignement et la vie du prophète iranien doivent être pris avant tout comme témoignage de la vie de l’âme, et interprétés de manière intériorisée.

Ainsi, dans un psaume manichéen, Mani est-il décrit comme « le vent du Nord » qui indique le chemin à ceux qui cherchent : « Un vent du Nord, qui souffle sur nous, tel est Mani. Levons l’ancre avec lui et entreprenons ensemble le voyage vers le pays de la Lumière. »

Le manichéen, conduit par le souffle de l’Esprit, peut donc partir en voyage pour chercher la perle précieuse de l’âme. Il lui est alors possible de renaître et de recouvrer le vrai pouvoir de penser qui rétablit le lien entre l’Homme céleste (la monade, le microcosme) et l’homme terrestre (la personnalité, le corps).

C’est pourquoi Mani n’est pas seulement un personnage historique dont les historiens modernes tentent difficilement de reconstituer la biographie, mais c’est aussi le symbole de l’Esprit éternel, consolateur et guérisseur, qui conduit les âmes vers le chemin de la libération ; il est une incarnation du Christ Universel, descendu dans le monde sous la forme des Envoyés de la Lumière et qui se manifeste en nous, comme Esprit vivant. Il est de tous les temps, il est l’Alpha et l’Oméga, « le premier et le dernier ».

Formulons l’espoir que l’évocation de l’enseignement qui prit forme en cet être exceptionnel que fut Mani, dont le seul nom évoque les plus hauts mystères, ceux de la Connaissance sacrée, incite de nombreux chercheurs de vérité à partir en quête de la Pierre des Sages, du vase sacré, dont « la vraie demeure est la terra incognita de l’âme », dans le cœur de l’homme.

François Fabre, "Mani, Christ d’Orient et Bouddha d’Occident - La physiologie de l'homme de lumière dans la gnose manichéenne".

"Ce livre audacieux et rigoureux dans sa démarche et révolutionnaire dans ses conclusions, explique en quoi l’homme de ce début de troisième millénaire est plus que jamais concerné par les interrogations comme par les réponses que proposa le manichéisme, et montre comment l’œuvre exceptionnelle de Mani et de ses disciples détient, peut-être, le secret de notre avenir…"


"Le Chant de la Perle", gnose et manichéisme

(44:09)
Joël LaBruyère et son équipe retracent le parcours des courants gnostiques à travers notre ère : les premiers chrétiens, le prophète Mani et son message, les continuateurs à travers les siècles et leur héritage.

vendredi, juin 17, 2022

L'immortalité physique, programme judéo-ahrimanien ?



L
e prototype de ce programme est Ahasverus (le Juif errant), le serviteur d'Ahriman (le grand démon de la science matérielle) ici-bas, qui obtint l'immortalité physique il y a deux millénaires, lorsque s'ouvrit la possibilité de réaliser l'immortalité spirituelle. Ahasverus reproduit à l'envers le mythe de la renaissance éternelle. Etant le maître occulte derrière le judaïsme officiel, Ahasverus a manipulé cette religion de manière à ce que, progressivement, elle devienne la pépinière des esprits purement ahrimaniens qui ont façonné la civilisation moderne. Alors, vous l'aurez compris, le dieu unique qui se fait appeler Yawhé (Yahvé), est simplement le médium du grand Ahriman. L'un des Elohim, appelé Jéhovah, œuvra durant la période atlantéenne pour différencier les races. Jéhovah fut l'archange des races, avant que son nom ne soit récupéré par un esprit de race, particulièrement exclusif, qui a donné naissance à la nation juive. Celle-ci fut hautement manipulée pour servir le plan d'Ahriman. En retour, l'esprit de race qu'on nomme Israël a manipulé les mythes chaldéens qui ont servi à produire la Bible. Ce livre exalte l'histoire d'un peuple élu par le dieu unique Ahriman, alias Yawhé.

À travers l'ancien testament, Ahriman avance ses cartes, laissant du grain à moudre aux religions de Lucifer qui se défend autant qu'il le peut. Les hiérarchies sacerdotales lucifériennes n'ont pas vu arriver la catastrophe du matérialisme tant que les religions les approvisionnaient en énergie à travers leurs rites. Puis, au moment fatidique, Ahriman leur coupe les vivres en lançant sa révolution planétaire par la science, l'économie et le messianisme social. Ayant dévitalisé les religions, Ahriman a acculé Lucifer à composer avec son programme pour instaurer une société matérialiste fondée sur la technologie.


Extrait du livre "Undercover" de Joël LaBruyère.

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BONUS :

Dans une vidéo censurée par YouTube, Jacques Attali et Laurent Alexandre parlent de transhumanisme et d'immortalité. Or l'immortalité dont ils rêvent est celle des marouts. "Marout" est un terme sanskrit ou dravidien de même racine que "Morigu" (en gallo-celtique) et mort.

"Le marout, écrit Jean Louis Bernard, est un être à l’âme morte, au psychisme mort quant à son essence, quoique susceptible de donner des apparences de vie à ce faux vivant ou mort-vivant. Notion mystérieuse, troublante ! Dans la légende hindoue, les marouts seraient les instruments (les marionnettes) du dieu védique Roudra qui se servirait d’eux et de leur poison morbide pour répandre les épidémies. C’était l’opinion du sage Apollonius de Tyane, selon son historiographe. Une épidémie grave ravageant Ephèse, le thaumaturge y mit fin en faisant lapider à mort un marout ayant l’apparence d’un mendiant. Le dieu hindou Roudra, très ambigu car régentant à la fois la maladie et la médecine et déchaînant ouragans et tempêtes cosmiques, s’est peu à peu fondu dans Shiva, le destructeur divin des religions, nations ou grandes familles, mortes en essence, et des civilisations épuisées. Or la notion de marout est l’un des tragiques arcanes de l’ésotérisme politique, celui-ci se comprenant mieux sous l’optique shivaïte que chrétienne. Les brahmanes disent que lorsque Shiva (= la Providence, le Destin) veut rabaisser une nation, caste ou famille régnante, il place à la tête de cette nation, caste ou famille, un marout qui en deviendra le chef ou l’épouse du chef. Ne possédant par nature qu’une âme pourrie, cet être hybride contaminera les hautes sphères de la société par exemple, ou les arts ou la religion, et le déclin deviendra inéluctable si des hommes n’extirpent à temps le marout."

Les Tibétains nomment ces marouts "cadavres vivants". Notre temps a donné la vedette aux marouts, directement ou indirectement politiques, barrant en tout cas la route aux hommes forts et l’ouvrant aux écroulements.

Le type dominant des "élites" est le marout.

Jacques Attali et Laurent Alexandre parlent de transhumanisme et d'immortalité, extrait de la vidéo :



mercredi, juin 15, 2022

"À propos de..." le deep state et les 3 titans

(11:45)

Entretien audio avec Joël LaBruyère sur le sujet de la politique occulte du monde et ses acteurs.


Un peu de métapolitique


O
n distingue trois centres majeurs de pouvoir dans le monde :

- L’élite financière qui dirige l’Etat. (lois civiles)

- Les hiérarchies ecclésiastiques. (la Religion est le plus puissant système de contrôle moral)

- Les masses, dont le flambeau est la démocratie. (la banque contrôle les masses physiquement)

De nos jours, les trois "titans" sont, premièrement, la classe possédante représentée par les Etats-Unis d’Amérique, deuxièmement, la religion mondiale représentée par les églises de toutes croyances, et troisièmement, le prolétariat représenté par l’internationale socialiste.

Jusqu’aux années 80, les masses furent représentées par l’état soviétique dont l’idéologie s’est fondue dans les états occidentaux cryptocommunistes, telle la France qui camoufle une administration bureaucratique socialiste derrière une façade de libéralisme.

Depuis la "libération" de 1945, la France n’est qu’une république dans l'ordre soviétique mondial. L’élite technocratique est marxiste, droite et gauche confondue. Ce phénomène est également présent parmi les cadres des Etats-Unis car la Banque mondiale désire instaurer un régime communiste international. L’argent n’est pas un but en soi pour l’élite possédante mais un moyen pour acheter le monde. Une fois que tout sera acheté (et que tout le monde sera dépossédé), on passera à la seconde phase du plan.

Le programme de normalisation culturelle et idéologique suivra. Il consiste en une soviétisation du monde - déjà constatable - la dépossession de la propriété privée, de tous les biens, des terres et des moyens de production au profit d’un état central mondial.

C'est le véritable objectif de la Banque, qui, dans divers pays a déjà mis la main sur la "propriété privée" [...].

Il est difficile aux révolutionnaires et aux idéalistes de percer à jour le jeu existant entre le grand capital et l'établissement du socialisme mondial.

Cette collusion est pourtant logique comme les deux faces de la médaille. Elle était annoncée dans la révolution française dont le résultat le plus "libérateur" fut d’instaurer le commerce-roi après avoir arraché le peuple à ses racines conservées par l’aristocratie terrienne. La révolution a mis la bourgeoisie au pouvoir, et celle-ci ne connaît qu’un seul dieu, c’est celui qui est vénéré à la Bourse.

Ne cherchons pas à identifier les têtes dirigeantes des trois éons dominant le monde, comme si nous pouvions les entrevoir à travers les marionnettes médiatiques qui sont leurs porte-paroles officiels, car les amuseurs publics (politiciens, savants, célébrités) ne sont pas dans les secrets des puissances occultes pour lesquelles ils travaillent. les personnages médiatiques défendent leur caste et leurs privilèges et cela leur suffit. Ils demeurent au fond dans l'ignorance de la stratégie et des buts ultimes du jeu. (Puissent-ils lire ceci que cela ne changerait rien car "quand on est dans le show bizness, on a jamais froid aux fesses")

Le cloisonnement permet de mettre les chefs à l’abri de l’indiscrétion de leurs troupes.

Le super syndicat mondial regroupant les forces des trois titans du monde est appelé "la hiérarchie planétaire". Ses centres de pouvoir sont situés sur une dimension supérieure au plan matériel.

Le mythe de la "grande loge blanche" fait fantasmer les spiritualistes qui croient voir dans cette "hiérarchie spirituelle" un rassemblement de sages dévoués au bien de l’humanité.

Très rusés et puissants, ces "maîtres" servent des instances au dessus d'eux dont les buts n’ont rien à voir avec l’évolution régulière de la planète – sauf perpétuer la survie des "éons" qui sont les centres de pouvoir enserrant le système solaire.

Rappelons que ces éons peuvent être vus comme les dieux des hiérarchies spirituelles auxquels les humains vouent un culte à travers les divers systèmes religieux. Or, d’un point de vue universel, ces dieux usurpent le contrôle des âmes enfermées dans le circuit terrestre des incarnations. Ces éons (mot grec qui signifie "une longue période temps") sont globalement symbolisés par le Serpent qui enserre le zodiaque tout entier.

Ce ne sont pas des forces perverses en soi, mais plutôt d’énormes mécanismes quasi éternels, mais sans réelle conscience, insensibles à toute autre but que la perpétuation de leur existence, en dépit des changements cosmiques qui menacent de les mettre à bas. [...]

(...) ces puissances (les éons) sont à l’image de l’être humain. Elles sont le reflet de toutes les émotions et pensées accumulées dans l’atmosphère au cours de millions d’années.

Les éons du temps sont le produit de nos désirs et de nos instincts, dont l’énergie colossale s’est concentrée en divers points du Zodiaque, par affinité et imitation des forces universelles représentées par les foyers du zodiaque divin. [...]

(...) notre humanité déchue [...] s’est réfugiée dans l’athéisme ou une religiosité tiède faite d’apparence. Donc, l’harmonie cosmique n’est plus entretenue comme dans les temps antiques.

Les maigres prières égocentriques qui montent encore vers le ciel engraissent les vieux égrégores et les entités rétrogrades, rebaptisées cyniquement "êtres de lumière". [...]

Mise en garde :

Dans ces sphères subtiles de l’au-delà, diverses entités rétrogrades ont organisé leur domaine de chasse. La chasse consiste à soutirer de l’énergie aux humains en s’interposant entre les hommes et les dieux. C’est donc un immense système parasitaire qui enserre la terre, jusqu’au zodiaque des grands éons du temps. C’est pourquoi, les religions recommandent de ne pas entretenir de commerce avec les esprits. La prière du fidèle est facilement détournée vers un dieu des basses hiérarchies de l’au-delà.

Les êtres de tendance mystique et qui sont tournés vers l’invisible doivent apprendre à discerner la nature des forces qui peuplent les dimensions subtiles, au risque de tomber sous la coupe d’une entité parasitaire ayant pouvoir d’apparaître comme un ange de lumière ou d’émettre des messages télépathiques d’apparence lumineuse.

On connaît les rengaines channelisées et leurs sempiternels messages "de paix et d’amour", avec ses "mes chers petits enfants, je vous aime" et autres inepties démagogiques indignes d’un être céleste normal.

Procéder à un déconditionnement intelligent 

La méthode de déconditionnement préliminaire est simple : tout ce dont le système tente de nous convaincre en terme de valeurs, éthique, morale et de comportements, doit être écarté.

Ce n’est pas facile, car nous sommes sensibles aux idées d'apparence généreuse, oubliant que l’enfer est pavé de bonnes intentions. L'espoir n'est pas interdit et il est bon de rêver un peu, mais l’usage que les élites font des idées généreuses pour nous contrôler est ignoble. Il faut s’en détourner sans culpabilité car tout ce qu’on nous impose à travers la culture de masse - que cela soit agréable ou déplaisant - participe d’un programme de conditionnement collectif. [...]

(...) le problème de l'humanité réside dans son manque de contrôle du pouvoir mental. Nous ne maîtrisons pas notre pensée et c'est pourquoi nous ne maîtrisons pas grand chose.

La pensée tourne à l’intérieur du moulin de notre conscience et elle mouline tout ce qui se présente. Tout y passe, sans répit. C’est un labeur incessant et épuisant. Il faut transmuter un million de stimulations mentales dont on nous bombarde continuellement.

D’autre part, notre mise sous contrôle dépend aussi d'un conditionnement subliminal. Depuis des siècles, à partir de centres
occultes secrets (comme ceux de l'Himalaya), des initiés nous envoient des signaux télépathiques pour orienter notre pensée et nos comportements.

Il faut aussi citer, parmi d'autres facteurs, l’influence des dogmes des églises. Ces dogmes sont des implants de contre vérités sur l'origine de l'homme et la création. De cette désinformation est issu le matérialisme.

Quant à elle, la "loge orientale" s’est livrée depuis des siècles à la diffusion télépathique des idées délétères qui structurent la civilisation décadente de l'âge noir.

La façade de sagesse orientale est un leurre car ces initiés mènent en réalité une guerre de conquête. Pour avancer en douceur, les puissances impérialistes occultes prennent le masque de la religion. L’église catholique a investi le champ historique par le côté physique - la conquête par le goupillon a remplacé le glaive de la Rome impériale. L'orient a avancé plus subtilement par la suggestion mentale dynamisée magiquement dans ses usines monastères du toit du monde.

Les deux courants magiques jumeaux ont fini par se rencontrer quand le temps fut venu de s'allier contre les démons du matérialisme.

Le contrat entre la loge d’Orient et l’Occident s’est symboliquement opéré par la poignée de mains entre le pape Jean-Paul II et le Dalaï lama – qui sont des représentants médiatiques ayant fonction de dissimuler la nature de l'autorité secrète qui est à l’arrière plan des égrégores spirituels de l’Est et de l’Ouest.

Il ne s’agit pas de juger ces personnages, sans doute sincères, quoique le discours bien pensant du lama tibétain soit plein de démagogie, d'un sophisme fort éloigné du Bouddhisme originel.


Extraits de l'article "L'autorité et la liberté".


Pour se procurer les textes de J. LaBruyère, contacter les Brigandes


La guerre secrète contre les peuples

(...) une élite financière, scientifique, industrielle et politique s'est engagée dans une voie d'optimisation maximale des rich...