dimanche, juillet 21, 2024

Vision métaphysique, immanence d'un autre monde






"Au lieu de vacciner de force les honnêtes gens par millions avec un produit douteux qui les rend fous et malades, on ferait mieux de s'occuper des 73 000 détenus en les obligeant à prendre de la DMT pendant dix minutes. Vision métaphysique assurée, immanence d'un autre monde bouleversant et quand ils redescendent ils deviennent incapables de faire du mal à quiconque et se mettent à la peinture sur soie. C'est mieux qu'un bracelet." Christian Combaz (Campagnol) sur X.

C'est quoi la DMT ?

"La DMT est une tryptamine substituée présente dans de nombreuses plantes et animaux, y compris chez l'homme, et qui est à la fois un dérivé et un analogue structurel de la tryptamine. La DMT est utilisée comme drogue psychédélique et préparée par diverses cultures à des fins rituelles en tant qu'enthéogène." Anne Catala.



Une plante psychoactive employée dans un but initiatique


Le chamanisme fait souvent penser aux hauts plateaux d'Asie et aux étendues septentrionales d'Amérique. Mais il s'est également développé en Afrique, notamment en Afrique Équatoriale, au sein de l'aire Bantoue. Il s'est transmis et développé ensuite plus particulièrement au Gabon, chez les Mitsogho (ou Tsogho).

Les Mitsogho ont en effet un rite chamanique, le bwiti. Il fait appel à l'iboga, une plante psychoactive employée dans un but initiatique (localement appelée « eboga »). Le rite bwiti est tant lié à cette plante qu'on parle parfois de religion Eboga, ce qui est un peu réducteur. Le rite bwiti est également passé chez certains groupes Fang (au Cameroun, mais aussi au Gabon), chez lesquels il remplace un autre rite, celui du byeri. Le byeri fait appel à une autre plante psychoactive, l'alan (Alchornea floribunda), aux effets réputés moins puissants, raison qui ont conduits certains Fang à adopter le bwiti. Au Congo-Kinshasa, le bwiti a donné naissance au rite Zebola chez les Mongo, une forme de psychothérapie traditionnelle.

Le rite bwiti

Il s'agit d'une cérémonie secrète de passage d'un néophyte — un jeune homme — vers la vie adulte. Schématiquement, celui-ci est d'abord invité à retrouver symboliquement l'état d'avant la naissance. Puis on lui fait mastiquer de la racine d'iboga, sous la surveillance d'un aîné initié qui lui sert de « mère symbolique » durant le rite. La mastication d'iboga entraîne tout d'abord l'apparition de violents et incontrôlables vomissements. Le néophyte se vide symboliquement. « y compris du lait de sa mère ». Ensuite surviennent les hallucinations, sous forme d'images se succédant rapidement. Durant cette phase, le néophyte reste en contact avec sa « mère » et les autres hommes participant au rite, qui peuvent l'interroger sur ses sensations. Ils disposent en effet d'un antidote à l'iboga, si les choses venaient à se compliquer. Le néophyte doit passer par quatre stades successifs, dont le dernier consiste à ressentir l'état de « mort initiatique ». consistant à entrer en contact avec les fondateurs de la cosmogonie Mitsogho, Nzamba-Kana et Disumba. Ce n'est qu'a ce prix que le néophyte sera considéré comme ayant l'instruction suffisante pour gagner la qualité d'initié. Il devient un nganga, c'est-à-dire un guérisseur (en langage politiquement correct, on parlera de « tradipraticien »). Les stades successifs correspondent en réalité à une intoxication graduelle par l'iboga, effectuée sous contrôle.

Comme de très nombreux rites tribaux à travers le monde, le bwiti connaît des variantes locales, avec par exemple une forme destinée aux femmes.

Du bwiti à la médecine...

En 1962-1963, Howard Lotsof, un jeune américain en proie à l'héroïne, expérimenta l'iboga et découvrit une propriété intéressante de la plante : dans des conditions bien particulières, elle supprime l'addiction physique aux drogues opiacées. Lotsof étudia d'abord sur lui, puis sur d'autres, la propriété qu'a l'iboga de jouer le rôle d'un « interrupteur de la dépendance chimique ». Lotsof deviendra chercheur, déposera 20 ans plus tard deux brevets à propos de la « procédure Lotsof », au moment où d'autres études arrivaient aux mêmes conclusions. Lotsof développa une méthode de sevrage direct des personnes sous l'emprise de l'héroïne. Mais parallèlement, dès 1967, l'iboga fut aussi employé aux États-Unis pour un usage récréatif, en substitut du LSD.

Et de la médecine au bwiti

Le militantisme de Lotsof fera des émules, durant. les années 90, lorsque la consommation d'héroïne battait son plein en France. Quelques personnes iront en Afrique accomplir le rite bwiti et à leur tour organiser en France des stages de désintoxication, en associant. l'aspect spirituel du chamanisme (un « nouveau départ »), un passage au vert, pendant. quelque temps, et un aspect plus médical (la possibilité de décrocher). Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'époque ne voyait pas d'un œil favorable les consommateurs d'héroïne. Ces stages se déroulaient sans que quiconque s'en soucie ou s'y intéresse : après tout, tout cela n'était que des histoires de junkies !

En dehors d'un cadre médical, l'usage de l'iboga présente pourtant des risques, notamment de convulsions. Mais pas seulement. Paradoxalement, le danger d'une overdose de drogue opiacée est augmenté par la prise d'iboga. Lotsof avait noté qu'un cinquième environ des sujets traités à l'iboga reprenait leur consommation de stupéfiants comme avant. Or l'iboga supprimant l'accoutumance à l'héroïne et à la méthadone (accoutumance qui a progressivement amené le drogué à augmenter ses doses), le sujet se retrouve comme vierge vis-à-vis de ces drogues. S'il reprend de l'héroïne (ou de
la méthadone) aux même doses qu'auparavant, il s'expose alors à l'overdose.

Au début des années 2000, l'iboga commença à se trouver dans la ligne de mire des pouvoirs publics. Deux drames vont accélérer le mouvement. En juillet 2006, un toxicomane décède au cours d'un stage de désintoxication organisée par une association, en Ardèche, en lien avec une « Association africaine d'aide humanitaire à l'occident ». En décembre 2006, un ressortissant français meurt dans des conditions similaires, au Gabon. Le 28 janvier 2007, un tribunal condamne l'association ardéchoise pour sa responsabilité dans le drame survenu en Ardèche. Huit jours plus tard, un arrêté d'interdiction de l'iboga est soumis à la signature du Directeur général de la santé. L'iboga est dorénavant interdit dans plusieurs pays européens, notamment en Belgique.

Cette histoire laisse une impression d'inachevé. Dans la logique du Vieux Monde, les plantes politiquement incorrectes ont presque toujours connu le même trajet : ignorées, suspectées, surveillées, dénoncées, interdites avant d'être réhabilitées. Or l'iboga, ou du moins la substance active principale, l'ibogaïne, offre un espoir particulièrement intéressant de délivrer les personnes prisonnières de la nasse à opiacés. Si les recherches médicales se poursuivent, l'iboga reviendra peut-être sur le devant de la scène...

Jean-Michel Groult, Plantes interdites.




lundi, juillet 15, 2024

La tentative d'assassinat de Donald Trump prédite en mars 2024




Un pasteur chrétien avait prédit la tentative d'assassinat de Donald Trump il y a des mois, la vidéo devient virale.


Brandon Biggs, 14 mars 2024 :


"J'ai vu une tentative d'assassinat, cette balle a volé près de son oreille et elle est venue si près de sa tête qu'elle a brisé son tympan, et j'ai vu qu'il est tombé à genoux pendant ce laps de temps et a commencé à adorer le Seigneur."




https://www.indiatoday.in :

Une vidéo d’un pasteur chrétien a refait surface sur les réseaux sociaux, dans laquelle on l’entend prédire avec une précision frappante la tentative d’assassinat du candidat républicain à la présidentielle Donald Trump. La tentative a eu lieu dans la journée du 13 juillet, similaire à celle décrite dans la vidéo publiée il y a trois mois.

Donald Trump, 78 ans, a été touché par une balle dans la partie supérieure de l'oreille droite lorsque le tireur présumé a tiré plusieurs coups de feu lors de son rassemblement électoral en Pennsylvanie.

Quelques heures après l'attaque, de nombreux utilisateurs de X ont publié l'extrait de la vidéo prophétique de Brandon Biggs, partagée sur YouTube le 15 mars 2024.



Pastor Steve Cioccolanti is joined by Bradon Biggs and Amanda Grae to share unusual prophetic insights...


vendredi, juillet 12, 2024

Sagesse et politique





Le taoïsme n'est pas simplement une philosophie chinoise un peu particulière ou une mystique iconoclaste, il développe aussi des idées très précises sur l'organisation politique de la société.

En fait, dans les écrits de Lao Tseu, ou de Tchouang Tseu, ces différents domaines sont étroitement imbriqués et le vécu le plus spirituel se reflète toujours dans le monde concret. Mystique et politique sont indissociables et la sagesse taoïste s'applique directement au gouvernement des peuples. Cependant, les commentateurs occidentaux ont presque toujours occulté, minimisé, rejeté ou même trahi l'aspect profondément libertaire de la pensée de Lao Tseu car elle rejette la plupart des « valeurs» fondatrices de notre monde contemporain. Lorsque l'on se familiarise avec cet aspect « politique» du taoïsme une chose devient évidente : dans toute l'histoire de l'humanité, aucune société n'a peut-être été plus éloignée de l'idéal taoïste que la nôtre.

« Ne rivalise pas » affirme le Tao Te King. Or, notre « société libérale avancée » exalte la compétition. Elle en fait même un « idéal moral », un principe de fonctionnement. Elle voit dans la rivalité sociale la clé d'une meilleure efficacité, une image de la sélection naturelle où ce sont, soi-disant, les plus aptes qui survivent. « Fais en sorte que les rusés n'osent rien faire » demande le Tao Te King. Or, notre monde moderne est fait pour les rusés, les manipulateurs. Ce sont eux qui mènent le monde et comme le dit fort justement le philosophe Michel Onfray, on ne peut réussir en politique si l'on n'est pas un disciple du Prince de Machiavel qui combine, calcule, utilise avec cynisme. « Garde le peuple du désir ». Lao Tseu considère même que « le plus grand crime [est] d'exciter l'envie», « le plus grand malheur [est] d'être insatiable », « le pire fléau [est] l'esprit d'appétit ». Or, notre société exalte le désir par tous les moyens, suscite l'envie à tel point que désirer et consommer sont devenus synonymes de vivre. Et notre espace mental est constamment occupé par les publicités et autres artifices qui suscitent une multitude de désirs artificiels.

« Qui fait parade de soi-même est sans éclat » dit le Tao Te King. Or, notre société a le culte des idoles. Actrices, chanteurs, romanciers ou philosophes à succès, hommes politiques médiatiques constituent comme la quintessence de notre univers. Seul existe ce qui se montre, se voit, se déploie devant le regard de la multitude. Le secret, l'obscur, est méprisé, ignoré.

Le corollaire de cette parade médiatique est la « réussite sociale » qui est une des « valeurs » clé de notre monde moderne. Or Tchouang Tseu critique avec virulence l'homme qui « considère que la réussite sociale est un signe d'intelligence et l'échec social un signe de stupidité, que le succès est un honneur et l'insuccès une honte ».

On croirait que la parole de Tchouang Tseu s'adresse à l'un de ces hommes d'affaires médiatiques qui répand son idéologie de « gagnant ». Un de ces hommes qui s'est laissé « gonflé par l'ambition », la quête perdue et finalement suicidaire [du point de vue de la nature profonde de l'être humain] de la « dignité, la richesse, l'autorité, le renom... ». Car, selon la parole de Lao Tseu, « de tous les instruments de mort, l'ambition est la plus meurtrière ».

En revanche, être « content de son sort », sans ambition, est devenu, dans la société actuelle, une faiblesse inadmissible, incompréhensible.

« Quiconque veut s'emparer du monde et s'en servir court à l'échec... qui s'en sert le détruit, qui s'en empare le perd »... enseigne Lao Tseu. Or, l'homme occidental obéit à la croyance pernicieuse que les choses se font grâce à lui, pour lui ; que la volonté est libre, toute puissante et peut ployer les événements, contraindre les êtres.

Finalement, cet homme en arrivera à « s'ériger en maître du monde et obligera les autres hommes à adopter ses jugements et à se sacrifier pour eux ».

Toutes les idéologies destructrices qui se sont toutes rapidement transformées en instruments de terreur obéissent à ce principe. Qu'il soit conduit par une « volonté de bien » ou la soif de pouvoir, l'homme qui veut s'imposer, diriger, se transforme en tyran et conduit la société à la destruction.

Selon Lao Tseu et Tchouang Tseu, le souverain taoïste des temps anciens est trop profond pour être sondé, hésitant, timide, effacé, prudent, simple « comme un bloc vierge ». Il « parle peu », ne cherche jamais à paraître. Il « enseigne par le silence », et « gouverne par le non-faire ». Il aime le peuple et dirige l'état « sans user de subtilité ».

Ce qui est l'exact opposé de nos gouvernants, qui sont superficiels, arrogants, entreprenants se montrent partout, n'aiment pas le peuple et gouvernent par la ruse et le mensonge.

Ainsi, à cause de son idéologie qui n'est qu'une exaltation de tous les aspects les plus sombres et les plus superficiels de la nature humaine, l'Occident s'éloigne de l'harmonie naturelle, tourne le dos à la vraie Sagesse, et s'enfonce toujours plus loin dans cette nuit particulière de la modernité.

L'humilité, l'effacement et Wu Wei, la non-ingérence, sont en fait le cœur, l'ossature, de cette sagesse taoïste dont le roi est l'expression.

Wu Wei est le non-agir, la non-intervention, la Sainte Paresse, qui laisse les êtres et les choses se développer librement. Il s'oppose au Yu Wei, l'effort délibéré qui veut intervenir, transformer le monde selon ses désirs ou ses idées.

Mais qu'est exactement la Sainte Paresse ?

C'est avant tout une révolution intime avant d'être une révolution sociale. Ou plus précisément une révolution de l'intime. Une capacité de « ne rien faire », s'abstraire des multiples activités quotidiennes, de ne plus être possédé par la volonté d'agir, pour se « maintenir dans la quiétude ».

Cela ne veut évidemment pas dire regarder la télévision, lire des romans, sortir avec des amis. Toutes les formes de distraction, de divertissement, participent pleinement à l'agitation générale et sont absolument opposées à la Sainte Paresse.

En revanche, ceux qui ont la capacité de couper le flux des préoccupations, qui aiment regarder l'herbe pousser, contempler l'océan, se perdre dans les nuages, le blanc de la neige ou le bleu du ciel sont sur le chemin de la Sainte Paresse. Ils savent naturellement s'ouvrir à cette autre dimension de la vie qui est la Vie dans sa pleine réalité, son intime présence, en dehors de la folie qui pousse à toujours désirer, vouloir. Ils sont aptes à saisir cette simplicité première.

Mais cette faculté qui est naturelle à certains s'apprend.

D'ailleurs, des thérapeutes intelligents enseignent aux personnes atteintes de dépression à devenir attentives à leur environnement immédiat : un chat qui passe, l'arbre au loin, le bruit du vent dans les feuilles, un insecte sur le mur. Contrairement à ce que fait la psychanalyse qui recherche l'origine d'une souffrance et continue de ce fait l'agitation naturelle à notre époque, cette pratique demande une attention autre, décalée. Il s'agit de se focaliser autrement.

C'est ainsi que certaines personnes vivant dans une ville côtière ont pris conscience de l'omniprésence des oiseaux marins. Une présence qu'elles n'avaient jamais remarquée auparavant, tellement elles étaient prises par l'agitation générale qui régit tous les domaines de notre existence.

En développant cette capacité si simple et pourtant si difficile à réaliser pour certains, on entre dans une relation d'harmonie avec la nature. Car la nature obéit à la Sainte Paresse. Elle en est l'expression. Sans cesse elle « agit sans agir ». Elle est la parfaite illustration du Wu Wei.

Ceux qui ont observé les oiseaux savent qu'ils passent beaucoup de temps à « ne rien faire ». Ils ne se lissent même pas les plumes. Ils demeurent immobiles ou bien planent très haut dans le ciel sans nécessité, par pur plaisir. S'ouvrir à la Sainte Paresse, c'est devenir un peu oiseau ou un peu taoïste, ce qui est presque la même chose puisque les immortels taoïstes étaient représentés avec des plumes, pour marquer leur affinité avec le ciel.

La perte de cette capacité naturelle qui était générale chez beaucoup de peuples orientaux a amené l'Occident au bord du gouffre. Notre société débordante d'activités de mouvements est à l'image de celui qui « remplit sans cesse » et « ferait mieux de s'arrêter » dont parle Lao Tseu ou de celui qui, selon une autre image, « sans cesse affûte un glaive » et « dont la lame sera vite usée ». Finalement, le monde moderne ne souffre pas d'un désordre économique ou moral — ce sont des conséquences — mais d'un manque de paresse.

Erik Sablé

lundi, juillet 08, 2024

Au-delà du scélérat sans conscience

 


Par Dharma

Notre dernier échange fut certes fructueux mais me laisse encore penser que vous croyez toujours en l’humain capable de vérité et de courage par abandon de la lâcheté. Mais, mon pauvre ami, cela est totalement utopique sauf pour celui qui comprend que La SEULE solution est de sortir des systèmes, « des ismes » contaminés par le mensonge et la corruption. Cette sortie est un « changement 2 » qui n’a rien à voir avec les « changements 1 » qui, eux, sont « toujours plus de la même chose » dans les phénomènes illusoires ; Cette sortie demande la transmission d’un enseignement métaphysique qui a disparu d’Occident.

Ainsi, vous voulez réformer le monde, n’est-ce pas ? Déjà, comment peut-on réformer le monde sans d’abord se réformer soi-même ? Et se réformer de quoi ? De l’illusion qui domine le monde profane qui s’agite dans tous les sens dans le monde des désirs essentiellement sous tutelle du dieu « Mammon », l’argent, les « humains » étant des vecteurs agités et confus, non « orientés », tournés dans n’importe quelle direction. Les législatives 2024 en sont un exemple éloquent. L’entropie domine et la néguentropie s’affaiblie, mais il reste toujours l’avantage de l’inconvénient.

Votre devenir reste apaisable mais ne peut l’être que par la tranquillisation de votre cœur qui résulte de votre niveau de connaissance métaphysique. Alors, ne cherchez pas à changer le monde avant de vous changer vous-même. Intérieurement, demeurez tranquille en comprenant ce qu’est « l’homme intérieur » selon l’expression de Maître Eckhart, car les caractéristiques humaines viennent de l’avidité, de la haine, de l’illusion, dont l’absence est justement cette porte de sortie de la souffrance et des insatisfactions infinies. Mais rares sont ceux qui ont le courage de réfléchir. Installés dans l’esprit de troupeau ils ne peuvent en sortir. On pense pour eux et cela convient à la majorité vouée à sa perte.

Face aux événements mondains il est trois façons d’agir : « pousser, retenir, ne rien faire ». Réfléchissons-y tout en pouvant nous défendre en agissant intelligemment face aux agressions incessantes. Ne rien faire n’est pas une passivité mais action pure par éveil de l’intuition métaphysique.

Ne rien faire est subtilement réservé aux plus lucides énergiques. Pousser ou retenir est ici stratégique. L’art de la guerre n’est pas un combat par identification au spectacle mais celui de neutraliser dans le « Silence éclairé », synonyme d’Absolu au-delà des relatifs, ceux qui le pratiquent stupidement en justifiant leurs fins par leurs moyens ! Ils sont ridicules. La chanson mémorable de Jacques Dutronc sur le retournement de la veste avant celui du pantalon reste aussi un exemple assez amusant…

Bien sûr, les années 2020-2024 vous ont choqué, indigné, par cela même dont vous avez et êtes encore le témoin ? Vous n’en revenez toujours pas de ce spectacle invraisemblable et vous avez compris, mais pas entièrement, l’ampleur des mensonges et de la corruption révélés comme jamais auparavant.

Prenons l’exemple de ce qui est nommé « spiritualité ». Là aussi, le mensonge et la corruption s’y sont infiltrés depuis des milliers d’années, ce qui rend toujours très difficile la vie quotidienne du religieux authentique et juste. L’affaire n’est pas nouvelle. Le Zen actuel n’échappe pas à cette infamie qui satisfait les gogos.

Vous vous tournez vers le politique ? Nous avons davantage depuis 2020 plusieurs exemples délirants devant nos yeux. Deux guerres planifiées depuis longue date sont en cours, les élections se révèlent truquées, des crimes contre l’humanité se répandent en épidémie entropique. Les « conducteurs des peuples », les grands chefs, les réformateurs, les politiques, les leaders de partis, font de grands gestes, de grandes vagues, des milliers ou des millions de morts ou d’éclopés, des destructions sans nombre.

Vous vous tournez maintenant vers le souhait de la compréhension religieuse ? Savezvous que la plupart de ceux qui prêchent pour leurs paroisses ne savent généralement pas de quoi ils parlent ? Quand ils sont chefs « religieux », ils imposent leurs dogmes par le fer, le feu et le sang ; et voulant sauver (!) les autres, ils multiplient leurs souffrances.

Question : Ce que vous exprimez n’est pas très encourageant !


Réponse : Mais si, au contraire ! Vous ne trouverez aucune issue dans ce monde qui est une voie sans issue, une impasse qui finit le plus souvent dans le mur de la bêtise. Vous ne pourrez que « laisser tomber, abandonner, lâcher prise ». Ne vous inquiétez plus pour le dérisoire destin des hommes profanes. Rejoindre, par exemple, le message (du concept) de Christ : « mon royaume n’est pas de ce monde ».

Bon courage et bonne chance.







vendredi, juillet 05, 2024

La pétanque, discipline spirituelle


Élever la pétanque au rang de discipline spirituelle ? Cela n'a rien d'une galéjade marseillaise. Un moine zen, M. Kaisen, a trouvé d'étonnantes similitudes entre le traditionnel tir à l'arc et le jeu de boules. Il l'a intégré à son enseignement.

Les vacances d'été riment le plus souvent avec des loisirs de plein air. L'un des « sports » les plus populaires est la fameuse partie de pétanque. Quelques boules d'acier, un cochonnet en bois, et le monde est transformé… Mais au-delà de la simple distraction, la pétanque se révèle être plus qu'un simple jeu d'adresse. La recherche du but à atteindre est similaire à celle des archers japonais. Du moins pourrait-elle l'être si on l'analysait du point de vue du Zen. C'est précisément ce qu'a fait M. Kaisen. 


Un support de pratique

« Nous sommes, dit-il, dans un univers dualiste et le mental fonctionne toujours selon le même schéma : l'observateur se différencie de l'objet observé. Toutes les sciences cognitives classiques reposent sur ce postulat, mais, dans un proche avenir, les scientifiques pourraient bouleverser les notions d'espace et de temps. Dans le kyudo, la discipline zen du tir à l'arc, l'archer qui vise la cible fait abstraction, dans son mental, du but à atteindre. En étant lui-même la cible, il abolit la dualité spatio-temporelle, et se place, avant même d'avoir décoché la flèche,dans la situation de la pensée accomplie. »

Dans le tir à la pétanque, il semble que les mêmes principes puissent être appliqués. C'est du moins ce que soutient M. Kaisen, qui a découvert pour la première fois le jeu de la pétanque dans le sud de la France, à Rivesaltes, dans les Pyrénées orientales. « C'était en 1975, après un camp d'été à Zinal, lorsque j'ouvris un dojo zen et un dojo d'arts martiaux. Parmi ses élèves habitant Salses, se trouvaient des joueurs d'assez bon niveau. » M. Kaisen comprit immédiatement le parti que l'on pouvait tirer de ce jeu très méridional en l'élevant à une pratique complémentaire de la méditation. En dehors de ses activités d'écriture, d'enregistrement, de cuisine, de jardinage et des missions à l'Est, la pétanque est alors devenue pour lui une activité quotidienne (au moins une heure de pratique par jour).

«Sans effort, sans notion de perdre ni de gagner, laisser la boule sortir naturellement et inconsciemment pour accomplir son projet. Étudier ce corps-esprit et susciter les émotions pour les libérer, sans les suivre, sans s'y identifier... Cela recentre bien le corps-esprit et puis faire jaillir hishiryo, la conscience globale en action en dehors de zazen actualise la pratique dans l'action » précise M. Kaisen. Peut-on concilier la détente estivale à une pratique dans l'esprit zen à la campagne ou à la plage ? Cela ne pose pas de difficulté majeure, la pétanque pouvant être pratiquée aussi bien par les hommes que par les femmes. Bien entendu la voie du « non-art » qu'est zazen (méditation sans objet) est la pratique parfaite car « non-pratique ».

« Cependant, précise M. Kaisen, la voie de la pétanque peut apporter des qualités exceptionnelles permettant de libérer le pratiquant de nombreux obstacles, si on sait aller au-delà de la technique et de « l'homme ».

A la différence des autres sports collectifs, la pétanque est une pratique « quasi immobile ». Dans cette immobilité où le tir et le pointage sont décisifs, de nombreux phénomènes, de nombreuses émotions se lèvent. Savoir laisser passer, ne pas s'identifier aux aspects illusoires et perturbations est la pratique excellente.

Dès que l'on emploie le terme de « discipline », on trouve plusieurs significations à ce mot. Tout d'abord le disciple, le transmetteur. Puis le fait de mettre de l'ordre. Certains pensent qu'il est plus difficile de contrôler l'esprit que le corps car par, un entraînement régulier, le corps peut trouver son mode de fonctionnement. Eh bien, cela n'est pas tout à fait vrai. 

La perfection de l'art

« Trois boules seulement. Trois sphères parfaites aux aciers nobles… » Ainsi commence l'enseignement de M. Kaisen qui poursuit : « Cela nous montre ici le dépouillement de cet art qui n'est d'ailleurs pas sans relation avec les arts de combat japonais : le bushido.

C'est un art guerrier qui, dès le début et jusqu'à la fin, dévoile que le seul ennemi que nous puissions affronter, c'est nous-même. En fait, la plus grande difficulté, pour un joueur de pétanque, c'est de pouvoir fixer le corps et l'esprit en un seul endroit.

Mais le mental est agité. Des informations extérieures s'imposent à l'esprit : un poignet trop rigide, les jambes non flexibles, une mauvaise visibilité du terrain, l'excitation du cochonnet à atteindre, la peur de perdre, etc. Autant de stimuli conscients ou non, qui entravent la pacification de l'esprit. Ajoutons aussi le fait, pour le joueur, de vouloir prouver l'excellence de sa technique, de vouloir paraître meilleur que des autres, émanation d'un égocentrisme qui rend difficile la détente.

Rester zen au cœur de la partie

« Nous devrions nous détendre sans arrêt et laisser l'esprit libre sans le figer nulle part, enseigne M. Kaisen. Notre poignet, notre corps ne sont jamais assez souples ; aussi l'esprit lui même est tendu et figé.Durant un tournoi, lors-qu'on passe son temps à se détendre, à assouplir, alors les émotions perturbatrices ne peuvent plus nous envahir, car l'esprit est dans l'action de se détendre.

Aussi, lorsque des émotions se soulèvent, elles se fondent dans la fluidité de notre corps-esprit, redonnant alors plus de souplesse encore. Car une émotion n'est ni bonne ni mauvaise. Mais on peut en faire un obstacle ou une libération, un bien-être. Si nous tombons sous l'emprise d'une émotion, elle nous envahit et nous essayons de la chasser, mais elle ne part pas, elle est seulement mise de côté. Elle se cristallise et attend pour se remanifester plus fort encore.

C'est à ce moment-là qu'on peut perdre de 40 à 60% d'efficacité, voire plus. Je pense que jamais nous ne devrions négliger une technique, pas même à l'entraînement. Jeter des boules négligemment par habitude crée justement de mauvaises habitudes, car la mémoire enregistre tout.

Et puis ces mauvaises tendances réapparaîtront en plein match, au moment où l'on s'y attendra le moins. Aussi, nous comprenons par là qu'il ne s'agit plus de pétanque ni de boules, mais que le corps-esprit est aussi à parfaire, car s'il n'est pas équilibré, le jeu sera désastreux. Après tout, sans mon corps-esprit, mon corps ne peut jouer seul... 

Penser avec la totalité du corps

« Nous devons nous parfaire sans arrêt, dit M. Kaisen, car c'est ce corps-esprit qui tire et qui pointe et qui s'oppose aux autres joueurs. Alors le sport devient tout à coup art, pratique et recherche d'une qualité autant mentale et spirituelle que corporelle. »

Lorsqu'il parle de spirituel, il ne s'agit pas de l'entendre dans le sens religieux tel qu'on le conçoit. Spiritus signifiant « l'esprit », si nous plaçons notre mental, notre concentration du mental sur le corps, la posture, alors l'attitude du corps, le gestuel devient animé par l'esprit. Le mental entrant dans la conscience du corps devient corps pensant, conscient, vivant. C'est cela le spirituel, rien de plus. Penser avec la totalité du corps, puis avec le terrain, les autres et ainsi de suite : nous devenons omniprésent. La technique s'adapte aux joueurs, au terrain, et devient tactique, stratégique et lucide.

Les puristes de certains dojos rétorqueront, peut-être, que la tradition zen n'est pas spécialement respectée et que la partie de pétanque provençale n'a pas sa place dans la recherche de la vérité ultime. Mais, à y regarder de plus près, l'essence du Zen est un élément vivant, présent en toute chose et qui échappe à tout dogme. Que l'on soit sur les pentes du Fujiyama ou sur celles sur mont Ventoux, l'esprit est partout le même. Que l'on tienne un chasse-mouches ou une boule de pétanque, l'essentiel n'est-il pas de rester dans cette agitation immobile ou tout défile sans vraiment bouger ? Le but n'est pas de faire un « carreau » avec une boule d'acier, mais d'être l'impact. Alors, de ce bruit métallique, sec et violent, surgira peut-être l’Éveil.

Maître Kaisen qui a fondé« Univox » une société de production de CD audio, vient d'enregistrer un enseignement sur la pétanque et l'esprit zen. Une manière comme une autre de pratiquer sans perdre la boule…


Jean-Pierre Chambraud, Bouddhisme actualités, n° 35. 



L'esprit de la pétanque 

La France compte aujourd'hui 400 000 licenciés en pétanque et autant de pratiquants bouddhistes. Quel rapport entre ces deux disciplines? Kaisen, un moine zen français, nous apporte dans ce livre original la réponse à cette question. Supporter des joueurs de très haut niveau qu'il considère comme de véritables artistes, observateur avisé des grandes compétitions nationales et internationales, Kaisen développe une réflexion originale sur ce jeu populaire, né au début du siècle à La Ciotat. A la lumière des grands enseignements du bouddhisme zen et de son expérience personnelle, Kaisen nous fait découvrir les principaux aspects du "corps-esprit" qui se manifestent au joueur de pétanque: émotions, stress, mental perturbé, désir de vaincre... Or c'est dans une juste concentration (paisible et dynamique à la fois), en oubliant le "corps-esprit", le rendant lucide en entrant dans la grande Présence, en se concentrant sur le souffle intérieur, que le joueur de pétanque - comme tout être humain-devient vivant, créateur et spontané à partir de l'élan naturel qui habite en chacun. Kaisen développe ces différents aspects: attention, lucidité, présence, posture, respiration; autant de mots familiers aux boulistes et aux bouddhistes qui, sans le savoir, se rejoignent sur le terrain de la connaissance de soi. Dans la lignée du célèbre livre d'Eugen Herrigel "Le zen dans l'art chevaleresque du tir à l'arc", le traité de Kaisen élève la pétanque au rang d'une éthique, et dévoile les étonnantes correspondances entre l'arène du jeu et celle de notre propre esprit...

Alain Kaisen Krvstaszek naît à Noyon dans l'Oise en 1952. En 1968, il devient le disciple du célèbre Maître Zen Taisen Deshimaru dont il reçoit l'ordination en 1979 sous le nom de Sando Kaisen ("ermite solitaire dans la montagne profonde"). Passionné par les arts martiaux, il décide d'entreprendre un voyage en Chine. Il pratique la pétanque depuis près de 30 ans. Il vit désormais en France dans son monastère de Dordogne.

mardi, juillet 02, 2024

Le gourou de la Riviera et la contre-initiation


Le 10 mai 1925, la franc-maçonne Alexandra David-Néel (1868-1969) est de retour en France après quatorze années de pérégrinations orientales. Ses conférences et ses écrits renforceront le mythe du Tibet qui se répand en Occident. Alexandra, qui était dans sa jeunesse proche de l’anarchiste Elisée Reclus (1830-1905), ne dénoncera pas l’odieux servage féodal de la société lamaïste. Elle songe à son succès. Or, le succès s’accommode mal de la triste réalité.

Le livre qui sera son chef-d’œuvre, « Mystiques et magiciens du Tibet », édité le 4 décembre 1929, accorde une large part aux prodiges. Il évoque une Thébaïde lamaïste où les ascètes maîtrisent d’étonnants pouvoirs surnaturels. Des yogis, sont capables d’élever leur chaleur corporelle jusqu’à faire fondre la neige autour d’eux. D’autres, les « loung-gom-pa », parcourent des distances de plusieurs centaines de kilomètres sans arrêt et à vive allure. Clairvoyance, lévitation, télépathie, réanimation d’un cadavre et les nombreux phénomènes insolites relatés par Alexandra David-Neel fascineront plusieurs générations de lecteurs.

La femme aux semelles de vent disposait de puissants soutiens. « Depuis son retour, écrit Jacques Brosse (1), Alexandra David-Neel n’a guère pris le temps de souffler. Il lui a fallu satisfaire d’abord les journaux qui, tous, sollicitent des articles ; elle en publie une vingtaine dans « le Matin », une agence américaine lui en commande une série qui sera diffusée dans deux cents journaux, enfin le grand éditeur new-yorquais Harper lui achète immédiatement les droits de la relation de voyage qu’elle écrira, afin de s’en assurer la priorité. La France entière veut avoir vu celle qui est devenue une héroïne nationale et elle va partout où on la réclame. En 1926, Alexandra parcourt la France pendant les mois de janvier et février, de Dijon et Clermont-Ferrand à Nice et Marseille. En mars, elle est à Paris où, reçue au Collège de France par son ami, le professeur d’Arsonval, elle donne une conférence sur la métapsychique et l’opinion scientifique ; en avril, puis encore en octobre et novembre, nouvelle tournées de conférences. En 1927, ce train d’enfer s’apaise et lui laisse enfin quelque loisir qu’elle consacre à la rédaction de ces livres que tout le monde attend. En avril, à Paris, elle donne plusieurs conférences à la Société théosophique, mais aussi au musée Guimet, où l’accueille le grand tibétologue français Jacques Bacot, et encore une fois au Collège de France. C’est son triomphe, les orientalistes ont enfin cessé de la bouder, ils sont bien obligés de reconnaître que son expérience est unique. En mai, un nouveau cycle de conférences la conduit à Tonnerre, à Dijon, à Annecy, à Genève. »

Quelques temps après la parution de « Mystiques et magiciens du Tibet », un Occidental converti au bouddhisme fait parler de lui sur la Côte d'Azur. Introduit dans le milieu bouddhiste de Nice, Grasse et Antibes sous le nom d'abbé Chao-Kung, l’ecclésiastique tondu est hébergé par Lucien Ehret, ancien capitaine au long cours et explorateur du Japon. Chao-Kung donne des conférences chez Blanche Rondeau, dans la somptueuse propriété du Cap d'Antibes où sont invités d'éminents spécialistes du bouddhisme et des intellectuels venus de l'Europe entière : Krishnamurti, le docteur Grimm de Münich, Rabindranath Tagore ou encore Lady Rothermere, la première traductrice de Gide.

L’abbé bouddhiste se nomme en réalité Trebitsch Lincoln (1879-1943), c’est un juif hongrois converti d'abord au christianisme, puis ensuite au bouddhisme. Le religieux n’est pas un innocent contemplatif, il travaille pour plusieurs services secrets et s’intéresse au nazisme et au Tibet.

Le livre d’Alexandre Grigoriantz, « Le gourou de la Riviera », retrace l’histoire d’un aventurier de haut vol. Le puissant magnétisme du gourou subjugue plusieurs dizaines de disciples et certains quittent tout pour suivre le maître bouddhiste. En 1933, seize disciples, après avoir fait vœux d’obéissance et remis leurs biens à leur gourou, s’embarquent avec lui pour Shanghai. L’aventure se terminera tragiquement, trois perdront la vie et les autres seront emportés dans la tourmente qui frappera la Chine. Pour Guénon, Trebitsch Lincoln était un « agent de la contre-initiation », c’est-à-dire un instrument de forces occultes qui contrecarrent la véritable spiritualisation de l'humanité.

Trebitsch Lincoln préfigurait les gourous qui jettent leur dévolu sur l’Occident depuis la fin de la deuxième guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui. Contrairement aux sages d’autrefois, les maîtres du néo-spiritualisme se distinguent dans l’art de parasiter leurs disciples et de mener grand train avec l’argent des plus naïfs. Ce parasitisme matériel fait écho à une prédation subtile. En effet, les pratiques méditatives et les invocations ne sont pas dénuées de risques (2). L’intérêt pour les expériences psychiques du nouveau spiritualisme supprime toutes les précautions traditionnelles à l’égard du monde psychiques et des redoutables influences errantes maquillées en Dakinis tantriques ou en maîtres ascensionnés. Des pratiques transforment des spiritualistes imprudents en pâtures vivantes. William Chittick, traducteur des œuvres de Ibn al-‘Arabi, écrit :

« Ceux qui connaissent bien les standards et normes de l’expérience spirituelle établis par des disciplines comme le Soufisme par exemple, sont généralement consternés lorsqu’ils s’aperçoivent que les Occidentaux considèrent n’importe quelle apparition étrangère à la conscience normale, comme une manifestation du « spirituel ». En fait, il existe d’innombrables mondes dans l’Invisible, et certains d’entre eux sont bien plus dangereux que la pire des jungles du monde visible. »

(1) « Alexandra David-Neel », Albin Michel.

(2) Les dangers de la méditation : http://bouddhanar.blogspot.com/2007/02/les-dangers-de-la-meditation.html

mercredi, juin 26, 2024

UNE FABLE



HUMAIN « AU-DELA » DU MONSTRE HUMAIN


Par Dharma


Au fait …, pour gagner du temps …, « Il n’y a jamais eu de pandémie ! » … Seulement comme disent certains : une « plandémie » satanique.

Il est dit qu’ils sont rares ceux qui sont instruits des cinq corps du Yoga traditionnel Hindou et qui les appliquent à leur vie quotidienne par connaissances psychologiques et métaphysiques libératrices. Depuis des millénaires, mais autrement plus subtilement, ces Connaissances transcendent, dépassent ce qui suit :

L’homme « neuronal » est une invention pseudo-scientifique, une aberration, une erreur épistémologique.

Ceux qui connaissent et comprennent, mais pas en surface, les points-clés de la physiologie humaine dont cérébrale, neuronale et synaptique, devraient pouvoir constater que le néocortex n’est qu’une sorte d’étrange tumeur maligne qui fonctionne de façon chaotique par l’impact en interdépendance sur le « cœur psychologique » (pas la pompe cardiaque !) des cerveaux reptilien, mammifère, limbique, qui déterminent la quasi-totalité des comportements humains. La notion de liberté telle qu’elle est injectée depuis l’enfance aux masses ignorantes pour les tenir en laisse est ici totalement remise en question. Ce que l’on nomme le « librearbitre » est la capacité à le comprendre pour réfréner et calmer l’aspect animal et ses comportements générés et augmentés par les désirs toxiques et destructeurs. En effet, l’humain reste avant tout un animal et souvent, d’ailleurs, ne le dépasse pas. Par ses conduites de fuite et d’attaque, il peut même, pour sa survie, être capable de tuer père et mère ! Le rôle réfléchi de l’intelligence du cœur éclairé est normalement de contrôler les pulsions. En ce sens, la démarche scientifique authentique se doit de faire toujours abstraction des opinions, des croyances, des préjugés, des superstitions, de l’irrationnel. Hélas, la plupart des gens et la plupart des scientifiques dont certains deviennent « des tueurs en série » sous influence de leur subconscient et de leur conscient aveuglé, en sont incapables, influence qui sert leurs intérêts morbides conditionnés par l’avidité. Ceux qui sont capables de le comprendre profondément s’orientent et s’appliquent vers le détachement de toute recherche d’affirmation de soi. Cela se nomme la Sagesse atemporelle. Seule la claire compréhension libératrice des pulsions les guide au-delà de toute recherche inutile de tout profit mondain, quel qu’il soit. La joie apaisante du partage rare de la Connaissance, « quand elle est possible », leur suffit. Certains d’entre eux sont des Bodhisattvas dans le Dharma du Bouddha qui était Bodhisattva, ou des Yogis comme le Christ, car en Inde des Pandits considèrent le Christ comme un grand Yogi ! Il faut bien comprendre que les concepts « Buddha » et « Christ » se rapportent uniquement à « l’impersonnel », jamais au personnel ! La Connaissance métaphysique n’a rien à voir avec les connaissances mondaines car elle n'appartient pas au « moi ». Si elle appartenait au « moi » elle serait mensongère. Nous sommes donc très loin des monothéismes égarés dans la dualité, de leurs églises et de leurs croyances enfantines. Les véritables chercheurs et/ou scientifiques se détachent du matériel dérisoire. Comme le dit Maître Eckhart, « il n’est pas d’humilité sans détachement… mais deux vertus valent mieux qu’une ».

2020-2024 restera la démonstration parfaite de cette avidité accompagnée de la haine par sa violence pour satisfaire cette avidité dans l’illusion des intéressés majoritaires face aux désintéressés minoritaires. Curieusement, très peu de « psy » et/ou neurologues connaissent et considèrent l’impact du limbique et des cerveaux archaïques sur les comportements de l’humain et, s’ils en tirent et partagent parfois des enseignements utiles et bénéfiques, ils sont immédiatement attaqués. Nous l’avons vu récemment. Mais il y a pire. Parmi les scientifiques certains connaissent cet impact sur l’humain mais « comme ils ont vendu leur âme au diable » ils deviennent « démoniaques » en usurpant et en détournant ces savoirs pour asservir les masses et pour assouvir leurs idéologies sataniques. Ce sont des démons.

C’est exactement ce que les années 2020-2024 révèlent. Rien n’est égal à la compréhension lorsque cette compréhension est libérée du Diable, de Satan, de Lucifer, ces trois comparses psychologiques « qui font en un, partie issue de cette tumeur incontrôlée nommée néocortex ! ».

L’origine de la souffrance est l’avidité des six sens pour les objets des sens, en Orient le mental est un sens, par ignorance de la fonction tripartite de l’homme.

Quelle-est cette fonction tripartite de l’humain ?

Dans les trois Traditions antiques nous trouvons :

Tradition latine :

Corpus - anima/animus - Spiritus.

Tradition grecque :

Soma - psycké - Noûs.

Tradition hindou :

Rûpa - nâma - Prajñâ.

En Occident, « Spiritus et Noûs » ont quasi disparu et ne sont plus que des mots vidés de leur pouvoir opératoire sur le psychosomatique ou psychophysiologique. Ne dit-on pas d’un clown qu’il a de l’esprit ? Ne dit-on pas « avoir vendu son âme au diable ? ». Le sens du mot âme se rapporte au corps d’énergie, le prâna, « pra-ana » et il se rapproche du mot sanskrit « citta » qui ne signifie pas « pensée » mais « Cœur » au sens psychologique quand il est éclairé par la métaphysique. Hélas, même dans « certains bouddhismes amuïs » la confusion règne.

En Orient, « Prajñâ », la Connaissance transcendante ou Intuition métaphysique est encore connue par des éveillés sur leur voie de libération. Mais la notion de liberté est une notion si vague qu’elle est, par dégénérescence, devenue synonyme d’asservissement, d’abrutissement des masses dominées par des dominants eux aussi abrutis et égarés.

Les mots esprit et âme sont donc ainsi devenus dégénérés car submergés par les désirs aliénés du fait de la disparition de la fonction métaphysique. Car la métaphysique occidentale n’est pas la métaphysique orientale. De même pour la psychologie occidentale limitée face à la psychologie profonde de l’Inde antique, toujours connue, Abhidharma.

Les conséquences de cette perte, de cette chute abyssale est visible à ceux qui ont des yeux pour voir davantage les désastres depuis début 2020. La chute risque de se continuer jusqu’à la fin d’un processus d’auto destruction possible tant la fureur humaine est à son comble.

Le dominant au pouvoir, ignorant, est sans aucun pouvoir sur sa médiocratie. Accroché aux fausses branches de sa funeste destinée, il ne veut rien lâcher car, encore une fois, il reste déterminé, conditionné par l’avidité, la haine, la stupidité, ces trois invariants nommés en sanskrit les « trimûla », les trois racines-poisons. Il ne sait pas qu’il est empoisonné et qu’il est empoisonneur.


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Fable dualiste qui n’amusera pas grand monde (?!) ou fera rire jaune certains

Buse zinzin de la maladie



Nous ne pouvons que suggérer en fin de texte le « sans-duel », Advaïta, et le « sans-moi », Anâtman, réservés à ceux qui sont capables, après éveil de l’Intuition Métaphysique, la Connaissance Transcendante, d’opérer une investigation soutenue au cours d’une ascèse (s’exercer) réfléchie et tranquille, au-delà de l’intellect limité, nous l’avons dit, qui ne peut résoudre seul l’équation Y = 0. Quand le spectateur s’éveille au fait que le spectacle est absurde et ridicule, alors, absorbé par le RIEN il disparaît de la scène de théâtre sur l’écran blanc. Les plaisanteries mondaines et profanes dans ces jeux du cirque de l’existence cessent enfin.

Une catastrophe programmée depuis des décennies, d’une forte intensité sur l’échelle de riches terres en tremblements « anti-sanitaires », arriva brusquement début 2020.

Satan, empereur des menteurs, s’était déguisé à Paris en une démone sinistre, curieuse buze zinzin de la maladie, bru d’une fiel Simone, pour annoncer un fallacieux non-événement qui « cachait » totalement aux gens son but final maintenant dévoilé, celui de fomenter une dépopulation au moyen d’une arme injectable doublement physique et psychologique.

Les humains terrorisés se ruèrent sur leurs TV et leurs radios qui, matin et soir, soir et matin, diffusaient en boucle leurs propagandes éhontées par des serpillères souillées, achetées car fort bien payées depuis leur « pacs » avec le diable.

Des toubibs-tirelires d’avidité jouissaient. Sans aucun état d’âme, puisque sans âme, ils offraient aux masses apeurées, du bout de fléchettes affûtées, un nouveau poison non-certifié, vers les pompes funèbres agréées. Des apothicaires poudrés par la blanche, mais pas colombe, fournissaient leurs camelotes emmaillotées, mystérieusement encapsulées, vaticanisées et bénies par une camorra mondialisée et alliée à un Romain nommé « El Papé ».

La fléchette dégoupillée, fourguée d’un drone canonisé, genre foutaise-en-ski, faisait la joie du patient qui se mettait à chanter :

« Merci Necron, merci Necron, nous sommes heureux de travailler pour vous, on est heureux comme des fous, ce que vous faites ici-bas, un jour, Dieu vous le rendra … » …

… puis il clamait :

« On ira tous au paradis, c’est promis, nous faire p(n)iquer et rep(n)iquer, toute la famille au grand complet, cousins, cousines, neveux et nièces, Papy, Mamie, Papa, Maman, petitsenfants, la Bonne et moi (au moins trois fois, car on aime ça), Tonton, Tatie, aussi le chien, aussi le chat … » … « Puis, on ira au cinéma et au restaurant de Gégé pour son cassoulet renommé ». « On rentrera par le cimetière voir s’il reste de la lumière ».

Des sceptiques qui doutaient, pauvres imprudents qu’ils étaient, osaient poser des questions. Alors, la censure « Yawohl herr major » surgissait au pas de l’oie leur casser le reste des dents.

Deux moribonds post-injectés se disputaient un cercueil d’un bois rare, très cher aussi. L’un d’entre eux voulait qu’on y place ses dernières économies à dépenser au paradis pour une divine comédie, une ultime surprise partie avec St Truc ou St Machin, St Boutentrain. Les funérailles s’accumulaient. Les pompes funèbres du son d’un gong très excité, en un seul orchestre trompétaient, puis orgasmaient à l’unisson de tout ce pognon qui pleuvait.

Les familles n’oubliaient jamais de se rendre chez le banquier, vérifier si rien n’y manquait. Puis venait l’instant du notaire, parfois joyeux, parfois amère. Curieusement, telles des mouches assommées, tombées sur le carreau, de vie à trépas elles passaient après les pics-pics des margoulins qui veulent à autrui tant de bien.

« Enterrements et oraisons » était la nouvelle chanson en vogue dans les institutions qui riaient avec Satan, aux pas cadencés et rythmés, d’un geste singulier, le bras droit tendu relevé.

Salauski, Necronus, leurs Maquerelles, s’égosillaient au rythme de l’hymne des fous.

Les arnaques financées par les maffieux du clan Satan au sein des églises infiltrées, se succédaient allègrement : pics-pics, supercherie climatique, épandages connus dans le ciel d’aérosols de métaux lourds mal connus, perturbateurs endocriniens dans les environnements, empoisonnements de sols fertiles, escroquerie du CO2 si nécessaire aux végétaux, adultes infantiles désaxés, genrés manipulés, « attentats à la vie », enfants maltraités et bloqués dans leur puberté, extorsions des consentements, dérèglements des ciboulots surtout de nos gigolos, démentiels-timbrés pas rigolos, sectaires formatés, monstres cinglés par magie noire et crétineries digitales, propagandistes dégénérés dont la mort est déjà programmée !

Tandis que le tartuffe inverti, psychotique pervers narcissique, très kriffé à la meute maffia, triste sire d’une enfance perturbée, « l’bobo de Paris », nouveau Barabbas maudit, lui, dansait la Salsa du Démon avec sa sorcière Draculée, sinistrée de la cage aux folles, sans humour, rides cachées, toute grimée « genre ch’tit-j.mi flétri ».

Les citoyens qui doutaient ou mieux ceux qui comprenaient, attendaient la sortie du film primé au festival des horreurs, des « cannes » et des « canards » meurtris, sans têtes, décérébrés : « six pieds sous terre au cimetière ».

Pendant ce temps, Dieu jouait pile et Satan de face préparait la seconde partie de cette monstrueuse tragédie d’une série qui faisait « FURHER » auprès des téléspectateurs.

Au camp de vacances « les barbelés joyeux » d’un bord de mer très convoité pour son gaz et pour son pétrole, résidaient des survivants dont des enfants sans leurs parents, pendant que des phoques otanesques et des otaries ahuries ratissaient large dans les crémeries du reste des chancelleries.

Déterminé à inclure ses coups bas aux joujoux de Paris 24 pour les infantiles abrutis, du sein des probabilités Satan s’apprêtait à créer de nouveaux mythes alambiqués, pour occuper l’humanité, les anciens étant périmés.

D’autres poisons bien emballés, par millions de doses réservées à des cheptels hypnotisés, arrivaient à peine à Roissy que déjà le champagne à flot coulait à la place Beauvau où Satan par son dard malin avait infiltré ses monstres vendus à des sinistres reconnus.

Question : Que faire ?

Réponse : RIEN.

WU WEI en Chinois signifie : « Rien faire ». « Faire rien » est une erreur. RIEN FAIRE est serein. Les destins suivent leur chemin : Fata viam inveniunt.

Question : Mais si tout le monde fait comme vous, le monde va s’arrêter ?

Réponse : En ce qui me concerne, je n’y vois aucun inconvénient.

Rassurez-vous, ce n’est pas la veille !

Autre chose : savez-vous que le mot « folie » signifie « enfler, être enflé » et que le mot « fou » du latin « follis » signifie « sac rempli d’air » ? Comme dit le langage populaire : « Quelles bandes d’enflures ! », drôlement « gonflés » ces types-là !


dimanche, juin 23, 2024

Parlez-moi de l’âme




"La constitution de notre être est "ternaire" corps esprit et âme. [...]

J’écris le mot « âme », je le prononce en moi-même, et je respire une bouffée d’air frais. Par association phonique, j’entends Aum, mot par lequel la pensée indienne désigne le souffle primordial. Instantanément, je me sens relié à ce désir initial par lequel l’univers est advenu, je retrouve au plus profond de mon être quelque chose qui s’était révélé à moi, et que j’avais depuis longtemps égaré, cet intime sentiment d’une authentique unicité et d’une possible unité."  François Cheng, "De l'âme".

Le matérialisme

L’Occident, ce lieu où le soleil se couche, est aussi - géographiquement - ce petit cap de l'Asie qui a vu une prépondérance matérielle unique, sans exemple dans l'histoire des derniers siècles, et où la technique a rêvé et rêve toujours d'asservir de façon complète ce qui s'ouvrait, avec une complaisance toujours plus grande à ses efforts : non le ciel et l'esprit, mais la nature et la matière.

Cet effort est devenu l'essentiel de la pseudo-élite intellectuelle occidentale. Il convient d'user à ce propos d'un mot qui appartient au vocabulaire diabolique : celui de possession. L’Occidental est un homme estimant souhaitable et possible l'entière possession de la nature, la « maîtrise de la matière », ignorant que cette possession dénature l'objet de ses vœux. Cette maîtrise de la matière, pour être plus aisée, plus rapide et plus complète, a été codifiée. Ses principes, inversement et analogiquement identiques à ceux de la maîtrise, de l'esprit, dont l'Occident s’est toujours détourné, à part certains esprits qui se désintéressaient de la science, sont ceux de l'expérimentation et d’une foi absolue en celle-ci. Alors que la croyance en l'esprit vise à l’Unité et à la fusion, la croyance aveugle à son encontre cherche à aboutir à la division et à la multiplication matérielles.

Le langage moderne parle d’une « mise en valeur », d’ une « exploitation » de la nature : « exploitation » avait autrefois en latin le sens d’une action menée à son terme, d’une saisie; en jurisprudence, un « exploit » menait à une saisie. Une « saisie » est aussi une possession. L’homme moderne est celui qui veut « saisir » la nature, la posséder entièrement. Autre « hasard » : nous retrouvons ici le langage juridique appartenant au signe de la justice qu’est la Balance.

En « possédant » la nature, l'homme moderne ne peut bien entendu que l’appréhender sur le plan le plus grossier, le plan matériel. Il ne demande rien d'autre puisqu'il se dit matérialiste, étant le premier à fonder une civilisation dont les principes, au lieu de se référer aux astres, nient l’action de ceux-ci. Fondant une civilisation sur la matière, il se lie à celle-ci, s’y subordonnant avant d’en suivre le destin.

Rarement civilisation aura été plus « exploratrice » - le mot vient du latin « explorare » : parcourir en étudiant. Cette étude, l’Occidental l'a faite en imposant la guerre en lieu et place de la paix, asservissant des peuples entiers au nom de son avidité.

La civilisation constitue l’ensemble des caractères d’une société. Pour dépeindre cette société occidentale (qui a toujours cherché à asservir les groupes sociaux qu’elle « étudiait ») : le monde hispanique opprimant l’Amérique du Sud ; Français et Anglais envahissant l’Égypte, le Moyen-Orient, etc., Nord-Américains massacrant les Indiens, etc., il suffit d’inverser la Balance, obtenant ainsi au lieu d’une prépondérance spirituelle, une prépondérance matérielle ; au lieu de la justice, l'injustice ; au lieu de la paix, une série ininterrompue de conflits.

Cette exploration du monde qui consacrait le triomphe de la force brutale ne pouvait être durable; l'Occidental est l’homme ayant imprudemment réveillé des forces brutales, celles des masses. C’est l'homme qui aura sorti l’Orient de sa paix - ce qu’il appelait « son sommeil » - remplaçant sa religion et son idéal de conciliation par les forces matérielles de vindicte et de brutalité, par les armes avec lesquelles il entendait le juguler et le faire travaillera son profit. En définitive, il lui aura apporté sa science, son industrie et sa révolution. Dans ces trois termes ainsi définis nous retrouvons comme dénominateur commun la matière.

Au terme de cette exploration, ayant étudié et parfait sa prépondérance matérielle, l’Occident, fidèle à lui-même, devait délaisser les terres lointaines qui commençaient à lui être disputées par ceux qu’il venait d’éveiller à son « idéal», pour un autre domaine, où l’entraînait logiquement ses appétits : celui de la matière. Cette exploration de la matière devait être celle de la chute solaire et de son inversion : au lieu d’un soleil donnant la vie, un anti-soleil à la même température, mais donnant la mort : une bombe (1). L’Occident réalisait alchimiquement la « chute » du Soleil. Il ne s’agissait pas non plus d'un « hasard », cette « chute » ayant lieu pour la première fois dans le signe complémentaire de la Balance, celui du Bélier, qui gouverne le Japon. Quelques années plus tard, dans le cycle toujours avançant, un pays Balance - la Chine - devenait, par la maîtrise de ce secret de la chute du Soleil, le premier pays asiatique à édifier une industrie atomique. C’est là que s’est arrêté, pour un temps, le fléau de la balance, qui est aussi celui de la justice.

Hadès, « Les mystères du zodiaque ».


(1) La réalisation d'une bombe atomique suppose une « chute » de celle-ci. Dans toutes les réalisations scientifiques occidentales, nous retrouvons cette notion de « chute ».


vendredi, juin 21, 2024

L'affaire de la rue du Bac révèle l'existence d'un réseau pédocriminel au sein de nos élites



Pour Karl Zéro, l’enquête sur les hommes de la rue du Bac, révélée par Libération, montre encore une fois le fonctionnement d’un réseau pédocriminel au cœur de nos élites.

Journaliste indépendant, ancien présentateur TV, fondateur du journal d’investigation “L’Envers des affaires”, Karl Zéro a interrogé Marc Dutroux. Dans Tocsin avec Clémence Houdiakova, il revient sur les
scandales pédos au cœur des élites, l’interview de la victime Anneke Lucas et l'affaire de la rue du Bac.

Chasse aux enfants, torture, satanisme, scandales pédos au cœur des élites :


Extrait :

Des enfants chassés et mis à mort 


"Le réseau Dutroux pratique la chasse aux enfants. Ils lâchent des enfants nus dans la forêt et les poursuivent comme si c’était du gibier !"

Clémence Houdiakova :

- "Et que font-ils après ?"

Karl Zéro :

- "Ils les violent puis ils les tuent !"


Il y a quelques années, l'ancienne star du porno Jenna Jameson avait fait des révélations su
r le trafic sexuel des enfants.

Dans une série de tweets, Jenna Jameson avait déclaré qu'elle avait entendu des choses terribles à propos de "The Hunt", un divertissement sadique des membres de l'élite qui consiste à "chasser" des enfants très jeunes (4 ans) lors de "fêtes".

Toujours d'après Jenna Jameson, la raison pour laquelle des stars d'Hollywood sont si incroyablement silencieuses sur le trafic sexuel d'enfants, ce n'est pas seulement qu'elles y participent, elles couvrent des personnalités qui sont dans l'ombre et sous la protection d'une couronne.

Elle avait évoqué Jeffrey Epstein en tweetant ce qui suit :

"Si vous pensez qu'Epstein est en quelque sorte unique, vous vous trompez tristement… il y a BEAUCOUP d'Epstein qui le font ressembler à un amateur : jeux de chasse d'enfants, sacrifices, tortures dès l'âge de 2 ans.




mercredi, juin 19, 2024

Le Roi du Monde, "une grand-guignolesque imposture ésotérique"





Dans un livre paru en 1924, "Ossendowski, le menteur sans honneur" (PDF gratuit ICI), le Dr George Montandon accuse Ferdinand Ossendowski :

- D'être un menteur et un imposteur ;

- D'avoir, de connivence avec son manager, le chasseur de dollars Lewis Stanton Palen, fabriqué un voyage à sensation dans un but de lucre ;

- D'avoir exagéré sciemment quantité de données réelles et d'épisodes vécus ;

- D'en avoir inventé en nombre égal ;

- D'avoir forgé de toutes pièces plusieurs itinéraires qu'il n'a pas parcourus et en particulier de n'être jamais allé au Tibet.

George Montandon ajoute, "le livre d'Ossendowski ("Bêtes, Hommes et Dieux") rentre dans cette catégorie de romans grossiers à quatre sous auxquels les Allemands appliquent le terme intraduisible de Schundliteratur - qui mérite la même considération que les productions pornographiques".

Le Roi du Monde

Selon Ferdinand Ossendowski, qui se disait informé par les plus hauts prélats du lamaïsme mongol, le siège du gouvernement mondial secret est localisé sous terre, idée qui se retrouve dans les écrits de William Cooper qui situe le gouvernement de l'ombre des USA dans la ville souterraine de Mount Weather, près de Bluemont en Virginie.

Le Roi du Monde, le monarque universel, régnerait depuis les entrailles de la terre. Ce royaume ténébreux se nomme Agartha, affirmait Ferdinand Ossendowski dont les révélations firent grand bruit à l'époque, au début du 20ème siècle. 

Dès la publication du livre de Ferdinand Ossendowski, "Bêtes, Hommes et Dieux", une table ronde, sur le thème de l’Agartha, fut organisée à Paris, par les Nouvelles Littéraires, réunissant Guénon, Maritain, Grousset, etc. 

René Guénon rencontra Ferdinand Ossendowski à plusieurs reprises avant de faire publier en 1927 son livre intitulé "Le Roi du Monde". 

Pour René Guénon « le Roi du Monde doit avoir une fonction essentiellement ordonnatrice et régulatrice, (...) fonction pouvant se résumer dans un mot comme celui d'équilibre" ou d'harmonie", ce que rend précisément en sanskrit le terme Dharma ».

Jean-Louis Bernard, un érudit dans les domaines de l’égyptologie, du tantrisme, du soufisme..., propose un autre regard sur le monde souterrain et son obscur monarque évoqués par Saint-Yves d’Alveydre, Ferdinand Ossendowski, René Guénon...

« La notion demeure floue, explique Jean-Louis Bernard, elle donna lieu à mythomanie, certains ésotéristes occidentaux s’étant prétendus missionnés par les « grands initiés » de la cité souterraine et reliés télépathiquement à eux. Ces missionnés (par eux-mêmes) finirent généralement leur existence dans la médiocrité ou le scandale. [...]

Le Roi du Monde, ce personnage serait caché au fond d’une cité souterraine que des radiations rendraient inaccessible aux humains. Ossendowski le décrit, lui et son assesseur, comme des momies animées ou comme des morts vivants, au visage voilé pour cacher leur crâne dénudé. Sans identifier vraiment le Roi du Monde à ce personnage, René Guénon crut en un représentant de Dieu sur la terre ; il voyait là un parallèle avec Melchisédech ("melk" = roi) qui, dans la Bible confirma la mission d’Abraham. 

Toutefois, si le personnage évoqué par Ossendowski correspond à quelque vérité fantastique, l’immortel troglodyte, au lieu d’être une figure de haute spiritualité, peut résulter tout aussi bien d’une formidable opération de magie noire. 

Mme Alexandra David-Néel qui connut le Tibet secret, fait état de pseudo-lamas (moines) – des morts vivants justement qui, en des lamaseries écartées, pratiqueraient un vampirisme de grand style : des vieillards plus que centenaires, morts, mais non biologiquement ; ils attireraient par magie des voyageurs égarés et les convaincraient de se laisser mourir rituellement afin d’acquérir du mérite ou un "bon karma", valable en une autre vie ! En réalité, les "moines" viseraient à leur prendre leur vitalité par osmose, au cours d’une agonie savamment allongée… Il se peut encore que les momies d’une civilisation inconnue d’Asie centrale aient engendré des "marouts" = âmes mortes incarnées, et que ce "roi du monde souterrain" ne soit pas autre chose. [...]

Si le cadavérique "roi du monde" incarne effectivement une grand-guignolesque imposture ésotérique, il sera bien sûr le roi de tous les marouts, zombis et ombres mortes. Il freinerait la décomposition des ombres les plus redoutables et exploiterait ces fantasmes morbides pour égarer les mystiques et les intoxiquer. Il serait alors l’arcane du spiritisme mondial (ou channeling) dont les médiums lui serviraient de prêtres et de prêtresses... 
»

Vers la fin de sa vie René Guénon était devenu plus alarmiste à propos du grand monarque. Il tire la sonnette d'alarme dans l'un de ses derniers écrits : "Le règne de la quantité et les signes des temps". Il y dénonce l'avènement d'un Chakravartî ou monarque universel à rebours et du "Saint-Empire" qui instaurera le règne de la contre-tradition :

« Ce règne de la « contre-tradition » est en effet, très exactement, ce qui est désigné comme le « règne de l'Antéchrist » : celui-ci, quelque idée qu'on s'en fasse d'ailleurs, est en tout cas ce qui concentrera et synthétisera en soi, pour cette œuvre finale, toutes les puissances de la « contre-initiation », qu'on le conçoive comme un individu ou comme une collectivité ; ce peut même, en un certain sens, être à la fois l'un et l'autre, car il devra y avoir une collectivité qui sera comme l'« extériorisation » de l'organisation « contre-initiatique » elle-même apparaissant enfin au jour, et aussi un personnage qui, placé la tête de cette collectivité, sera l'expression la plus complète et comme l'« incarnation » même de ce qu'elle représentera, ne serait-ce qu'à titre de « support » de toutes les influences maléfiques que, après les avoir concentrées en lui-même, il devra projeter sur le monde. Ce sera évidemment un « imposteur » (c'est le sens du mot dajjâl par lequel on le désigne habituellement en arabe), puisque son règne ne sera pas autre chose que la « grande parodie » par excellence, l'imitation caricaturale et « satanique » de tout ce qui est vraiment traditionnel et spirituel ; mais pourtant il sera fait de telle sorte, si l'on peut dire, qu'il lui serait véritablement impossible de ne pas jouer ce rôle. Ce ne sera certes plus le « règne de la quantité », qui n'était en somme que l'aboutissement de l'« anti-tradition » ; ce sera au contraire, sous le prétexte d'une fausse « restauration spirituelle », une sorte de réintroduction de la qualité en toutes choses, mais d'une qualité prise au rebours de sa valeur légitime et normale ; après l' « égalitarisme » de nos jours, il y aura de nouveau une hiérarchie affirmée visiblement, mais une hiérarchie inversée, c'est-à-dire proprement une « contre-hiérarchie », dont le sommet sera occupé par l'être qui, en réalité, touchera de plus près que tout autre au fond même des « abîmes infernaux ».

Cet être, même s'il apparaît sous la forme d'un personnage déterminé, sera réellement moins un individu qu'un symbole, et comme la synthèse même de tout le symbolisme inversé à l'usage de la « contre-initiation », qu'il manifestera d'autant plus complètement en lui-même qu'il n'aura dans ce rôle ni prédécesseur ni successeur ; pour exprimer ainsi le faux à son plus extrême degré, il devra, pourrait-on dire, être entièrement « faussé » à tous les points de vue, et être comme une incarnation de la fausseté même. »



lundi, juin 17, 2024

Ce que Libé ne vous dira pas sur l’affaire du 97, rue du Bac


Libération a sorti le jeudi 13 juin 2024 le premier volet d’une enquête glaçante sur un réseau pédocriminel agissant en plein Paris.

"Dans son enquête, Libération évoque les pratiques sadiques d’hommes masqués vêtus de capes ou de grands manteaux. "Plusieurs enfants étaient rassemblés, et devaient endurer des pénétrations réalisées tour à tour avec des objets métalliques", écrivent les journalistes à l’origine de la révélation. En grandissant, les enfants auraient subi des viols par ces hommes."


 Ce que Libé ne vous dira pas sur l’affaire du 97, rue du Bac


Francesca Gee


L’enquête sur les cinq hommes accusés de viols et tortures en réunion sur de tout petits enfants au 97, rue du Bac, est fascinante à plusieurs titres : elle part dans les directions les plus inattendues.

Il est question de vices privés mais surtout de machinations politiques dès la fin de la 2e guerre mondiale, qui ont façonné en coulisses la France d’aujourd’hui.

Il est question (désolée @CheckNews) de la Commission Trilatérale et du Club Bilderberg, de réseaux de pouvoir encore bien en place, de sodomie, d’adoptions illégales et de GPA, d’art et de littérature, de l’Antiquité et de la Renaissance mais il est question, surtout, d’ésotérisme et de religion.

Et ce volet là, je doute fort que Libé l’aborde. Dans le premier volet de son enquête est évoquée « une communauté de pensée, fondée sur de pseudo-références gréco-romaines, et prônant l’émancipation sexuelle des enfants par l’adulte».

En fait il s’agit d’une secte en bonne et due forme, en plein Saint-Germain-des-Prés, mais comment Libé pourrait-il évoquer les liens profonds entre la politique et l’ésotérisme le plus malsain ?

L’une des choses que le journal de Dov Alfon ne vous dira jamais, ayant décidé une fois pour toutes que je dois rester invisible, c’est que du 15 décembre 2022 à la mi-septembre 2023 j’ai enquêté main dans la main avec Inès Chatin, qui était l’un de ces enfants et qui a porté l’affaire devant la justice. On reviendra peut-être plus tard sur le comment et le pourquoi.

J’y ai consacré beaucoup de temps et d’efforts. Parce que j’étais touchée par l’histoire d’Inès, mais aussi parce que le dossier m’a passionnée. Ayant moi-même eu mon existence dévastée par Matzneff et sa « bande », j’avais enfin l’impression qu'une réponse était à ma portée.

Tout cela, j'ai l'intention de le détailler peu à peu, car le dossier est très compliqué, ici même puis dans un livre en préparation mais dont j'ai trouvé depuis longtemps le titre : "Janus et Saturne".

En attendant, je vous propose quelques images, sur ce post et à sa suite, dans le désordre, en guise d'introduction.




Dans "L’arme la plus meurtrière - Affaire Matzneff : le silence imposé", Francesca Gee dresse le portrait implacable d’un prédateur et du système qui l’a protégé.

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Qui sont ces "hommes de la rue du Bac" ?

Leur nom vient du lieu où ces pratiques auraient été perpétrées, au numéro 97 de la rue du Bac, en plein cœur du 7e arrondissement parisien. Autour de Jean-François Lemaire, le père adoptif d’Inès Chatin, plusieurs hommes du monde de la culture, de la presse et de la justice. L’enquête nomme le fondateur et directeur historique du Point, Claude Imbert, l’écrivain et membre de l’Académie française Jean-François Revel (le père du moine bouddhiste et interprète du Dalaï-lama Matthieu Ricard), l’avocat François Gibault et l’écrivain Gabriel Matzneff, visé par une enquête pour viols suite à la publication du livre "Le Consentement", de Vanessa Springora. Décrits comme "très proches", ces hommes semblaient partager une "communauté de pensée" selon les termes de la plaignante, qui évoque une croyance héritée des Grecs et des Romains prônant l’émancipation sexuelle des enfants par les adultes. (Extrait de l'article "Réseau pédocriminel, personnalités de la presse et de la littérature, société secrète,… ce que l’on sait sur "les hommes de la rue du Bac" à Paris" La Dépêche)

L’Académicien Jean-François Revel (1924-2006) et son fils le moine bouddhiste Matthieu Ricard. Ils ont écrit "Le moine et le philosophe - Un père et son fils débattent du sens de la vie".

Vision métaphysique, immanence d'un autre monde

"Au lieu de vacciner de force les honnêtes gens par millions avec un produit douteux qui les rend fous et malades, on ferait mieux de s...