Monday, February 22, 2016

Les esclaves sexuelles des lamas



par Gilles Van Grasdorff


Reting Rinpoché, le premier précepteur de l'actuel dalaï-lama, a eu le privilège suprême de raser le crâne du petit garçon de Taktser dans le temple du Jokhang à Lhassa et de lui attribuer son nom religieux. Le 22 février 1940, Tenzin Gyatso est ainsi devenu officiellement le quatorzième dalaï-lama.

Or Reting possédait la troisième structure économique du Tibet, gérée depuis ses appartements de l'avant-dernier étage du palais. En outre, d'aucuns lui attribuent des frasques nocturnes dans les bouges de Shol et une relation officielle avec une dame de Lhassa. Nous sommes alors dans les années 1940 et Reting use et abuse du « Traité sur la Passion » de Guendun Choephel (le Kama-sutra tibétain). Or sa liaison fuite. « Le Kama-sutra au Potala ! » dit-on, le scandale éclate. Et pour cause : la dame vit quasiment à demeure dans les appartements du régent. On s'en amuse beaucoup puisque à Lhassa des affiches, placardées tous les soirs sur les arbres, près du Jokhang et des autres temples de la capitale, se mirent à conter les galipettes de la dame et de son amant.

Sept ans plus tard, le 17 avril 1947, Reting fut arrêté, jugé et emprisonné dans les geôles du Potala. Il mourra trois semaines plus tard, le 8 mai, dans sa cellule, ses organes génitaux broyés.

Un cas isolé ? Pas exactement puisque, depuis, de nombreuses affaires ont défrayé la chronique. Notamment l'une concernant la communauté américaine du bouddhisme et l'un de ses maîtres les plus en vue, Osel Tenzin. Reconnu pour apprécier les pratiques du Traité de Choephel, et pour son appétit sexuel, le lama avait fini par contracter le Sida dans les années 1980.

À la même époque, un lama réincarné surnommé « la sagesse folle » par ses pairs et ses disciples, était connu pour son alcoolisme et ses excentricités sexuelles et financières. Par ailleurs, un article de Jack Kornfeld dans le « Yoga Journal » révèle, sous le titre de « Sex and Lives of the Gurus » que, sur cinquante maîtres bouddhistes, hindous et Jaïns, trente-quatre ont eu des rapports sexuels avec leurs disciples.

En 1994, un autre lama se voit accusé, lui, d'avoir, sur une période de plusieurs années, abusé de son statut de réincarnation et de guide spirituel pour imposer des relations sexuelles à des jeunes femmes disciples. De médiation en médiation, le guru tibétain aurait versé plusieurs millions de dollars à ses victimes...

Le 10 février 1999, le journal américain The lndependent annonce un autre scandale sexuel sous la plume de Paul Vallely : la philosophe écossaise June Campbell. traductrice officielle des lamas tibétains, affirme en effet avoir été « l'esclave sexuelle tantrique » de Kalou Rinpoché, un des lamas tibétains les plus vénérés au monde. On s'en doute, l'affaire fait grand bruit : « C'était, dit-elle, comme si j'avais accusé Sœur Teresa d'avoir joué dans des films porno. » Menacée de mort, l'Écossaise a attendu onze ans avant de parler de cette histoire. Ses accusations furent vivement démenties par les proches de celui qu'elle dénonce.

Une autre fois, c'est à Samye Ling Centre, en Écosse, que le scandale éclate. Dans un article du Sunday du 10 septembre 2000, Robert Mendick raconte qu'un moine adulte de Samye Ling a abusé d'une jeune fille de quatorze ans. Or Samye Ling est un lieu considéré comme le poumon de la culture tibétaine en Occident, où l'on accueille les artistes amis du dalaï-lama, tels Richard Gere ou David Bowie.

Le 10 juin 2009, j'ai demandé au dalaï-lama de bien vouloir répondre à quelques questions, notamment sur le fait que, depuis un certain temps, des articles de presse et des livres évoquent les dérapages de lamas de renom, accusés d'agressions sexuelles et de viols ou encore d'avoir des « esclaves sexuelles tantriques ». Une vingtaine de jours plus tard, le 4 juillet, Sa Sainteté le quatorzième dalaï-lama Tenzin Gyatso répondra, par l'intermédiaire de son secrétaire Chhime R. Chhoekyapa :


« Cher Monsieur Gilles Van Grasdorff,

Veuillez excuser notre retard à répondre à votre courrier électronique du 10 juin 2009, dans lequel vous demandiez des éclaircissements de la par de Sa Sainteté concernant le bouddhisme à certaines des questions soulevées dans votre lettre. Sa Sainteté a été très occupée ces dernières semaines, qui ont inclus de grands voyages. Nous n'avons donc pas été en mesure de répondre plus tôt. Nous espérons que vous comprendrez.

Dans le même temps, nous voudrions qu'il soit bien clair pour vous dès le départ que tout comportement non conventionnel n'est pas en accord avec les enseignements de Sa Sainteté et la pratique. Dans le bouddhisme tibétain aussi il y a des personnes qui s'égarent et si elles ne respectent pas leurs vœux, des mesures appropriées sont prises. Dans la mesure où nous en sommes conscients, ceux qui ne peuvent pas garder leurs vœux monastiques, etc. ... quittent le monastère... »


Ces histoires de sexe dans les lamasseries et les monastères occidentaux peuvent choquer nos esprits occidentaux redevenus pudibonds mais il est important de souligner que les lamas tibétains n'ont jamais cessé d'utiliser des « esclaves sexuelles » dans les rites tantriques, dont le Kalachakra. Et ce au nom d'une tradition de pratiques secrètes qui remonte au VIIIe siècle, et à ce temps lointain où Padmasambha introduisait le bouddhisme au Tibet. Le fondateur de l'école Nyingma avait lui-même cinq « esclaves sexuelles tantriques » parmi ses disciples. Dès lors, on peut dire qu'en 2009, rien n'a vraiment changé au pays des lamas tibétains et que certains — des brebis galeuses — s'égarent. Si ce n'est que des femmes comme June Campbell et des chercheurs comme Victor et Victoria Trimondi osent briser la loi du silence imposée par les propagateurs du Tantra du Kalachakra.


Gilles Van Grasdorff, « L'histoire secrète des dalaï-lamas ».



Source de l'illustration :
http://gillesmorand.blogspot.fr/2011/08/dalai-lama.html




8 comments:

  1. Anonymous10:32 AM

    Dans des courants religieux déviés comme le bouddhisme tibétain, on trouve des disciples des kabbalistes obsédés sexuels Sabbataï Tsevi et Jacob Franck.

    « Un nombre assez important de juifs adhèrent actuellement au bouddhisme. Rodger Kamenetz, l'auteur de "Le Juif dans le Lotus" déclare: "Un tiers des leaders du Bouddhisme occidental ont des racines juives". La moitié des participants de la retraite de méditation Vipassana, à coté de Dharamsala en Inde, sont israéliens. Selon une certaine estimation, 3 sur 4 visiteurs occidentaux du centre spirituel du Bouddhisme tibétain et de la résidence du Dalai Lama sont juifs ! La plupart des affiches dans les rues de Dharamsala portent des caractères hébraïques ! »

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    1. Anonymous11:04 AM

      Bonjour,
      N'oublions pas le rôle des jésuites qui arrivent au Tibet dès le 17ème siècle. A cette époque, le trône des dalaï-lamas est usurpé par le 5ème dalaï-lama à la suite d'un complot. Ce complot est dénoncé par les Tibétains de la tradition persécutée de Shugden.

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    2. Anonymous5:16 PM

      Dans la revue UNDERCOVER, dans l'un des premiers numéros, il est dit que Matthieu Ricard, moine bouddhiste et interprète du dalaï-lama, est financé (lui et sa secte) par les jésuites.

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  2. Anonymous11:24 AM

    Qui encense le dalai-lama et le couvre d'honneurs surtout depuis 1989 (lauréat du prix Nobel de la paix) ?
    C'est l'élite !
    La prétendue élite de richards pervers et de politiciens ambitieux et sans scrupules !

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  3. Anonymous5:11 PM

    "Reting fut arrêté, jugé et emprisonné dans les geôles du Potala. Il mourra trois semaines plus tard, le 8 mai, dans sa cellule, ses organes génitaux broyés."
    C'est pas cool, vraiment pas cool !

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  4. Fichtre ! Il en va de certains moines bouddhistes comme de certains prêtres catholiques qui abusent de leurs ouailles. Voilà un scandale de plus, décidément on ne sait plus à quels seins, pardon saints se vouer.

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  5. Anonymous7:21 AM

    Il faut avoir vu les groupies de lama au moins une fois ! Des hystériques !
    Ce sont des tarées qui ne rêvent que de se faire culbuter par un maître tantrique comme Sogyal, le plus répugnant nabot du bouddhisme (sans doute le mythe du nain pourvu d'un super vajra). Elles rampent devant le lama schroumpf de Lérab Ling, le Sogyaland, le parc de méditation des allumées en manque d'affection.

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    1. Anonymous7:56 AM

      L'iconographie et les mythes du bouddhisme tibétain stimulent les zones les plus sombres de l'inconscient. Les pulsions les plus obscures sont brutalement réveillées par les pratiques lamaïstes.
      Les adeptes du bouddhisme tantrique sont mentalement très perturbés. Les occidentaux déséquilibrés aiment les imagent de déités qui s'accouplent sans pudeur, les entités tueuses (grimaçantes, armées, parées de peaux humaines..., le culte des dharmapalas-démons, des dakinis lubriques, des crânes remplis de sang, des fémurs transformés en instruments de musique...
      Précisons que la sexualité tantrique est PEDOPHILE. Les fillettes d'une douzaine d'années sont les partenaires les plus appréciées par les lamaïstes. Il n'est donc pas étonnant que le dalaï-lama rencontre le soutien inconditionnel de l'"élite" pédophile.

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