vendredi, novembre 30, 2018

Julius Evola et le ski


par Pierre-Yves Lenoble

« Le fait est que, dans ce sport, c’est avant tout l’âme « moderne » qui se sent à son aise : une âme ivre de vitesse, de « devenir », qui veut se perdre dans un mouvement accéléré, pour ne pas dire frénétique, célébré jusqu’à hier comme celui du « progrès » et de la vie « intense » alors que, sous de nombreux aspects, il n’a été qu’effondrement et chute », J. Evola (L’arc et la massue, Pardès, 1984, p. 62).

Dans un petit chapitre de L’arc et la massue intitulé "Psychanalyse du ski", écrit à la fin des années 60, le penseur traditionaliste Julius Evola tente, à la manière de la « psychologie des profondeurs », de décrypter le symbolisme inconscient qui se cache derrière la pratique moderne du ski et la mode populaire des sports d’hiver, sachant bien entendu que tous les actes et réalisations des hommes dans le monde extérieur ne sont que des reflets et des manifestations visibles des forces invisibles qu’ils portent en eux-mêmes.

Ainsi, nous essaierons à travers cet article de résumer brièvement la pensée du baron italien, et nous nous livrerons également à quelques réflexions personnelles.

Il nous faut prioritairement rappeler que la perspective évolienne est éminemment élitiste, elle privilégie l’Être véritable au paraître mondain (ou à l’Avoir contingent) et s’adresse uniquement à des « hommes différenciés », soit ceux qui cultivent leur Personne intérieure permanente aux dépens de leur individualité extérieure changeante.

Nous préciserons aussi que J. Evola n’a en vue ici que le ski en tant qu’activité ludique de masse, et qu’il ne renie bien entendu pas les aspects bénéfiques et certaines répercussions ontologiques que peuvent obtenir les skieurs engagés dans la conquête d’un état d’être supérieur. Il délivre par exemple ces quelques observations : « Sur le plan le plus extérieur, on peut reconnaître au ski le même mérite qu’à certains aspects du « culte de la nature » qui se répand depuis quelques années ; pratiqué sérieusement, en dehors du snobisme et de la stupidité des stations mondaines, avec leur carnaval d’équipements et tout ce qui s’ensuit, le ski peut servir à compenser, d’une certaine façon, l’usure précoce de l’organisme inhérente à la vie des grandes villes ».

Au demeurant, à travers son texte, Evola élabore son raisonnement en opposant le ski à l’alpinisme (discipline qu’il pratiquait personnellement) afin de bien mettre en évidence la dichotomie irréductible entre deux modes d’être-dans-le-monde, le premier étant descendant et extériorisé (infra-humain), le second ascendant et intériorisé (supra-humain).

Il insiste ainsi sur les caractères avant tout métaphysiques et symboliques attachés à l’alpinisme : gravir une montagne ou escalader une paroi rocheuse est une fidèle image de l’élévation spirituelle et de la quête de transcendance (à l’instar de tous les récits sacrés racontant l’ascension de la Montagne cosmique, comme Moïse sur le Sinaï mystique ou le « Chemin de Croix » christique sur le Calvaire) supposant un acte volontaire, une aventure solitaire ou au moins en petit groupe, un retour sur soi, une progression individuelle, une victoire contre les éléments naturels et contre soi-même, pour finalement atteindre les hauteurs de la cime dans un état de contemplation immobile et de fierté désintéressée du devoir accompli.

"Si l’alpinisme se caractérise par une ivresse de l’ascension, fruit d’une lutte et d’une conquête, le ski, lui, se caractérise par une ivresse de la descente, due à la rapidité et, dirons-nous, au temps de la chute."


En revanche, la pratique moderne du ski participe d’une dynamique totalement inverse. Dans ce cas, la montée est assurée mécaniquement par le téléphérique, le télé-siège ou le télé-ski, ce qui supprime donc tout son apport psycho-corporel et tout surplus spirituel : fini l’effort, finie l’auto-discipline et finie toute volonté de se mettre soi-même à l’épreuve. L’objectif est ici de franchir le plus vite et le plus facilement possible la difficulté afin de pouvoir « jouir sans entrave » du plaisir de la descente, de se procurer une piqûre d’adrénaline, de se laisser emporter par la force de gravité de la pente glissante et, une fois en bas, de recommencer encore et encore, à l’image d’un drogué qui a toujours besoin de son shoot dès que les effets du produit sont terminés.

Evola écrit à cet égard : « On peut donc dire que si l’alpinisme se caractérise par une ivresse de l’ascension, fruit d’une lutte et d’une conquête, le ski, lui, se caractérise par une ivresse de la descente, due à la rapidité et, dirons-nous, au temps de la chute ».

En résumé, nous avancerons que l’alpinisme renvoie à un mouvement centripète d’abnégation et à un état de concentration active (« Rassembler ce qui est épars » dit l’adage hermétique), alors que la descente à ski renvoie quant à elle à un mouvement centrifuge de laisser-aller et à un état de dispersion passive, où il faut à tout prix… « s’éclater ». Il y a là l’image symbolique parfaite de l’opposition entre la Tradition qui respecte les lois de la nature et qui tire l’ensemble des âmes vers le haut, et la modernité désenchantée, confuse, mécanique, artificielle, en voie d’effondrement, entraînant tout le monde vers le bas.

Tout cela nous amène à formuler certaines observations supplémentaires.

Nous ferons remarquer tout d’abord que les stations de sports d’hiver qui ont vu le jour un peu partout sur terre depuis plus d’un demi-siècle ont largement contribué à la défiguration de la nature et à l’enlaidissement des paysages ; elles participent en cela aux phénomènes actuels de l’urbanisation anarchique, de la cubification des espaces de vie, de la surpopulation accrue, de la concentration des humains en tristes troupeaux, de la pollution et de la surconsommation, avec leur inévitable lot de débauches vinassières.

D’ailleurs, dans une perspective similaire, on se trouve en face des mêmes archétypes inconscients en observant la mode touristique de la plage et les stations balnéaires. D’un point de vue extérieur, on remarque une nouvelle fois la cristallisation urbaine, la densification des populations et la laideur du béton (notons au passage que les mots « station » et « plage » évoquent bien la fixité et l’horizontalité si caractéristiques de notre époque) ; en ce qui concerne l’intériorité des êtres, le farniente sur le sable et le barbotage insouciant dans la mer marquent également une forme d’abandon et de stagnation ontologiques, et surtout, représentent symboliquement une contrefaçon quasi-satanique des mythes et des textes sacrés narrant les épisodes initiatiques de la navigation héroïque ou du « passage des eaux » (à l’image de tous ces dieux et prophètes qui « marchent sur les eaux » ou qui sont « sauvés des eaux », sachant que les eaux symbolisent l’âme inférieure liée aux besoins du ventre et du bas-ventre).

Enfin, en adoptant un point de vue méta-historique, nous pourrions également avancer que le symbolisme du ski peut s’appliquer à l’évolution du monde moderne depuis le début du XVIIIe siècle : la montée mécanique figurera alors la phase de solidification avec la Révolution industrielle, le progrès technologique, le rationalisme, l’évolutionnisme, le matérialisme historique et l’avènement de la machine (c’est l’ère du secteur secondaire, de la sur-production et des ouvriers en cols bleus), alors que la descente se présentera comme la phase de liquéfaction finale d’après-guerre, actant la rapidité et l’agitation croissantes de l’existence, la « société de consommation » (c’est l’ère du tertiaire, de l’obsolescence programmée et des employés en cols blancs), l’irrationalisme (avec l’apparition de nouvelles croyances toutes plus bizarres les unes que les autres, soit ce que O. Spengler qualifiait justement de « deuxième religiosité »), le processus exponentiel de « singularité technologique », le perfectionnement de l’I. A, le nihilisme auto-destructeur et la servitude volontaire via notamment le divertissement spectaculaire et la dématérialisation monétaire.

Le monde est donc passé de la modernité à la post-modernité, des « lendemains qui chantent » à la « fin de l’histoire », de la guerre classique à la guerre cognitive et, comme le disait froidement René Guénon dans le "Règne de la Quantité", on peut affirmer pour conclure qu’après la rigidité cadavérique vient dans un second temps le moment de la décomposition du corps et des feux-follets…


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dimanche, novembre 25, 2018

La presse étrangère raille Emmanuel Macron

The Telegraph : Police fired tear gas and used water cannon to disperse protesters in Paris who are angry over rising fuel costs and President Emmanuel Macron's economic policies, the second weekend of "yellow vest" protests that have caused disruption across France.


Pour la presse étrangère, le mouvement des « gilets jaunes » va bien au-delà de la hausse du carburant et de la « prétendue insensibilité écologique » des Français…

Si les contestations des « gilets jaunes » font la Une de l’actualité française depuis une semaine, qu’en pensent nos voisins ? « Erreurs », « symptôme d’une rupture », « folklore »… Du côté de la presse étrangère, Emmanuel Macron n’est pas épargné par les critiques.


Die Welt

« Les Français ont l’impression d’être pris pour des imbéciles. A juste titre », analyse Die Welt, le journal conservateur allemand qui estime que « le gouvernement a commis plusieurs grosses erreurs », notamment « en justifiant l’augmentation des taxes par la seule protection de l’environnement, bien que la majeure partie des recettes serve un objectif différent. »

« Sa politique n’a jusqu’à présent apporté aucune amélioration notable »

Mais pour le quotidien allemand, la mobilisation des « gilets jaunes » est « différente du folklore protestataire habituel ». « Cette fois, il ne s’agit pas de défendre des privilèges ou des acquis sociaux », explique Die Welt qui voit dans ce mouvement « le symptôme d’une rupture » entre « la classe dirigeante » et des citoyens dont elle est « toujours plus éloignée ».

Süddeutsche Zeitung

Un son de cloche similaire chez le Süddeutsche Zeitung, un quotidien de tendance libérale, qui évoque « la rébellion d’une classe moyenne qui se sent marginalisée socialement et géographiquement par les personnes les mieux rémunérées des grandes villes ». « Pour la plupart des Français, sa politique n’a jusqu’à présent apporté aucune amélioration notable », explique le journal. 

« Aujourd’hui, le coût des carburants alimente la colère, et Macron recommande aux automobilistes d’acheter des voitures électriques propres », se moque le quotidien.


« Un nouvel aristocrate, éloigné des problèmes de la population commune »


La Repubblica

En Italie, La Repubblica considère que le mouvement résulte de « la rage d’une classe sociale sans avenir » et de « la colère de ceux qui n’ont plus rien à perdre », des « exclus »

Corriere Della Sera

Si le quotidien italien, Corriere Della Sera, est moins sévère, admettant que l’écologie est « l’une des plus nobles batailles » d’Emmanuel Macron, il estime que la mobilisation est issue « de causes plus profondes qu’une prétendue insensibilité écologique » des Français.

« Le président Macron, étranger aux partis politiques et néophyte, a été élu en partie grâce à une révolte contre les élites. Maintenant qu’il est à l’Élysée, il est perçu comme un nouvel aristocrate, éloigné des problèmes de la population commune », poursuit le journal italien qui rappelle que « les catégories sociales impliquées sont les plus défavorisées sur le plan économique […] et les plus pénalisées par un système de transport en commun qui, quel que soit son degré d’efficacité et d’importance, implique toujours des millions de trajets quotidiens par la route. »



« Un mouvement périphérique dans tous les sens du terme »


El Mundo


Le journal espagnol El Mundo voit dans les « gilets jaunes » « la plus grande expression de rejet à laquelle Emmanuel Macron a dû faire face jusqu’à présent ». Pour le quotidien espagnol, c’est « un mouvement périphérique dans tous les sens du terme », « géographique », « social » et « économique ». « Quoi de plus approprié qu’un objet servant à devenir visible en cas d’urgence pour identifier les personnes qui se sentent oubliées du gouvernement ? », s’interroge El Mundo.

El País

De son côté, El País rappelle que si le mouvement des « gilets jaunes » trouve son origine dans la hausse du prix du carburant, la « liste des réclamations est longue ». Pour le journal espagnol, « la hausse des charges et la réduction de l’impôt sur la fortune en passant par l’arrogance supposée de Macron » sont toutes des raisons qui justifient la « colère contre les dirigeants du pays ».

 BBC


Pour la radio britannique BBC, le mouvement montre qu’Emmanuel Macron peine à « rétablir la confiance dans la démocratie parmi ceux qui se sentaient désabusés et détachés de la politique »

Times

Pour le Times, le mouvement, décrit comme « tentaculaire et amorphe » et n’étant pas constitué des « manifestants habituels », est inédit. 

Le Soir

Pour le quotidien suisse, Le Soir, la France se trouve dans un « climat d’exaspération et d’écœurement ambiant » dans lequel « la moindre étincelle peut provoquer un incendie ».

SOURCE :

samedi, novembre 24, 2018

Paris 24 Novembre, des scènes de guérilla urbaine










1 - Les policiers ont fait un usage disproportionné de la force contre le peuple venu manifester pacifiquement à Paris. La manifestation a rapidement dégénéré, comme l'espérait le gouvernement pour décrédibiliser le mouvement des "gilets jaunes".

2 - Macron et sa clique de parasites dorés ne sont pas dignes du peuple français, ils doivent partir.

3 - Les policiers se déshonorent en exécutant les ordres de la dictature oligarchique issue de la "démocratie" représentative. La véritable démocratie est directe.

4 - La démocratie directe peut être instaurée dans notre pays en quelques jours grâce à Internet.



Pourquoi les gens ne votent-ils plus ? Probablement parce qu'ils ne veulent pas être gouvernés par des gourous de la politique qui, de l'extrême droite à l'extrême gauche, constituent une caste de privilégiés. 

De plus en plus de Français souhaitent une réelle application de l'article 2 de la Constitution : "Le principe de la république est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple". Mais l'article 3 précise : "La souveraineté appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum". 

En France, le dernier référendum date du 29 mai 2005. A l'époque, les Français avaient refusé par référendum le projet de traité constitutionnel européen. Quelques temps plus tard, une magouille politicienne a imposé le traité de Lisbonne qui est une trahison de la démocratie par le gouvernement et les représentants du peuple.



vendredi, novembre 23, 2018

Ils ne veulent plus du vieux monde et de ses maîtres

L'analyse de Tatiana 



Le regard du spiritualiste 


La purification de la planète a commencé sur les hautes dimensions invisibles sous l'effet des ondes cosmiques qui véhiculent de nouvelles informations vibratoires. Il est urgent de s'harmoniser avec ces forces de régénération, ou bien alors, elles accompliront leur travail malgré nous et contre nous. La mauvaise assimilation de ces rayonnements est cause des maladies modernes. Les anciennes habitudes sont attaquées avec pour résultat une intensification de la tension nerveuse et le durcissement de nos traits de caractère les plus déplaisants. Individuellement ou collectivement, c'est un temps d'épreuves, et c'est pourquoi la psychose de sécurité et le désir d'une paix anesthésiante sont aussi répandues.

Durant cette phase de test, des pionniers émergent sur la surface de la Terre. Ils ne peuvent pas encore comprendre ce qui les attend, mais ils ne veulent plus du vieux monde et de ses maîtres visibles et invisibles. Les pionniers de l'ère nouvelle devront affronter une nouvelle tâche. Il s'agira au début d'une activité modeste comme planter des graines pour l'avenir.

L'ancien ordre des choses est bousculé de fond en comble par les rayonnements très puissants de l'ère du Verseau. La loi divine empêche l'humanité de se recroqueviller sur elle-même, en l'aidant à desserrer l'étreinte des forces spirituelles rétrogrades. Les humains qui entreront dans le nouveau courant seront libérés de leurs chaînes, mais les autres vont devoir descendre de niveau. Il y aura une rupture entre les deux groupes humains qui se détachent l'un de l'autre en sens contraire : l'un recherchant l'union avec l'univers supérieur, et l'autre devenant robotique afin de se maintenir dans la matière.

Ceux qui aspirent à une réelle mutation spirituelle vont se reconnaître et se rejoindre pour établir les bases d'une civilisation qui leur convient, en tournant le dos au monde ordinaire. Cela implique l'expérimentation de nouvelles formes de vie sociales et communautaires, car un être n'existe qu'en relation avec d'autres. L'individualisme devra être dépassé.

Les pionniers de la nouvelle ère

Positivement parlant, en quoi consistera la mission des pionniers qui ont conscience des possibilités révolutionnaires offertes par les nouveaux rayonnements cosmiques ?

Sur la base de leur intuition et de leur désir d'une nouvelle ère énergétique, ce qui n'a rien à voir avec le Nouvel Âge décadent, et par le rejet de l'ordre ancien, ils se regrouperont par affinité, au sein de petites unités communautaires. Ces unités formeront des lentilles où une nouvelle énergie pourra s'emmagasiner et s'enflammer pour de multiples usages. L'énergie libre qu'on nommait "le Vril" à la fin du 19e siècle ne peut trouver d'application avant d'être captée par une communauté où l'individualisme et l'égocentrisme sont absents. Pour que sa puissance se déploie, cette énergie doit devenir la possession d'un groupe humain réellement conscient. Il est impossible qu'un individu isolé puisse invoquer cette énergie dans sa plénitude.

Plus tard, il apparaîtra de nouvelles cités qui « respireront » dans cette énergie libre, à la manière dont les anciens peuples étaient unis par les liens du sang et la magie de l'esprit de race. Mais la civilisation nouvelle sera fondée sur d'autres bases que le sang et le sol. L'individu libéré ne sera plus lié à un égrégore racial mais il deviendra une cellule d'un nouveau corps spirituel.

Qu'importe le nom qu'on donne à la Force fondamentale, énergie libre, ou éther. Elle n'a été captée qu'à de rares occasions par des groupes humains placés dans des conditions spéciales. Il suffit de savoir que cette énergie existe et que nous devons la découvrir au risque de tomber dans l'esclavage de la machine pour des siècles. La pression des temps actuels sera t-elle suffisante pour nous pousser à l'action ? Hélas, beaucoup ont déjà abdiqué devant la Bête moderne et sa technologie « miraculeuse ».

Une nouvelle conscience

La civilisation nouvelle dépend  d'un nouvel état de conscience. C'est pourquoi, l'effort préliminaire doit se concentrer sur les moyens permettant de se connecter à la source de l'énergie universelle. Cela s'opère en brisant d'abord nos conditionnements.

C'est notre orientation de conscience qui structurera le circuit de distribution de l'énergie. Nous avons été conditionnés par l'idée d'une évolution progressive et automatique au fil du temps. Nous voulons accéder à ce qui est nouveau mais sans lâcher l'ancien. On rêve de moteurs non polluants sans réaliser que l'idée même de moteur est désuète, et que des machines fonctionnant à l'eau ou à l'air n'empêcheront pas l'avancée du béton. Il faut élever notre vision plus haut, et imaginer une civilisation sans rapport avec une amélioration de la technologie matérialiste.

La vie n'a pas besoin de machines et de systèmes technologiques compliqués, car il est possible de produire des systèmes énergétiques permettant le vol aérien ou même interplanétaire. Nous parlons d'une civilisation sans moteur mais non sans technologie. Celle que nous connaissons est basée sur des principes antinaturels, alors qu'il existe une énergie inépuisable pouvant être utilisée sans recourir à des appareils externes.

Oublions les machines de Tesla confisquées par la CIA. Le seul instrument indispensable pour produire de l'énergie libre, c'est notre organisme. Ce ne sont pas les anges ni les machines non-polluantes qui nous délivreront de l'esclavage terrestre, mais uniquement notre capacité de transformation intérieure. Cette transformation implique tout notre potentiel vital, émotionnel et mental. Il faut nous transformer à travers les résistances qui nous sont offertes par la vie comme des occasions d'élévation. Il n'y a pas de chemin de libération en dehors de l'épreuve assumée et
dépassée. [...]

La nouvelle conscience n'a rien à voir avec les pouvoirs psychiques, ou la quête du bien-être et d'un bonheur terrestre. La nouvelle conscience est en train de naître. Mais le refus d'accueillir cette renaissance conduira une partie de l'humanité à s'endurcir dans un mal qui la fera tomber dans une sphère de vie virtuelle. Cependant, si on ressent le désir de cette vie nouvelle, et si on aspire à la libération hors des chaînes des renaissances, nous devons lui fournir un réceptacle, une coupe pour qu'elle s'y déverse. [...]

La diversité

Ceux qui ressentent le frémissement d'une nouvelle conscience n'éprouveront aucune crainte en tournant le dos au faux paradis matérialiste, sachant qu'ils sont appelés à bâtir un monde nouveau. Aujourd'hui, le contrat est clair : il n'y a rien à garder de l'ancien monde.

On ne risque pas de perdre quelque chose de précieux en renonçant à nos erreurs car la Vérité est inattaquable. En rejetant l'erreur, on fait apparaître la vérité. Pourtant, il faut d'abord se débarrasser du fantasme d'une civilisation planétaire unifiée et centralisée. Or, les hommes cherchent une unité dans le monde physique comme ultime remède à l'égocentrisme qui les ronge. Mais cette fausse unité internationale sera brisée comme la Tour de Babel car les Dieux aiment la diversité. La diversité est divine.

Pourquoi l'universel se refléterait-il dans la standardisation ? Au contraire, l'universel recherche la plus grande diversité pour épanouir ses possibilités infinies ainsi que le démontre la surabondance des formes de vie dans les règnes naturels.

Nous voulons donc une civilisation diversifiée, la seule qui permettra à des communautés libres d'exister et d'expérimenter des modes de vie différents. Car l'univers est ainsi fait.

Que ceux qui préfèrent vivre dans une termitière en fassent l'expérience dans un cadre limité si tel est leur idéal, mais il faudra les empêcher d'étendre leur administration totalitaire aux quatre horizons. Or, aujourd'hui les partisans de la termitière veulent le territoire planétaire entier. Il y a aura donc une guerre pour l'espace vital, et le combat sera mené par les forces de résistance avec des armes magiques. L'arme suprême est le Vril qui peut autant donner la vie qu'anéantir ce qui n'est pas en harmonie avec les lois universelles.

La civilisation que nous préparons ne sera ni collectiviste ni libérale. Elle sera à l'image des nouvelles possibilités énergétiques, c'est à dire, fluide et souple, mais aussi structurée et extrêmement résistante. Elle permettra à des petits groupes humains de s'épanouir dans des systèmes sociaux fort différents les uns des autres mais qui auront comme dénominateur commun la conscience du lien sacré entre l'être vivant et l'univers.

Il faudra abandonner l'idée de constituer un empire mondial homogène car il est inévitablement tyrannique envers les minorités.

L'énergie universelle se manifeste sur de nombreuses fréquences. C'est pourquoi, une cité nouvelle doit permettre à des communautés énergétiques de se brancher sur un rayon spirituel en harmonie avec la qualité dominante des âmes présentes dans ce groupe. Cela est impossible dans un ordre mondial centralisé et c'est pourquoi l'Ordre Mondial, aussi humaniste qu'il paraisse, est une abomination aux yeux des puissances divines qui devront l'effacer tôt ou tard. L'Ordre Mondial dont rêvent les internationalistes est une cause perdue.

Joël Labruyère

mercredi, novembre 21, 2018

Paupérisation et servitude en démocratie



La démocratie est largement considérée comme étant le meilleur système politique possible. Et il n'est pas exagéré de dire que la démocratie est devenue une religion laïque : la croyance politique la plus répandue dans le monde. Ainsi, critiquer l'idéal démocratique, c'est risquer d’apparaître comme un ennemi de la société civilisée.

Dans leur livre Dépasser la démocratie, Karel Beckman et Frank Karsten montrent que la démocratie, contrairement à la croyance populaire, ne conduit pas à la liberté, à la civilisation, à la prospérité, à la paix et à la primauté du droit. Au contraire, elle conduit à la servitude, aux conflits sociaux, aux dépenses incontrôlables de l’état, à la baisse du niveau de vie et à la violation des droits individuels.


Mythe 1. Chaque vote compte

C’est ce que nous entendons systématiquement lors des élections. Cette idée que chaque vote compte véritablement.

Ce qui est vrai — chaque vote compte pour un sur cent millions (si nous considérons le cas des élections présidentielles américaines). Mais si vous influez sur une élection à mesure d’un sur 100 millions, ou 0.000001%, en réalité vous n’avez aucune influence. La probabilité pour que votre vote décide du vainqueur de l’élection est astronomiquement faible. 


Et les choses sont encore pires parce que vous n’accordez pas votre vote à une mesure ou à une décision particulière. Vous votez pour un candidat ou un parti politique qui prendra des décisions en votre nom et place. Mais vous n’avez absolument aucune influence sur les décisions prises par cette personne ou ce parti. Vous ne pouvez pas les contrôler. Durant quatre années ils peuvent décider ce qu’ils veulent, et il n’y a rien que vous puissiez faire contre cela. Vous pouvez les bombarder d’emails, tomber à genoux devant eux ou les maudire — mais ils décident.

Chaque année l’État prend des dizaines de milliers de décisions. Votre unique vote, dirigé vers quelqu’un qui peut faire comme bon lui semble sans vous consulter, n’a aucun impact mesurable sur ces décisions. 


Souvent, votre vote n’est même pas un véritable choix. Il constitue plus l’indication d’une vague préférence. Il existe rarement une personne ou un parti avec lesquels vous êtes d’accord sur tous les sujets. Mettons que vous ne vouliez pas que de l’argent soit dépensé dans les aides aux pays du Tiers Monde, ou dans la guerre en Afghanistan. Vous pouvez voter pour un parti qui s’oppose à cela. Mais peut-être ce parti est-il aussi en faveur d’une hausse de l’âge légal de départ à la retraite, un point sur lequel vous n’êtes pas d’accord.

Qui plus est, après qu’un parti ou une personne ayant reçu votre vote aient été élus, ils tiennent rarement leurs promesses. Et que faites-vous à ce moment-là ? Vous devriez être capable de les poursuivre en justice pour fraude, mais vous ne pouvez pas le faire. Au mieux, vous pouvez toujours voter pour un parti ou un candidat différent dans quatre ans — et ce avec tout aussi peu de résultats.


Le vote est l’illusion de l’influence donnée en échange d’une perte de liberté. Lorsque Thomas et Jeanne se présentent au bureau de vote, ils pensent qu’ils influencent la direction dans laquelle le pays avance. Cela n’est vrai que d’une façon minime. Dans le même temps, 99.9999% des électeurs décident de la direction dans laquelle les vies de Thomas et Jeanne iront. Ils perdent ainsi beaucoup plus de contrôle sur leurs propres vies qu’ils n’en gagnent sur les vies des autres. Ils auraient beaucoup plus d’« influence » s’ils pouvaient simplement prendre leurs décisions eux-mêmes. Par exemple, s’ils pouvaient décider eux-mêmes de leurs dépenses, au lieu d’avoir à payer la moitié de leur revenu en impôts de par les différents prélèvements obligatoires.

Pour prendre un autre exemple, dans notre système démocratique les gens ont un contrôle très faible sur l’enseignement dispensé à leurs enfants. S’ils souhaitent changer les méthodes d’enseignement et veulent avoir plus d’influence que celle qu’ils ont avec leur bulletin de vote, ils doivent rejoindre ou bâtir un groupe de pression, ou présenter des pétitions à des hommes politiques, ou organiser des manifestations devant des bâtiments publics. Il existe des associations de parents qui essaient d’influencer les politiques éducatives de cette façon. Cela exige beaucoup de temps et d’énergie et n’a à peu près aucun effet. Il serait tellement plus simple et plus efficace de faire que l’État n’intervienne pas dans l’éducation et laisse les professeurs, les parents et les étudiants faire leurs propres choix, tant individuellement que collectivement.

Bien entendu, la classe au pouvoir presse les gens à voter. Ils mettent systématiquement l’accent sur le fait qu’en votant les gens ont véritablement une influence sur les décisions de l’État. Mais l’important pour eux est d’abord et avant tout que le taux de participation soit élevé, ce qui leur fournit une marque d’approbation, ainsi qu’un droit moral de gouverner le peuple.

Beaucoup de gens croient que le fait de participer aux élections est un devoir moral. On entend souvent dire que si vous ne votez pas, vous n’avez ni le droit d’avoir votre mot à dire dans les débats publics, ni de vous plaindre des décisions politiques. Après tout, vous n’avez pas utilisé votre bulletin de vote, alors votre avis ne compte plus. Les gens qui tiennent ce discours ne parviennent pas à imaginer qu’il existe des personnes qui refusent de souscrire à l’illusion de l’influence vendue par la démocratie. Ils sont atteints par le syndrome de Stockholm. Ils se mettent à aimer leurs ravisseurs et ne réalisent pas qu’ils échangent leur autonomie contre le pouvoir que des hommes politiques et des bureaucrates ont sur eux.


Mythe 2. Dans une démocratie, le peuple gouverne

C’est l’idée de base dans la démocratie : la démocratie signifie véritablement le gouvernement du peuple par le peuple. Mais est-ce que le peuple gouverne vraiment dans une démocratie ?

La première difficulté est que « le peuple » n’existe pas. La seule réalité ce sont les millions d’individus, avec autant d’opinions et d’intérêts différents. Comment pourraient-ils gouverner ensemble ? C’est impossible. Comme un comédien néerlandais l’a dit un jour : « La démocratie représente la volonté du peuple. Chaque matin, en lisant le journal, je suis surpris en découvrant ce que je veux. »

Soyons honnête, personne ne dira jamais quelque chose comme « le consommateur aime Microsoft » ou « les gens aiment Pepsi ». C’est le cas pour certains, et ce n’est pas le cas pour d’autres. Et il en est ainsi pour les préférences politiques également.

Au surplus, ce n’est pas réellement « le peuple » qui décide dans une démocratie, mais la majorité du peuple, ou, plus précisément, la majorité des électeurs. La minorité ne fait apparemment pas partie du peuple. Cela a l’air un peu étrange. Le peuple n’est-il pas censé rassembler tout le monde ? En tant que consommateur de Wal-Mart, vous ne souhaitez pas que des aliments venant d’un autre supermarché soient insérés de force dans votre estomac, et c’est pourtant ainsi que les choses fonctionnent dans une démocratie. S’il advient que vous vous retrouviez dans la frange perdante aux élections, il vous faudra danser en accord avec la musique des vainqueurs.

Mais soit, supposons que la majorité soit identique au peuple entier. Est-ce vrai, alors, que le peuple décide véritablement ? Voyons. Il existe deux types de démocratie : directe et indirecte (ou représentative). Dans une démocratie directe, chacun vote sur chaque décision prise, comme dans un référendum. Dans une démocratie indirecte, les gens votent pour d’autres personnes, qui prendront ensuite les décisions pour eux. Dans le second cas, clairement, les gens ont moins leur mot à dire que dans le premier. Pourtant, la quasi totalité des démocraties modernes sont indirectes, malgré leur recourt occasionnel à des référendums.

De façon à défendre le système représentatif, on explique souvent que a) il serait impossible dans la pratique d’organiser un référendum sur chacune des nombreuses décisions qu’un gouvernement doit prendre chaque jour, et que b) les gens ne possèdent pas le niveau d’expertise suffisant pour décider sur toutes les différentes questions complexes.

L’argument a) a pu être valable par le passé, car il était difficile de fournir à chacun l’information nécessaire et de leur donner leur mot à dire, sauf dans les très petites communautés. De nos jours, cet argument ne tient plus. Grâce à internet et aux autres technologies modernes de communication, il est facile de laisser de larges groupes participer à la prise de décision et de tenir des référendums. Et pourtant cela ne se fait jamais.

Pourquoi ne pas organiser un référendum sur la question de savoir si les États-Unis doivent oui ou non intervenir militairement en Afghanistan, en Libye, ou ailleurs ? Après tout, le pouvoir est au peuple, n’est-ce-pas ? Pourquoi les gens ne peuvent-ils donc pas prendre des décisions si majeures pour leur existence ? En réalité, bien entendu, tout le monde sait bien qu’il existe de nombreuses décisions qui sont prises et que la majorité ne défendrait pas si ces questions devaient être l’objet d’un vote. L’idée que « le pouvoir est au peuple » n’est rien d’autre qu’un mythe.

Mais qu’en est-il de l’argument b) ? N’est-il pas vrai que la plupart des questions politiques sont trop complexes pour faire l’objet d’un vote ? En aucune façon. Une mosquée doit-elle être bâtie quelque part, quel doit être l’âge légal pour boire de l’alcool, à quel niveau doivent-être fixées les peines plancher pour certains crimes, faut-il construire moins d’autoroutes ou davantage, quel doit être le niveau de la dette publique, doit-on envahir certains pays étrangers, etc. — toutes ces questions sont très claires. Si nos gouvernements considèrent que la démocratie est importante, ne devraient-ils pas au moins laisser le peuple se prononcer directement sur quelques-unes d’entre elles ?

Peut-être l’argument b) signifie-t-il que les gens ne sont pas suffisamment intelligents pour être capables de former des opinions raisonnables sur toute sorte de questions économiques et sociales ? Si c’est le cas, comment peuvent-ils être assez brillants pour comprendre les différents programmes politiques et voter en fonction de ceux-ci ? Quiconque défend la démocratie doit au moins présumer que les gens connaissent deux trois choses et sont capables de comprendre le français. Par ailleurs, pourquoi les hommes politiques au pouvoir seraient-ils nécessairement plus brillants que les électeurs qui les y placent ? Les hommes politiques peuvent-ils mystérieusement puiser dans la fontaine de la connaissance, tandis que les électeurs n’y ont pas accès ? Ou alors ont-ils des valeurs morales supérieures au citoyen moyen ? Il n’existe aucune preuve de tout cela.

Les défenseurs de la démocratie expliqueront peut-être que même si les gens ne sont pas stupides, personne n’a le savoir suffisant ni les capacités intellectuelles pour se prononcer sur des questions complexes qui impactent fortement les vies de millions de personnes. Cela est manifestement vrai, mais la même chose s’applique également aux hommes politiques et aux fonctionnaires qui prennent ces décisions dans une démocratie. Par exemple, quel type d’enseignement veulent les parents, les professeurs, et les étudiants ? Ou quel est le meilleur enseignement ? Chaque personne a ses propres désirs et sa propre vision de ce qu’est un bon enseignement. Et la plupart des gens sont suffisamment intelligents pour décider de ce qui est bon pour eux et pour leurs enfants. Mais cela est en complète contradiction avec l’approche centralisée d’une « taille unique pour tous » de la démocratie.

Il semble donc que dans une démocratie le peuple ne gouverne pas du tout. Ce n’est pas vraiment une surprise. Tout le monde sait que l’État prend régulièrement des décisions auxquelles la majorité du peuple est opposée. Ce qui règne en démocratie n’est pas « la volonté du peuple » mais la volonté des hommes politiques, elle-même guidée par les groupes de lobbyistes professionnels, les groupes d’intérêts et les activistes. Les groupes pharmaceutiques, les groupes de l’énergie, de l’agriculture, le complexe militaro-industriel, Wall Street — ils savent tous comment faire fonctionner le système à leur avantage. Une petite élite prend les décisions — souvent dans les coulisses. Sans se préoccuper de ce que « le peuple » souhaite, ils dilapident notre épargne dans des guerres et des programmes d’aide, permettent l’afflux massif d’une immigration dont peu de citoyens veulent, votent des déficits considérables, espionnent les citoyens, se lancent dans des guerres qui reçoivent l’approbation de peu d’électeurs, dépensent notre argent dans des subventions pour des groupes d’intérêts, signent des accords — comme l’union monétaire dans l’UE ou l’OTAN — qui bénéficient aux improductifs aux dépens des personnes productives. Etait-ce ce que nous voulions démocratiquement ou était-ce ce que les dirigeants voulaient ?

Combien de gens seraient prêts à transférer volontairement des milliers de dollars vers le compte en banque de l’État pour que des soldats puissent combattre en Afghanistan en leur nom ? Pourquoi ne demandons-nous pas l’avis du peuple ne serait-ce qu’une seule fois ? N’est-il pas celui qui dirige ?

On dit souvent que la démocratie est une bonne manière de limiter le pouvoir des dirigeants, mais comme nous le voyons c’est là un autre mythe. Les dirigeants peuvent faire à peu près tout ce qu’ils veulent.

Au surplus, le pouvoir des hommes politiques s’étend bien plus loin que leur actions au parlement et au sein du gouvernement. Lorsque les électeurs leur retirent leur pouvoir, ils réussissent souvent à occuper des postes grassement payés au sein des innombrables organisations qui existent en symbiose avec l’État — les chaines de télévision, les syndicats, les associations du bâtiment, les universités, les ONG, les groupes de lobbying, les think tanks, et les milliers d’entreprises de conseils qui vivent de l’État comme de la mousse sur un tronc d’arbre pourri. En d’autres termes, un changement de gouvernement ne signifie pas forcément un changement de qui possède le pouvoir dans la société. Dans une démocratie, les responsabilités sont beaucoup plus diffuses qu’on croit.

Il est aussi à noter que participer aux élections aux États-Unis est loin d’être simple. Pour être autorisé à participer à des élections au niveau fédéral, il vous faut respecter une réglementation qui couvre 500 pages. Les règles sont si complexes qu’elles ne peuvent pas être comprises par les profanes.

Pourtant, malgré tout cela, les avocats de la démocratie insistent toujours sur le fait que « nous avons voté pour » dès qu’un gouvernement met en place une nouvelle loi. Cela implique que « nous » n’avons plus le droit de nous opposer à une telle mesure. Mais cet argument est rarement utilisé uniformément. Les homosexuels l’utiliseront pour défendre leurs droits, mais ne l’acceptent pas quand un pays démocratique interdit l’homosexualité. Les activistes pro-environnement exigent que des mesures environnementales décidées démocratiquement soient mises en place, mais ne se gênent pas pour organiser des manifestations illégales lorsqu’ils sont en désaccord avec les autres décisions prises démocratiquement. Dans ces derniers cas, il semble que « nous » n’avions pas voté pour.
Frank Karsten




Dans Dépasser la démocratie, Karel Beckman et Frank Karsten réfutent 13 grands mythes sur lesquels la démocratie est habituellement fondée. Qui plus est, ils offrent une alternative attrayante : une société volontaire, fondée sur les libertés individuelles.


"On devient esclave dans notre propre pays, c'est ça la réalité".



mardi, novembre 20, 2018

17 novembre, de la jacquerie au redressement

Des royalistes (mouvement du Lys noir) veulent construire le nouveau Royaume de France constitué de "cantons-républiques" quasi souverains, à démocratie directe.



(...) ce à quoi l’on assiste n’est point tant la "fin du monde" que celle d’un monde ;
 que tout achèvement d’un cycle s’accorde avec le commencement d’un autre ; 
que l’aspect maléfique est toujours partiel et provisoire, 
qu’il a sa raison d’être dans la mesure où 
il permet l’épuisement de toutes les potentialités inférieures. 
C’est à l’extrême limite de la désagrégation
 que se produira le redressement ultime et intégral. 
(Jean BIES)



"Ce monde est détestable, constate Emmanuelle Ménard. Il est dur, sans âme, sans lendemain qui chante pour toute une France déclassée, délaissée, humiliée, celle qui porte des gilets jaunes comme le drapeau d’une nouvelle révolte.

Cette France périphérique – celle de notre ville et de ses villages – n’en peut plus. Elle est méprisée par nos élites. Elle n’est représentée ni par les partis ni par les syndicats. Elle s’en méfie. Elle leur en veut. Ils l’ont tellement trahie. Elle se sent, elle se sait abandonnée. Qui donc peut bien se soucier de ces « ploucs », de ces indigènes qui vivent loin des métropoles, de leurs aéroports et de leurs Zénith.

Ils sont pourtant la majorité de ce pays. Mais à Paris et dans les médias, on leur préfère les minorités, « visibles » ou sexuelles. Le Marais a plus de charme qu’une banlieue pavillonnaire. Et s’afficher aux côtés de « déboutés du droit d’asile » est décidément plus seyant que de servir des repas chauds – non certifiés halal – avec les vieux bénévoles de Saint-Vincent-de-Paul.

Il faut dire que nos sans-dents sont imprévisibles. Ni à gauche ni à droite. Mais forts de plein d’évidences. Non, on ne peut pas se passer de voiture quand on habite dans l’arrière-pays. Même si l’on doit se contenter de faire des demi-pleins. Non, ils n’acceptent pas que, dans le budget de la Sécurité sociale, l’augmentation des pensions de retraites et des allocations familiales soit plafonnée à 0,3 % quand il est prévu d’augmenter de 1,6 % les allocations des demandeurs d’asile !

C’est inacceptable, inadmissible, insupportable. Mais nos hors-sol vivent dans un autre pays, loin, très loin de ce vivre ensemble qu’ils prônent mais ne pratiquent jamais.

Alors, que faire ? On le sait, toutes les jacqueries, de tous temps, sont vouées à l’échec si elles ne trouvent de débouchés politiques. Mais comment faire quand on n’a plus confiance dans les états-majors parisiens, quand on est lassé des querelles d’ego, des divisions qui ne cachent que des rivalités, des ambitions contrariées ?"



Que faire pour mettre fin à la tyrannie de l'oligarchie qui plonge la France dans le chaos et la paupérisation ?

1) Retrouver les valeurs spirituelles de la société traditionnelle et reconnaître ceux et celles qui les incarnent.


"Toutes les formes traditionnelles de civilisation sont caractérisées par la présence d'êtres qui, du fait de leur "divinité", c’est-à-dire d'une supériorité, innée ou acquise, par rapport aux conditions humaines et naturelles, incarnent la présence vivante et efficace du principe métaphysique au sein de l'ordre temporel. Tel est, conformément à son sens étymologique profond et à la valeur originelle de sa fonction, le pontifex, le "constructeur de ponts" ou de "voies" - le sens archaïque de pons était aussi celui de "voie" - entre le naturel et le surnaturel. Traditionnellement le pontifex s'identifiait d'ailleurs au rex, selon le concept unique d'une divinité royale et d'une royauté sacerdotale. "Il était conforme à l'usage de nos ancêtres que le roi fût également pontife et prêtre", rapporte Servius, et l'on trouve, dans la tradition nordique, cette formule: "que celui qui est le chef soit, pour nous, le pont". 

Ainsi les vrais rois incarnaient, d'une façon stable, cette vie qui est "au-delà de la vie". Soit par leur simple présence, soit par leur médiation "pontificale", soit en vertu de la force des rites, rendus efficaces par leur pouvoir et les institutions dont ils constituaient le centre, des influences spirituelles rayonnaient dans le monde des hommes, se greffant sur leurs pensées, leurs intentions et leurs actes, endiguant les forces obscures de la nature inférieure, ordonnant l'ensemble de la vie en vue de la rendre apte à servir de base virtuelle à des réalisations de lumière, favorisant les conditions générales de prospérité, de "salut" et de "fortune".

Le premier fondement de l'autorité et du droit des rois et des chefs, la raison pour laquelle ils étaient obéis, craints et vénérés dans le monde de la Tradition, était essentiellement leur qualité transcendante et non humaine, considérée, non comme une expression vide, mais comme une puissante et terrible réalité. Dans la mesure même où l'on reconnaissait la prééminence ontologique de ce qui est antérieur et supérieur au visible et au temporel, on reconnaissait immédiatement à ces êtres un droit souverain, naturel et absolu. Il est une conception que l'on ne trouve dans aucune civilisation traditionnelle et qui n'est apparue que dans les temps de décadence qui suivirent : c'est la conception purement politique de l'autorité suprême, l'idée qu'elle se fonde sur la simple force et la violence, ou sur des qualités naturelles et séculières, comme l'intelligence, la sagesse, l'habileté, le courage physique, la sollicitude minutieuse pour le bonheur matériel collectif. Son fondement a toujours eu, au contraire, un caractère métaphysique. 

Ainsi donc l'idée selon laquelle les pouvoirs sont conférés au chef par ceux qu'il gouverne, selon laquelle son autorité est l'expression de la collectivité et doit être soumise au vouloir de celle-ci - cette idée est absolument étrangère à la Tradition. [...]

A la racine de tout pouvoir temporel, se trouvait donc l'autorité spirituelle, considérée, en quelque sorte, comme celle d'une "nature divine sous une forme humaine". D'après la conception indo-aryenne, par exemple, le souverain n'est pas un "simple mortel", mais bien "une grande divinité sous une forme humaine". [...]

2) Abolir l'oligarchie républicaine et contrer le déchaînement des forces infra-humaines.

(...) dans le monde moderne, humanisé et privé de la dimension de la transcendance, il était fatal que disparût toute loi s'inspirant d'un principe de hiérarchie et de stabilité, même sur le plan le plus extérieur, et que l'on aboutit à une véritable atomisation de l'individu, non seulement en matière de religion, mais aussi dans le domaine politique, en même temps que la méconnaissance de toute valeur, de toute institution, et de toute autorité traditionnelle. [...]


(...) l'écroulement se poursuit : du personnel on rétrograde dans l'anonyme, dans le troupeau, dans la quantité pure, chaotique et inorganique. Et de même que la construction scientifique a cherché, en agissant de l'extérieur, à recomposer la multiplicité des phénomènes particuliers désormais privés de cette unité intérieure et véritable qui n'existe que sur le plan de la connaissance métaphysique de même les modernes ont cherché à remplacer l'unité qui résultait, dans les sociétés antiques, des traditions vivantes et du droit sacré, par une unité extérieure, anonyme, mécanique, dont tous les individus subissent la contrainte, sans n'avoir plus entre eux aucun rapport organique et sans apercevoir de principes ou de figures supérieures, grâce auxquels l'obéissance soit aussi un assentiment et la soumission une reconnaissance et une élévation. Essentiellement fondés sur les données de l'existence matérielle et de la vie purement sociale, dominée sans lumière par le système impersonnel et nivellateur des "pouvoirs publics", des êtres-masse font ainsi leur apparition, qui font une inversion de l'état de l'individualisme. Qu'ils se présentent sous le masque de la démocratie ou bien d'Etats nationaux, de républiques ou de dictatures, ces êtres ne tardent d'ailleurs pas à être entraînés par des forces infra-humaines indépendantes.



dimanche, novembre 18, 2018

Les principaux signes annonciateurs de la fin du monde selon diverses traditions



Les principaux signes annonciateurs de la fin du monde selon diverses traditions 



Pierre-Yves Lenoble



Dégénérescence de l'humanité, divisions et dissensions familiales


Seconde bataille de Mag Tured (vieux récit irlandais) : « Je verrai un monde qui ne me plaira pas ; été sans fleurs, vaches sans lait, femmes sans pudeur, hommes sans courage, (…), mauvais avis des vieillards, mauvais jugement des juges, chaque homme sera un traître ».

Völuspa (45) : « Les frères s'entrebattront et se mettront à mort ».

Ovide, Les métamorphoses (L. I) : « On vit de rapt ; l'hôte n'est pas en sécurité auprès de son hôte, ni le gendre auprès de son beau-père ; entre frères même, la bonne entente est rare. L'époux est une menace pour la vie de son épouse, l'épouse pour celle de son mari ».

Vishnou-Purâna (L. VI) : « Les femmes n'obéiront pas aux maris et aux parents. Elles seront égoïstes, abjectes, désaxées, menteuses, et c'est à des dissolus qu'elles s'attacheront (…) Elles deviendront simplement un objet de satisfaction sexuelle ».

Lingâ-Purâna : « On tuera les fœtus dans le ventre de leur mère ».

Ibn 'Amr affirme que le prophète a dit : « L'Heure ne viendra pas avant qu'apparaissent la bassesse et la vulgarité, les liens de parenté seront rompus et le mauvais voisinage se répandra » (Hadith rapporté par Ahmad). 

Calamités naturelles

Matthieu (XXIV, 7) : « On verra s'élever nation contre nation, royaume contre royaume, et il y aura des pestes, des famines et des tremblements de terre en divers lieux ».

Maslama Ibn Nufayl affirme que le prophète a dit : « Avant l'Heure, il y aura une épidémie sévère et après viendront les années de séismes » (Hadith rapporté par Ahmad).

Vishnou-Purâna (L. IV) : « La terre ne sera respectée qu'à cause des trésors minéraux qu'elle renferme ».

Ovide, Les métamorphoses (L. I) : « Les hommes ne se bornèrent point à demander à la terre ses moissons et ses fruits, ils osèrent pénétrer dans son sein; et les trésors qu'elle recelait, dans des antres voisins du Tartare, vinrent aggraver tous leurs maux. Déjà sont dans leurs mains le fer, instrument du crime, et l'or, plus pernicieux encore. La Discorde combat avec l'un et l'autre ». 

Régression des castes et métissage

Lactance, Institutions divines (VII, 17) : « Tout sera confus, contraire au droit divin et au droit naturel, tout sera mêlé ».

Dans le célèbre « hadith de Gabriel », le prophète Mohammed cite parmi les signes de l'Heure : « Lorsque la servante engendrera sa maîtresse, et que tu verras les va-nu-pieds, les pâtres, se faire élever des constructions de plus en plus hautes ».

Vishnou-Purâna (L. VI) :« Les gens du kali-yuga (l'âge sombre) prétendront ignorer les différences des races et le caractère sacré du mariage, la relation de maître à élève, l'importance des rites. Durant le kali-yuga des gens de toutes origines épouseront des filles de n'importe quelle race ». 

Apocalypse syriaque de Baruch (LXX, 5) : « Les sages se tairont et les fous parleront ».


Rapidité croissante de l’existence

Vishnou-Purana (IV) : « Brève sera leur vie, insatiables leurs désirs, et ils seront impitoyables. L’impiété prévaudra parmi les hommes déviés par l’hérésie et la durée de leur vie sera de ce fait plus brève ».

Hadith extrait d’El-Bokhâri (XCII, XXV, 2) : « (…) L’Heure dernière arrivera si subitement que celui qui est en train de rendre étanche son bassin n’aura pas le temps de s’y abreuver. L’Heure dernière sera si soudaine, que celui qui sera en train de porter un mets à sa bouche n’aura pas le temps de le manger ».

Deuxième Épître de Pierre (III, 10) : « Il viendra, le Jour du Seigneur, comme un voleur ».

Dictons populaires : « A la diable » = à la va-vite ; « La lenteur est de Dieu, la hâte est de Satan ».

Disparition ou parodie du Sacré

Marc (XIII, 22) : « Il surgira, en effet, des faux Christs et des faux prophètes qui opéreront des signes et des prodiges pour abuser, si possible, les élus eux-mêmes ».

Vishnou-Purâna (L. VI) : « A mesure que l’hérésie fera de nouveaux progrès, les sages pourront apprécier le développement de l’âge de Kali. C’est proportionnellement à cette diminution du nombre des hommes pieux adhérents aux leçons des Védas, au relâchement des personnes attachées à la vertu, et au déclin du respect pour les professeurs des Védas que les sages constateront l’accroissement de l’influence de l’âge de Kali ».

Corpus Hermeticum (T. 1) : « L’homme religieux passera pour un fou, l’impie pour un sage, les furieux pour des braves, les plus mauvais pour les meilleurs. L’âme et toutes les questions qui s’y rattachent — est-elle née mortelle, peut-elle espérer conquérir l’immortalité ? — tout ce que je vous ai exposé ici, on ne fera qu’en rire, on y verra que vanité. Il y aura même, croyez-moi, danger de mort pour qui gardera la religion de l’intelligence. On établira des droits nouveaux, une loi nouvelle, pas une parole, pas une croyance sainte, religieuse, digne du ciel et des choses célestes. Déplorable divorce des Dieux et des hommes ! Il ne reste plus que les mauvais anges, ils se mêlent à la misérable humanité, leurs mains sont sur elle, ils la poussent à toutes les audaces mauvaises, aux guerres, aux rapines, aux mensonges, à tout ce qui est contraire à la nature des âmes. La terre n’aura plus d’équilibre, la mer ne sera plus navigable, le cours régulier des astres sera troublé dans le ciel. Toute voix divine sera condamnée au silence, les fruits de la terre se corrompront et elle cessera d’être féconde ; l’air lui-même s’engourdira dans une lugubre torpeur. Telle sera la vieillesse du monde, irréligion et désordre, confusion de toute règle et de tout bien ».


BLOG de Pierre-Yves Lenoble : http://sophiaperennis.unblog.fr/

samedi, novembre 17, 2018

L'Ancien Testament, son Dieu et ses mensonges


Dans l'Église primitive, les chrétiens marcionites rejetaient la Loi ancienne de Moise et du peuple d’Israël. Marcion de Sinope (85 -160) était l'inspirateur de ce courant chrétien qui écartait la Torah et tout ce qui, dans la littérature néotestamentaire, portait la marque du judaïsme. Marcion affirmait que le Dieu créateur présent dans l’Ancien Testament n’a rien à voir avec le Dieu d’amour du Nouveau Testament. Mais en l'an 144, pour la plus grande gloire du terrible Jéhovah, les prélats de l'Eglise déclarèrent Marcion hérétique.


Qui est réellement Jéhovah ? 

Dans une interview intitulée "La tyrannie cachée", un Juif nommé Harold Rosenthal, assistant du sénateur Javits de New York, affirme que le peuple juif a fabriqué certains "mensonges qui servent à dissimuler leur nature et à protéger leur statut et leur pouvoir." Rosenthal démystifie le mensonge communément admis que les Juifs sont le peuple élu de Dieu. Il dit carrément le contraire : "La plupart des juifs n’aiment pas l’admettre, mais notre dieu est Lucifer, et nous sommes son peuple élu".

Usurpation biblique 

Henry Makow, auteur juif de nombreux livres sur l'histoire occulte des maîtres du monde, écrit dans son blog : "L’objectif de Lucifer est d’usurper le rôle de Dieu." [...]


Marques du démon

"L’étoile juive à six branches, poursuit Makow, est le plus haut symbole de l’occulte et possède des noms différents – l’étoile de Moloch/Saturne/Chiun/Remphan. Il est un symbole de l’union du mâle et de la femelle et est identique dans un sens à l’équerre et au compas maçonnique, qui est aussi un symbole à six branches autour de la lettre « G » signifiant l’acte sexuel générateur. En lieu et place de la lettre « G », nous trouvons au milieu הוהי sur de nombreuses étoiles juives.

Le symbole hébreu יח porté autour du cou de nombreux Juifs, symbolise soi-disant la "vie" (lachaim). Le mot signifie littéralement une "chose vivante" ou "bête", ce symbole représente "La Bête".

Le nom juif pour Dieu est représenté par le tétragramme הוהי (YHVH) pouvant être prononcé Yahvé ou Jéhovah. La signification du nom de Dieu est soulignée à plusieurs reprises tout au long des Écritures.
Traduite en hébreu, la vraie définition de l’Éternel (Yah-Hovah) se révèle : "Yah" signifie "dieu" ; "Hovah" se traduit par "l’impatience de la convoitise, la chute, le désir, la ruine, la calamité, l’iniquité, la malice, la méchanceté, le malin, le pervers, le méchant".


Jéhovah est synonyme de Baal 

Baali, de ba'al ; mon maître ; Baali, un nom symbolique pour Jeovah – Baali.

L’Encyclopédie juive ("Adonaï et Baal") révèle : "Le nom Baal, a apparemment comme équivalent YHVH".

Depuis les jours de Jérémie, les Juifs ont oublié le nom de leur dieu et l’ont remplacé par le titre "Baal" ou "YHVH" : Les faux prophètes "qui pensent faire oublier mon nom [de Dieu] à mon peuple… comme leurs pères l’ont oublié pour Baal." (Jer. 23:27).

YHVH et Baal représentent tous deux le dieu de la perversion sexuelle et de la méchanceté, Satan. [...]

En vénérant leur nom de Dieu (YHVH) sans le prononcer, les Juifs créent un air de mystère et de sainteté autour du nom, tout en améliorant la curiosité entourant sa prononciation et sa puissance. Lorsque les Juifs et les non-juifs curieux voient le tétragramme "sacré" utilisé dans la pratique occulte, ils sont intrigués par la probabilité que ces sorciers aient exploité les pouvoirs mystiques de ce nom.

La sorcellerie Wicca, le Satanisme, le Tarot, le Catholicisme occulte, la Franc-maçonnerie et la Kabbale utilisent leur connaissance du "nom sacré de Dieu" comme un appât pour recruter des membres dans leur secte. Si le nom n’était pas caché, il manquerait à ces cultes un outil essentiel dans leurs processus de recrutement. Ils ne pourraient pas offrir cette connaissance si les Juifs, l’autorité auto-proclamée au sujet de Dieu, prononçaient ouvertement ce nom."

Mythes et mythomanie de l'Ancien Testament

"Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge." (Jean 8:44)

L'entité sioniste, avec le soutien aveugle des USA, intrigue et sème la discorde, la destruction et la mort pour contrôler une région qui s'étend du Nil à l'Euphrate. 

Pour justifier la colonisation, l'apartheid, les opérations militaires (quasiment génocidaires)..., les sionistes prétextent des droits octroyés par la Bible : "En ce jour-là, l'Éternel fit alliance avec Abraham, et dit : Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d'Égypte jusqu'au grand fleuve, au fleuve d'Euphrate, le pays des Kéniens, des Keniziens, des Kadmoniens, des Héthiens, des Phéréziens, des Rephaïm, des Amoréens, des Cananéens, des Guirgasiens et des Jébusiens." (Genèse 15.18-21). 

"Pour les juifs, dit Laurent Guyénot, les prophéties de domination mondiale sont toujours d’actualité. Même la destruction de la Syrie est programmée littéralement en Isaïe, le prophète le plus souvent cité par les sionistes : « Oracle sur Damas. Voici Damas qui cesse d’être une ville, elle va devenir un tas de décombres » (Isaïe 17,1-2)". 


Quand l'archéologie s'en mêle

L'archéologie annule les prétendus droits d'Israël sur les terres des Palestiniens et les territoires s'étendant du Nil à l'Euphrate.

"La saga historique, écrit Israël Finkelstein, que nous conte la Bible - depuis la rencontre entre Dieu et Abraham, qui incita ce dernier à émigrer vers Canaan, jusqu'à la libération des enfants d'Israël du joug de la servitude, sous la conduite de Moïse, suivie de l'émergence et de la chute des royaumes d'Israël et de Juda - ne doit rien à une quelconque révélation miraculeuse ; elle est le brillant produit de l'imagination humaine."

"L'épopée des patriarches et des prophètes, d'Abraham quittant sa terre natale à l'appel d'un dieu exigeant, de Moïse ramenant d'Égypte le peuple hébreu à la conquête de sa terre promise, des grands rois David et Salomon, tout cela ne serait en effet que pure invention de scribes tardifs à l'époque du Second Temple. Aucun vestige matériel ne valide en effet une telle saga à l'Âge de bronze. Tout juste quelque stèle de pharaon mentionnant au XIIe siècle avant l'ère le nom d'Israël parmi son tableau de victoires. Aucune trace probante des Hébreux dans l'Égypte des pharaons, ni de l'exode dans le Sinaï, ni de villes fortifiées comme Jéricho, ni de palais de Salomon à Jérusalem, ni même de culte monothéiste avant les derniers siècles précédant l'ère. Les livres de l'archéologue israélien Israël Finkelstein (La Bible dévoilée) diffusent aujourd'hui ce savoir critique avec succès. Hypothèses archéologiques bien vite relayées par d'autres essais, à portée plus politique, tel celui de l'historien Shlomo Sand qui dévoile la fiction nationale d'Israël (Comment le peuple juif fut inventé). "

Les patriarches ne sont jamais venus de Babylonie

"Les découvertes archéologiques ont contesté la crédibilité historique des récits bibliques. L’archéologie ne prouve pas leur chronologie. Si l’on en croit I R 6,1, l’époque des patriarches qui débute avec la migration d’Abraham vers Canaan remonte au XXIe siècle avant notre ère. Or, ce qui, dans le récit d’Abraham, concerne les Philistins, les Araméens et les chameaux infirme cette datation, car tous ces éléments n’existent pas en Canaan avant le XIIe siècle. Benjamin Mazar écrit que « le paysage ethnique, politico-social qui découle des récits patriarcaux convient en général à la fin de la période des Juges et au début de la royauté ». Ce qui veut dire que l’arrière-plan de l’histoire des patriarches ne se situe pas avant la sortie d’Égypte et le séjour là-bas mais des centaines d’années plus tard. Cul par-dessus tête...


Il n’y a jamais eu de sortie d’Égypte car les Hébreux (à supposer qu’ils aient existé, ce dont on n’est pas sûr) n’ont jamais résidé en Égypte

En effet, on n’a trouvé aucune inscription égyptienne confirmant la présence d’un peuple entier dans ce pays. On ne trouve mention que de bergers nomades, les « Shassou », migrant dans la région du delta du Nil en périodes de disette. Cependant il n’y a eu là qu’un phénomène très rare durant des milliers d’années et on ne constate aucune occurrence massive de cette migration. Des excavations au Tel Maskhuta, l’ancienne Pitom biblique, ont réduit à rien la présence supposée des Hébreux dans le pays de Gossen, dans le delta du Nil oriental. La ville fut détruite à l’époque du bronze moyen et n’a été réhabitée que vers la fin du VIIe siècle et au début du VIe siècle.

Le récit de l’Exode est donc fondé sur un anachronisme et peut être attribué à des réfugiés juifs du royaume de Judée à l’époque de Jérémie.


Il n’y a jamais eu de traversée du désert du Sinaï

Nul n’a jamais identifié le mont Sinaï où la Torah est censée avoir été donnée. Aucun des endroits où Israël s’est arrêté durant sa pérégrination n’a jamais été identifié. Le lieu de Kadesh Barnéa (Dt 1, 46) où Israël a résidé ne présente aucune trace de cet établissement. Le lieu n’a été habité pour la première fois qu’à partir du Xe siècle. Plus largement, on ne trouve pas de restes de l’époque du bronze tardive dans la plaine de Beershéva et Arad. Les théories identifiant le mont Sinaï dans le nord du Hejaz ou au Har Karkoum ne sont confirmées par aucune découverte archéologique. Les spécialistes estiment que ce séjour dans le désert « ne fut le fait que de quelques clans dont l’histoire propre fut élargie et “nationalisée” (sic) pour les besoins de l’idéologie théologique ».


La conquête de la terre n’a jamais eu lieu

Les fouilles, dans la vallée de Beersheva, des villes du bronze tardif, Arad et Horma censées, selon la Bible (livres des Nombres et Deutéronome), avoir ouvert la voie aux tribus d’Israël dans leur pénétration en Canaan ont montré, au terme de quinze ans, qu’il n’y avait pas d’établissements humains dans cette région durant l’âge du bronze tardif. Par conséquent, venant de Kadesh Barnéa, les tribus n’ont pas pu se confronter au roi d’Arad, à Horma comme le raconte le texte.

De même rien ne montre que Jéricho était entourée de murailles à cette époque. Même constat pour la ville de Aï (identifié à un « tel » local). Le récit de la conquête de Aï selon Josué 8 n’est pas confirmé à cette époque de la conquête bien qu’il soit plein de mentions tactiques et géographiques.

D’après d’autres archéologues il en est de même de toutes les autres villes cananéennes qui n’étaient pas fortifiées. Le discours de Moïse avertissant Israël qu’il entre dans un pays de villes fortifiées (Dt 9,1) va donc à l’encontre des découvertes archéologiques. On n’a découvert que des établissements sans fortification, parfois quelques bâtiments, le palais du potentat local et pas de vraies villes. Le déclin des villes cananéennes a commencé bien avant l’invasion supposée et ne découle pas d’elle. « On peut expliquer la puissance des villes cananéennes rapportées par les descriptions bibliques en fonction d’une intention idéologique qui avait pour but d’exalter le salut divin dans la guerre des Enfants d’Israël pour occuper la terre. »

Il faut souligner l’absence de mention dans le récit biblique de l’importance politique et militaire de l’Égypte dans le pays d’Israël aux XIIIe et XIIe siècles. Or, le pays était sous sa domination jusqu’au milieu du XIIe siècle, sous la coupe d’un pouvoir qui s’exerçait à partir de Gaza, Jaffa et Beit Shean. De nombreux restes égyptiens ont été ainsi découverts des deux côtés du Jourdain. Ce qui veut dire que le rédacteur de ce récit n’avait pas connaissance à l’époque où il l’écrivit de cette domination égyptienne. Le terrain infirme donc le récit biblique de la description de Canaan, avec des villes décrites comme fortifiées, immenses, leur sommet dans les cieux. « L’héroïsme des conquérants, peu nombreux face à de grandes multitudes, et le salut d’un Dieu qui combattait pour son peuple sont les causes de cette reconstitution théologique sans aucune base factuelle. »


Israël n’est pas Israël : les Hébreux sont des Cananéens

S’il n’y a aucune preuve de la sortie d’Égypte, de la traversée du désert du Sinaï, de la conquête militaire de Canaan, qui sont donc « les enfants d’Israël » ? Le nom d’Israël n’est rappelé qu’une seule fois dans une stèle égyptienne, de Merneptah, roi d’Égypte. Le pharaon qui célèbre sa victoire sur Canaan parle de villes et d’un groupe spécifique non citadin, nommé Israël, dont il annonce la destruction. Ce groupe semble avoir habité la zone montagneuse du centre, où le royaume d’Israël s’établira par la suite. Rien ne prouve le récit biblique tablant sur 12 tribus, établies sur les deux rives du Jourdain.

Par contre, il a été découvert qu’au début de l’âge du bronze, dans cette région, des centaines de petits points de peuplement de cultivateurs et éleveurs ont été fondés. Si les Hébreux ne venaient pas d’Égypte, d’où sont donc sortis ces établissements ? Les archéologues « pensent » que les Hébreux étaient des nomades venant de l’autre côté du Jourdain, établis en douceur dans la zone en question. Une théorie dite « sociologique » a cours : les occupants étaient des Cananéens, des résidents de la plaine côtière révoltés contre la dictature de leurs rois. En somme, les « Enfants d’Israël » proviennent d’une révolte d’une partie de la population cananéenne passée dans la zone montagneuse qui n’était pas habitée auparavant. Finkelstein propose d’y voir des bergers qui nomadisent durant la période du bronze tardif sous prétexte que, si on a trouvé leurs tombes, on n’a pas retrouvé d’établissements fixes. Cette population aurait pratiqué une économie d’échange de viande contre des céréales avec les habitants des vallées. Avec le déclin des villes et de l’agriculture des vallées, les nomades ont été, par la suite, obligés de cultiver les céréales eux-mêmes et donc de s’installer de façon fixe.

Il faut se libérer de l’idée que les Hébreux sont d’une seule et même origine ethnique : nomades du Negev du nord, agriculteurs de la Côte en rupture, artisans proches des cours princières en déclin. Leurs nouveaux établissements qui continuèrent la tradition cananéenne ne sont devenus « judaïtes » ou « israélites » qu’avec leur inclusion dans les monarchies de Juda et d’Israël. Les chercheurs n’ont ainsi pas trouvé d’opposition entre la culture cananéenne et celle des « colons ». Dans tous les domaines, on trouve une continuité, notamment dans la céramique, et pas l’opposition polaire sur laquelle insiste la Bible. En un mot les enfants d’Israël ne viennent pas du dehors de Canaan mais sont originaires du pays. Ils sont des Cananéens.


La monarchie unie et l’importance de Jérusalem

« L’empire » de David et Salomon, de l’Euphrate à Gaza, que célèbre le texte biblique (I R 5, 4), ne se retrouve pas sur le terrain. Les trois villes construites par Salomon, Hatzor, Megido et Gezer, présentent peu de fortifications. Même des villes importantes comme Lakish et Hebron n’étaient pas très peuplées. Jérusalem n’était qu’une petite ville dotée d’une petite forteresse. Ce n’était pas la capitale d’un empire comme la Bible la décrivait. Même si l’expression de « Maison de David » est attestée dans des inscriptions découvertes dans d’autres villes, c’est l’existence d’une grande monarchie qui est contestée. La Bible n’emploie jamais l’expression de « monarchie unifiée ». « C’est une monarchie ethnique. » L’expédition du pharaon Sisak (926) ignore l’existence des royaumes de Juda et d’Israël. Sisak traversa pourtant tout le pays et mentionna les noms des villages qu’il avait détruits. S’il avait rencontré des lieux importants, il les aurait mentionnés. Salomon n’était qu’un « leader local au lieu du potentat d’un empire ». Il semble que, dès le départ, Israël et Juda étaient deux royaumes séparés, indépendants et parfois rivaux. Les auteurs du récit biblique ont transposé la description de la Jérusalem du VIIIe siècle et « rétro-projetèrent » ce paysage sur la Jérusalem du Royaume-uni. Jérusalem ne devint un centre qu’après la destruction de sa rivale Samarie.


Le monothéisme est tardif : YHVH avait une déesse comme partenaire

Les recherches archéologiques ont conduit à douter des affirmations bibliques en matière de croyance et de culte. La découverte d’une inscription désignant deux dieux, YHVH et son Ashera, de la fin de l’époque du premier temple et du début du deuxième temple, a fait douter de l’époque où le monothéisme est devenu la religion officielle des royaumes israélites. En plusieurs endroits, à ce couple est associé un autre dieu, Shamran, Telan, Netsri, ou bien Baal et El. Ces inscriptions datent du VIIIe siècle et font penser que le triomphe du monothéisme comme religion officielle ne date que de la fin du royaume de Juda et après la disparition du royaume d’Israël. Au IXe siècle, il y avait un temple à Arad avec un autel important et donc l’exclusivité d’un seul Temple à Jérusalem n’est plus évidente." 


Extrait d'un article de Shmuel Trigano, professeur de sociologie à l’université Paris X, directeur du Collège des études juives, d'après les travaux de Zeev Herzog, "La révolution scientifique dans l’archéologie de Eretz Israël" (en hébreu).

En 1999, l'article de page de couverture de Herzog dans l'hebdomadaire Haaretz, "Déconstruire les murs de Jéricho", attira l'attention du public et suscita de nombreux débats. Dans cet article, Herzog cite des preuves selon lesquelles Israël n'est pas ce que la Bible dit.
Herzog est un co-auteur du "Palais du roi David à Jérusalem a t-il été retrouvé ?"


Les chrétiens sionistes



Visiblement, les chrétiens sionistes ignorent que l'extermination de tous les chrétiens est planifiée : quand viendra le roi-Messie, il sera impitoyable à l'égard des chrétiens.

Selon des textes talmudiques, après une grande guerre pendant laquelle les deux tiers des peuples périront. "Les Juifs, vainqueurs, mettront sept ans à brûler les armes des vaincus. Ceux-ci se soumettront aux Juifs et leur feront de grands présents, mais le roi-Messie n’acceptera pas le tribut des chrétiens, qui devront être entièrement exterminés."

"Dieu nous ordonne de tuer les chrétiens. La T
orah nous dit de tuer les chrétiens car c’est des idolâtres (il est question de la Trinité) !", a récemment déclaré un colon juif :
https://www.lelibrepenseur.org/un-colon-israhellien-dieu-nous-ordonne-de-tuer-les-chretiens/