Monday, March 26, 2018

Un nouveau monachisme "chrétien"

Source des illustrations : Kayla Cohen (Facebook).

Un étrange monachisme est né en Californie


Les chrétiens de la Communauté Oikos sont naturistes et ne cherchent pas à convertir autrui à la « sainte nudité ». Ils préfèrent aimer et servir les plus démunis et les sans-abri.


La cérémonie du baptême nu 

Le baptême nu est très ancien et remonte à l'époque du Christ.

Selon les oikourgous ("membres d'Oikos", signifiant littéralement "gardiens de la maison") :

"Comme la méditation nue, le baptême nu nous amène à l'unité avec les Elohim et nous permet de faire ce que Jésus a ordonné quand il nous a dit de ne pas nous conformer au monde". […]

"Les premiers chrétiens ont été baptisés nus et il est très probable que Jésus lui-même ait été baptisé nu. Un aspect du symbolisme de la nudité est la comparaison du Christ, désigné comme "le deuxième Adam" (voir Romains 5:14, 1 Corinthiens 15: 22,45), avec le premier Adam avant la Chute."

Saint Chrysostome, parlant du baptême, dit : "Les hommes étaient nus comme Adam au paradis ; mais avec cette différence ; Adam était nu parce qu'il avait péché, mais dans le baptême, un homme est nu pour être libéré du péché ; l'un a été dépouillé de sa gloire qu'il avait autrefois, mais l'autre s'est dépouillé du "vieil homme" et il a fait aussi facilement que l'on retire ses vêtements."




La sexualité


La communauté Oikos ne partage pas les opinions dominantes de l'Eglise traditionnelle 
sur la sexualité et la nudité

"Nous sommes, disent les 
oikourgous, une communauté ouverte. Nous accueillons les membres LGBT. Nous avons une vision positive de la sexualité et de la nudité, et nous croyons que la culture et la société dans lesquelles nous vivons ont pollué ces deux merveilleux dons de Dieu. Alors que notre société promeut la violence, la pornographie, la guerre comme des composants acceptables de notre culture, cette même société considère la sexualité et la nudité comme des éléments négatifs. C'est là que la société a tort." 



L'enseignement

"Nous enseignons à nos membres comment s'autonomiser spirituellement afin de parvenir à l'Unité avec Dieu, qui nous a créés à Son image."



La pauvreté volontaire 

"...Notre mode de vie encourage la simplicité dans une société axée sur la richesse..."  



La justice 

La communauté est également engagée dans la justice sociale, répondant aux besoins des sans-abri et des plus pauvres parmi les pauvres... 




La vie communautaire des premiers chrétiens


Oikos Intentional Community est axée sur la vie communautaire et le service. 

Le leader de la communauté, le Révérend Dasa («Dasa», mot sanskrit qui signifie "serviteur, esclave de..."), prend les vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. Il ne possède qu'un simple dhoti, des sandales et un châle. 

Quand ils ne sont pas nus, les membres de la communauté s'habillent le plus simplement possible.



William Griffith, le 1er Révérend Dasa.

Le second Révérend Dasa, Elias A. Rosen, est Né à Haïfa en Israël. Les illustrations proviennent de la page Facebook de Kayla Cohen, également liée à Israël. Sur sa page Facebook, le premier Dasa, William Griffith, donne quelques indications sur son syncrétisme religieux (Kabbale, talmud, mysticisme oriental, gnose, occultisme...). 



Oikos, une maisonnée noachique ?

Les croyances de la communauté Oikos sont imprégnées de doctrines du New Age. Les mouvements néo-spiritualistes (néo-bouddhisme compris) convergent-ils vers une religion et une République universelles inspirées du noachisme judaïque qui s'instaure en nouveau Messie des peuples ?


Le "noachisme, écrit Pierre Hillard, s’impose de plus en plus dans les structures mentales. Ainsi, le Congrès des États-Unis a adopté dans le cadre de « l’Education Day », le 26 mars 1991, la reconnaissance des lois noachides comme socle de la société américaine. Il semblerait que les choses s’accélèrent. En effet, le 23 septembre 2012, toutes les communautés juives du monde ont appelé, par une courte prière, à l’arrivée du Messie (Mashia’h). Pour les catholiques, cela équivaut à appeler l’antéchrist. Compte tenu de la déliquescence de l’Église depuis Vatican II, cette prière est comme un appel à une mutation profonde. Il est vrai que le mondialisme est un messianisme pressé."






Saturday, March 24, 2018

Les petites sœurs des pauvres poulets


Les animaux à plumes, des ramiers, corneilles et freux, si l'on en croit Thomas de Celano, furent un jour attentifs aux paroles de François d'Assise et à son célèbre sermon qui commence avec ses mots « Mes frères les oiseaux ». 


Tous les chrétiens ne partagent pas le même sentiment fraternel du "patron céleste des écologistes" pour la gent ailée et la sous-espèce Gallus gallus domesticus, élevée pour sa chair.

Les Cisterciennes de Sainte Marie du Rivet à Auros (33124) n'ont pas besoin d'une leçon d'ascétisme de plus et sont certainement capables de s'abstenir de la chair des animaux pour se nourrir. Mais pour entretenir leur magnifique abbaye, qui date de l'époque carolingienne, elles ont besoin d'argent.


Pour ce faire, elles possèdent une ferme d'élevage de poulets. Poulets qui, expliquent-elles, « après être passés par notre petit abattoir aux normes vétérinaires, sont tout prêts à être vendus soit au magasin de l’Abbaye, soit au cours de la tournée hebdomadaire du Jeudi. »




L'économie monastique


"Vins, liqueurs, confitures, fromages, séminaires... Les ordres contemplatifs ont beau avoir fait vœu d'ascèse et d'humilité, ils n'en ont pas moins besoin d'argent. Quitte, pour certains, à adapter les règles monastiques aux exigences de la rentabilité", constate Julie Joly dans sont article intitulé "Le business des moines".

Le business des moines, une question de survie économique ! lance Bruno Dardelet. Ce laïc est directeur de la Boutique de Théophile, un magasin virtuel créé il y a quelques mois et spécialisé dans la vente sur Internet de produits monastiques (www.boutique-theophile.com). Pour lui, c'est sûr, le temps des fastes de Cluny et des vocations par milliers est bel et bien révolu. 

"Aujourd'hui, les monastères n'ont plus guère l'occasion de recevoir en cadeau ni dots ni fortunes seigneuriales", ironise-t-il. L'austérité de la Réforme et la Révolution n'y sont pas pour rien. Sans compter les guerres, les crises économiques... On évalue qu'en 1789 les revenus du clergé correspondaient à 5 milliards de nos francs (965 millions d'euros) dont 8 millions (1,5 million d'euros) revenaient aux ordres religieux. Actuellement, privé des subsides de l'Etat et du Vatican, le patrimoine des ordres contemplatifs pèse beaucoup moins lourd. 

Faute de moyens, la plupart des communautés renoncent à entretenir leurs murs, quand elles ne sont pas contraintes de vendre tout ou partie de leurs terres agricoles. Même les dons s'effritent - «Les gens préfèrent donner aux associations caritatives», reconnaît sœur Béatrice. Quant aux apports personnels des moines et moniales, inutile de miser dessus. En baisse continue depuis vingt ans, le nombre des monastères dépasse à peine les 400 en France. Et ceux qui entrent dans les ordres - 6 500 moines recensés en 2000, dont 5 000 moniales - sont rarement richissimes. (Julie Joly)

Le travail des Sœurs de l'Abbaye du Rivet




Thursday, March 22, 2018

Faut-il brûler le MAC ?


"Artiste" de fin de cycle

En 2013, Adel Abdessemed fait massacrer des animaux à coups de marteau. La souffrance animale lui procure indiscutablement du plaisir. A l'école on qualifiait son rire tonitruant de "satanique".


Artiste apprécié de riches collectionneurs

Adel Abdessemed est un des artistes les plus aimés de certains grands collectionneurs. "François Pinault lui a réservé une large place dans l'exposition que la ville de Lille a présentée de sa collection, d'octobre à décembre 2007. PS1, l'annexe contemporaine du Museum of Modern Art de New York, lui a fait l'honneur d'une exposition personnelle. Il a aussi intégré une des plus prestigieuses galeries de Manhattan, David Zwirner"... (Harry Bellet)


Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark, comme dirait William Shakespeare.


Wednesday, March 21, 2018

Festival Shambhala 2018


S
elon des auteurs, Shambhala est la capitale du monde souterrain nommé Agartha où se focalisent les pensées des adorateurs de Sanat (Kumara), le "seigneur de la flamme" et prince de ce monde. Sanat est le GADL'U des initiés qui complotent contre les populations.


Festival Shambhala 2018


Des « officines » spécialisées sont derrière certains mouvements sociaux de grande ampleur. "Prenons, dit Alexandre Lebreton, l’exemple de la ‘‘contre-culture’’ des années 60 où le réseau Tavistock a clairement piloté la diffusion et la consommation de drogues, particulièrement de LSD. Le mécontentement et les protestations de la jeunesse étaient une porte ouverte pour infuser certaines idéologies à grand renfort de drogues. Cette déstabilisation sociale allait donc être une brèche pour tester les nouvelles méthodes de contrôle telles que les festivités géantes où le LSD serait fourni à grande échelle. Ainsi de jeunes cobayes finiraient par devenir des agents de la nouvelle culture aussi connue sous le nom de New-Âge (projet spirituel d’occultistes lucifériens tels qu’Alice Bailey et Helena Blavatsky)."


Toutes les drogues sont autorisées



Au festival Shambhala toutes les drogues sont autorisées. Un stand spécial permet de vérifier la qualité des drogues utilisées. (On peut aussi tester de nouvelles drogues.)





Le CANADA

"Dès la fondation du Canada, écrit Eric Granger, l’establishment canadien était constitué majoritairement de membres en règle d’une société secrète internationale..."


Au Canada, le centre lamaïste Shambhala se joint à la Gay Pride de Halifax. C'est aussi au Canada, au « Salmo River Ranch », près de Nelson en Colombie britannique, qu'a lieu le festival de musique électronique Shambhala.

Bien entendu, l'homosexualité ne doit jamais être persécutée. Cependant, comme Laurent Glauzy, des personnes perçoivent dans certains lobbies une obscure force motrice, "une dangereuse dérive culturelle, sociale et spirituelle, allant vers une légitimation de la pédophilie. Cet objectif a pour ambition secrète de créer un homme nouveau, privé d’identité. Pour ne pas alerter l’opinion, les médias tentent de garder le silence sur les réelles intentions soi-disant égalitaristes de cette manipulation dictatoriale, tandis que le pouvoir politico-financier fait à coups de millions dollars la promotion du gender. Les défenseurs d’un tel projet, satanique, fondé sur de présupposés pseudo-scientifiques, argumentent que l’identité sexuelle provient d’une perception subjective notamment culturelle. L’idéologie du gender nie les différences biologiques et sexuelles entre l’homme et la femme. L’individu pourrait ainsi choisir son sexe. Il s’agit d’une « réattribution » sexuelle." (Laurent Glauzy)



Monday, March 19, 2018

Le bouddhisme celtique

Le Tartanyana



"Qu'est-ce qu'il faut faire
Quand on ne sait rien faire ?
On devient un homme à tout faire." 
Nino Ferrer 


Dans les années 1970, comme dans la chanson de Nino Ferrer « Les hommes à tout faire », John Perks, qui ne sait rien faire, devient l'homme à tout faire du lama tibétain Chogyam Trungpa. Perks se qualifie lui-même de « serviteur idiot » dans son livre « The Mahasiddha and His Idiot Servant ». 


Quelques années plus tard, le « serviteur idiot » réalise que parmi les nombreux disciples de Chogyam Trungpa il y a plus crétin que lui, ils sont même légion ; et ne sont pas tous radins... Bref, John Perks a la révélation de sa nouvelle vocation. Il s'installe gourou à son compte après avoir concocté une salade celto-bouddhique sans omettre de l'agrémenter de tantrisme et d'occultisme.

L'ancien larbin de Chogyam Trungpa a rapidement des disciples qui se prosternent devant lui en l'appelant "Votre Sainteté Seonaidh Perks".

Andrew Peers, "Idiot Servant" du bouddhisme celtique, suggère de créer un quatrième yana. Après les Hinayana, Mahayana et Vajrayana, il y a le  "Ticayana, dérivé de Celtica-yana, ou le Tartanyana".

Source :


His Holyness Seonaidh Perks

"La tradition celtique ressemble beaucoup à la tradition Bön du Tibet", révèle Sa Sainteté Seonaidh Perks. La couleur bleue distingue les religieux bönpo des moines bouddhistes.




Sunday, March 18, 2018

Billet d'humeur

L'instructeur spirituel et moniteur de ski : Ned Flanders



Méditation, confusion, incompréhension, soumission





par Patrick,
lecteur du blog et 
avocat d'un bouddhisme originel.
(Les sous-titres ne sont pas de Patrick)




En Orient, dans le Dharma, ou autrement dit dans la Sagesse traditionnelle fondée sur l’Eveil, aucun terme et aucune technique de ce Dharma ne correspond ni ne peut être traduit par le mot méditation [latin meditare : “s’exercer” ; racine Grecque “med ”, verbe “medomai ” : prendre soin de, médecine] et encore moins par “méditation cartésienne” du “cogito ergo sum” !

Surtout

Surtout, ne pas cogiter, s’abstenir de cogitation durant cet espace de temps de la méditation, chose très difficile car il faut arriver à sortir du piège des cogitations centrifuges : prapañca.


Samatha-bhâvanâ et Vipasyanâ-bhâvanâ 


Le mot méditation n’exprime donc en rien le sens profond du mot Sanskrit : bhâvanâ : “développement”, “cultiver”, “faire croître”, dont les deux principaux développements sont Samatha-bhâvanâ ou développement de la tranquillisation profonde, samatha, et Vipasyanâ-bhâvanâ ou Vipassanâ-bhâvanâ : développement de la Vue profonde pour “Voir les choses telles qu’elles sont” : impermanentes : anitya, insatisfaisantes : duhkha, sans-essence : anâtman vers cette Vue profonde de la connaissance du cœur, citta, distinct de la tête. Cette Vue n’est en aucun cas la vue superficielle et enfantine d’une connaissance discriminative, vijñâna, de l’intellect, du mental, manas. Lorsque cette Vue profonde s’installe, elle devient irréversible, supramondaine, par abandons successifs, par retrait des sens de leurs objets : pratyahâra, terme-clé du Yoga traditionnel, réservé à des ascètes de la voie du milieu, à des « monos », des moines.


Où sont les bons moniteurs de bhâvanâ ?


Il faut un instructeur qualifié qui connaisse parfaitement la technique et ce vers quoi elle conduit, instructeur qui ne devrait la transmettre normalement qu’à un élève qualifié et équilibré. Il n’est jamais question de profanation en ce domaine, ni d’une recette de cuisine ou d’un bricolage spirituel mondain genre New-Age, car les risques sont réels d’accentuer, d’aggraver des déséquilibres psychosomatiques de ceux qui se verraient embarqués dans ce genre de pratiques par des propagandistes inconscients. Ne pas oublier que dans tous les pays bouddhiques, la majorité des moines ne pratiquent plus les techniques de bhâvanâ ! sauf et seuls quelques-uns dits de la tradition de la forêt qui les pratiquent sérieusement, mais ils sont de plus en plus rares. Ce que l’on fait croire aux occidentaux est fallacieux.


Trois amis en quête de Sagesse


Ce livre : “Trois amis en quête de Sagesse”, par Christophe André, Alexandre Jollien et Matthieu Ricard, livre initié par le psychiatre de l’Hôpital St Anne, Christophe André, sera publié en janvier 2016 aux Editions l’iconoclaste, résultant aussi de réunions de travail au sein d’un groupe d’environ 60 personnes intéressées par le sujet, dont un seul bouddhiste, Matthieu Ricard qui pose sur la couverture du livre en question.


Un moine bouddhiste ne devrait ni adhérer ni cautionner ni faire de publicité à la radio ou à la TV. Un moine bouddhiste n’a rien à faire sur un plateau TV, ce n’est pas sa place. Les 60 personnes qui participèrent au livre sans être citées étaient pour la plupart des psy et coachs d’entreprises, représentants d’une instrumentalisation et d’une marchandisation du Dharma [nous l’avons dit, véhiculant la Sagesse traditionnelle fondée sur l’Eveil], pour, ici, gagner de l’argent en organisant des stages en entreprises pour rendre les salariés plus performants ! Ce n’est pas pour le bien des salariés mais pour le bien de l’entreprise.


Money Bliss 


A Bombay nous avons vu une jeune femme faire du coaching à des chefs d’entreprises en s’appuyant sur les enseignements de la Bhagavad Gitâ ! En France certains chefs d’entreprises utilisent la règle de St Benoît pour leurs cadres, alors que cette règle est réservée aux moines ! Pourquoi pas non plus la pratique des “Béatitudes” réservée aux moines Chrétiens ? Aujourd'hui, toutes les dérives sont permises et en cours.


On peut se détendre et se détacher mais...


Cela dit, apprendre à se détacher des identifications à ses souffrances, qu’elles soient physiques ou mentales, peut être favorable à un apaisement, mais cela ne devrait être proposé que dans un cadre respectant une éthique médicale vérifiée et en informant toujours de l’origine des pratiques proposées tout en précisant que ces pratiques proposées ne sont qu’un tout “petit aspect” d’une pratique extra-religieuse uniquement réservée aux Yogis. Car les gens finissent par croire que le Dharma, finalement, ce n’est que ce tout “petit aspect” qui leur est présenté. Et bien, NON !


Les dangers de la méditation


Voyons maintenant les dangers de la méditation mal enseignée, mal conduite par cette “mindfulness” de salon comme on soigne la constipation par le Yoga. Lorsque vous cherchez le calme sur le coussin, que ce passe-t-il la plupart du temps ?


Il faut savoir qu’en “méditation” la majorité des pratiquants dorment, rêvent ou cogitent sur tout et n’importe quoi. Car, stopper le flot des pensées est extrêmement difficile, impossible pour la plupart. Mais, il y a plus grave. Il arrive souvent que des remontées de souvenirs douloureux, des mémoires enfouies dans le subconscient, resurgissent au niveau conscient, comme des chocs post-traumatiques d’un passé que l’on croyait oublié ! Comment voulez-vous dire aux pratiquants : “Ne vous identifiez à rien !” Ce n’est pas possible !


Que dira l'instructeur de Patrick ? 


Notre Instructeur nous dira : “On ne parle pas de méditation bouddhique à des profanes, car celui qui le fait en subit les conséquences tôt ou tard.”


Remontée de souvenirs « acides »


Ces remontées des mémoires peuvent provoquer des décompensations psychiques de névroses voire de psychoses, aggraver un état de santé déjà précaire, dépressif ou sub-dépressif comme c’est souvent le cas. Il est d’une grande responsabilité de la part des coachs d’entreprises de jouer les thérapeutes imprudents, alors qu’ils sont généralement totalement ignorants de la puissance du subconscient.


Méditez pour être plus efficace et taisez-vous !


Enfin, nous pouvons dire que ces techniques sont aussi un moyen de faire taire les salariés en les faisant culpabiliser du fait que s’ils disent avoir trop de travail, de ne plus pouvoir assurer les surcharges professionnelles, il leur est répondu que c’est parce qu’ils ne savent pas s’organiser ! Ce fut la réponse de notre ancienne ministre de la santé aux 8 urgentistes en grève à l’hôpital de Grenoble qui appelaient au secours, tant ils n’en pouvaient plus. Voilà à quoi, aussi, peuvent servir les techniques de méditation dans les mondes des entreprises : à vous faire taire, à vous demander d’accepter l’insupportable, à vous soumettre, à obéir.


S’asseoir en bonne compagnie


En résumé, la méditation assise bien conduite est réservée à des gens équilibrés, mais n’existe en fait que pour les seuls ascètes qui l’utilisent comme moyen technique, comme moyen habile, sur leur cheminement en connaissance des fondamentaux du Dharma.



Merci Marion !


Nous terminerons en remerciant Marion Dapsance pour ces deux livres “Les dévots du Bouddhisme” et “Qu’ont-ils fait du Bouddhisme ?” publié en début 2018. Elle a œuvré pour la santé des gens, au sens du droit de retrait, du principe de précaution, du droit d’alerte, toutes expressions du Droit Français. Son dernier ouvrage est salutaire pour apprendre à réfléchir. Quant à ces bouddhistes qui sont en désaccord avec elle, nous leur disons qu’ils sont dans l’erreur par leurs “vues fausses” : mithyâ drstya. Qu’ils apprennent donc à réfléchir et ce n’est pas trop tard.


Nous (Patrick)

Nous sommes en accord avec la démarche du dialogue inter-religieux entre gens intelligents et non sectaires, car il est visible un peu partout que les sectarismes prennent de plus en plus d’ampleur dans les bouddhismes affadis et extrémistes, ce qui est tout de même un comble. La plupart des bouddhistes ne connaissent pas grand chose à la Doctrine et leurs moniteurs non instruits non plus. Les instructeurs véritables deviennent rares et les moniteurs prospèrent. C’est ainsi !


Vous [ami(e) lecteur-lectrice], vous êtes dans la panade !


Quant à la compassion, elle est devenue un slogan publicitaire pour réduire à néant votre capacité à réfléchir !



Qui connaît Karunâ de nos jours ?



Karunâ en Sanskrit signifie : AMOUR AGISSANT, ce qui est différent de “compassion” : “souffrir avec”, mais qui ne pousse pas nécessairement à AGIR par AMOUR.



Le dessin envoyé par Patrick (à méditer avec un minimum de prapañca) :





Saturday, March 17, 2018

Quand un lama...

Quand un lama...
rencontre un autre lama...



Ils se racontent des histoires de lamas.


Dudjom Rinpoché et Dilgo Khyentsé de la bande des gais lurons qui transformèrent un ouvrier britannique en lama docteur en psychologie tantrique. Pour en savoir plus sur le néo-bouddhiste Ngak'chang ou "Rosbif Rinpoché" LIRE








Thursday, March 15, 2018

13 février, jour de carnaval


Lui, il se fait appeler Ngak'chang Rinpoché. Ce Britannique, ancien ouvrier d'usine, a renoncé à se faire exploiter par les capitalistes de sa Gracieuse Majesté. Il a troqué sa salopette de travail contre l'habit de lama docteur en psychologie tantrique tibétaine de l'Université Visava Bharati.

Elle, Khandro Déchen, est la réincarnation d'une Tibétaine, une certaine A-yé Khandro.


Selon sa biographie officielle : Khandro Déchen "inspire les gens par son rayonnement et sa simplicité surprenante..." 

La surprenante simplicité des néo-nyingmapa


Le carnaval toute l'année

Ngak'chang Rinpoché déclare à qui veut l'entendre qu'il est la réincarnation d'Aro Yeshé, le fils d'une visionnaire (Khyungchen Aro Lingma), fondatrice de la lignée Aro.

Entre 1970 et 1984, au lieu d'aller travailler dans son usine de Grande-Bretagne, Ngak'chang Rinpoché a passé de longues périodes dans l'Himalaya à recevoir des enseignements et des transmissions d'une bande de gais lurons tantriques :



Kyabjé Düd'jom Rinpoché,
Kyabjé Dilgo Khyentsé Rinpoché, 
Künzang Dorje Rinpoché,  
Jomo Sam'phel Déchen Chhi'mèd Rig'dzin Rinpoché.



Le lamaïsme changea aussi le destin d'un autre prolétaire britannique, installateur d'équipements chirurgicaux (surgical fitter) au chômage, un certain Cyril Henry Hoskin (1910-1981), alias docteur Carl Kuon Suo, alias Lobsang Rampa.

Fils de prolos et lama des gogos


Wednesday, March 14, 2018

Voyage psychédélique dans le bardo des lamas tibétains


Le lama Govinda et Timothy Leary




Voyage psychédélique dans le bardo (état intermédiaire) des lamas tibétains 


Tout le monde peut franchir les espaces illimités de la conscience et trouver la sagesse avec 500 mg d'acide lysergique diéthylamide (LSD), si l'on en croit Timothy Leary.

Timothy Leary a co-écrit un célèbre Manuel du voyage psychédélique basé sur Le Livre des Morts Tibétain après avoir passé sept mois à étudier le lamaïsme sous la direction du Lama Govinda à Kasar Devi Ashram près d'Almora, dans le nord de l'Inde.

Anagarika Govinda, de son vrai nom Ernst Lothar Hoffman (1898-1985), était le fondateur de l'ordre Arya Maitreya Mandala du bouddhisme tibétain. Avant de devenir un lama marié, Ernst Lothar Hoffman était un simple moine soumis à la chasteté monastique de la tradition Théravada. Il était alors très critique à l'égard du bouddhisme magique du Tibet qu'il estimait démoniaque. Mais, dans le nord de l'Inde, en tentant de convertir les adeptes du lamaïsme au véritable bouddhisme, il fut subjugué par le lama Tomo Geshe Rinpoché (1866-1936) et probablement par une séduisante « dakini ». Il épousa plus tard la photographe Ratti Petit.

L'enseignement du lama Govinda autorisa Timothy Leary à écrire : « En suivant le modèle tibétain, nous distinguons alors trois phases de l’expérience psychédélique. La première période (Chikhai Bardo) est celle de la transcendance totale – par-delà les mots, par-delà l’espace-temps, par-delà le moi. Il n’y a aucune vision, aucun sens de soi, aucune pensée. Il n’y a qu’une conscience pure et une libération extatique de toutes implications (biologiques) dans les jeux... »

En réalité, "Le Manuel du voyage psychédélique basé sur Le Livre des Morts Tibétain" de Leary et consorts est tout bonnement une œuvre contre-initiatique pouvant générer de sérieux problèmes de santé, voire provoquer la mort prématurée des imprudents adeptes du LSD.


La CIA a-t-elle lancé la contre-culture et le LSD ?


Par Interstrate 


« Si les services secrets US ont entrepris de droguer
 toute une génération d’Américains, ils l’ont fait pour 
la désorienter, l’anesthésier et la dépolitiser. » 

Carl Oglesby (1935 – 2011) 
Leader politique des années 60, 
ex-président du SDS 
(Students for a democratic society), 
professeur de Science politique 
au Massachussetts Institute of Technology (MIT) 



[…] Le LSD aurait été délibérément promu par la CIA ou des centres de pouvoir US pour fracturer le mouvement politique de gauche des années 60 qui luttait contre la guerre du Vietnam et pour plus d’égalité sociale.


C’est ce qu’a aussi fini par penser Allen Ginsberg, poète de la Beat Génération qui avait été embarqué dans la grande opération de promotion du LSD de Leary dans les années soixante. En 1977, il se demandait rétrospectivement s’il n’avait pas été le vecteur involontaire d’une « opération de contrôle mental d’ampleur mondiale qui aurait triomphalement atteint son but ».

C’était à une conférence intitulée Le LSD, une génération après, à Santa Cruz en Californie. On y retrouvait toute fine fleur de la culture psychédélique: hippies, poètes, fans de New Age et psychologues (dont beaucoup de la CIA et du MK Ultra).

Timothy Leary, gourou suprême du LSD, était là, bien sûr. Des journalistes l’y ont interrogé sur la question, et voilà ce qu’a répondu ce grand professionnel de l’esbroufe sur un ton badin :

« Ça n’était pas un accident. Tout était entièrement planifié et scénarisé par la CIA et je suis entièrement favorable à la CIA. »

Ça laisse quand même songeur. Ce qui est historiquement certain est que le psychédélisme et le Flower Power (le hippies) ont éclipsé les mouvements de gauche qui auparavant luttaient contre la guerre. Car pour Leary, la priorité était à la libération universelle de la conscience (par le LSD).


Lire la suite ICI


C.I.A. - Contre-Initiation Américaine
&

Désorienter, anesthésier et dépolitiser les populations.


Tuesday, March 13, 2018

L'AGHARTA, le monde souterrain des lamas tibétains






par Raymond Bernard

Le mot « Agharta » est d'origine bouddhiste. Il désigne un vaste Empire souterrain dont l'existence est reconnue par tous les vrais bouddhistes.

Cet Empire a des millions d'habitants, de nombreuses villes. La capitale est Shamballah, où règne le Maître suprême de cet univers étrange. En Orient, on l'appelle le Roi du Monde, et on pense qu'il donne ses ordres au Dalaï-lama, son représentant terrestre. Les messages sont transmis par des tunnels secrets reliant le Monde souterrain au Tibet. Des tunnels semblables existent au Brésil. Le Brésil et le Tibet semblent être les deux parties du monde où les contacts avec l'Agharta peuvent s'établir le plus facilement.



Le Lhassa-Shamballah express

Le célèbre philosophe et explorateur russe, Nicolas Roerich, qui a beaucoup voyagé dans l'Extrême Orient, a prétendu que Lhassa, la capitale du Tibet, était rattachée par un tunnel à Shamballah, la capitale de l'Agharta. L'entrée de ce tunnel était gardée par des lamas qui avaient ordre d'éloigner les étrangers et de ne rien dévoiler du grand secret. Certains pensent qu'un tunnel identique devait relier les chambres secrètes situées à la base de la Pyramide de Gizeh avec le Monde souterrain. C'est ainsi que les pharaons établissaient le contact avec les dieux et les surhommes vivant à l'intérieur de la Terre.

Les statues gigantesques des premiers rois et des premiers dieux d'Egypte, comme celles du Bouddha disséminées dans tout l'Orient, représentent des êtres souterrains qui vinrent à la surface aider la race humaine.

Les traditions bouddhistes disent que l'Agharta est née il y a des milliers et des milliers d'années lors-qu'un saint homme, à la tête d'une tribu, s'enfonça dans les entrailles de la Terre et disparut à jamais. Noé l'Atlante et les super-hommes de l'Agharta.

On peut dire que la civilisation de l'Agharta fait suite à la civilisation atlante, laquelle, ayant expérimenté à ses dépens que toute guerre est vaine et futile, se jura de vivre en paix à l'avenir.

Noé fut probablement un de ces Atlantes, rescapé du grand déluge. Avec un groupe de compagnons, il put s'échapper de l'Atlantide avant que celle-ci ne fût engloutie. On pense qu'il gagna le haut plateau du Brésil et s'y établit dans une ville souterraine - cela pour éviter les retombées radio-actives produites par la guerre nucléaire qui opposa l'Atlantide à une autre nation, et qui est sans doute la cause de l'anéantissement de ce continent devenu légendaire.

Les hommes de science du « monde d'en dessous » sont capables de manier des forces dont nous ne connaissons rien. Exemple : ces soucoupes volantes qui sont propulsées par une énergie nouvelle, inconnue, bien plus subtile que l'énergie atomique. Ossendowski dit que l'Agharta fourmille de villes reliées les unes aux autres par des tunnels à travers lesquels des véhicules ultra-rapides circulent à des vitesses fantastiques.

A diverses époques de l'histoire, les super hommes (ou dieux) de l'Agharta apparurent à la surface de la Terre pour enseigner la race humaine et la sauver de la guerre et de la destruction. Nous l'avons dit, la venue des soucoupes volantes après l'explosion de la première bombe atomique relève de la même démarche. Mais, cette fois, les dieux ne se sont pas déplacés eux-mêmes. Ils ont envoyé des émissaires.

Dans le « Ramayana », Rama apparaît comme un être venu du Monde souterrain de l'Agharta à bord d'un véhicule aérien qui n'est autre qu'une soucoupe volante. La tradition chinoise parle de maîtres divins arrivés, eux aussi, sur de curieux chars ailés. La même chose pour Manco Copac, le fondateur de la dynastie Inca.



 L'Etoile du Matin

Un des plus grands maîtres issus du royaume d'Agharta a été Quetzalcoatl, le prophète des Mayas et des Aztèques. Qu'il fût pour eux un étranger appartenant à une race différente (atlante), cela ne fait aucun doute. Il était blond, alors que les Indiens sont bruns. Il était grand, alors qu'ils sont petits. Il portait une barbe, alors qu'ils sont imberbes. Il fut révéré comme un sauveur par les Indiens du Mexique, du Yucatan et du Guatemala bien avant la venue de l'homme blanc. Les Aztèques l'appelèrent le « Dieu d'Abondance », et aussi « l'Etoile du Matin ». Son nom, Quetzalcoatl, signifie : serpent ailé. Le serpent symbolise la sagesse, et les ailes... eh bien, encore une fois, les ailes indiquent que Quetzalcoatl apparut aux Indiens à bord d'un engin aérien qui devait être une soucoupe volante. Après être resté quelque temps avec eux, il disparut mystérieusement de la même façon qu'il était venu. Sans doute regagna-t-il son lieu d'origine : le Monde souterrain, l'Agharta.

Quetzalcoatl était considéré comme « un homme de belle apparence, au maintien grave, blanc de peau et barbu, vêtu d'un grand manteau flottant ». On l'avait appelé aussi Huemac, à cause de sa grande bonté et de sa vertu. Il enseignait aux Indiens le chemin du bien. Il essayait de les conduire vers un certain idéal en leur conseillant de résister aux tentations avilissantes et de pratiquer la chasteté. Il condamnait la violence sous toutes ses formes. Il instituait un régime végétarien à base de blé, préconisait le jeûne et l'hygiène corporelle. Selon l'archéologue Harold Wilkins, il fut aussi le maître spirituel des anciens habitants du Brésil.

Mais, voyant le peu de cas que les Indiens faisaient de son enseignement, Quetzalcoatl les quitta, non sans leur avoir dit qu'il reviendrait un jour. Certains faits ultérieurs semblent prouver qu'il « monta » au ciel, c'est-à-dire qu'il s'envola dans un engin. En effet, au moment où Cortez envahit le Mexique, l'empereur Montezuma crut que Quetzalcoalt était de retour, comme il l'avait annoncé dans le passé, cela parce qu'une boule de feu était apparue au-dessus de la ville de Mexico, tournoyant, virevoltant dans tous les sens, plongeant le peuple dans la stupeur et l'affolement, et détruisant en fin de compte le temple du dieu de la guerre. Cette boule de feu n'était-elle pas la soucoupe volante utilisée par Quetzalcoalt pour ses voyages ?



Une race "supérieure"

Selon Donnelly, dans son livre : L'Atlantide, monde antédiluvien, les dieux des anciens n'étaient autres que les seigneurs de l'Atlantide, membres d'une super-race qui dirigeait les destinées de notre monde, et qui continuait de vivre et de se développer dans les entrailles de la Terre.

Des villes souterraines à des niveaux variés. L'Agharta, continuation de l'Atlantide... L'Agharta qui s'étend à toutes les parties du monde à travers un réseau de passages souterrains. Dans son ouvrage "Bêtes, Hommes et Dieux", Ossendowski évoque cette vaste trame de tunnels qui passe sous les océans et sous les continents, et qui a été construite par une race préhistorique remontant à la plus haute antiquité.

C'est au cours de ses voyages en Mongolie que des lamas l'instruisirent de l'existence d'un empire situé à l'intérieur de la croûte terrestre, et qui serait différent de celui qui se tient plus profondément au centre même du globe.

Huguenin, dont nous avons mentionné les écrits sur les soucoupes volantes, croit qu'il existe un grand nombre de villes souterraines à des profondeurs variées, habitées par des êtres évolués à côté desquels nous ne sommes que des barbares. Il reproduit dans son livre un croquis de l'intérieur de la Terre montrant des cités souterraines à des niveaux divers et reliées entre elles par des tunnels. Ces cités ont été bâties dans d'immenses cavités. Shamballah, la capitale, se situerait, suivant Huguenin, au centre de la planète et non dans la croûte solide.

Ossendowski écrit à ce sujet :

« Les cavernes souterraines d'Amérique sont habitées par un ancien peuple qui a disparu de notre monde. Ce peuple, ainsi que le territoire qu'il occupe, sont sous la dépendance suprême du Roi du Monde. L'Atlantique et le Pacifique étaient autrefois le siège de vastes continents qui furent plus tard submergés, et leurs habitants trouvèrent asile dans le Monde souterrain. Les cavernes les plus profondes sont éclairées par une lumière resplendissante qui fait pousser les céréales et donne aux habitants une vie très longue, exempte de maladies. »



La Race qui nous supplantera


Bulwer Lytton (connu dans le monde entier par son fameux roman : Les Derniers Jours de Pompéi) a écrit aussi des oeuvres ésotériques. En particulier un ouvrage intitulé : The Coming Race (La Race qui nous supplantera), dans lequel il décrit une civilisation très en avance sur la nôtre qui se cache dans des cavernes au centre de la Terre. Ces cavernes sont éclairées par une lumière très forte qui semble provenir de l'électrification de l'atmosphère. Les habitants sont végétariens. Ils ne se déplacent pas en marchant, mais en volant à l'aide d'engins dont le fonctionnement nous serait incompréhensible. Ils ne connaissent pas la maladie, vivent longtemps, peutêtre des siècles. Leur organisation sociale est parfaite. Il n'y a pas d'exploitation. Chacun reçoit ce dont il a besoin.

Ossendowski, Huguenin, Bulwer Lytton... ils se retrouvent tous pour décrire le même monde intérieur, avec sa civilisation évoluée, ses cités souterraines reliées par des tunnels.


Raymond Bernard, "LA TERRE CREUSE - La plus grande découverte géographique de l'histoire humaine". Traduit de l'américain par Robert Genin. 





Bernard contre Bernard

Un spécialiste de l'ésotérisme, Jean-Louis Bernard, n'adhère pas aux idées de Raymond Bernard et propose un autre regard sur le royaume souterrain des sages évoqué par Saint-Yves d’Alveydre, Ferdinand Ossendowski, René Guénon...

« La notion demeure floue, explique Jean-Louis Bernard, elle donna lieu à mythomanie, certains ésotéristes occidentaux s’étant prétendus missionnés par les « grands initiés » de la cité souterraine et reliés télépathiquement à eux. Ces missionnés (par eux-mêmes) finirent généralement leur existence dans la médiocrité ou le scandale. [...]



L'imposture ésotérique

Le Roi du Monde, ce personnage serait caché au fond d’une cité souterraine que des radiations rendraient inaccessible aux humains. Ossendowski le décrit, lui et son assesseur, comme des momies animées ou comme des morts vivants, au visage voilé pour cacher leur crâne dénudé. [...] 

Toutefois, si le personnage évoqué par Ossendowski correspond à quelque vérité fantastique, l’immortel troglodyte, au lieu d’être une figure de haute spiritualité, peut résulter tout aussi bien d’une formidable opération de magie noire. Mme Alexandra David-Néel qui connut le Tibet secret, fait état de pseudo-lamas (moines) – des morts vivants justement qui, en des lamaseries écartées, pratiqueraient un vampirisme de grand style : des vieillards plus que centenaires, morts, mais non biologiquement ; ils attireraient par magie des voyageurs égarés et les convaincraient de se laisser mourir rituellement afin d’acquérir du mérite ou un " bon karma ", valable en une autre vie ! En réalité, les "moines" viseraient à leur prendre leur vitalité par osmose, au cours d’une agonie savamment allongée… Il se peut encore que les momies d’une civilisation inconnue d’Asie centrale aient engendré des "marouts" = âmes mortes incarnées, et que ce "roi du monde souterrain" ne soit pas autre chose. [...]

Si le cadavérique " roi du monde " incarne effectivement une grand-guignolesque imposture ésotérique, il sera bien sûr le roi de tous les marouts, zombis et ombres mortes. Il freinerait la décomposition des ombres les plus redoutables et exploiterait ces fantasmes morbides pour égarer les mystiques et les intoxiquer. Il serait alors l’arcane du spiritisme mondial (ou channeling) dont les médiums lui serviraient de prêtres et de prêtresses...

Jean-Louis Bernard




Monday, March 12, 2018

Le Grand Plan




Le Grand Plan


Le projet géopolitique de Nicholas Roerich, généralement appelé le « Grand Plan », était d'établir un nouveau royaume pan-bouddhiste et transnational s’étendant du Tibet au sud de la Sibérie.

Ce nouveau pays serait l'expression terrestre de l'invisible royaume de Shambhala, « le lieu saint, ou le monde terrestre se lie avec les états les plus élevés de conscience ».

L'ambition de Roerich n’était rien de moins que de préparer l’avènement d'un Nouvel Age de paix et de beauté, qui serait inauguré par la manifestation terrestre de Maitreya, le Bouddha du futur. Seul un petit cercle de confidents et de sympathisants à New York était initié aux véritables aspirations de Nicholas Roerich et de sa femme.

La publication des journaux d'Elena Roerich, qui contiennent les messages transcrits reçus entre 1920 et 1944 depuis la sphère astrale et transmis par les Maîtres spirituels d'une soi-disant "Grande Fraternité Blanche", révèle un projet mondial pour "favoriser l’évolution humaine". Ce projet pourrait être le moteur secret de ce qu'on appelle le "Grand Jeu", c'est-à-dire le contrôle de l'Eurasie et du monde par des occultistes.



Un livre clé 


Le livre de Saint-Yves d'Alveydre « Mission de l'Inde », écrit avant 1886  mais publié seulement en 1910, valorise l'ordre synarchique qui domine dans le monde souterrain d'Agartha. Les idées synarchiques de Saint-Yves ont surtout été portées par les membres fondateurs de l'Ordre Martiniste (établi en 1888) comme Papus (Gérard d'Encausse), Francois-Charles Barlet alias Albert Faucheux (1838-1921) et Pierre-Augustin Chaboseau (1868-1946). Les Martinistes et leurs associés étaient de fervents défenseurs du rapprochement franco-russe, non seulement à cause de leur profond dégoût de l'Allemagne bismarckienne, mais aussi parce que selon leurs points de vue, la Russie était un pays clé.

Selon les initiés, une confrérie maçonnique tibéto-mongole composé de 33 loges et d'un comité occulte suprême étaient impliqués dans les mystérieux enjeux géopolitiques du 19ème et 20ème siècle.



Alexander Barchenko 


Alexander Barchenko (1881-1938) était un occultiste du début de la Russie soviétique et l'ami d'un chef de la police secrète bolchevique, le cryptographe Gleb Bokii. Il tenta de synthétiser l'utopie sociale de Saint-Yves d'Alveydre avec le bolchevisme, la fascination pour le Tibet, la spiritualité bouddhiste et la recherche de Shambhala. Après son arrestation en 1937 par le GPU, il "confessa" lors des interrogatoires comment il avait été contacté en 1923 par deux membres de ce qu'il a appelé la "Grande Fraternité de l'Asie", soi-disant une organisation occulte pour l'ensemble de l'Asie intérieure, unissant diverses confréries mongoles et tibétaines, des ordres musulmans et derviches et même des groupes juifs hassidiques...

Le premier de ces hommes était le lama Naga Naven. Il se disait "le représentant de Shambhala" et vivait à cette époque dans la maison de la Mission tibétaine à Leningrad. Le lama était venu à Moscou pour négocier avec les dirigeants bolcheviques afin de "faire progresser un rapprochement entre le Tibet occidental et l'URSS ". Les lamas du Tibet occidental sous la direction du Panchen Lama étaient en désaccord avec la politique du dalaï-lama qui, après 1904, entretenait des relations plus amicales avec les Britanniques.

La deuxième homme, était Khayan Khirva, membre du TsK du Parti du peuple mongol. Les deux faisaient pression sur Gouvernement soviétique pour des relations politiques et culturelles étroites entre l'URSS et le Tibet Occidental et la Mongolie du Sud.



Roerich et Roosevelt 


Les Roerich avaient d'importants soutiens aux Etats-Unis en vue de la réalisation du « Grand Plan ». Le soutien financier américain était assuré par le Roerich Museum de New York et de riches clients comme Charles Crane et Louis Horch. 

A partir de 1933, ils pouvaient compter sur le soutien enthousiaste du Secrétaire à l'Agriculture, Henry A. Wallace (1888-1965), qui était lui-même un occultiste et un franc-maçon de haut-rang (32ème degré). Wallace participait également aux réunions de la Société Théosophique depuis 1919. Il avait rejoint l'Eglise Catholique Libérale associée à la Théosophie. En 1929, il rencontra Roerich qui fut dès le début des années 1930 son "Gourou". L'influence de Roerich était considérable. Quand Wallace suggéra en 1934 que le symbole de la grande pyramide serait approprié sur le billet d'un dollar, il avait probablement été influencé par Nicholas Roerich.

Avec l'aide de Wallace, les Roerich furent finalement en mesure d'approcher le président lui-même Franklin Delano Roosevelt. Roosevelt était fasciné par la géographie, l'histoire, les cultures et les religions de l'Asie, du Tibet à la frontière sibérienne.



Roerich et les nazis 


Heinrich Muller, responsable d'une section de la Gestapo, le Reichssicherheitshauptamt (RSHA), a déclaré lors de ses interrogatoires de 1948 que Roerich était connu de la Gestapo sous le nom de code "Lama". Roerich avait contacté le régime nazi en 1934 dans l'espoir d'obtenir un soutien de ses projets en Asie centrale, dont l'objectif principal restait la création du Royaume de Shambhala sur Terre.


Poutine 

La géopolitique occulte a trouvé un renouveau au début des années 1990 parmi les partisans du mouvement néo-eurasiste.

Une figure importante dans ce mouvement est Alexander Dugin. Il entretient d'étroites relations à la fois avec les droites européennes et les traditionalistes ésotériques, adeptes de Saint-Yves 
d'Alveydre, Papus, Evola, Guénon et autres... Un rumeur répandue dans ce milieu prétend qu'une fraternité secrète d'Agartha existe dans les rangs du GRU. 

Pour l'écrivain roumain Jean Parvulesco (1929-2010), Vladimir Poutine est un artisan du « Grand Empire Eurasiatique ». Parvulesco affirmait aussi la nécessité d’une lutte totale contre les forces de subversion contre-initiatique et le tantrisme. 


Roerich : Auto-portrait



D'après les recherches de Markus Osterrieder.

Livre de Saint-Yves d'Alveydre, La mission de l'Inde.



Une révélation fumeuse d'Elena Roerich 

(Extrait de ses "Lettres").

« Tout ce qui tend vers la pureté et la bonté devrait être encouragé et protégé. Mais on doit comprendre qu’aucun Maître de la Fraternité, après avoir passé plusieurs années dans la Citadelle principale, n’est en mesure de vivre au milieu des gens pendant le temps de la bataille d’Armageddon. Même des disciples avancés sont incapables de rester longtemps dans les vallées, et ne supportent pas la proximité de certaines auras. Cela est d’autant plus difficile pour les Maîtres de la Fraternité Blanche !

Dans les "Lettres des Mahatmas", on mentionne la grave maladie du Grand Instructeur K.H. (Koot Hoomi also spelled Kuthumi) après ses contacts avec les gens dans les vallées. Celui qui dirigeait alors à Shambhala le rappela au Tibet pour une longue période afin de réparer son filet protecteur. Bien sûr, les Mahatmas sont en mesure de se protéger complètement contre les influences de la foule, mais s’ils agissaient ainsi, beaucoup de gens se retrouveraient soudainement dans le Monde Subtil. Voilà pourquoi les Maîtres ne font pas usage de leurs pouvoirs. De même, le Grand Instructeur M. (Morya)en se rendant au Sikkim pour rencontrer H.P. Blavatsky, fumait continuellement une préparation d’ozone pour se protéger. C’est d’ailleurs ce qui a donné naissance au mythe que le Maître M. fumait du tabac. Dans sa description de la rencontre avec le Maître M., H.P. Blavatsky a fait mention d’une pipe indienne, mais a omis d’ajouter le genre de pipe et de quoi elle était bourrée. C’est ainsi que naissent certains mythes. »