Tuesday, December 09, 2008

Le yogi, l’ascète et le CAC 40





De nos jours, le yoga est réduit à une méthode de relaxation. Le psychisme est confondu avec l’esprit et des félicités sans lendemain sont regardées comme les prémices de la Libération. Les professeurs de yoga salariés ignorent l’exemple des anachorètes nus (gymnosophes) et SDF qui impressionnèrent les guerriers d’Alexandre le Grand à Taxila. Un des sages indiens, que les Grecs avaient baptisé du nom familier de "Père Bonjour" Calanos (en langue indienne Kallâna, sanscrit kalyâna, formule ordinaire de salutation), s’attacha à l’expédition, l’accompagna en dehors de l’Inde, et, fatigué, vieilli, monta volontairement sur le bûcher à Suse, en présence de l’armée rangée en ordre solennel pour rendre un denier hommage à l’ascète indien.

Très éloignés de la recherche contemporaine du bonheur, les moines bouddhistes étaient des ascètes. Ils rejetaient les mortifications excessives des "tapasvin" hindous qui "dessèchent" le corps par des austérités (tapas, de la racine tap, qui se retrouve en latin dans le mot tepor, mais avec une atténuation : tiédeur au lieu de chaleur).

Le mode de vie des ascètes vise à la transformation de l’être empirique de l’homme. Sans la mise en œuvre des opérations transformatrices des habitudes aliénantes, il n’y a pas de véritable Libération. Il ne faut pas se méprendre, il ne s’agit pas d’une pratique mécanique associée à des rituels et à des exercices ésotériques. L’ascète vit un engagement total qui modifie son existence. Ce processus différencie l’ascète du spiritualiste ordinaire attiré par le sentimentalisme religieux ou l’ouverture de la conscience sur un vague infini.

La contre-tradition, qui téléguide probablement le néo-bouddhisme, a répandu des idées erronées sur l’ascétisme. Des gourous affirment que les enseignements ultimes permettent de concilier les absurdités de la vie moderne et la plus haute réalisation spirituelle, "tout va pour le mieux dans le pire des mondes". Des adeptes du Dzogchen et du Mahamoudra du bouddhisme tibétain, par exemple, se comportent comme des êtres dégénérés en affirmant intégrer la contemplation dans toutes les activités humaines. Les exploits de Drukpa kungley, le yogi ivrogne, libidineux et tueur occasionnel, inspirent des néo-bouddhistes tantriques. Les frasques d’un maître tibétain contemporain sont à l’origine d’un courant qui revendique la "folle sagesse" comme voie de réalisation. L'amour de l'argent, les manipulations sexuelles et l'ivrognerie sont les principales spécialités de gourous tantriques sans scrupules.

Durant cette période sombre on met en exergue la richesse, les protestants anglo-saxons pensent que les personnes fortunées bénéficient de grâces divines. Cette mentalité est très répandue aux Etats-Unis, pays élu de la contre-tradition et des gourous richissimes. En réalité, la simplification des besoins et la pauvreté volontaire sont toujours consécutives à la véritable spiritualité. "Il est plus facile pour un chameau de passer par le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer au royaume des cieux." (La Bible)

Les tribulations d’un gymnosophe

Gymnosophe (sage nu) : c'est ainsi que les grecs vraisemblablement de retour des conquêtes d'Alexandre nommaient les Yogi nus qu'ils avaient rencontrés en Inde.
Or donc, il y avait une fois un gymnosophe, un "sage vêtu d'espace" – ou "des quatre points cardinaux" comme on dit parait-il au Tibet – qui vivait tout nu, comme son nom l'indique dans un bois de manguiers. Il avait installé le coussin d'herbe "kusha" ( il parait que cette herbe est indispensable) sur lequel il s'assaillait – en lotus, ça va de soi – pour méditer sous le plus bel arbre du bois.

Quand il avait faim il tendait la main et cueillait une mangue qu'il dégustait sans quitter son siège de méditation. Et, comme il fallait de temps en temps un apport de protéines à son frugal régime, il allait au village voisin pour demander l'aumône d'un bol de lait.

Tout alla bien ainsi jusqu'à ce qu'une pudibonde vieille fille du village se récriât que ce n'était pas du tout, mais pas tout convenable que ce beau jeune homme se présente au village dans le plus simple appareil.

Le conseil des anciens convoqua donc notre yogi et lui tint ce langage :
- " Nous sommes très honorés que tu daignes te déranger pour accepter nos aumônes de lait, mais il y a ici de pures jeune filles que ta nudité choque. Donc, nous te prions d'accepter ce pagne que tu voudras bien porter lorsque tu te présenteras au village ".

A quelque temps de là un riche fermier désireux d'acquérir quelques mérites en vue d'une réincarnation dans quelque paradis – il en existe de différents niveaux – eut l'idée d'offrir au yogi une vache pour lui éviter d'avoir à quitter son bois de manguiers. Il pourrait ainsi avoir du lait tous les jours sans avoir se déplacer.

Mais la vache étant d'humeur vagabonde, quand le yogi voulait la traire, il lui fallait la chercher partout avant de pouvoir savourer son lait. Ce que voyant, les habitants du village lui conseillèrent de construire un enclos. Travail auquel s'attaqua avec courage. Puis les villageois lui dirent :
- " Pourquoi continues-tu à vivre dehors, on est quand même mieux dans une maison " et, toujours afin d'acquérir des mérites, ils se mirent tous à l'aider à construire sa demeure, flanquée d'une étable pour la vache.

Avec tout cela, notre yogi ne trouva plus un instant pour méditer, il était devenu fermier, sans cesse occupé à faire la lessive de ses pagnes (de généreux donateurs lui en avaient offert d'autres) à entretenir et ranger sa maison, mener sa vache au pré, aller la rechercher, la traire, cuisiner, etc.


Source : http://pagesperso-orange.fr/pensee.sauvage/indx.htm

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SARKOZY et le DALAI-LAMA

" Mais voici que tandis que notre petit monarque président s’exhibe avec sa très féodale sainteté, ce que la presse française se garde bien de rapporter puisqu’il s’agit de sauver la face de notre agité compulsif et celle d’une pseudo unité européenne qui tourne à la farce intégrale, c’est que pratiquement au même moment, le chef de la diplomatie britannique, David Miliband, avait annoncé le 29 octobre que Londres avait décidé de reconnaître le Tibet comme partie intégrante de la république populaire de Chine. Miliband s’est même excusé pour le fait que son pays ne l’ait pas fait plus tôt. Miliband a qualifié la position britannique d’anachronique et héritée de l’ère coloniale. Mais comme dans le même temps ils ont publié cette reconnaissance dans un papier cadeau dans lequel ils adjurent les Chinois d’être bons avec les Tibétains, personne n’a voulu voir ce qu’il en était exactement… " LIRE LA SUITE :
http://socio13.wordpress.com/2008/12/09/dossier-dalai-lama-les-britanniques-viennent-de-faire-sauter-lultime-base-legale-internationale-de-lautonomie-du-tibet/

Soucieux de plaire aux Chinois, les Britanniques viennent de modifier discrètement leur position de principe sur le statut du Tibet face à la Chine. Un revirement lourd de conséquences… LIRE LA SUITE : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=92272

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Le cochon

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