Monday, February 08, 2016

Conspirationnisme bouddhanarchiste et anarcho-royaliste



Bouddhanar, qui propose de temps à autre un essai sur la conspiration des « élites » politiques et religieuses, figure maintenant sur la liste mondiale des sites conspirationnistes.

Merci à l'officine (probablement située aux USA) qui reconnaît notre travail.

Nous le savions, le Web planétaire est fliqué depuis longtemps et les listes noires ne sont pas une nouveauté. Mais la mise en ligne de la liste 2016 des sites conspirationnistes est une mesure de rétorsion, conséquence des combats menés avec succès contre les oligarchies mondialistes et contre les cabales fomentées dans de sinistres loges.

Aujourd'hui, le rejet de l'Union européenne tend à se généraliser. Les politiciens professionnels sont tous discrédités. Plus grave, des gouvernements sont suspectés de générer la terreur, via leurs services spéciaux, en manipulant et finançant de vrais mercenaires et de faux djihadistes.

En France, le gouvernement socialo-maçonnique redoute un coup d'Etat des haut-gradés de l'armée français restés fidèles à la tradition catholique et ne digérant toujours pas le mariage pour tous. 

Le 6 février 2016, Manuel Valls panique et fait arrêter le général Christian Piquemal, ancien numéro un de la légion étrangère, venu à Calais pour protester contre la vague migratoire qui échappe à tout contrôle.

Cette arrestation va-t-elle faire bouger l'armée, y compris au plus haut sommet de la hiérarchie militaire, qui répondra à l'appel au putsch afin de « mettre un peu d'ordre dans le pays » ?

Selon la Revue de l'Arsenal et le Lys noir, des groupes royalistes évoquent depuis 2013 le grand mécontentement des armées. Ils incitent les officiers catholiques à un « coup de force ».



Calais, 6 février 2016, arrestation du général Christian Piquemal . 


Saturday, February 06, 2016

EDEN, le paradis périlleux


Une idée reçue particulièrement néfaste dont il faut se débarrasser est que l'homme mérite d'aller au paradis, s'il n'a pas fait preuve de trop de méchanceté.

Que l'on croie dans le Jardin des Délices où l'on se rend automatiquement après la mort, ou que l'on préfère imaginer un Nirvana qui nous attend à la fin du cycle des réincarnations, l'erreur funeste serait de s'imaginer que le but suprême serait un dû.

Non, le Paradis n'est pas démocratique. Il faut avoir fait ses preuves pour y pénétrer, et jamais les Anciens n'ont pensé qu'on pouvait rejoindre le monde des dieux simplement après avoir vécu une honnête vie ordinaire. Traditionnellement, le paradis éternel est pour les héros.

Ceci devrait interpeller nos contemporains pour autant qu'ils éprouvent encore de la crainte pour leur devenir post-mortem. Mais la plupart sont plus préoccupés de leur retraite. L'idée que pour mériter une retraite divine, il faut avoir cotisé à la caisse des vertus supérieures ne les effleure pas. On ressent de temps à autre une vague inquiétude métaphysique pour notre survie après la mort, mais cela est aussitôt recouvert par toutes sortes de soucis matériels « plus urgents et plus importants ». Il y a tant de choses intéressantes et délicieuses à faire en ce bas monde, que le paradis peut bien attendre. Nous verrons d'ici là, se disent les croyants. On a toute l'éternité pour s'occuper de notre immortalité.

Cette attitude de profonde irresponsabilité nous a été inculquée par la religion populaire qui enseigne que « nous y irons tous au paradis, même les voleurs et les bandits, et même moi ! »

Hélas, mille fois hélas, le bonheur suprême ne s' atteint pas avec de bons sentiments démocratiques. Les portes du paradis ne s'ouvrent que pour les êtres qui ont mené le dur combat de la grande libération, dans les larmes et le sang de l'existence réelle.

Donc, lorsque nous nous interrogeons sur la vie éternelle et la nature des mondes paradisiaques, nous ne nous adressons qu'à ceux qui ressentent encore une foi vivante et un intérêt sincère pour ces choses supérieures.

L'Eden, d'où nous avons été expatriés dans un temps d'avant le monde, représente l'univers supérieur, et il ne faudrait pas s'imaginer qu'on peut y retourner aussi facilement qu'on en est tombé. Après une lente descente qui a duré des millions d'années, la remontée sera plutôt rude. Nous nous sommes laissés glisser à travers diverses dimensions de plus en plus denses, endormis dans une torpeur inconsciente, chutant d'un niveau éthérique dans un degré de densité toujours plus lourd, jusqu'au vortex matériel où nous nous trouvons actuellement. Parvenus au nadir, à l'extrême opposé du monde céleste originel, nous imaginons un retour direct et automatique, à l'aide de quelques sacrements religieux ou d'autres moyens spirituels d'une efficacité aussi miraculeuse.

Les Chrétiens croient que le sacrifice du Christ leur épargnera le labeur de la traversée, mais personne n'a franchi les portes du vrai Paradis sans avoir accompli lui-même le sacrifice rédempteur. Il faut se convaincre de cela si l'on s'intitule « Chrétien ».

Idem pour les bouddhistes. Sans l'offrande absolue de l'être, sans la mort intérieure absolue et définitive, pas de Nirvana. Il ne suffit pas de se croire appelé à servir le monde car le vrai bouddhisme comme le vrai christianisme, ce n'est pas servir le monde, mais le vaincre en le transcendant. Le chemin du Paradis n'est pas une voie facile. Cela explique sans doute pourquoi la plupart des humains ne s'en soucient guère ou qu'ils s'en font une représentation enfantine. L'Eden est un lieu où souffle le vent de l'Esprit universel qui est un feu vivant renouvelant tout en permanence. Dans ces dimensions supérieures, nul ne peut vivre sans disposer d'une structure énergétique adaptée aux puissants rayonnements qui inondent ces mondes divins. La véritable question religieuse serait donc de s'interroger avec le plus grand sérieux sur cette difficulté : comment disposer d'un corps-âme capable de supporter l'intensité du feu divin et de la lumière qui éclairent les mondes paradisiaques ?

Celui qui prétend s'intéresser aux problèmes spirituels doit commencer par se représenter l'immense décalage entre sa vie mortelle et la vie éternelle. Alors, constatant que les choses ne sont pas aussi puériles que dans le catéchisme de notre jeunesse, ni aussi faciles que ce que les gourous orientaux nous enseignent avec leur « libération du soi » à base de méditation sur le nombril sacré, on devrait plutôt se dire que cette affaire est si grave et urgente, qu'il faut y consacrer plus d'efforts et d'attention que les quelques instants d'intériorité dérobés à la vie profane. Rappelons quelques évidences pas toujours comprises. En premier, il faut savoir que ce que le spiritualisme nomme « les mondes suprasensibles » ou « l'au-delà » ne sont pas les royaumes divins. Tout le monde va dans l'au-delà après la mort, et même si cette dimension comporte des lieux de repos qui paraissent agréables en comparaison de la dureté de la vie physique sur la terre, l'au-delà des spirites et des spiritualistes est un monde provisoire, au temps très ralenti, mais qui n'est que l'envers du monde matériel. Ce n'est pas le Paradis. Alors, demandons-nous pourquoi nous accordons tellement d'importance aux visions et aux phénomènes des mondes suprasensibles ?

La littérature spiritualiste si répandue aujourd'hui, ne vante que les monts et merveilles de l'au-delà. Les clairvoyants ne tarissent pas d'éloges sur les créatures fabuleuses qui peuplent l'au-delà.

Les mystiques ne jurent que par les êtres de lumière et les saints de l'au-delà. La méprise est générale, constante, universelle, et on a confondu les écuries avec le palais royal. Quelques rares instructeurs spirituels du courant gnostique nous ont pourtant averti de ne pas prendre le reflet pour la réalité, mais nous n'écoutons que les faux prophètes, aveugles qui guident les aveugles, et qui sont hallucinés par la fausse lumière astrale de l'au-delà.

Si l'on pouvait réintégrer l'Eden supérieur en se contorsionnant sur une natte de méditation zen, en invoquant des noms sacrés en sanskrit ou en hébreu, en se livrant à une introspection pour arracher la racine de l'ego, en communiant chaque matin, en visualisant des divinités, ou par n'importe quel moyen qu'on nous propose pour détourner notre attention du seul vrai problème métaphysique qui est la réalisation opérationnelle de l'immortalité, bref, s'il ne suffisait que de se livrer à une pratique, le Paradis serait un but médiocre.

Non, nous savons que ceux qui s'exercent ainsi ne cherchent pas l'absolu mais sont en quête de paix, de sécurité, de bien être ou d'une extase. Et si, malgré tout, ils cherchent sincèrement l'absolu, alors, ils devraient cesser leurs marchandages avec la vérité.

Nul ne peut retourner au monde originel par des moyens mécaniques. Par ces méthodes, on peut au mieux contacter des forces spirituelles rétrogrades de l'au-delà, ce qui retardera encore plus notre libération.

Qu'en pense la Tradition universelle ?

Elle enseigne que durant l'Âge Noir, les voies spirituelles ne s'ouvrent plus sur la vie supérieure, sauf pour ceux qui acceptent l'engagement dans la guerre sainte spirituelle en y consacrant leur vie. Voilà un langage qui pourrait heurter nos oreilles habituées à la musique soporifique du Nouvel Âge et aux contes de fée de la spiritualité. Mais, il faut savoir ce que l'on veut.

L'Eden est un univers multidimensionnel qui est en dehors de notre continuum constitué d'un double monde, physique et suprasensible. Les univers paradisiaques sont au-delà de l'au-delà. Cela a été enseigné par les traditions authentiques, mais, depuis la descente dans l'Âge Noir, il y a 5 000 ans, les enseignements spirituels ont été récupérés par les puissances des mondes intermédiaires. Ces hiérarchies occultes poursuivent des buts politiques pour préserver leurs domaines célestes dans l'au-delà. Or, à partir du cœur de l'univers, des forces divines nouvelles attaquent ces systèmes rétrogrades que la Bible nomme la Grande Babylone, le monde spirituel de la lumière de Lucifer.

L'hérésie est de confondre les dimensions immatérielles avec les mondes divins.

La structure traditionnelle de l'univers présente 7 mondes constitués chacun de 7 dimensions. L'univers où nous vivons actuellement comporte donc 7 degrés, dont 6 dimensions immatérielles, supérieures au plan matériel où nous sommes incarnés.

Lorsque nous parlons de l'au-delà, il s'agit des dimensions supérieures à la matière dense, mais le Royaume des cieux se situe dans un univers sublime séparé du nôtre.

C'est de cet univers supérieur, l'Eden que nous sommes venus, dans la mesure où nous avons en nous une étincelle divine, ce qui n'est pas le cas de tous les êtres de forme humaine. Certains humains sont les créatures des dieux intermédiaires et ne sont pas dotés d'un principe immortel.

Ils doivent être « allumés » spirituellement par des interventions supérieures.

Si l'on ressent l'appel de l'absolu, c'est le signe que notre âme réagit favorablement aux signaux venant de l'univers édénique. On est alors tourné vers la recherche spirituelle de manière intense. C'est l'Absolu ou rien.

Si l'on entend parler du Royaume céleste, notre cœur frémit de joie, et on désire s'élancer vers ce but au péril de notre vie. C'est pourquoi les anciens mythes disent que le Paradis est réservé aux héros qui ont combattu jusqu'à la mort. Il s'agit d'une mort initiatique, mais le combat est réel.

De nos jours, la voie héroïque est peu empruntée, car nous sommes devenus faibles et inconstants. Mais, quoiqu'il en soit, il faut se décider un jour à engager la lutte pour briser nos chaînes.

De quelle manière cela doit-il être interprété? Cela dépend de chacun. L'Eden est un lieu où il n'est pas facile de se rendre, contrairement aux boniments d'une spiritualité décadente. Il faut opérer une transmutation intégrale de notre être, corps, âme et esprit. Il faut s'en donner les moyens et changer les paramètres de notre existence. Il faut agir avec une complète détermination car il n'y a pas d'autre voie pour transmuter nos forces en lumière.

L'action menée simultanément dans l'intériorité et sur le front du monde extérieur est la « guerre sainte ». On appelle « grande guerre sainte », la lutte pour vaincre le vieil homme en nous et « petite guerre sainte », l'application extérieure de la purification interne.

Cela peut conduire le héros à entrer dans une guerre physique contre un adversaire en chair et en os, afin de vérifier si ses vertus sont suffisamment bien trempées. Mais de nos jours, le seul fait d'évoquer la guerre physique entraîne un sentiment d'effroi et de désapprobation.

Qu'importe à quel niveau la confrontation se situe, mais un être vivant est naturellement en guerre du fait qu'il doit survivre dans un monde soumis à la décrépitude et à la mort. Le paradis mérite bien qu'on y sacrifie une existence de toute façon condamnée.

Rendez-vous au Paradis des Héros ?




Thursday, February 04, 2016

France Inter a recours aux contes de fées pour endormir les Français

Dessin de Catherine Dezon pour le livre de Yann Lipnick, "Les esprits de la nature".


La France demeure le premier pays consommateur de somnifères. 

« Depuis le temps qu'on se fait empapaouter par Nicolas, François, Jacques et les autres... on a perdu le sommeil », reconnaît la boulangère de la rue Saint Martin. « Moi, rétorque un amateur de croissants, avant de m'endormir, j'écoute Noëlle Bréham sur France Inter ».

Dans « La nuit est à vous », Noëlle Bréham partage l'antenne avec les auditeurs pour évoquer et commenter un thème différent.

L'émission du mercredi 3 février 2016 était consacrée aux esprits de la nature.

On y entend le témoignage d'une personne qui raconte comment elle a livré son corps à une entité, une vouivre.

Les vouivres

« Un jour, dit Yann Lipnick, suite au nettoyage d'un site sacré qui m'avait mis à rude épreuve, je décidai d'aller me purifier dans un lac tout proche. Ce jour-là, je rencontrai pour la première fois des élémentaux supérieurs de l'eau : les vouivres.

J'en avais vaguement entendu parler, mais là, cela dépassait mon imagination. À l'époque, je ne savais pas que je pouvais les accueillir dans mon corps. C'est pourtant ce qui m'est arrivé. L'une d'elles est entrée en moi, alors que je me séchais au bord du lac. C'est à ce moment-là que j'ai découvert que ces petites bêtes, mesuraient 5 à 8 m de long.

Cela est très impressionnant, surtout quand nous ressentons la partie arrière de la vouivre, qui dépasse derrière nous ! En fait, elle serpente dans notre corps... »

Pour en savoir plus :
  • « Les esprits de la nature » de Yann Lipnick ;
  • «  A la rencontre des esprits de la nature » et « L'oracle des esprits de la nature » de Loan Miège, l'invitée de Noëlle Bréham.

Le thème de l'émission du 14 octobre 2015 :
« Les fées existent-elles ? Comment vivent-elles ? Quels rapports ont-elles avec nous, et pourquoi ? »



Tuesday, February 02, 2016

Valéry Giscard d'Estaing, le père de la loi du 3 janvier 1973, a 90 ans aujourd'hui





On te mettra dans un' tombe
Vieille Canaille
Et moi j'irai faire la bombe
Vieille Canaille
À coups de p'tits verr's d'eau-d'vie
La plus bell' cuit' de ma vie
Sera pour tes funérailles
Vieille Canaille
Vieille Canaille
Vieux Chameau

La loi du 3 janvier 1973

par Pierre-Yves Rougeyron


Pour nous Français, la loi du 3 janvier fut une expropriation en 1973. Il en advint de même plus tard pour les autres pays. Les politiques ont commencé par nous reléguer très loin, pour que nous ne puissions pas voir leur escroquerie (racket serait plus juste) alors que nous les avions élus pour servir l'État et défendre les intérêts de la France.

Si on regarde l'étendue du désastre aujourd'hui, on peut même se demander ce que les Français ont fait à leurs représentants pour mériter une telle punition, la mise en esclavage par la dette. [...]


La loi du 3 janvier 1973 fut une étape française dans une grande transformation du monde, un véritable bond en arrière par rapport à l'époque de l'après-guerre où les pays avaient trouvé les moyens de réaliser un progrès démocratique sans précédent dans l'histoire, même s'il fut inachevé. [...]

C'est la classe politique entière qui a baissé la garde et qui a abandonné le pays. C'est pire qu'un complot. Comme le dit très bien Christian Noyer, gouverneur de la banque qui fut naguère la Banque de France : « la volonté d'autonomie des États doit s'effacer ».

L'autonomie (petit rappel historique) est le principe de se donner sa propre « auto » loi « nomos ». Pour les Grecs, c'était l'une des définitions de la liberté. Autrement dît, c'est vous qu'on efface d'un revers de main. On n'est jamais mieux mis au rancard que par ses enfants. En réalité, ils ne nous ont même pas trahis car pour cela il eut fallu que nous existions vraiment à leurs yeux. Le peuple n'existe pas à leurs yeux, il n'a pas son mot à dire, il est trop bête.

Avant de mourir, le gaulliste Jacques Dauer, président fondateur de l'Académie du Gaullisme, l'un des fidèles parmi les fidèles du général avait dîné avec le secrétaire général du RPR, Jérôme Monod à l'initiative de ce dernier. La discussion s'envenima sur le projet européen et les positions de Jacques Chirac. Excédé, Monod aura cette phrase terrible, et totalement contre-productive pour sa mission :

« Monsieur je suis industriel, et je vous le répète : votre France, c'est fini ! »

Le processus enclenché en 1973 fut un règlement de comptes entre les deux « France ». Celle qui s'est battue contre les Allemands, qui a reconstruit à partir de 1945, qui a voulu vivre, et celle qui n'y croyait plus et qui préférait être un petit bout de l'Europe et qui pense que la France « c'est fini ». Cette démission, cet abandon de l'élite par mépris, par intérêt ou par idéologie est le grand drame de la France d'aujourd'hui. Maurice Allais l'avait également souligné :

«Il est aujourd'hui pour le moins paradoxal de constater que, pendant des siècles, l'Ancien Régime avait préservé jalousement le droit de l'État de battre monnaie, et le privilège exclusif d'en garder le bénéfice, la république démocratique a abandonné pour une grande part ce droit et ce privilège à des intérêts privés ».[...]

Pour les citoyens, s'insurger est parfois le seul devoir si cela se passe dans la responsabilité et pas par des mouvements qui se contentent de s'indigner et qui ne vont guère plus loin. Notre élite a failli car la loi de janvier 1973 peut se résumer par « comment remplacer un système qui fonctionnait par un système qui ne fonctionne pas et qui met la France, vous, moi, sous dépendance des banques puis des marchés financiers ».

Plus simplement, comment arriver à payer plus cher à d'autres, souvent des étrangers, pour quelque chose que nous faisions parfaitement bien nous-mêmes.

En nous expropriant de notre Banque Centrale, comme l'ont été une partie des peuples du monde (ceux sous l'influence ou la domination américaine), le pouvoir financier a vampirisé l'État et maintenant il étend chaque jour son emprise. [...]

À elle seule, la loi du 3 janvier 1973, avec ses tenants et aboutissants, résume la cupidité criminelle d'une caste aussi méprisante que suffisante, au service d'une Union Européenne et de l'Agence France Trésor succursales des États-Unis.

Au service de leur pouvoir, les marchés financiers et l'UE peuvent compter sur la servilité des journalistes. Ces derniers, trop heureux de fréquenter la classe dominante (que leur niveau de revenus ne leur permettrait pas de fréquenter) se gardent bien d'en dénoncer les travers de peur de perdre leur emploi et leurs petits avantages (voyages de presse, petit-déjeuners au Crillon et avantages en nature ). Que peut-on attendre par exemple du journal Le Monde qui appartient à un banquier, Mathieu Pigasse ? Que peut-attendre de Libération qui appartient à Edouard de Rothschild ? De tous les journaux du groupe Lagardère et du Figaro de Serge Dassault, tous deux marchands d'armes, dépendants de l'État ?

Au-delà des logiques d'intérêt unissant les financiers, les hommes de presse et les politiques, qu'attendre de la plupart des journalistes pour qui Bruxelles est une religion et qui, pour la protéger, censureront et mentiront sans qu'on ait à leur demander ou à les forcer. Il est donc logique que les conséquences de la loi du 3 janvier n'aient jamais été mises en avant, ni critiquées. La presse, dans sa très grande majorité, est entièrement soumise parce qu'elle est contrôlée et/ou possédée par des gens proches soit de Bruxelles, soit des États-Unis (JP Morgan possède 10% de TF1 par exemple) soit du gouvernement en place. Cela permet de maintenir les peuples en général et les Français en particulier dans un état de désinformation « économique » permanent, comme vous avez pu le constater. Les effets à long terme de cette désinformation sont de maintenir et d'amplifier une « politique de terreur » empêchant la prise de conscience, le diagnostic et la mise en place de solutions. À long terme, elle provoquera, à un moment donné ou à un autre, l'effondrement psychologique de la population à qui on explique à longueur de journée (par exemple BFM-TV, France2, TF1 ou Canal+) que ce qu'elle vit n'existe pas. Une population profondément traumatisée et apeurée (en temps de paix ) sera réduite à l'état de foule malléable et agressive où les plus violents profiteront du désastre social ( exemple : émeutes spontanées de Londres de l'été 2011 ). Karl Marx appelait cette sous-classe le « Lumpenproletariat », qu'aujourd'hui on qualifie de « racaille » .

Pour éviter d'avoir à parler sérieusement des crises économiques (mondiale et de l'euro) comme ce fut le cas lors de la dernière campagne présidentielle, les télévisions rivalisent de créativité pour trouver les sujets les plus stupides afin de dévier la colère et occuper « le temps de cerveau disponible ». Les plans d'austérité s'appelant les uns les autres, il n'y aura pas de solution à cette crise sans :

1 ) L'intervention réelle de Banques Centrales rétablies dans leurs droits.

2 ) Des salaires calqués sur l'inflation et une inflation « à la française » qui étouffera la dette.

3) Un retour des notions d'État et de Frontières.

4) Un nettoyage du système politique et économique actuel qui, en plus d'avoir failli et volé les Français, les pousse, jour après jour, vers l'effondrement et la violence.

Le système actuel est en grande partie un système virtuel condamné à l'effondrement. En d'autres termes, nous sommes partis pour une nouvelle Révolution Française.

Enquête sur la Loi du 3 janvier
Pierre-Yves Rougeyron


Enquête sur la Loi du 3 janvier est un livre choc. Il montre, point par point, comment la France a été mise en esclavage par la dette avec juste un simple texte anodin. Il montre comment l'élite des hautes fonctionnaires a renoncé, pas à pas, à la Nation française, à son âme et à son indépendance.

C'est l'histoire des manipulations successives, organisées et pilotées pour ne profiter qu'à une seule entité : les banques privées. Grâce à cette loi, la France a été conquise sans bruit, sans une balle tirée et sans aucune résistance : chaque semaine, ce sont 4 nouveaux milliards, empruntés par l’État pour payer retraites, salaires et aussi... intérêts de la dette, qui s'ajoutent aux 1700 milliards déjà dus, alors qu'au même moment 800 emplois industriels sont détruits chaque jour. Ce livre est le récit de la pire trahison de l'Histoire de France.





Friday, January 29, 2016

Marthe Robin et la beauté du diable



par Jean Guitton

Née le 13 mars 1902 dans un village de la Drôme, Marthe Robin est morte le 6 février 1981 dans la maison paternelle qu'elle n'avait jamais quittée. Pendant trente années, cette fervente chrétienne simple et humble n'a pris aucune nourriture, aucune boisson.

Marthe faisait presque chaque jour une expérience étrange : il serait infidèle à sa mémoire de cacher ces choses. Pour parler avec exactitude et réserve, comme un observateur impartial, je me borne à dire qu'il y avait près d'elle un élément qui la contrecarrait ; qui, selon sa parole, « gâchait tout ». Tantôt d'une manière enfantine, comme un gosse en colère, il déplaçait les objets, il empêchait d'ouvrir la porte, il faisait tomber l'ampoule, mais toujours sans brisure, ni cassure, comme s'il était furieux et inoffensif. Tantôt il lui semblait susciter des obstacles au-dehors, machiner des aventures, des incidents, tenter, comme elle disait encore, de « démolir le Foyer ».

Je ne suis pas psychiatre, ni chargé d'enquêter sur le « Malin ». Je me borne à décrire les apparences et les impressions. Ce qui m'a frappé dans ces témoignages, c'est que celui que Marthe appelait tout simplement Il n'avait sur elle qu'une action extérieure: il n'atteignait pas son intimité. Et il la portait plutôt à sourire. Avec ce maître d'ironie elle luttait en se servant des mêmes armes d'ironie. Elle m'en parlait laconiquement, miséricordieusement, comme une épouse parle d'un mari ivre, comme le soldat nomme le capitaine féroce.

"Il". Qui était cet "Il" ? On comprend que je pensais à celui que l'Évangile dans le Pater nomme « le Malin ». Nous préférons traduire par : « délivrez-nous du mal », ce qu'il faudrait traduire par : « délivrez-nous du Malin ». Et les exégètes, qui sont si susceptibles sur l'exactitude, qui n'ont plus accepté dans la traduction du Gloria le mot aimé de Jules Romains : les hommes de bonne volonté, ont dégradé le Malin pour le réduire au mal. Et sans doute ont-ils contenté ce compagnon subtil qui adore le déguisement et qui est si heureux de persuader aux sages de ce monde qu'il n'existe pas ? Ce qui m'a surpris en causant avec Marthe de cette lancinante et journalière épreuve, c'est que, comme les Évangiles de la Tentation, elle ne dépréciait pas son gentil Belzébuth. Descartes avait lui aussi, dans la nuit du 10 novembre 1579, cru voir ce Malin : il devait l'appeler un « malin génie » et lui faire jouer un grand rôle dans sa dialectique. Marthe disait qu'il était fort intelligent et elle ajoutait qu'il était beau.

Depuis ce temps, je n'ai plus jamais pu me représenter l'Adversaire sous des formes baroques, hideuses et grimaçantes. En Lucifer, quand je tente de l'imaginer pour le mieux peindre, je me figure un merveilleux visage de douteur. Je vois deux mains longues et fines, jointes par de beaux ongles comme dans la prière, mais sans cet entrelacement des doigts qui est le signe de l'amour. En somme, je conçois un être châtié d'avoir mal ou trop aimé la créature par une éternelle impossibilité d'aimer. Lorsque Marthe parlait de lui, disais-je, elle ne le méprisait pas. Elle l'apercevait dans sa noblesse, qui pour être déchue demeurait une noblesse. Caïn était protégé par Yahvé, qui ne permettait pas qu'on le touchât. Il était aux yeux de Marthe, comme le frère d'Abel, un prince déchu et sans espérance, qui avait reçu le pouvoir de tout « saccager ». Lorsqu'il s'attaquait à son corps virginal, qu'il le déportait, le frappait contre le mur, le jetait à terre (comme il fit à son dernier jour), elle n'était pas blessée : elle n'était pas même découverte. L'Impur respectait sa pudeur. Si, à son dernier moment de vie sur la terre, il l'a terrassée, j'ose croire que c'est par une dernière discrétion, pour lui permettre de s'évader solitaire hors de ce monde, sans déranger personne par une agonie.

En somme, le triomphe du Malin aux yeux de Marthe était un triomphe déjà défait : son pouvoir était un pouvoir impuissant. C'était aussi l'idée de Goethe : dans Faust, Méphistophélès parle en désespéré, comme un vainqueur vaincu.


Télécharger gratuitement le livre de Jean Guitton "Portrait de Marthe Robin" :
http://www.pdfarchive.info/pdf/G/Gu/Guitton_Jean_-_Portrait_de_Marthe_Robin.pdf

Thursday, January 28, 2016

L'implant gauchiste


Près des trois quarts des Français (73%) sont satisfaits de la démission de Christiane Taubira, ministre de la justice, icône de gauche et Pasionaria du mariage pour tous.



La démocratie et l'implant gauchiste

par Joël LaBruyère

Des esprits perspicaces ont montré qu'une foule dans l'erreur ne peut pas avoir raison contre l'avis d'un seul qui serait dans la vérité. Cela n'a servi à rien. Si l'on n'est pas démocrate, on est méchant. Par le baptême républicain, nous avons reçu l'implant de la foi dans la vérité du grand nombre.

Tout le monde n'a pas été contaminé avec la même dose de démocratiquement correct. Je me suis toujours efforcé de me conduire, assez naïvement, en démocrate de façade, mais j'ai trouvé cela ennuyeux. Alors, j'ai laissé tomber cette attitude lassante pour me ranger du côté des « anarchistes traditionalistes » faute d'une meilleure expression. Anarchiste, parce qu'on ne peut rien espérer de mieux que l'écroulement de cette civilisation antinaturelle.

Traditionaliste, parce que la seule alternative souhaitable serait l'avènement sur terre d'une société initiatique et aristocratique dans le sens spirituel et non social du terme. Pas de lutte des classes à l'envers. Toutefois, je ne crois pas que cette civilisation fondée sur la noblesse de l'esprit et la verticalité pourra apparaître dans les conditions de décadence de l'Age Noir. Il faut que tout descende la pente inéluctable pour que l'épreuve soit parfaite et que nous devenions purs et forts. Il faudra aller jusqu'au bout de la démocratie pour en voir la face aliénante, surtout pour le peuple qui en fait les frais.

Car les manipulateurs démagogues qui prétendent représenter les masses sont de cyniques élitistes. Ils jouent avec les principes républicains et démocrates.

Quant à elle, la masse est un gros animal aveugle qui ne peut se diriger sans un cornac énergique. Dans l'Age Noir, l'antique caste guerrière qui avait jadis la fonction de guider, gouverner et protéger le peuple est tombée sous les coups du capital. La bourgeoisie l'a remplacée. La plèbe est au pouvoir. Certes, on ne regrettera pas la noblesse d'ancien régime, en état de dégénérescence avancée au moment de la Révolution. Toutefois, cette aristocratie, ennoblie pour ses obscurs services rendus aux capétiens centralisateurs, maintenait une certaine verticalité au cœur de ses bois et forêts.

Avec la décapitation de la caste aristocratique, la tronçonneuse démocratique ne rencontre plus de résistance. Le peuple n'a plus de racines.

Les technocrates démocrates sont au pouvoir, et le peuple ne sait plus s'il doit applaudir ou pleurer. Il supporte tous les outrages car n'est-ce pas en son nom que les horreurs modernes s'accomplissent ?

Mais, laissons la masse à ses jeux et à ses ennuis de digestion, et considérons plutôt la classe moyenne cultivée où l'on trouve encore des esprits informés, capables d'avoir de temps à autre un éclair de lucidité. A l'évidence, ces éclairs se font rares et tous sont contaminés par l'esprit du temps, surtout la jeunesse qui a été formatée par les bataillons de profs gauchistes, gavés de socialisme utopique soixante-huitard.

Aussi, où que l'on se tourne, on doit surveiller son langage au risque de passer pour un réac, si ce n'est un méchant facho. Les anarchistes athées et marxisés sont les pires censeurs de l'esprit libre.

C'est épuisant de retenir sa langue en permanence. On aimerait parfois lancer quelques jurons antisociaux décomplexés, mais cela fait mauvais genre. La norme est au politiquement correct de gauche qui est plus tyrannique que le totalitarisme de droite qu'on nous lance au visage au moindre mot incorrect comme si nous avions gardé les cochons avec Franco. Ah ! les nazis, de combien de crimes encore inconnus seront-ils accusés dans mille ans ? Mais, on s'en fout des nazis ! On s'en tape des fascistes, autant que des régimes communistes et libéraux. On aimerait simplement pouvoir dire crotte de bique à tous les culs bénis démocrates et invoquer la foudre contre le monde moderne. « je ne prie pas pour le monde » s'écrie Jésus, avant que les Jésuites en fassent une idole de l'humanitaire.

Je ne crois pas dans le matérialisme historique et dans les valeurs qui fondent la religion démocratique. Je ne crois pas dans le matérialisme et ses valeurs sataniques. C'est une question de foi qui ne demande pas de démonstration.

Alors, un conseil, si vous voulez vous libérer d'un énorme carcan, rejetez les valeurs démocratiques et humanistes, sans aucun complexe. Vous vous sentirez mieux, comme dégagés d'un poids sur la conscience. Cela vaut une cure de rajeunissement et toutes les thérapies à la noix. En arrachant l'implant gauchiste de votre esprit, vous verrez un monde entièrement différent. Un monde où tout peut être bousculé, renouvelé, comme un avant-goût du crépuscule des dieux.

Puisqu'il faut quand même apporter des démonstrations, soyons donc démocrates et examinons brièvement ce qui se cache derrière la sainte démocratie. La démocratie le règne du peuple est une poussée irrésistible venant de la conscience de la masse pour abaisser et absorber des valeurs supérieures qu'elle ressent comme une injustice. Cela pourrait avoir un sens si la masse était constituée d'esprits libres et intelligents tournés vers la véritable justice. Or, dans une civilisation matérialiste, la masse ne désire que le confort matériel. Son instinct est tourné vers la satisfaction de son désir sécuritaire et de son avidité pour les choses matérielles.

Dans cette marée, que deviennent les individus qui recherchent des valeurs d'élévation et de transcendance ? Ils n'ont pas la parole et ne comptent pour rien car la politique et la culture sont au service de la sécurité et de la distraction des masses. Cette poussée instinctive d'en bas pour subvertir les valeurs supérieures est un mécanisme inhérent à l'Âge Noir. Il ne peut s'inverser à cause du faible degré de vérité qui demeure durant le cycle obscur. La justice karmique qui tient chaque être dans les limites de son état de vie, est perçue comme une injustice.

Bien entendu, comme chacun peut se plaindre de ses conditions d'existence limitées, on voudrait, au nom de l'égalitarisme, que tout le monde soit logé à la même enseigne.

La masse ne veut plus voir de tête qui dépasse de ses mornes colonnes de citoyens obéissants, gavés des jeux du cirque. C'est pourquoi l'élite qui se montre aux tribunes dans le vêtement de travail du technocrate socialiste, doit dissimuler l'intérieur de ses palais et ses comptes bancaires fruits d'un racket généralisé, ainsi que ses frasques.

Mais qu'importe, car le maître du jeu, c'est la foule qui fait l'audimat et élit les idoles.

C'est elle qu'il faut séduire, en lui promettant plus. Plus de démocratie et de justice, bien entendu. Plus de sécurité et de plaisir. Plus de bons sentiments. De quoi se plaint le peuple ? On lui a promis le socialisme mondial et la paix éternelle, la santé et la longévité, et bientôt il pourra se retailler un faciès de star, remboursé par la sécu, ou naître sans le gène de l'incivilité.

La démocratie va donc s'étendre jusqu'à la limite ultime de la décadence et de l'écroulement de la civilisation, sur une terre ravagée par les masses d'humanoïdes insatiables. On nous dit que la nature est détruite par des prédateurs capitalistes mais c'est inexact. C'est l'instinct des masses qui dévore tout. L'élite n'est qu'au service de cet instinct bestial. Elle chevauche un dragon aux milliards de ventres. L'élite corrompue est la fleur de la démocratie.

Si vous avez encore une illusion sur la vertu de la démocratie, voyez-en la limite, et si vous le pouvez, désidentifiez-vous de l'esprit de masse qui est le médium des démons de la matière. L'implant démocrate est très profondément enfoncé dans notre conscience à cause d'une culture chrétienne de la bonté. On nous a appris que Jésus était venu sauver l'homme et que, par conséquent, le genre humain pris en tant que globalité est sacré. La vérité est différente et opposée.

Ce n'est pas le genre humain terrestre qui intéresse les dieux rédempteurs, mais l'étincelle d'immortalité qui clignote faiblement chez certains individus. Il n'y pas de salut pour les troupeaux qui broutent aux pieds de Mammon. Il n'y a que le jugement purificateur. Investir notre générosité et notre amour de ce côté est une cause perdue. C'est une faute. S'identifier au grand nombre est un crime contre l'âme car la masse est au service de la prolifération matérielle.

Notre amour ne doit s'adresser qu'à la parcelle divine dans les humains. Ne voir l'être que sous son apparence formelle est un blasphème, la négation du divin.

Laissons ceux qui s'apitoient sur les corps, enterrer les morts. Si nous avons foi en la Transcendance d'un monde éternel qui est notre patrie originelle, le jeu démocratique ne nous concerne pas.


Extrait de « Kali Yuga », une sélection des dossiers publiés par Joël LaBruyère dans sa revue confidentielle UNDERCOVER, entre mai 2002 et novembre 2007.