Sunday, December 21, 2014

Alain Daniélou : Shudra hérétique ou Imposteur indianiste ?


Alain Daniélou s'est toujours targué d'être un des seuls représentants de l'hindouisme orthodoxe en Occident : il justifiait cette position par le fait qu'il avait été initié par Swami Karpatri (initiation qui consistait juste à hériter d'une prière ou mantra sacré par le biais du Swami), l'unique Européen à avoir compris une tradition plurimillénaire encore vivante et le seul capable (selon ses dires) à en parler correctement.

Il est vrai qu'Alain Daniélou paraît de prime abord valable en tant qu'indianiste : musicien accompli, y compris dans la technique de la sitar, voyageur infatigable des Indes et traducteur du sanskrit ; tout porte à lui faire confiance.

Pourtant, Alain Daniélou, grand inconnu dans les milieux brahmaniques en Inde (encore aujourd'hui !), n'est pas plus représentatif de l'hindouisme authentique que le pape de la Cité du Vatican n'est représentatif du Coran...

De même que, dans le Coran, on peut trouver le nom de Jésus, de même, dans les écrits d'Alain Daniélou, on peut trouver des références brahmaniques réelles : mais la ressemblance s'arrête là. L'islam n'est pas le catholicisme et Alain Daniélou n'est ni Hindou, ni un Pandit (brahmane savant) !

Il est vrai qu'Alain Daniélou ne s'est jamais présenté comme un brâhmane, mais juste comme un shudra, "serviteur" des brâhmanes ; c'était sans doute là sa façon de justifier son niveau de vie très luxueux (il possédait de nombreuses villas et roulait en Porsche !), contrairement aux brahmanes orthodoxes qui doivent apprendre à vivre au jour le jour de dons, et offrir le surplus en charité...

Alain Daniélou, serviteur ! certes, mais un serviteur qui trahit la parole brahmanique sans commune mesure...

Car seul un Occidental, ignorant des textes sacrés et traités brahmaniques, peut tomber dans l'adoration d'un personnage qui se révèle en fait profondément raciste, méprisant... et manipulateur.

Soyons clair : Alain Daniélou était hostile à tout métissage physique, hostile au Mahatma Gandhi et au philosophe du vedanta Ramana Maharshi, hostile au monothéisme et hostile... en fin de compte aux valeurs brahmaniques fondamentales !

Or, quel Hindou peut mépriser les valeurs de ceux qui sont les gardiens de la tradition hindoue authentique, les brâhmanes ?

Alain Daniélou se prétendait shivaïte. En fait, il n'était ni shivaïte ni garant d'un quelconque courant hindou, mais seulement "daniélouïste"...

Son shivaïsme était bien curieux, pour qui connait les textes shivaïtes, comme le Shiva-Purana.


Alain Daniélou critiquait sans complexe et incessamment la valeur de "Non-violence" (Ahimsâ) : pour lui, la Non-violence n'était que l'apanage de "religions morales", "mensongères", comme le jaïnisme ou le bouddhisme, parfaitement étrangère à l'hindouisme immémorial, vertu non-violente qui s'est "mélangée" avec l'hindouisme à cause de l'ignorance qui prévaut à l'Âge de Fer, le Kali-Yuga...

Pour Alain Daniélou, seul le shivaïsme était vrai, une "religion cosmique" sans "sentimentalisme" et donc en prise avec la "réalité" du monde : d'où les louanges et l'approbation d'Alain Daniélou concernant l'infanticide des filles (permettant, selon lui, de réguler les populations !), des rituels sanglants (comprenant non seulement les animaux, mais aussi les hommes...) et des bûchers de veuves ; d'où son mépris du végétarisme, de la doctrine (hindoue !) des réincarnations et du vishnouïsme ; et d'où sa justification de comportements pédérastes à la limite de la pédophilie, etc., etc., etc.

Ces exemples de fascinations qu'avait Alain Daniélou pour des comportements violents, des pratiques cruelles et des désirs outranciers, qui ne sont défendus nulle part dans les textes sacrés hindous (qui insistent en revanche sur la compassion/karuna, le contrôle de soi et l'ascétisme !), invitent à mettre un doute sur l'honnêteté du personnage, non pas seulement en tant qu'homme, mais bien en tant qu'indianiste !

Alain Daniélou considérait que les races humaines n'avaient pas à se mélanger physiquement : il justifiait ce principe selon le système des castes hindous. Pour qui connaît les Lois de Manu, il est clair que se marier avec une autre personne consiste, non pas à se marier avec sa cousine germaine, mais à trouver l'âme sœur, une correspondante à son intellect et à son devoir propre, hors de toute considération physique ; par conséquent, il ne s'agit pas de cultiver une consanguinité à l'infini, comme le voudrait Alain Daniélou... (ce dernier craignant la disparition des caractères corporels et intellectuels de chaque peuple, par un métissage génétique généralisé !)

La Non-violence (Ahimsâ) n'est pas le propre du jaïnisme ou du bouddhisme, comme veut le faire croire Alain Daniélou : cette valeur hautement morale et éthique se trouve dans les Védas, Upanishad, les Lois de Manu, le Yoga-Sûtra de Patanjali, etc. (ouvrages brahmaniques d'autorité absolue pour les Hindous) : il est donc illusoire de penser que si la société indienne présente des traces de violences et d'évidentes cruautés, c'est parce que l'hindouisme les favorise et que cela n'est pas en soi un problème réel (comme le prétend Alain Daniélou) ; si la société indienne a des dérives violentes, c'est bien parce que les valeurs brahmaniques ne sont pas respectés par 100% des Indiens... et non parce que l'hindouisme pousse à cela.

Ce n'est pas donc avec Alain Daniélou que les valeurs brahmaniques/hindoues trouvaient un défenseur ou un représentant : bien au contraire !

Le seul fait que la Non-violence (Ahimsâ) soit rejetée par Alain Daniélou, jamais avare de critique calomnieuse (inventée de toute pièce !) sur le Mahatma Gandhi, prouve en quoi il était non seulement en train de trahir l'hindouisme authentique, mais de donner une vision totalement fausse de la culture brahmanique, pour on ne sait quel bénéfice personnel : il est clair qu'il est plus facile de vendre des livres prônant un "sadisme" hédoniste très teinté (mais superficiellement) d'exotisme hindou, en Occident, que de faire saisir aux Occidentaux en quoi les Hindous sont si attachés à leur civilisation réelle face à l'impérialisme prédateur (islamiste ou occidental, consumériste, etc.)

Alain Daniélou a dit de nombreuses vérités sur l'Inde, comme le fait que les Indiens étaient dirigés par des "Anglais à la peau brune" incapables de comprendre leur population et de participer au redressement culturel de l'Inde. Mais Alain Daniélou MENT absolument lorsqu'il prétend qu'il est un défenseur de l'hindouisme orthodoxe, et spécialement shivaïte : il ne le respecte pas à sa source (ses traductions et interprétations sont biaisées dans un sens qui n'appartient qu'à lui seul) et, en fait, le dénature à un tel point qu'il fait de Shiva un Dieu comparable au dieu grec Dionysos !

Cette mise en similitude avec le dieu Dionysos, dieu grec de l'ivresse créatrice, avec Shiva déva, "Bon dieu" représentant du Brahman (Âme universelle) pour les shivaïtes, montre à quel point Alain Daniélou veut à tout prix "ressusciter" un paganisme (qui n'existe que dans sa tête) en le travestissant dans un habit "hindou", "shivaïte", qui est vide de toute substance réelle, et sans lien aucun avec la tradition brahmanique vécue et comprise par les Hindous.

Alain Daniélou a fait perdre beaucoup à l'hindouisme et à son rayonnement mondial : au lieu d'en montrer sa beauté spécifique (son panthéisme permettant l'alliance et la fusion d'un monothéisme, d'un agnosticisme et d'un polythéisme), d'en décrire sa richesse éthique et ses valeurs philosophiques, écologiques et artistiques, Alain Daniélou a passé son temps à fabriquer un sectarisme phallocratique, sous couvert d'exigences d'orthodoxie "shivaïte"... (le Linga est en effet la représentation classique de Shiva, en forme de Phallus stylisé : mais ce symbole n'a rien d'érotique ; il représente l'Infinité, la colonne de Feu sans début ni fin par laquelle s'est incarné Shiva, Dieu ascète, pour départager Vishnou, Dieu-roi, et Brahmâ, Dieu-prêtre, qui se prétendaient Dieu des dieux...).

On doit néanmoins à Alain Daniélou d'avoir remis l'érotisme hindou au goût du jour, sans tabou, et tel qu'il existait chez les disciples des brâhmanes dans l'antiquité indienne, avant l'occupation islamique et chrétienne du sous-continent asiatique ; cela est inestimable, surtout dans un monde saturé d'une pruderie sexuelle malsaine et hypocrite, missionnaire et intolérante (et condamnant sans vergogne les homosexuels, qu'était aussi Alain Daniélou...).

Mais cela est nettement insuffisant pour lui excuser des erreurs et énormités qu'il écrivait sciemment, dans un but pas plus élevé que celui de vulgariser son mépris pour l'éthique et la morale, aussi universelles ou brahmaniques soient-elles.


Dino Castelbou


Friday, December 19, 2014

Pratiques évocatoires & influences spirituelles



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De la tablette spirite en bois (oui-ja) aux EVP, phénomènes de voix électroniques (Electronic Voice Phenomena) qui s'entendent dans le « bruit blanc » d'une télévision ou d'une radio, les pratiques de communication avec les défunts ne manquent pas.

« De toutes les pratiques magiques, écrit René Guénon, les pratiques évocatoires sont celles qui, chez les anciens, furent l’objet des interdictions les plus formelles ; et pourtant on savait alors que ce qu’il pouvait s’agir d’évoquer réellement, ce n’étaient point des « esprits » au sens moderne, que les résultats auxquels on pouvait prétendre étaient en somme de bien moindre importance ; comment donc eut-on jugé le spiritisme, à supposer, ce qui n’est pas, que les affirmations de celui-ci répondissent à quelque possibilité ?

On savait bien, disons-nous, que ce qui peut être évoqué ne représente point l’être réel et personnel, désormais hors d’atteinte parce qu’il est passé à un autre état d’existence, que ce sont uniquement ces éléments inférieurs que l’être a en quelque sorte laissés derrière lui, dans le domaine de l’existence terrestre, à la suite de cette dissolution du composé humain que nous appelons la mort. C’est là [...] ce que les anciens Latins appelaient les « mânes » ; c’est aussi ce à quoi les Hébreux donnaient le nom d’ob, qui est toujours employé dans les textes bibliques quand il est question d’évocations, et que certains prennent à tort pour la désignation d’une entité démoniaque.

En effet, la conception hébraïque de la constitution de l’homme concorde parfaitement avec toutes les autres ; et, en nous servant, pour nous faire mieux comprendre à ce sujet, de correspondances empruntées au langage aristotélicien, nous dirons que non seulement l’ob n’est point l’esprit ou l’ « âme rationnelle » (neshamah), mais qu’il n’est pas davantage l’ « âme sensitive » (ruahh), ni même l’ « âme végétative » (nephesh). Sans doute la tradition judaïque semble indiquer, comme une des raisons de la défense d’évoquer l’ob, qu’un certain rapport subsiste entre lui et les principes supérieurs, et ce point serait à examiner de plus près en tenant compte de la façon assez particulière dont cette même tradition envisage les états posthumes de l’homme ; mais, en tout cas, ce n’est pas à l’esprit que l’ob demeure lié directement et immédiatement, c’est au contraire au corps, et c’est pourquoi la langue rabbinique l’appelle habal de garmin ou « souffle des ossements » ; c’est précisément ce qui permet d’expliquer les phénomènes [...] (spirites).

Ainsi, ce dont il s’agit ne ressemble en rien au « périsprit » des spirites, ni au « corps astral » des occultistes, qui sont supposés revêtir l’esprit même du mort ; et d’ailleurs il y a encore une autre différence capitale, car ce n’est nullement un corps : c’est, si l’on veut, comme une forme subtile, qui peut seulement prendre une apparence corporelle illusoire en se manifestant dans certaines conditions, d’où le nom de « double » que lui donnaient alors les Egyptiens. Du reste, ce n’est véritablement qu’une apparence sous tous les rapports : séparé de l’esprit, cet élément ne peut être conscient au vrai sens de ce mot ; mais il possède néanmoins un semblant de conscience, image virtuelle, pour ainsi dire, de ce qu’était la conscience du vivant ; et le magicien, revivifiant cette apparence en lui prêtant ce qui lui fait défaut, donne temporairement à sa conscience réflexe une consistance suffisante pour en obtenir des réponses lorsqu’il l’interroge, ainsi que cela a lieu notamment quand l’évocation est faite pour un but divinatoire, ce qui constitue proprement la « nécromancie ». Nous nous excuserons si ces explications [...] ne paraissent pas parfaitement claires ; il est fort difficile de rendre ces choses en langage ordinaire, et on est bien forcé de se contenter d’expressions qui ne représentent souvent que des approximations ou des « façons de parler » ; la faute en est pour une bonne part à la philosophie moderne, qui, ignorant totalement ces questions, ne peut nous fournir une terminologie adéquate pour les traiter. Maintenant, il pourrait encore se produire, à propos de la théorie que nous venons d’esquisser, une équivoque qu’il importe de prévenir : il peut sembler, si l’on s’en tient à une vue superficielle des choses, que l’élément posthume dont il s’agit soit assimilable à ce que les théosophistes appellent des « coques », qu’ils font effectivement intervenir dans l’explication de la plupart des phénomènes du spiritisme ; mais il n’en est rien, quoique cette dernière théorie soit bien probablement dérivée de l’autre, mais par une déformation qui prouve l’incompréhension de ses auteurs. En effet, pour les théosophistes, une « coque » est un « cadavre astral », c’est-à- dire le reste d’un corps en voie de décomposition ; et, outre que ce corps est censé n’avoir été abandonné par l’esprit que plus ou moins longtemps après la mort, au lieu d’être essentiellement lié au « corps physique », la conception même de « corps invisibles » nous apparaît comme grossièrement erronée, et elle est une de celles qui nous font qualifier le « néo-spiritualisme » de « matérialisme transposé ».

Sans doute, la théorie de la « lumière astrale » de Paracelse, qui est d’ailleurs d’une portée beaucoup plus générale que ce dont nous nous occupons présentement, contient au moins une part de vérité ; mais les occultistes ne l’ont guère comprise, et elle a fort peu de rapports avec leur « corps astral » ou avec le « plan » auquel ils donnent le même nom, conceptions toutes modernes, en dépit de leurs prétentions, et qui ne s’accordent avec aucune tradition authentique.

Nous joindrons à ce que nous venons de dire quelques réflexions qui, pour ne pas se rapporter directement à notre sujet, ne nous en paraissent pas moins nécessaires, parce qu’il faut tenir compte de la mentalité spéciale des Occidentaux actuels. Ceux-ci, en effet, quelles que soient leurs convictions religieuses ou philosophiques, sont pratiquement « positivistes », en grande majorité du moins ; il semble même qu’ils ne puissent sortir de cette attitude sans verser dans les extravagances du « néo spiritualisme », peut-être parce qu’ils ne connaissent rien d’autre. Cela est à un tel point que bien des gens très sincèrement religieux, mais influencés par le milieu, tout en ne pouvant faire autrement que d’admettre certaines possibilités en principe, se refusent énergiquement à en accepter les conséquences et en arrivent à nier en fait, sinon en droit, tout ce qui ne rentre pas dans l’idée qu’ils se font de ce qu’on est convenu d’appeler la « vie ordinaire » ; à ceux-là, les considérations que nous exposons ne paraîtront sans doute pas moins étranges ni moins choquantes qu’aux « scientistes » les plus bornés. Cela nous importerait assez peu, à vrai dire, si les gens de cette sorte ne se croyaient parfois plus compétents que quiconque en fait de religion, et même qualifiés pour porter, au nom de cette religion, un jugement sur des choses qui dépassent leur entendement ; c’est pourquoi nous pensons qu’il est bon de leur faire entendre un avertissement, sans trop nous illusionner pourtant sur les effets qu’il produira.

Nous rappellerons donc que nous n’entendons nullement nous placer ici au point de vue religieux, et que les choses dont nous parlons appartiennent à un domaine entièrement distinct de celui de la religion ; d’ailleurs, si nous exprimons certaines conceptions, c’est exclusivement parce que nous savons qu’elles sont vraies, donc indépendamment de toute préoccupation étrangère à la pure intellectualité ; mais nous ajouterons que, malgré cela, ces conceptions permettent, mieux que beaucoup d’autres, de comprendre certains points concernant la religion elle-même. Nous demanderons par exemple ceci : comment peut-on justifier le culte catholique des reliques, ou encore le pèlerinage aux tombeaux des saints, si l’on n’admet pas que quelque chose qui n’est pas matériel demeure, d’une manière ou d’une autre, attaché au corps après la mort ? Cependant, nous ne dissimulerons pas que, en unissant ainsi les deux questions, nous présentons les choses d’une façon trop simplifiée ; en réalité, les forces dont il s’agit dans ce cas (et nous employons à dessein ce mot de « forces » dans un sens très général) ne sont point identiques à celles dont nous nous sommes occupé précédemment (phénomènes spirites), quoiqu’il y ait un certain rapport ; elles sont d’un ordre bien supérieur, parce qu’il intervient autre chose qui est comme surajouté, et leur mise en œuvre ne relève plus aucunement de la magie, mais plutôt de ce que les néo-platoniciens appelaient la « théurgie » : encore une distinction qu’il convient de ne pas oublier. Pour prendre un autre exemple du même ordre, le culte des images et l’idée que certains lieux jouissent de privilèges spéciaux sont tout à fait inintelligibles si l’on n’admet pas qu’il y a là de véritables centres de forces (quelle que soit d’ailleurs la nature de ces forces), et que certains objets peuvent jouer en quelque sorte un rôle de « condensateurs » : qu’on se reporte simplement à la Bible et qu’on y voie ce qui est dit de l’arche d’alliance, ainsi que du nous voulons dire.

Nous touchons ici à la question des « influences spirituelles », sur laquelle nous n’avons pas à insister, et dont le développement rencontrerait d’ailleurs bien des difficultés ; pour l’aborder, on doit faire appel à des données proprement métaphysiques, et de l’ordre le plus élevé. Nous citerons seulement un dernier cas : dans certaines écoles d’ésotérisme musulman, le « Maître » (Sheikh) qui fut leur fondateur, bien que mort depuis des siècles, est regardé comme toujours vivant et agissant par son « influence spirituelle » (barakah) ; mais cela ne fait intervenir à aucun degré sa personnalité réelle, qui est, non seulement au delà de ce monde, mais aussi au delà de tous les « paradis », c’est-à-dire des états supérieurs qui ne sont encore que transitoires.

On voit assez combien nous sommes loin ici, non plus seulement du spiritisme, mais même de la magie ; et, si nous en avons parlé, c’est surtout pour ne pas laisser incomplète l’indication des distinctions nécessaires ; la différence qui sépare ce dernier ordre de choses de tous les autres est même la plus profonde de toutes.

Nous pensons maintenant en avoir dit assez pour montrer que, avant les temps modernes, il n’y eut jamais rien de comparable au spiritisme ; pour l’Occident, nous avons surtout envisagé l’antiquité, mais tout ce qui se rapporte à la magie est également valable pour le moyen âge. Si pourtant on voulait à toute force trouver quelque chose à quoi l’on pût assimiler le spiritisme jusqu’à un certain point, et à la condition de ne le considérer que dans ses pratiques (puisque ses théories ne se rencontrent pas ailleurs), ce qu’on trouverait serait tout simplement la sorcellerie. En effet, les sorciers sont manifestement des « empiriques », encore que le plus ignorant d’entre eux en sache peut-être plus long que les spirites à plus d’un égard ; ils ne connaissent que les branches les plus basses de la magie, et les forces qu’ils mettent en jeu, les plus inférieures de toutes, sont celles-là mêmes auxquelles les spirites ont ordinairement affaire. Enfin, les cas de « possession » et d’ « obsession », en corrélation étroite avec les pratiques de la sorcellerie, sont les seules manifestations authentiques de la médiumnité que l’on ait constatées avant l’apparition du spiritisme ; et, depuis lors, les choses ont-elles tellement changé que les mêmes mots ne leur soient plus applicables ? Nous n’en croyons rien ; mais vraiment, si les spirites ne peuvent se recommander que d’une parenté aussi suspecte et aussi peu enviable, nous leur conseillerions plutôt de renoncer à revendiquer pour leur mouvement une filiation quelconque, et de prendre leur parti d’une modernité qui, en bonne logique, ne devrait point être une gêne pour des partisans du progrès. »

René Guénon, « L'erreur spirite ».

Wednesday, December 17, 2014

Le mystère du peuple Russe


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La baisse du prix du pétrole, orchestrée par les USA, et les sanctions occidentales ont provoqué une crise en Russie. Or, cette crise exacerbe le nationalisme russe. « Les Russes, dit l'écrivain Vladimir Fédorovski, sont aujourd'hui dans une mentalité post-versaillaise, comme les Allemands entre les deux guerres. Ils ont le syndrome de la citadelle assiégé, sont persuadés d'un complot occidental visant à leur nuire ».

Comme l'Allemagne, saignée à blanc par le traité de Versailles, la Russie entrera-t-elle en guerre ? D'après un prophète sud-africain, Nicolaas van Rensburg (1864-1926), durant la troisième guerre mondiale les armées russes annihileront rapidement les troupes de l'Otan. « Ces dernières, dit van Rensburg, se replieront, voyant ses propres terres attaquées et sur le coup d’un gigantesque écroulement financier, laissant ainsi les Russes atteindre la frontière espagnole et écraser au passage les troupes françaises ».

Les Russes, qui vainquirent Napoléon et Hitler, mettront-t-ils fin à la tyrannie de Wall Street et de la City ? Quoi qu'il en soit, pour de nombreux spiritualistes la Russie fait penser au livre « Récits d'un pèlerin russe ».



Récits d'un pèlerin russe



par JEAN GAUVAIN


Mis en éveil par une courte note de Nicolas Berdiaev, je découvris un jour ce petit livre à la Bibliothèque des Langues orientales à Paris. Malgré la hâte d’une période d’examens, je ne l’avais pas quitté à la fin de l’après-midi. Mieux que beaucoup de romans, d’études et d’essais, il révèle, en effet, le mystère du peuple russe dans ce qu’il a de plus secret, ses croyances et sa foi.

On ne s’étonnera pas de l’obscurité où sont restés les Récits d’un pèlerin, si l’on pense aux conditions de leur publication. Ils ont paru pour la première fois à Kazan vers 1865, sous une forme primitive, avec de nombreuses fautes. C’est en 1884 seulement que fut établie une édition correcte et accessible. En plein mouvement socialiste et naturaliste, celle-ci ne pouvait trouver grand écho. Le besoin d’une nouvelle édition ne se fera sentir qu’après 1920, lorsque certains cœurs émigrés connaîtront la nostalgie de la patrie. Le livre fut réimprimé en 1930 par les soins du professeur Vycheslavtsev.

Les Récits ont été publiés sans nom d’auteur. D’après la préface de l’édition de 1884, le père Païsius, abbé du monastère de Saint-Michel-Archange des Tchérémisses à Kazan, en aurait copié le texte chez un moine russe de l’Athos, dont nous ignorons le nom. De nombreux indices portent à croire que les récits ont été rédigés par un religieux après ses entretiens avec le pèlerin. Cette hypothèse n’enlève nullement au livre son caractère authentique. Le pèlerin, simple paysan de trente-trois ans, n’est familier qu’avec le style oral. La rédaction de ses aventures lui aurait coûté de grands efforts, des expressions conventionnelles auraient remplacé le langage archaïque et simple qui fait le charme de ces récits. Un confident intelligent, par contre, aura pu retrouver exactement le ton du pèlerin et transmettre ses paroles au lecteur. De nombreux mystiques n’ont communiqué leur expérience spirituelle qu’avec l’aide d’un chroniqueur dont tout l’art est de s’effacer devant les mystères qu’il révèle. Ce personnage, c’est peut-être l’ermite de l’Athos, peut-être aussi le père Ambroise, le grand solitaire d’Optina, – maître d’Ivan Kirêevski, ami de Dostoïevski, de Tolstoï et de Léontiev, – dans les manuscrits duquel trois autres récits, de ton plus didactique, ont été retrouvés et publiés en 1911.

Les Récits se rattacheraient ainsi au mouvement littéraire russe du XIXe siècle, dans ce qu’il a de plus serein et de plus pur. Dans le tumulte des écrits poétiques, romanesques, révolutionnaires, où se heurtent avec une telle violence les tendances extrêmes du caractère russe, il manquait cette note innocente et cristalline qui en est sans doute la tonique secrète.

Le pèlerin fait pénétrer le lecteur au cœur de la vie russe, peu après la guerre de Crimée et avant l’abolition du servage, soit entre 1856 et 1861. On voit passer tous les personnages du roman russe, le prince qui cherche à expier sa vie dissipée, le maître de poste ivrogne et querelleur, le greffier de province, incroyant et libéral. Les forçats s’en vont par étapes vers la Sibérie, les courriers impériaux épuisent leurs chevaux sur le trakt infini, les déserteurs rôdent dans les forêts lointaines ; nobles, paysans, fonctionnaires, membres des sectes, instituteurs et prêtres de campagne, toute cette ancienne Russie terrienne ressuscite avec ses défauts, dont le moindre n’est pas l’ivrognerie, et ses qualités, dont la plus belle est la charité, l’amour spirituel du prochain, illuminé par l’amour de Dieu. Alentour, c’est la terre russe, plaine immense où le regard se perd, forêts désertes, auberges au bord des routes, églises aux couleurs fraîches, aux cloches scintillantes. Jamais pourtant le paysan ne s’attarde à décrire le mode des apparences sensibles. Chrétien orthodoxe, il est à la recherche de la perfection, l’absolu est son souci.

Pour le guider dans cette quête, le pèlerin n’a que deux livres, la Bible et un recueil de textes patristiques, la Philocalie. Ce nom seul permet de définir l’école à laquelle il se rattache. Russe du XIXe siècle, le pèlerin est un hésychaste (de calme – silence – contemplation).

L’hésychasme remonte aux premiers siècles chrétiens. Il prend son origine au mont Sinaï et au désert d’Égypte. Dans l’Église orientale il apparaît comme le courant mystique par opposition à la tradition purement ascétique issue de saint Basile, qui domina longtemps par suite de la condamnation de l’origénisme aux Ve-VIe siècles. Inspirée d’Origène et de Grégoire de Nysse, la mystique orientale donne pour fin à l’âme humaine la déification. La nature humaine est bonne, mais déformée par le péché. La rendre à sa vertu première, rétablir dans l’homme, qui est à l’image de Dieu, la ressemblance divine, œuvre de la grâce, c’est la voie du salut. Sous l’action de la grâce, l’esprit, libéré des passions par l’ascèse, s’élève à contempler les raisons des choses créées, et parvient parfois jusqu’à la « nuée lumineuse », la contemplation obscure de la Trinité sainte. Tel est le but auquel se consacrent les solitaires et les grands mystiques des dix premiers siècles chrétiens. Pour fixer leur esprit sur les réalités invisibles, certains d’entre eux sont conduits à adopter des procédés techniques, comme la répétition fréquente d’une courte prière, le Kyrie Eleison. Les catholiques, familiers avec le chapelet, ne sauraient s’en étonner. Liée au dogme de la résurrection future, l’idée d’une participation du corps à la vie spirituelle est en soi profondément orthodoxe. Ainsi se développe peu à peu ce qui, un jour, dans des controverses acharnées, sera qualifié d’hésychasme.

A partir du XIe siècle, cette doctrine tend à se corrompre. Sous l’influence indirecte de saint Syméon le Nouveau Théologien, on attribuera aux visions et révélations sensibles une valeur exagérée. Nul ne pourra être considéré chrétien s’il n’a connu, expérimenté concrètement la grâce. Théologie inquiétante à laquelle s’opposent les paroles de Jeanne aux docteurs qui lui demandaient si elle était en état de grâce : Si je n’y suis, Dieu m’y mette et si j’y suis, Dieu m’y garde ! Au delà, le chrétien ne peut aller sans danger. L’action de Dieu dans l’âme est essentiellement mystérieuse, « transpsychologique », pour reprendre l’expression de Stolz.

La recherche des illuminations conduit en effet à mépriser la pratique ascétique et à chercher des moyens considérés comme plus efficaces pour parvenir aux visions. C’est le danger du « moyen court » et du quiétisme où l’âme risque d’être foudroyée. Par une évolution parallèle, une attention trop grande est donnée aux procédés corporels, à la position du corps, au rôle du cœur dans l’oraison. L’hésychaste du XIVe siècle qui espère arriver au salut « sans peine et sans douleur », oublie que, dans la vie spirituelle, tout est grâce, et que nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur, si ce n’est par l’Esprit-Saint (1 Cor. 12, 3).

C’est cette doctrine qui, malgré les controverses du XIVe siècle, est transmise à la Russie par le starets Nil Sorski (1433-1508), une des plus pures figures du monachisme russe, celui qui voulait interdire aux couvents de posséder des biens matériels. Tombée dans l’oubli, elle est restaurée à la fin du XVIIIe siècle par un autre starets, Païsius Velitchkovski. Les textes hésychastes qu’il rassemble et publie en 1794 guideront les solitaires et les mystiques russes du XIXe siècle.




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Friday, December 12, 2014

Freud & la kabbale


Dans un curieux ouvrage, le juif américain David Bakan vient de dévoiler que le freudisme est un avatar de la (prétendue) mystique juive, un travestissement laïcisé.

Le Prof. Baruk, et bien d'autres, avaient déjà fait remarquer que la psychanalyse était plutôt une (fausse) religion qu'une science. Elle a ses dogmes et ses rites, et surtout. son interprétation presque mystique, en tout cas, fort peu contrôlée. Le propre de la Science c'est que l'hypothèse doit ensuite être passée au feu de la vérification. Alors seulement elle se transforme en fait scientifique. Dans la psychanalyse, l'hypothèse, c'est-à-dire l'interprétation fournie par son auteur, le médecin doit être contrôlé par le résultat thérapeutique. Or, sur ce point, les résultats sont bien maigres. On ne connaît que très peu de cas d'obsessions guéris par la psychanalyse malgré l'intense propagande de ses disciples.

Au contraire, le prof. Baruk a dû « dé-psychanalyser » des sujets, « c'est-à-dire, recoudre, au sens propre du mot, le tissu mental qui avait été mis en pièces », en vue de les guérir par sa méthode de Justice et de Confiance.

Joseph Breuer avait guéri une jeune hystérique en 1894... Freud s'empara de cette expérience pour en tirer une interprétation sexuelle alors que Breuer avait bien spécifié que jamais l'amour ne s'est manifesté dans la vie mentale de cette jeune fille. Mais Freud, « qui passa toute sa vie dans un monde virtuel, un monde composé presque exclusivement de Juifs » est un névrosé en révolte contre la vérité.

Le Dr F. Pasche, préfaçant l'étude de Bakan, écrit : « Pour Freud, le surmoi avait un visage, celui de Moïse, et un langage, les interdits et les injonctions du Décalogue. N'est-ce pas le dogme kabbalistique d'une énergie divine, créatrice, sexualisée qui est à l'origine du concept de libido ? N'en est-il pas de même des notions freudiennes d'instinct de mort, sécularisation de l'esprit du Mal — de bisexualité — le Dieu de la Kabbale est bisexuel — de l'inceste comme crime mythique, de l'assimilation de la connaissance à l'inceste, etc.... Tous ces délires sont en effet kabbalistiques.

Freud a voulu « tuer Moïse », c'est-à-dire, s'émanciper du Décalogue et, en même temps, laïciser le Zohar. Comme il le prétend, « seul un juif pouvait créer la psychanalyse ». Rectifions. Seul un infra-juif, névrosé, pouvait avoir le toupet de présenter comme science un ramassis de délires. Disons que, vu l'ignorance par les Goïm (christianisés depuis 20 siècles) du satanisme zoharique, seul un infra-juif pouvait être initié au kabbalisme et en profiter pour le transposer.

Freud fut initié par le Dr Wilhelm Fliess avec lequel il entretint une correspondance de 1887 à 1901, correspondance où il fait figure d'adepte.

Ce docteur était un fervent de la numérologie. Pour lui, le cycle mâle était de 23 jours, le cycle femelle de 28. La mort de Goethe est survenue au 30 156 jour de sa vie, soit 1 077 cycles de 28 jours... féminin (type de bisexualité). « Goethe est mort quand la 1 077 menstrue féminine eut épuisé la dernière parcelle de sa merveilleuse constitution » !

Freud finira par « désespérer des extravagances scientifiques de Fliess » mais fit bien pis en introduisant la Kabbale laïcisée dans la médecine. Il l'empoisonna, comme avait été « infecté le judaïsme tout entier » (Théodore Reinach).

Freud, rappelons-le, a connu Adolph Jellinek « le plus grand des prêcheurs juifs modernes » déclare la Jew-Ency qui prêcha à Vienne jusqu'à sa mort en 1883. Or, le premier ouvrage de Jellinek porte sur la Kabbale et fut suivi d'autres sur la prétendue mystique kabbaliste. Le premier auditoire auquel Freud exposera sa théorie. fut, précisément, la loge des B'nai B'rith composée, exclusivement, de juifs kabbalistes.

La pensée freudienne est issue de la pensée juive hérétique, aile de la Kabbale. Freud a-t-il fait un « pacte avec le diable » suivant « l'hypothèse très convaincante » de D. Bakan. Freud s'est-il cru le Messie ? A-t-il vraiment supposé que Moïse était égyptien ? Qu'importe. Freud n'a jamais été qu'un psychopathe et nullement un génie, sauf pour l'exploitation de la crédulité publique. Son équation : religion = névrose, s'applique particulièrement à lui-même. Sa fausse religion n'a pu qu'augmenter sa révolte animale et ses traumatismes le ramenèrent aux instincts les plus primitifs. Mais il y a aussi du « Kanular » chez ce dément... intéressé. Un tel personnage est vraiment une honte pour le judaïsme. La justice fait un devoir de démystifier celui qui, de l'homme debout a fait un homme couché, un chien sur un divan.

Ce qui est infiniment grave dans tous les occultismes, c'est qu'ils désagrègent progressivement les volontés de ceux qui les pratiquent. Le Décalogue, comme tout obstacle aux instincts, développe les « muscles » de la volonté. Lui seul peut faire passer l'espèce humaine du stade animal au stade spirituel. Telle était la leçon que devaient apporter les Hébreux à l'aube de l'Humanité.

N'oublions pas qu'Emil Ludwig a révélé que Freud avait fondé un Ordre secret une fraternité avec réunion et langage secret. Comment David Bakan ose-t-il ne pas le mentionner ? l'escamoter.

Emil Ludwig (dont le père, un ophtalmologue réputé, s'appelait Hermann Cohn) l'a su, étant juif ; son ouvrage a été traduit en plusieurs langues. (Je l'ai connu en portugais, au Brésil). J'ai même reçu un jour la photo officielle de cette loge qui fait partie de la « Collection du Palais de la Découverte ».

En 1920, à 6 de ses disciples, Freud a remis un anneau avec chaton d'Agathe quartz à zones concentriques, de teinte trouble. Cet anneau est le symbole d'une anti-circoncision. Il s'est constitué ainsi une véritable maçonnerie spécialisés, dont les loges secrètes sont réparties dans le monde entier. « Elles se déchaînent dès qu'on attaque le Mage noir » observe Ludwig. Le Prof. Henri Baruk en a su quelque chose. Il m'avait confié n'avoir jamais pu publier un ouvrage contre la psychanalyse par opposition de son entourage israélite.

Vous rencontrez, une fois de plus, le mensonge par omission. On veut bien reconnaître les sources judaïques de la pensée de Freud publiquement exprimées. Mais quant l'organisation secrète, motus. C'est un tabou. Freud est démoniaque mais, hélas, il n'a rien inventé ; le démon étant « le père du mensonge et du meurtre ». Comme il s'entourait de statuettes païennes, il a simplement travesti, sous des mythes grecs, ce qu'il trouvait dans la fausse tradition juive. Statuettes... obsession... magie !

On est effaré de constater que dans le Talmud, les interprétations des songes, par R. Yossé, sont immédiatement sexuelles. Si « l'on arrosait un olivier avec de l'huile... c'est qu'il a des relations avec sa mère » ; si l'autre songe « qu'un de ses yeux baisait son voisin... c'est qu'il a des relations illicites avec sa sœur » ! Voici les exemples fournis par le Talmud de Jérusalem, lequel est bien moins ordurier que celui de Babylone. D. Bakan résume ainsi ce dernier : « les rives sont l'accomplissement d'un désir, ils peuvent s'interpréter à l'aide de jeux de mots, Ils ont une signification sexuelle... Mensonge que Freud a ajouté, faussement, à l'expérience de Breuer. Les rêves manifestent le désordre des influx nerveux, hors l'état de veille.

Comment ne pas en arriver là, d'ailleurs, quand la Kabbale a placé le neuvième Sephiroth dans les organes sexuels de Dieu ? Quelle caricature de l'amour pur, de la Vibration Pure. Si Freud a tout ramené à l'instinct et fait de l'homme une bite, c'est par auto-analyse et parce que la Mytho-magie juive ne procède pas autrement. Elle est le type même de l'anti-Mosaïsme. Elle aussi tue Moïse.

Le prétendu « meurtre du Père » appartient au « règne animal » sangliers ou babouins par ex. où un jeune mâle élimine l'ancien chef d'une harde.

Observons — au passage — que Karl Marx n'a point voulu faire autre chose que « tuer Moise ». Il ne l'a point proclamé explicitement, mais sous forme cachée : « La critique de la religion est la condition de toute critique ». Il est son point de départ satanique. Les commentateurs ont vu là une attaque contre l'Etat luthérien. Ils oublient que Marx avait, derrière lui, vingt siècles d'esclavage rabbinique, pire que « l'opium du peuple ». Et que vouloir expliquer Marx, en dehors de son « hérédité émotionnelle » juive, est un leurre. Marx, par réaction anti-judaïque — comme le fera Freud — choisira comme héros un grec : Prométhée. Marx n'est point athée, il ne hait point simplement « tous les dieux ». Il est anti-Jéhovah sans le dire. Il peut se révolter, mais ce n'est point une révolte de socialiste-à-la-française. Cette révolte vient du zèle pour la justice de tous les Juifs. Non la Justice authentique, surnaturelle d'obéissance à Dieu, mais la Justice toute chamelle, purement naturelle de la Thora déformée. Ce n'est point simple coïncidence si la Ligne Communiste a succédé, en Juin 1847, à la Ligue des Justes. Ce mot aimé par Baruk, ici usurpé.

Le matérialisme dialectique est issu du matérialisme religieux du Talmud. La dialectique marxiste « mouvement indéfini qui traverse une série jamais arrêtée de déterminations successives » n'est qu'une caricature de l'inachevé-achevé de la grammaire hébraïque. Une sécularisation de la Vibration Pure.

Marx, comme Freud, est un sous-produit du Talmud, par révolte contre lui.

Jean-Gaston Bardet, « Qabalah de joie, Kabbale de mort ».



Freud et les yogas 
Jean-Gaston Bardet


La pratique du yoga peut-elle aider ou faciliter la prière et la méditation ? Qu’est-ce à dire de toutes ces méthodes de méditation orientale qui s’infiltrent dans l’Eglise ? Représentent-elles un danger pour la vie chrétienne ou bien est-ce la prière de demain ?

S’élever par la montée de la Kundalini (serpent vibratoire subtil), qui part du bas de la colonne vertébrale et va jusqu’au cerveau en ouvrant au passage, successivement les sept chakras (centres vibratoires subtils) de l’ensemble, c’est s’élever comme Satan qui a voulu se faire semblable à Dieu.

Les religions orientales font toujours un gigantesque effort pour se libérer des conditionnements de ce monde afin d’entrer dans la vraie paix et la sérénité parfaite, afin de dépasser tout dualisme entre le moi et le non-moi, entre la conscience de soi et l’univers. Mais il n’y a pas de bonheur sans conscience, sans altérité du sujet par rapport au bien qui le comble. Ce bonheur sans conscience n’est pas la perfection mais une sorte de sommeil ; tout le contraire de l’expérience mystique chrétienne qui est toujours et essentiellement l’expérience d’une Présence, la rencontre au plus intime de Quelqu’un.

Les médecins ayant oublié l’âme, ont dû aller à sa « découverte » comme Jung. Ce fut le rôle de la psychanalyse. La psychanalyse freudienne est le paradis des agnostiques ; tout y est faux : sa conception de l’homme, sa méthode, sa doctrine. C’est l’une des plus belles résurgences de la gnose et du panthéisme, qui emprunte à l’hindouisme comme au transformisme.

Le behaviorisme qui centre tout sur les réflexes conditionnels fait de l’homme un animal bien dressé. La psychologie de l’instinct – d’où dérive la psychanalyse- en fait un animal dont le dressage provoque des maladies.

Tout nous ramène à la conscience et nous voyons clairement que cet inconscient du XXème siècle n’est qu’une pure invention en vue de supprimer les responsabilités morales.

Nous voilà au cœur du problème : la désagrégation méthodique de l’Occident porte sur cette suppression de la responsabilité, fondement même des préceptes chrétiens.

Si la désagrégation est entreprise en Occident par certains personnages d’étiquette tibétaine, c’est parce qu’elle est depuis longtemps réalisée en Inde. Le Yoga, soit par pratique auto-hypnoïde, soit par manœuvre hypnotique du gourou n’a point d’autre but que de libérer la psyché du pneuma, c’est-à-dire de supprimer la responsabilité, la conscience morale.

Par une méthode ou par une autre, par des théories philosophiques, psychologiques, biologiques, par une métaphysique erronée, ou par des pratiques d’ordre hypnotique, il s’agit donc avant tout d’ôter la responsabilité afin d’obtenir des esclaves psychiques, menés par leurs sens.

Tuesday, December 09, 2014

Le règne de la Bête est arrivé

Pour être élu par le peuple français majoritairement hostile aux spéculations de la finance internationale, on conseilla à François Hollande de mentir en déclarant : « mon véritable adversaire, c'est le monde de la finance ». 

Afin d'accélérer la mondialisation et détruire la nation française, la gouvernance mondiale utilise l'imposture socialiste incarnée par François Hollande. Rappelons que la gouvernance mondiale n'est pas un fantasme de complotistes. Il s'agit d'une réalité attestée le 26 septembre 2009 par le médiatique conseiller politique Alain Minc (dont le père naquit dans une communauté juive de Biélorussie) : « On croit, a dit Minc, qu’il n’y a pas de gouvernance mondiale, c’est faux. Il y a une forme de gouvernance mondiale sauf qu’elle n’est pas codifiée, elle est empirique, elle est implicite, mais elle est décisive. » Non élue démocratiquement, la gouvernance révélée par Alain Minc est en réalité la dictature financière qui dirige le monde.

La finance internationale est-ce la Bête de l'Apocalypse ? La Bête représente le système politique dont le pouvoir s'étend sur tous les hommes qui y adhèrent en recevant la marque de la bête.

« Et, s'interroge Pierre Jovanovic, si la Bête de l'Apocalypse était vraiment l'argent, le système financier, le système bancaire ?

Et si sur son front il y avait en fait écrit : « J'accepte la Visa, Mastercard et American Express » ?


Jean ne dit-il pas clairement que « personne ne pourra vendre, ni acheter s'il n'est pas marqué par le nombre de la Bête » ? Après tout, c'est bien un système d'échanges de marchandises, d'achats et de ventes, d'entrées et de sorties d'argent qu'il décrit ! Ce n'est pas un rébus très compliqué. Il dit noir sur blanc que « sans la marque de la [banque] », les gens ne pourront pas prendre de l'argent, et seront mis à mort. Si vous n'avez pas votre Visa, vous êtes quand même bien embêté aujourd'hui... Pire : si vous n'avez pas ou plus de compte bancaire, vous êtes (socialement) mis a mort ! Pour quelle raison personne n'a voulu prendre cette phrase dans son sens propre ? Depuis que l'argent existe, c'est-à-dire depuis 4500 ans, hommes et femmes avaient toujours géré leurs pièces « sonnantes et trébuchantes » en toute liberté. Encore de nos jours, en 1968 par exemple les ouvriers de Renault étaient payés en liquide, de la main à la main s'il vous plaît, par une armée d'aide-comptables chaque 30 du mois.

Oui, mais : à partir des années l970 il y a eu une révolution silencieuse ! Nous avons perdu, sans même nous en rendre compte, la liberté de disposer de notre argent. Avec les nouveaux services proposés par la banque, l'employeur n'avait plus besoin de mobiliser une armée de comptables à chaque fin de mois ; il lui a suffi de déplacer le problème des payes à l'agence du coin en distribuant un bout de papier à la place des billets de 100 FF. Et cela a permis à Renault de licencier les aides-comptables, devenus inutiles.

Au début pourtant, les premiers chèques de paye donnés aux salariés n'avaient pas le coin droit barré par deux traits. Un chèque « non barré » permettait d'aller dans l'agence et de l'encaisser tout de suite en liquide. Certes, cela obligeait les employés à se rendre à la banque émettrice pour retirer leur paye. Pour des raisons pratiques évidentes. cette nouvelle méthode a naturellement forcé les salariés à ouvrir eux aussi des comptes pour ne pas avoir à attendre au guichet pendant une heure à chaque fin de mois (OUI dans les années 1970, nos parents faisaient patiemment la queue dans l'agence, puisque les distributeurs n'existaient pas encore).

Puis progressivement, les banques ont cessé d'imprimer des chèques « non barrés », obligeant les récalcitrants à se soumettre à leur loi s'ils voulaient toucher leur paye. Pour retirer de l'argent, on était alors obligé de signer un chèque à l'ordre « de soi-même ». Là-dessus, une loi obligea particuliers et entreprises à payer par chèque toute transaction dépassant un certain seuil. Trente ans plus tard, des réglementations bancaires sont venues alourdir ce processus et désormais, il vous est impossible de retirer plus de 1.400 euros de votre compte d'un coup : « Il faut prévenir le directeur 48 heures a l'avance ».

Tout a été mis en place pour empêcher le déposant d'un compte de disposer librement de ses fonds. Les banques ont dépossédé les déposants. Le système est maintenant verrouillé. Non seulement vous ne pouvez plus acheter, ni vendre sans une banque et une carte, mais en plus vous ne pouvez plus disposer de votre argent comme vous l'entendez. Vu sous l'angle du texte de saint Jean, on peut affirmer que le système de marquage dont il parle est bien en place. Notez aussi qu'il n'était pas en place en 1970 ni en 1840, ni en 1710, etc. Nous vivons aujourd'hui, et seulement aujourd'hui, ce que Jean a décrit il y a 1900 ans. »

Pierre Jovanovic, « 777, La chute du Vatican et de Wall Street selon saint Jean »


777
La chute du Vatican et de Wall Street selon saint Jean
Pierre Jovanovic


Le 29 septembre 2008, l'index du Dow Jones s'était effondré de 777,7 points, plongeant le monde entier dans la consternation et déclenchant aussitôt une crise économique mondiale, pire que celle de 1929.

Par simple curiosité, Pierre Jovanovic a rapproché le 777 de Wall Street du 777 donné par l'Ange dans l'Apocalypse de saint Jean. Et ce qu'il a trouvé dépasse l'entendement : le texte de saint Jean, qui a presque 2000 ans, annoncerait en réalité la chute du Vatican en même temps qu'une période de confusion totale, due à une... banqueroute universelle !

Dans cette analyse effectuée à partir des propos de l'Ange, Pierre Jovanovic démontre que l'Apocalypse de saint Jean est en réalité un extraordinaire avertissement pour notre époque qui s'apprêterait à connaître des bouleversements sans précédent.

De plus, avec cette nouvelle approche, le texte de l'Apocalypse de saint Jean devient plus clair (le fameux 666 par exemple s'explique de lui même) et l'ensemble recoupe exactement la Liste des papes de saint Malachie ainsi que les prophéties de la Vierge de La Salette.




Sunday, December 07, 2014

Que sont devenus Charles et Diane Roche ?

Après leur dénonciation des crimes rituels commis par un groupe secret, Charles et Diane Roche n'ont plus donné signe de vie.

En 2005, dans une vidéo largement diffusée sur Internet, Charles et Diane Roche, enfants du magistrat Pierre Roche, révèlent les perversions sexuelles et les crimes rituels commis par des notables, politiciens, hauts fonctionnaires et magistrats, tous affiliés à un groupe occulte.


« Ce groupe, dit Charles Roche, rassemblait des personnalités de la « bonne société », haut placées dans différentes sphères : notre père a certes mentionné le monde judiciaire (où l'on recrutait paraît-il beaucoup, et pas seulement parmi les magistrats, puisque même certains hauts dignitaires de la police étaient considérés comme des recrues de choix)... Étaient aussi concernés des sphères aussi différentes que la Politique, la Finance ou encore le monde médical, et plus généralement des gens qui comptent dans les secteurs les plus divers – ainsi y aurait-il eu, parmi les participants, et pour prendre qu'un dernier exemple, quelques universitaires... Il réunit plutôt des notables amateurs de sensations fortes dont le hobby consiste à mêler, lors de leurs réunions, des pratiques aussi diverses qu'uniformément dégoûtantes, et où l'on trouve en conjonction et pêle-mêle la sexualité de groupe, le sadomasochisme, l'automutilation et la consommation de drogues... »


Ils pratiquent « des sortes de rituels allant du sacrifice d'un animal à l'homicide pur et simple (c'est en tout cas ce que notre père prétendait avoir vu de ses yeux, précise Charles Roche). [...] Ainsi notre père nous expliquait-il que les proies du groupe en question étaient toujours sélectionnées parmi les couches les plus isolées de la population et les catégories de gens les moins susceptibles de causer un quelconque émoi ou d'attirer une quelconque attention en cas de volatilisation pure et simple. Ce qui revient à dire que, sauf « pêche miraculeuse », nos tortionnaires en col blanc n'avaient pas grand'chose de plus à se mettre sous la dent que des « clodos » (c'est une citation de notre père), des prostituées (parfois mineures, nous a-t-il précisé) et, dans certains cas, des étrangers en situation irrégulière (y compris des enfants) ».


La ritualisation de la sexualité caractérise le tantrisme frelaté et commercial qui s'est vulgarisé en Occident depuis plusieurs décennies. En revanche, le Nang-tcheud, la forme diabolisée du tantrisme tibétain, ne serait pratiqué que par une "élite". Dans ce rituel, « le pseudo-tantrika, explique Jean-Louis Bernard, tue sa partenaire, soit par strangulation, soit en la poignardant dans le dos. Par ce rite horrible, il vise à s’incorporer le double de sa victime qui survivra en son propre organisme, mais à l’état spectral, c’est-à-dire spirituellement mort. » (Jean-Louis Bernard, était un écrivain érudit dans les domaines de l'égyptologie, du tantrisme, du soufisme...)


Le Nang-tcheud désigne aussi un immonde élixir fait de sang et de chair humaine qui permettrait aux lamas dégénérés de prolonger leur vie. Le père Georges Morand (1930-2014) n'ignorait pas que dans le bouddhisme religion et magie sont étroitement mêlées.


Les dérives du système judiciaire français et les pratiques criminelles de notables pervers, dénoncées par Charles et Diane Roche, sont non seulement totalement crédibles mais très largement corroborées par d'autres témoignages et dossiers comparables.


Prêtre catholique et exorciste officiel du diocèse de Paris, le père Morand a dénoncé les groupuscules satanistes criminels "extrêmement redoutables" (précise le prêtre) liés à la mafia et à des personnalités qui tiennent des postes clés dans notre civilisation que ce soit dans le monde de la politique, dans le monde de la finance, dans le monde de la magistrature, dans le monde intellectuel, dans le monde ecclésiastique...


Les accusations du père Morand sur YouTube :
http://youtu.be/54Q9d-ZRtkk

Le père François Brune alerte lui aussi l'opinion sur l'existence des messes noires sacrificielles d'enfants et des « snuff movies » (meurtres réels enregistrés sur vidéos, vidéos revendues par la mafia.) :
http://youtu.be/etksX-SqIdM


Le témoignage de Charles et Diane Roche :
http://youtu.be/EBL4cmwoCa8