Monday, July 11, 2016

Le protestantisme


et la critique « dissolvante » (de la tradition Européenne) 



Par René Guénon




Les « sciences traditionnelles » du moyen âge étaient réservées à une élite plus ou moins restreinte, et certaines d'entre elles étaient même l'apanage exclusif d'écoles très fermées, constituant un « ésotérisme » au sens le plus strict du mot ; mais, d'autre part, au second plan, et c'est le côté secondaire de la religion, nous voulons dire la morale, qui prit la première place : de là cette dégénérescence en « moralisme » qui est si sensible dans le Protestantisme actuel.

Le Protestantisme

Il s'est produit là un phénomène parallèle à celui que nous avons signalé à l'égard de la philosophie ; la dissolution doctrinale, la disparition des éléments intellectuels de la religion, entraînait cette conséquence inévitable : partant du « rationalisme », on devait tomber au « sentimentalisme », et c'est dans les pays anglo-saxons qu'on en pourrait trouver les exemples les plus frappants. Ce dont il s'agit alors, ce n'est plus de religion, même amoindrie et déformée, c'est tout simplement de « religiosité », c'est-à-dire de vagues aspirations sentimentales qui ne se justifient par aucune connaissance réelle ; et à ce dernier stade correspondent des théories comme celle de l'« expérience religieuse » de William James, qui va jusqu'à voir dans le « subconscient » le moyen pour l'homme d'entrer en communication avec le divin. Ici, les derniers produits de la déchéance religieuse fusionnent avec ceux de la déchéance philosophique : l'« expérience religieuse » s'incorpore au « pragmatisme », au nom duquel on préconise l'idée d'un Dieu limité comme plus « avantageuse » que celle du Dieu infini, parce qu'on peut éprouver pour lui des sentiments comparables à ceux qu'on éprouve à l'égard d'un homme supérieur ; et, en même temps, par l'appel au « subconscient », on en arrive à rejoindre le spiritisme et toutes les « pseudo-religions » caractéristiques de notre époque[...].

D'un autre côté, la morale protestante, éliminant de plus en plus toute base doctrinale, finit par dégénérer en ce qu'on appelle la « morale laïque », qui compte parmi ses partisans les représentants de toutes les variétés du « Protestantisme libéral », aussi bien que les adversaires déclarés de toute idée religieuse ; au fond, chez les uns et les autres, ce sont les mêmes tendances qui prédominent, et la seule différence est que tous ne vont pas aussi loin dans le développement logique de tout ce qui s'y trouve 
impliqué.

En effet, la religion étant proprement une forme de la tradition, l'esprit anti-traditionnel ne peut être qu'antireligieux ; il commence par dénaturer la religion, et, quand il le peut, il finit par la supprimer entièrement. Le Protestantisme est illogique en ce que, tout en s'efforçant d'« humaniser » la religion, il laisse encore subsister malgré tout, au moins en théorie, un élément supra-humain, qui est la révélation ; il n'ose pas pousser la négation jusqu'au bout, mais, en livrant cette révélation à toutes les discussions qui sont la conséquence d'interprétations purement humaines, il la réduit en fait à n'être bientôt plus rien ; et, quand on voit des gens qui, tout en persistant à se dire « chrétiens », n'admettent même plus la divinité du Christ, il est permis de penser que ceux-là, sans s'en douter peut-être, sont beaucoup plus près de la négation complète que du véritable Christianisme. De semblables contradictions, d'ailleurs, ne doivent pas étonner outre mesure, car elles sont, dans tous les domaines, un des symptômes de notre époque de désordre et de confusion, de même que la division incessante du Protestantisme n'est qu'une des nombreuses manifestations de cette dispersion dans la multiplicité qui, comme nous l'avons dit, se retrouve partout dans la vie et la science moderne. D'autre part, il est naturel que le Protestantisme, avec l'esprit de négation qui l'anime, ait donné naissance à cette « critique » dissolvante qui, dans les mains des prétendus « historiens des religions », est devenue une arme de combat contre toute religion, et qu'ainsi, tout en prétendant ne reconnaître d'autre autorité que celle des Livres sacrés, il ait contribué pour une large part à la destruction de cette même autorité, c'est-à-dire du minimum de tradition qu'il conservait encore ; la révolte contre l'esprit traditionnel, une fois commencée, ne pouvait s'arrêter à mi-chemin... »




José Manuel Barroso recruté par Goldman Sachs

L'Union européenne des Barroso et consorts poursuit la révolte contre l'esprit traditionnel de la vieille Europe.


Les Etats européens ont subi durant des années l'activité dissolvante de José Manuel Barroso.

Les méfaits de Barroso sont aujourd'hui récompensés par la banque Goldman Sachs qui vient de recruter l'ancien président de la Commission Européenne.

Avec l'aide de Goldman Sachs, les dirigeants grecs avaient maquillé leurs comptes publics pour entrer dans l'euro, en 2001. Ils avaient dissimulé des emprunts, sur les conseils de la banque américaine, via des opérations financières risquées.

Barroso a des liens avec le B’nai B’rith, la franc-maçonnerie juive.

4 comments:

  1. Anonymous5:59 PM

    Le peuple français doit sortir rapidement de l'Union européenne et s'affranchir de l'OTAN s'il veut éviter la catastrophe qui se profile.

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  2. Anonymous2:38 PM

    L'arrivée incessante de millions de déplacés (migrants économiques, réfugiés politiques, nomades parasites...) et la destruction du tissu social européen qui s'en suit ont pour but l'instauration d'un ordre mondial contre-traditionnel. Autrement dit, c'est l'abomination de la désolation qui arrive !

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  3. Anonymous7:33 AM

    Gavé de malbouffe, empoisonné par l'eau qu'il boit et l'air qu'il respire le peuple n'a plus de vitalité pour s'opposer au programme de démolition de la France (qui était la fille aînée de l'Eglise). OUI, la pollution fait partie du plan qui conduit à la DICTATURE MONDIALE. Informez-vous sur les chemtrails, par exemple.

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  4. Anonymous7:44 AM

    L'Union européenne, les Barroso, le B’nai B’rith, les financiers sionistes et les dirigeants pourris, comme cet abject François Hollande cet autre valet de la synagogue de Satan ; voici quelques métastases du cancer qui ronge le pays.

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