Thursday, June 12, 2008

Propagande & Kali Yuga

Les considérations iconoclastes de ce blog irritent. Cette irritation est compréhensible dans le contexte actuel où règne l’inversion des valeurs. Dans une société fondée sur la justice et le bon sens, les filouteries du pouvoir politique et du mouvement religieux, les deux compères de l’exploitation de l’homme, seraient impossibles et bouddhanar n’existerait pas.

Les personnes sensées n’ont pas besoin d’Internet pour constater les anomalies qui affectent la spiritualité et la vie quotidienne. Les mauvais larrons de la spiritualité, parfois parés de l’autorité ecclésiastique, sont assez vite débusqués si on possède un peu de discernement. Or le système, la machinerie de l’élite qui contrôle les masses, mène une guerre sans merci contre le discernement. Aujourd’hui, un efficace bourrage de crâne commence avec le premier biberon. La propagande assure le règne de la caste des prédateurs, financiers, politiciens, gourous...



Propanganda, P. Machinery


On joyless lanes we walk in lines
a calm but steady flow
Accompanied by loud commands
our strength is running low

Another hope feeds another dream
another truth installed by the machine
A secret wish the marrying of lies
today comes true what common sense denies

Rotating wheels of destiny inflame the city lights
Machines call out for followers far out into the night
The calls of the machines drowning in the steam

Another hope feeds another dream
another truth installed by the machine
A secret wish the marrying of lies
today you find is true what common sense denies

The calls of the machines drowning in the steam
On joyless lanes we walk in lines
a calm but steady flow
Our strength is running low

Another hope
another dream
another truth
installed by the machine
installed by the machine
Le Kali Yuga
Le cycle de l’histoire de l’humanité se situe depuis 1939 dans sa dernière phase, le crépuscule du Kali Yuga.

La tradition hindoue considère que la durée de ce cycle se divise en quatre périodes. Comme l’affirment de nombreuses traditions, l’âge d’or, le paradis terrestre, se situait au début de l’histoire de l’humanité. A l’âge d’or, le Kritä Yuga, a succédé l’âge d’argent, le Trétâ Yuga, ensuite l’âge d’airain, le Dvâparä Yuga et finalement, l’âge de fer, l’âge final du cycle de l’humanité, le Kali Yuga.

Nous sommes, écrit René Guénon, présentement dans le quatrième âge, le Kali Yuga ou "âge sombre", et nous y sommes, dit-on, depuis déjà plus de six mille ans, c’est-à-dire depuis une époque bien antérieure à toutes celles qui sont connues de l’histoire "classique". […]

Le monde moderne ira-t-il jusqu’au bas de cette pente fatale, ou bien, comme il est arrivé à la décadence du monde gréco-latin, un nouveau redressement se produira-t-il, cette fois encore, avant qu’il n’ait atteint le fond de l’abîme où il est entraîné ? Il semble bien qu’un arrêt à mi-chemin ne soit plus guère possible, et que, d’après toutes les indications fournies par les doctrines traditionnelles, nous soyons entrés vraiment dans la phase finale du Kali Yuga, dans la période la plus sombre de cet "âge sombre", dans cet état de dissolution dont il n’est plus possible de sortir que par un cataclysme, car ce n’est plus un simple redressement qui est alors nécessaire, mais une rénovation totale.

Les textes hindous, les Purânä, dépeignent les égarements des religieux durant le crépuscule du Kali Yuga :

Les prêtres s’aviliront en vendant les sacrements…
Des aventuriers prendront l’apparence de moines avec la tête rasée et des vêtements orangés, des chapelets autour du cou…
Des gens non qualifiés passeront pour des experts en matière de morale et de religion…
Les gens accepteront comme articles de foi des théories promulguées par n’importe qui. On vénérera de faux dieux dans de faux ashrams dans lesquels on décrétera arbitrairement jeûnes, pèlerinages, pénitences, don de ses biens, austérités au nom de prétendues religions. Des gens de basse extraction revêtiront un costume religieux et, par leur comportement trompeur, se feront respecter
.

Quant aux hommes qui exercent le pouvoir, les Purânä sont clairs :

Des voleurs deviendront des rois, les rois seront des voleurs…
Les dirigeants confisqueront la propriété et en feront un mauvais usage. Ils cesseront de protéger le peuple…
Les hommes ne chercheront qu’à gagner de l’argent, les plus riches détiendront le pouvoir. Ceux qui posséderont beaucoup d’éléphants, de chevaux et de chars seront rois. Les gens sans ressources seront leurs esclaves…Les chefs d’états ne protégeront plus le peuple mais, au moyen d’impôts, s’approprieront toutes les richesses…
Par la faute des pouvoirs publics beaucoup d’enfants mourront. Certains auront des cheveux blancs à douze ans…

Les textes hindous ne dédouanent pas le peuple, au contraire :

Ce sont les plus bas instincts qui stimulent les hommes du Kali Yuga. Ils choisissent de préférence des idées fausses. Ils n’hésitent pas à persécuter les sages. L’envie les tourmente. La négligence, la maladie, la faim, la peur se répandent. Il y aura de graves sécheresses. Les différentes régions des pays s’opposeront les unes aux autres…
Il y aura beaucoup de mendiants et de sans travail. Tout le monde emploiera des mots durs et grossiers. On ne pourra se fier à personne. Les gens seront envieux. Nul ne viendra réciproquer un service rendu…

C’est en 2442 que se produira la fin du crépuscule du Kali Yuga.

Une prophétie en vogue annonce la fin du monde en 2012. Il s’agit d’une duperie qui vise à l’annihilation des dernières velléités d’affranchissement des plus lucides. Les forces régressives, qui agissent impunément durant le crépuscule du Kali Yuga, s’opposent aux initiatives de résistance en affirmant que la fin est toute proche. Tout le monde connaît les bidonnages prophétiques qui reviennent tous les dix ans.

Le mélange de vrai et de faux, qui se rencontre dans les "pseudo-traditions" de fabrication moderne, se retrouve aussi dans les prétendues "prophéties" qui, en ces dernières années surtout, sont répandues et exploitées de toutes les façons… […]

Il faut d’ailleurs ajouter que toutes ces choses, qui proviennent en général de régions assez basses du domaine psychique, portent par là même avec elles des influences déséquilibrantes et dissolvantes qui en augmentant considérablement le danger ; et c’est sans doute pour cela que ceux mêmes qui n’y ajoutent pas foi en éprouvent cependant, dans bien des cas, un malaise comparable à celui que produit, même sur des personnes très peu "sensitives", la présence de forces subtiles d’ordre inférieur...
René Guénon
Sources : René Guénon, "La crise du monde moderne" et "Le règne de la quantité et les signes des temps", éditions Gallimard. Alain Daniélou, "Le destin du monde", Albin Michel.

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