Tuesday, July 14, 2009

Asie centrale


Si l’on connaît assez bien les enjeux géopolitiques et économiques de la domination de l’Asie centrale, la géographie sacrée de cette région ne focalise pas l’attention des médias. En revanche, des "initiés noirs" s’intéressent aux emplacements des civilisations oubliées du désert de Gobi, du pays des « Sept Fleuves », situé vers l’Altaï, origine probable de la culture sumérienne et de la chinoise, et des centres reliés à Shambhala, au nord du fleuve Sita, identifié par les chercheurs occidentaux comme le Tarim, dans le Xinjiang.

Les influences spirituelles utilisent des supports pour agir dans notre monde. « Si ces influences spirituelles, écrit Guénon, dans un chapitre consacré aux résidus psychiques, se retirent par la suite, pour une raison quelconque, leurs anciens « supports » corporels, lieux ou objets (et, quand il s’agit de lieux, leur situation est naturellement en rapport avec la « géographie sacrée »), n’en demeureront pas moins chargés d’éléments psychiques, et qui seront même d’autant plus forts et plus persistants qu’ils auront servi d’intermédiaires et d’instruments à une action plus puissante. On pourrait logiquement conclure de là que le cas où il s’agit de centres traditionnels et initiatiques importants, éteints depuis un temps plus ou moins long, est en somme celui qui présente les plus grands dangers à cet égard, soit que de simples imprudents provoquent des réactions violentes des « conglomérats » psychiques qui y subsistent, soit surtout que des « magiciens noirs », pour employer l’expression couramment admise, s’emparent de ceux-ci pour les manœuvrer à leur gré et en obtenir des effets conformes à leurs desseins. » […]

« Une autre considération qui a encore son importance est celle-ci : si l’« adversaire » a avantage à s’emparer des lieux qui furent le siège d’anciens centres spirituels, toutes les fois qu’il le peut, ce n’est pas uniquement à cause des influences psychiques qui y sont accumulées et qui se trouvent en quelque sorte « disponibles » ; c’est aussi en raison même de la situation particulière de ces lieux, car il est bien entendu qu’ils ne furent point choisis arbitrairement pour le rôle qui leur fut assigné à une époque ou à une autre et par rapport à telle ou telle forme traditionnelle. La « géographie sacrée », dont la connaissance détermine un tel choix, est, comme toute autre science traditionnelle d’ordre contingent, susceptible d’être détournée de son usage légitime et appliquée « à rebours » : si un point est « privilégié » pour servir à l’émission et à la direction des influences psychiques quand celles-ci sont le véhicule d’une action spirituelle, il ne le sera pas moins quand ces mêmes influences psychiques seront utilisées d’une tout autre manière et pour des fins contraire à toute spiritualité. » (1)

Des loges gouvernent l’empire anglo-américain, ce n’est pas un secret. Mais l’on ignore que la « contre-initiation » contrôle désormais la plupart des obédiences occidentales. Une franc-maçonnerie, corrompue par les ambitions politiques, l’ivresse du standing social et un élitisme inversé, est entre les griffes de la « contre-initiation ». C’est donc un ésotérisme politique infernal qui inspire les desseins planétaires de l’empire.

En Afghanistan, l’Otan réunit les forces d’une coalition importante (42 pays sont contributeurs). Cette armée se trouve à quelques centaines de kilomètres du bassin du Tarim. Si l’on ne tient pas compte de la date (les prophéties s’accommodent mal des dates), la présence d’une coalition militaire dans une aire géographique rattachée au royaume de Shambhala rappelle la présentation du premier chapitre du « Tantra de Kalachakra » traduit par Sofia Stril-Rever :

« Les prophéties du Tantra de Kalachakra, au livre 1, Livre du Monde, annoncent que trente-deux rois, y compris Suchandra, régneront successivement, cent années chacun, sur le trône de Shambhala. Durant cette période de 3200 ans, les destinées du monde iront en s’assombrissant. L’humanité s’enfoncera dans le matérialisme idéologique et l’ignorance, jusqu’en 2424. A cette date, une superpuissance, dirigée par des incarnations d’êtres démoniaques, fédérera plusieurs pays, à l’issue d’une guerre mondiale de plusieurs années.

« Le chef de la coalition des Etats victorieux, connaissant l’existence du royaume de Shambhala, sera tenté de le faire passer sous sa domination. Une nouvelle guerre éclatera alors. Elle ne sera pas limitée à notre planète puisque des forces non terrestres interviendront dans les combats. Les massacres et les destructions dépasseront en horreur tout ce que nous avons connu jusqu’à présent . » (2)

Il est utile de rappeler que le Dalaï-lama délivre les initiations de Kalachakra associées au royaume de Shambhala. « D’après une vision du lama tibétain Kamtrul Rinpoche, le Dalaï-lama lui-même réincarné conduira, en chef courroucé (Rudra Chakrin), les armées bouddhistes dans la bataille du Shambhala afin de prendre le pouvoir sur “tout le Mal de l’univers” (3). Beaucoup de personnes croient que les initiés de Kalachakra combattront l’empire du mal. En réalité, le lamaïsme présente de graves anomalies (scandales, implication dans des services secrets, persécution religieuse, cacophonie des deux karmapas…) qui indiquent que cette voie, au terme d’une décadence de plusieurs siècles, est désormais noyautée par la « contre-initiation » (3) et sert les desseins de l'empire malfaisant.

La dégénérescence d’une civilisation traditionnelle est envisagée par René Guénon en ces termes :

« (Ce cas) celui d’une civilisation traditionnelle qui se survit pour ainsi dire à elle-même, en ce sens que sa dégénérescence a été poussée à tel point que l’« esprit » aura fini par s’en retirer totalement ; certaines connaissances, qui n’ont en elles-mêmes rien de « spirituel » et relèvent que de l’ordre des applications contingentes, pourront encore continuer à se transmettre, surtout les plus inférieures d’entre elles, naturellement, elles seront dès lors susceptibles de toutes les déviations, car elles aussi ne représentent plus que des « résidus » d’une autre sorte, la doctrine pure ayant disparu. Dans un pareil cas de « survivance », les influences psychiques antérieurement mises en œuvre par les représentants de la tradition pourront encore être « captées », même à l’insu de leurs continuateurs apparents, mais désormais illégitimes et dépourvus de toute véritable autorité ; ceux qui s’en serviront réellement à travers eux auront ainsi l’avantage d’avoir à leur disposition, comme instruments inconscients de l'action qu'ils veulent exercer, non plus seulement des objets dits « inanimés », mais aussi des hommes vivants qui servent également de « supports » à ces influences, et dont l’existence actuelle confère naturellement à celles-ci une bien plus grande vitalité. » (4)

Le déclin du lamaïsme a été dénoncé par le célèbre hiérarque tibétain Chögyam Trungpa (1939 – 1987), maître de Fabrice Midal. Auteur du livre « La pratique de l’éveil de Tilopa à Trungpa », Midal dit de son maître :

« Il chercha à réformer un bouddhisme qui avait dégénéré. De ce point de vue, il considérait l’implantation du bouddhisme en Occident comme une chance qui lui permettrait de subsister. Malgré le respect et l’amour profond qu’il avait pour son pays et la tristesse de le voir détruit, il ne gardait aucune nostalgie pour le Tibet de son enfance, n’hésitant pas à affirmer que « plus personne ne pratiquait réellement, c’était une grosse arnaque. Pas étonnant que les communistes aient décidé de prendre le pouvoir, ils avaient raison de ce point de vue […] En fait, je pense que la destruction du royaume du Tibet a été une grande chance pour le bouddhisme (5). »

Chögyam Trungpa ne parvint pas à réformer le lamaïsme car, comme d’autres hiérarques tibétains, ses ailes furent brûlées par les feux de l’argent, du sexe et l’alcool. Des maîtres du Vajrayana sont incapables d’échapper aux pièges d’un adversaire particulièrement puissant en Occident.

Le lamaïsme et Shambhala :
http://bouddhanar.blogspot.com/2008/12/les-secrets-du-lamasme.html




(1) René Guénon, « Le règne de la quantité et les signes des temps ».
(2) « Tantra de kalachakra », traduction de Sofia Stril-Rever.
(3) http://bouddhanar-2.blogspot.com/2009/07/la-contre-initiation-les-textes-de-rene.html

(4) René Guénon, « Le règne de la quantité et les signes des temps ».
(5) Chögyam Trungpa Rinpoché, « The Embodiment of all the Siddhas », séminaire ayant eu lieu à Karmé Chöling, septembre 1975 (non publié).

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