Wednesday, March 10, 2010

Dixit Satanas, voyage au bout de l’âge noir


Joël Labruyère, auteur de « Dixit Satanas », se présente ainsi :

Pendant un demi-siècle, j’ai observé ceux que je croyais être mes semblables, et ma première impression de jeunesse était la bonne : je ne suis pas comme eux.
Globalement, je n’aime pas ce qu’ils aiment, et je ne veux rien de ce qu’ils convoitent. Leurs idéaux bornés, leurs philosophies spéculatives, leurs religions superstitieuses, leurs sciences barbares et leurs amusements ridicules ne me concernent pas. On m’y a plongé de force.
Par conformisme, à cause du lavage de cerveau que l’on subit dès l’école maternelle, j’ai essayé de me diriger dans la vie en fonction de leurs valeurs et de leurs croyances, mais cela a échoué.
Ne trouvant pas de nourriture pour mon âme dans leurs idéaux, j’ai renoncé à croire et à penser comme eux, et je n’en éprouve aucun complexe.
Les valeurs artistiques ou spirituelles qui me touchent encore s’avèrent ne pas provenir de la terre, mais ont été apportées par des demi-dieux, des héros antiques ou d’une époque plus récente. Tout ce qui m’émeut encore dans la civilisation n’est pas terrestre mais céleste. Ainsi, ce que j’aime n’est pas originellement humain, et j’avoue que tout ce qui me révulse est l’apanage du genre inhumain.


Joël Labruyère n’est pas un doux contemplatif éthéré. Il évoque souvent la résistance et l’énergie cosmique, la seule « arme » qui peut vaincre les forces armées du N.O.M.ou N.W.O. (New World Order). Son article intitulé « Métaphysique de la guerre » donne le ton de cette résistance et débute ainsi :

« La guerre, personne n’aime ça, d’abord parce qu’on nous a implanté un pacifisme mou qui nous pousse lâchement à tout accepter, et à cause d’une dégénérescence religieuse qui vante la faiblesse et la soumission comme des vertus.
L’idée de combattre nous est devenue abjecte, insensée, mais si un jour prochain, lorsque nos corps dégénérés montreront les signes de mutation à cause des OGM (ce qui est déjà le cas), qui sait s’il ne faudra pas prendre le sentier de la guerre ?
Cela peut arriver plus tôt que prévu. Alors, pour nous armer au moins moralement, n’est-il pas temps de réhabiliter les principes spirituels qui fondent une légitime « guerre sainte » ? (…)

Joël Labruyère est donc un guerrier qui ne cache pas son admiration pour Alexandre le Grand. Admiration que ne partageait pas Diogène le cynique (1). L’anar grec aurait dit au grand conquérant couronné : « Si tu souhaites devenir un homme de bien, débarrasse-toi du haillon que tu as sur la tête.»
Diogène, qui terrassait les illusions mondaines, n’est-il pas plus grand qu’Alexandre ?

Quoi qu’il en soit, les écrits de Joël Labruyère n’évoquent pas que la guerre sainte contre le Nouvel Ordre Mondial et les hiérarchies perverses du plan astral. Ses idées rappellent souvent les théories des anciens gnostiques. Or, nombre de gnostiques étaient considérés comme des libertaires de l’absolu.

J’ai lu "Dixit Satanas", écrit un lecteur à J. Labruyère, merci d’avoir osé l’écrire. J’en parle à des personnes, mais peu veulent voir certaines vérités dérangeantes. Comment sortir du Vortex inhumain ?

La réponse de J. Labruyère est une sorte vade-mecum qui offre un ensemble de repères et d’évidences pour parvenir au véritable affranchissement.

Comment sortir du Vortex inhumain ?

« C’est, écrit J. Labruyère, la seule question importante car il ne suffit pas de constater le lourd conditionnement qui nous maintient dans des zones d’existence plombée, il faut également trouver le moyen d’en sortir.

Nous essayerons d’envisager le moyen le plus radical et définitif de libération tel qu’il fut découvert par les anciens sages.

En fait, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Les sages d’Orient et d’Occident ont unanimement insisté sur la nécessité d’un déconditionnement pour opérer une mutation de conscience. Que l’on aborde cette question sous l’angle mystique en préconisant une purification intérieure, ou bien psychologique – par la connaissance de soi – on en revient toujours à la nécessité de se changer soi-même avant d’essayer de changer les conditions extérieures. Mais, pour se transformer dans un sens libérateur, il faut d’abord comprendre les trois temps de l’existence : qui sommes-nous, d’où venons-nous, et où allons-nous ?

C’est ici qu’un enseignement traditionnel authentique s’impose, car nul d’entre nous, assujetti à ses spéculations, ses préjugés et son ignorance, ne peut répondre avec précision à ces questions.

La sagesse universelle – si on a la bonne fortune d’en découvrir une source non polluée – nous enseigne que l’essence de notre être provient d’un univers originel d’où elle a été déportée dans l’espace-temps de notre incarnation actuelle.

Notre essence spirituelle est donc potentiellement immortelle, mais elle est comme endormie, tandis que s’est développée une entité psychique mortelle, notre moi, l’ego personnel.

Le moi périssable et l’âme divine sont coupés l’un de l’autre au point que le moi ne croit pas en l’existence d’un principe d’éternité en lui. Le moi ne sait pas qu’il n’est pas le maître de sa vie, mais qu’il a été créé pour le service de l’âme. C’est là la source de notre errance, et de notre quête effrénée d’un bonheur impossible dans le cadre de l’espace-temps. En effet, il faut que la personne individuelle parvienne d’abord à reprendre contact avec son essence spirituelle pour parvenir à la libération, pour gagner sa rédemption, qui est la réintégration dans l’état céleste originel.

Mais l’homme a oublié son origine, et ayant perdu le fil, il ne sait vers où se diriger. Notre moi aveuglé par les apparences, entièrement plongé dans l’ignorance, s’engage dans toutes sortes d’impasses et de voies illusoires.

Le moi individuel qui s’est constitué au fil des expériences innombrables dans la matière, ne peut évidemment pas reconduire l’âme vers la source de la vie. Le moi est impuissant à se libérer lui-même, quoiqu’il soit capable de jongler avec les théories philosophiques et métaphysiques. Il peut s’exercer à des disciplines et se soumettre à des ascèses, mais il rencontrera continuellement une limite à son développement personnel.

Le moi peut parfois devenir un personnage important dans le monde, mais il n’est rien dans le « royaume des cieux ».

Nous aimerions croire que nous avons le pouvoir d’évoluer jusqu’à devenir un être parfait. Cependant, pendant que nous nous exerçons et que nous nous perfectionnons, notre essence immortelle demeure endormie, indifférente à nos efforts qui n’ont aucun sens s’ils ne sont pas orientés vers son réveil.

Il faut donc rejeter comme une hérésie funeste la croyance en l’évolution de l’âme. C’est hélas une illusion très répandue dans les milieux spiritualistes. L’âme originelle, issue du cœur divin n’a pas besoin d’évoluer. Elle est éternelle. Il faut avoir foi qu’un Dieu vit en nous. Sinon, on demeure une âme maudite, enchaînée aux illusions de l’existence, avec leurs séductions et leurs horreurs.

Le moi est un misérable produit du temps tandis que la divine âme originelle provient de l’éternité. Le moi est condamné à mourir et renaître sans fin, tandis que l’âme peut s’envoler vers les royaumes des immortels.

Aussi, après avoir compris qu’il est exilé sur cette terre d’accueil, l’être doit apprendre à se connaître et à trancher les liens qui l’attachent à son ego narcissique. C’est pourquoi les légendes parlent du Chevalier qui doit se mettre au service de sa dame.

Chacun d’entre nous est au départ un chevalier errant qui recherche la princesse de ses rêves. Le moi chevaleresque doit donc se sacrifier pour servir son âme. Et si le moi individuel pousse ce sacrifice jusqu’à la plus extrême limite, alors, il peut gagner l’éternité en fusionnant avec l’âme.

C’est là le mystère de l’immortalité. Mais pour y parvenir, il faut un sacrifice d’amour. Le moi peut devenir le serviteur de son dieu intérieur, et l’aider à renaître. « celui qui accepte de perdre sa vie pour Moi – c’est-à-dire pour l’âme divine – la gardera pour l’éternité ».

Dans ce contexte, « perdre sa vie » signifie abandonner l’attachement au moi et à la forme matérielle périssable. C’est là la seule façon de sortir du gouffre de la mort terrestre. La conscience doit être purifiée de toute sa culture humaine.

Voilà ce que nous appelons « sortir du Vortex ». Ce déconditionnement peut générer une mutation profonde, non seulement dans le psychisme mais jusque dans l’organisme, au tréfonds des cellules. Lorsque l’ego se sacrifie pour laisser vivre l’âme, afin que se déroule librement le programme de notre destinée immortelle, il est alors possible qu’un état de conscience nouveau apparaisse.

Dans cet état de conscience nouveau, de nouvelles perceptions s’éveillent. Nous commençons à entrevoir que la vie divine n’est pas une idée fumeuse, mais nous devenons co-créateurs de notre vie, et l’immortalité s’installe silencieusement dans notre corps.

Récapitulons les trois temps de la libération :

D’abord, il faut se souvenir de sa patrie céleste perdue et désirer y revenir par une aspiration au Beau, au Bon et au Vrai.

Ensuite, il faut éprouver l’horreur de l’état de déchéance dans lequel nous sommes tombés ; voir la terrifiante réalité de l’existence fondée sur la naissance, la décrépitude et la mort.

Enfin, il faut s’arracher à la vie individuelle égocentrique dans un sursaut salutaire. Il faut choisir l’éternité et s’y engager sans retour dès la vie présente.

Chacun doit élaborer sa stratégie de libération en fonction de ses forces et de ses limites. Il n’y a pas de chemin tracé d’avance pour tous. Si l’on veut une méthode, il faut savoir que la voie de la libération impose une seule exigence : la foi absolue dans le but.

Celui qui ne croit pas dans l’immortalité ne peut pas y parvenir. Il faut la foi.

Celui qui ne se sent pas habité par un principe d’éternité, ne verra pas le miracle de la renaissance intérieure s’accomplir.

La culture mondaine nous détourne du but de la vie. Elle nous maintient dans l’oubli de notre origine. C’est pourquoi, il faut rompre avec les croyances, idéologies et idéalismes terrestres car ils sont issus d’une conscience collective qui s’oppose à l’immortalisation de l’âme.

Une philosophie qui ne parle pas de l’immortalité est vaine. Une religion qui n’éveille pas le désir de retourner à Dieu est nulle. Les idéaux qui ne déclenchent pas dans l’être une aspiration à revenir au royaume des cieux, ne sont que des illusions. Théologie, philosophie et science se sont liguées pour nous égarer. Il faut s’en détourner et sortir du système culturel « démoniaque » qui emprisonne l’humanité. Il faut rejeter l’esprit du monde moderne, avec ses séductions de progrès et de confort, car au final, tout cela s’achèvera dans la mort.

Il faut faire le bon choix : la vie immortelle. Le reste est sans importance. Il faut avoir le courage de dépasser notre nature humaine mortelle – cette image fausse de nous-mêmes – et miser sur la parcelle d’éternité « surhumaine » en nous, le germe de vie fécond qui peut faire renaître notre divinité individuelle.

Il s’agit d’un travail organique, lié au corps énergétique, au véhicule éthérique. La vie matérielle se déroule dans un corps physique, mais la vie divine s’exprime quant à elle dans un corps céleste.

Il nous a été donné un corps car l’Esprit a besoin d’une Forme pour se manifester. Puisque nous avons la chance de disposer d’un corps, utilisons-le comme matrice pour faire naître notre âme éternelle.

Si nous mettons nos forces corporelles et psychiques au service de l’idéal de l’immortalisation, alors, une nouvelle programmation cellulaire se met en action. Notre corps énergétique peut muter, et tandis que notre corps physique déclinera sur la pente de l’entropie matérielle, parallèlement à ce déclin naturel, notre corps éthérique se renouvellera par l’ouverture de conscience qui lui permet d’assimiler les forces universelles pures.

Un corps immortel se forme ainsi. C’est ce que la tradition appelle « Transfiguration ». La forme mortelle se divinise, et lorsque le corps physique s’effondre à sa dernière heure, un corps spirituel se libère comme le papillon qui sort de sa chrysalide.

Pour résoudre le défi de la souffrance et de la mort, il n’y a pas d’autre solution que le retour à notre état originel. »

Un autre article de Joël Labruyère s’intitule « Sortir du Vortex » :



(1) Lettre de Diogène à Lacydas :

« Grande nouvelle : tu m’annonces que le roi de Macédoine brûle de me voir, mais tu as bien fait d’ajouter à roi « de Macédoine » : car tu savais que mes idées ne sont pas royalistes. D’autre part, j’interdis à quiconque de venir voir comme une curiosité l’énergumène que je suis ; et si Alexandre veut partager ma vie et mes pensées, dis-lui qu’il n’y a pas plus de distance pour venir de Macédoine à Athènes que pour aller d’Athènes en Macédoine. »





No comments:

Post a Comment

Note: Only a member of this blog may post a comment.