Tuesday, April 23, 2013

La conscience Une



Le dernier roi socialiste Flamby 1er, prétendue marionnette de néo-illuminés, la sexualité débridée des moines bouddhistes (Shingon), le nouvel ordre mondial et tout le reste, de l'infiniment petit à l'infiniment grand, ne seraient qu'un jeu (Lîlâ) de l'esprit naturel, les « ornements » du non-mental. Selon des philosophies non-dualistes orientales, Lîlâ est une façon de décrire toute la réalité, y compris le cosmos, comme le résultat du jeu créatif de Brahma.

Autrement dit, dans notre vie quotidienne et indépendamment des écoles philosophiques :

« La conscience une manifeste des milliards de corps mentaux qui se présentent sous les formes d'individualités, apparemment autonomes, avant pour mode d'emploi la recherche du plaisir et l'évitement de la souffrance.

C'est le moteur basique qui agite les humains dans le grand théâtre de la vie, avec comme inconvénient majeur que le simple fait d'exister les place en situation d'entrer automatiquement en conflit avec ses semblables.

Krishnamurti a décrit d'une façon géniale les turpitudes du mammifère humain qui cultive ses divisions à l'aide d'opinions, d'idéologies contradictoires, de conceptions fragmentées qui font de la planète un lieu où les factions discordantes en arrivent à s'entretuer pour des idées.

Beau, laid, positif, négatif, bien, mal, heureux, malheureux, sujet, objet, attraction, répulsion, plaisant, déplaisant, moi et l'autre, etc, etc... représentent les facteurs qui donnent l'impression d'un agir personnel où chacun détient la vérité.

Lorsqu'est adopté et confondu avec soi-même la croyance d'être séparé, ce qui est le cas de la majorité, un pseudo centre se construit et ne peut agir qu'en fonction de conditionnement qu'il prend pour lui-même.

Une fois encastré dans le psychisme, la gamme des scénarios dualistes, le primate humanoïde va répéter encore et encore les mêmes caractéristiques et comportements, aussi bien les assassinats collectifs que les actions compassionnelles.

Par contre, la dualité peut devenir la voie royale qui est tant cherchée à l'extérieur.

Quels que soient les phénomènes qui se produisent en soi, négatifs ou positifs, lorsqu'ils sont vus sans commentaires, nous restons au milieu des extrêmes et nous n'adhérons plus à aucun, fulgurant aperçu d'une liberté inconcevable.

Mais alors, pourrait-on dire, si les conditionnements ne sont plus utilisés pour répondre aux provocations de la vie, comment vais-je pouvoir les gérer ?

Laisser la vie être sera la réponse, une action se fera ou ne se fera pas, mais cela jaillira d'une tranquillité impersonnelle en phase avec la situation ; il n'y a donc rien à gérer ni personne pour le faire.

Un nouveau fonctionnement se met en place, la pensée abstraite, grande productrice d'analyses erronées des situations, s'affaiblit de plus en plus, laissant la place à des actions pragmatiques et fonctionnelles.

Il ne faudrait pas croire qu'un être ayant reconnu l'état naturel soit épargné par la survenue de ses programmes dualistes ingérés depuis l'enfance ; ceux-ci surgissent sans demander la permission, très incrustés dans le psychisme.

La seule différence est que l'être lucide en est le témoin non-impliqué alors que l'individu encore identifié croit être ce qu'il vit et ressent, piège maléfique qui condamne l'espèce à reproduire sans fin les mêmes turpitudes, aussi inappropriées, désuètes et décalées soient-elles. »

Henry Damay

Dans son livre L'empreinte de Krishnamurti, Henry Damay, jette « un regard sur les répercussions, dans le temps et l'espace, qui ont pu se produire chez un fervent admirateur inconditionnel, en son temps, de cette nouvelle et puissante forme de pensée, émanant du personnage (de Krishnamurti) ».

« Il s'agit, dit Henry Damay, du cheminement d'un disciple de ce maître, bien que ce dernier réfutât ce terme, qui a fait l'objet de ce livre, dont les modalités d'exploration pourront surprendre. »


« Krishnamurti est un éveilleur de conscience. Mais de quelle conscience s’agit-il ?

En apparence, il y avait un orateur et des auditeurs mais s’il est vu que la source de vie est tout ce qui est, cela implique qu’il n’y a ni auditeurs ni orateur mais la conscience une qui joue avec elle-même.

La conscience mémoire va-t-elle vouloir appliquer les puissants concepts de Krishnamurti ou les paroles vont-elles couler en soi-même dans une écoute où il n’y a pas besoin de réfléchir pour comprendre.

Le paradoxe de celui qui cherche l’illumination, c’est d’être confronté à une mission impossible du fait que c’est le chercheur lui-même qui est amené à se dissoudre dans le non savoir de la source silencieuse.

Si cela est vu, ce dernier peut goûter le nectar d’être libéré du connu, la compréhension de surface et l’accumulation de connaissances n’ayant plus aucun intérêt. »


L'empreinte de Krishnamurti
Les mystères de la transmission








8 comments:

  1. Anonymous6:06 PM

    COMPASSION, le chemin ???

    http://compassion.inrees.com/la-charte-de-la-compassion

    avec tout mon amour fraternel

    ReplyDelete
  2. Anonymous12:29 PM

    Avec tout mon amour pour le bonheur de tous sans discrimination
    http://evel.in/1916

    ReplyDelete
  3. Anonymous8:12 AM


    Idéologie, développement et compassion :les critères du bonheur en question...


    http://www.financialexpress.com/news/of-bhutan-happiness-and-development-index/1107032/3

    ReplyDelete
  4. Anonymous11:45 AM


    Idéologie, discrimination et compassion : pour un bonheur exclusif ou inclusif ?(suite...)


    http://www.thehimalayantimes.com/fullNews.php?headline=Is+Bhutan's+Gross+National+Happiness+inclusive%3F&NewsID=372662

    http://www.al-kanz.org/2013/04/27/rohingya-dalai-lama/

    http://www.thejc.com/comment-and-debate/columnists/105965/pogroms-we-cannot-ignore

    ReplyDelete
  5. Anonymous11:26 AM

    Krisnamurti et l’avoine luciférien (1/3)

    Krisnamurti fut un âne nourri à l’avoine luciférien de la théosophie.
    Une vie entière ne suffit pas à se libérer d’une telle prison paradigmique.
    Par ailleurs, son problème ne se limite pas aux fonctions psycho/mentales ; il relève aussi de l’occultisme. Un pacte, même dans l’innocence de l’enfance, avec de telles entités ne se rompt (surtout pas en se persuadant ensuite de la non-réalité des noumènes ; il ne suffit pas de ne pas connaître la gravitation pour léviter) généralement pas ante mortem : il ne constitue en tout cas pas l’exception qui confirmerait la règle.
    Son mental semble, par exemple, inapte à considérer des êtres atemporels et aspatiaux (la spatialisation des noumènes est une dérive typiquement luciférienne : vibrations de l’éther et autres idioties new age ou la théorie des agrégats du bouddhisme).

    Lorsqu’il s’aventure dans le domaine de l’ontologie, ses propos sont tout simplement risibles, tout comme lors de son approche d’autres registres comme celui des sciences. Sa pathologie (à peine masquée) du narcissisme s’y dévoile par l’usage abusif de mécanismes névrotiques ordinaires, surtout le déni. Ayant vécu dès l’enfance, comme le jeune Siddhârta, dans un environnement basé sur la manipulation mentale, le mensonge, le trafic des apparences, pour abouti r, à l’âge adulte à un rejet radical de son monde d’origine, ne laisse pas le psychisme intact. Les profondes blessures narcissiques associées à un tel vécu ouvrent grand les portes de l’arsenal névrotique.
    Ce bonhomme, pourtant attendrissant et apparemment bienveillant, reste un pédant appréciant de se goinfrer de l’admiration bigote d’un auditoire constitué de gogos, dont les bobos de la classe moyenne occidentale, friands d’exotisme bon marché et dont la cervelle éponge toutes les vulgarisations de la philosophie orientale de seconde zone adressées au peuple ignare (local ou d’ici).

    Lorsque deux sourds parlent (dans leur langage) de musique, cela ne convainc que les sourds (même pas tous).
    Lorsque deux aveugles parlent de peinture, cela ne convainc que les aveugles (même pas tous).
    Lorsque deux humains parlent d’ontologie (comme le fait Krisnamurti avec divers interlocuteurs), cela ne convainc que les êtres inaptes aussi à l’ontologie.

    Dans un pays où les habitants ne peuvent compter au-delà de cinq, lorsque deux idiots palabrent des heures durant pour savoir si l’hexagone a quatre ou cinq côtés, cela passionne les membres de ce peuple d’ignares. La virtuosité verbale formelle (l’art de la rhétorique) leur présente alors ces deux guignols comme des maîtres spirituels.
    Pour le spectateur ayant appris à compter jusque six et au-delà, la scène tient de la farce !

    ReplyDelete
  6. Anonymous11:27 AM

    Krisnamurti et l’avoine luciférien (2/3)

    Ontologie et langage verbal.

    Le langage prosaïque s’articule autour d’une grammaire dont les éléments sont communs à presque tous les humains de la planète : sujet-verbe-objet, l’ordre variant selon les langues.
    Cet aspect linguistique partagé par toute l’humanité est l’expression d’une nécessité commune : nourrir son estomac par l’usage de la main reste un impératif vital.
    Tout homme « prend ce que son mental conçoit comme un objet », pour le porter à sa bouche.
    Tout homme primitif chasse et cueille en groupe et se trouve confronté à la nécessité de communiquer sur cet acte.
    La grammaire courante est une grammaire de chasseurs-cueilleurs, une grammaire de la main et de l’estomac (le processus visuel aussi ... ceci est une autre histoire, menant à des modélisations naïves comme la théorie des agrégats ou l’atomisme).
    Dans le domaine de l’esprit, le verbe métaphorique « comprendre » (prendre avec) tire d’ailleurs son origine de cet acte phénoménal basique... lequel n’est pas pertinent dans certains domaines, comme l’ontologie. Commencer par se libérer de tels automatismes mentaux y est alors impératif.

    Ce langage de la main et de l’estomac s’avère non-pertinent dans divers domaines, où l’imagination symbolique peut alors servir de parade, sans toutefois constituer une panacée.
    Les sciences (surtout physiques) et techniques trouvent le catalyseur leur essor spectaculaire des derniers siècles dans le développement de langages adéquats, dont le langage mathématique (lequel fut trop rudimentaire chez les grecs).

    Par ailleurs, la transcription symbolique écrite (alphabet, ponctuation, etc.) du langage verbal courant se résume à une succession linéaire unidimensionnelle (de gauche à droite en Occident), reflétant l’aspect séquentiel limitatif du langage oral.
    Si des extra-terrestres débarquaient à la FNAC, ils repèreraient immédiatement les rayons dotés d’un langage plus intelligent : ceux où les lecteurs ne sont pas restreints à une oscillation crânienne de gauche à droite, usant alors de toutes leurs facultés oculaires. Le langage oral, lui, ne permet pas de sortir de cette contrainte séquentielle ; il s’avère inadapté à l’approche de domaines tels que la physique ou les mathématiques. D’ailleurs, le cerveau lui-même ne s’y est pas trompé, consacrant les neuf dixièmes de son cortex au traitement des infos visuelles.

    ReplyDelete
  7. Anonymous11:29 AM

    Krisnamurti et l’avoine luciférien (3/3)

    Krisnamurti (à l’image de Siddhârta et autres fanfarons des envolées orales) n’aurait ainsi pas disposé de la perspicacité suffisante à cette observation. L’avoine ne développerait donc pas les facultés de création symbolique ! Prenons-en bonne note.
    Chez Siddhârta, poser l’assertion selon laquelle « toute souffrance trouverait son origine dans le désir » ... pour ensuite affirmer son « désir de se libérer de la souffrance » s’adresse dès le départ à un public d’estomacs prêts à tout avaler.
    Belle manifestation névrotique !

    Descartes, ayant pourtant eu accès à d’autres langages que le langage verbal, ne fut pas plus inspiré.
    « Je pense donc je suis ».
    « Il pleut donc il est ».
    Sans commentaire ; ce langage verbal, transposé à des domaines plus abstraits, parle de lui-même. Grotesque.

    A toute personne projetant d’accéder à la spiritualité ...
    Cessez de boire les paroles, orales ou écrites, des maîtres paroliers de tout poil.
    Tout cela n’est que balivernes.
    Ces auteurs secondaires s’adressent à votre estomac ... pas à votre esprit !
    ... même si des milliers d’autres estomacs suivent leur sillage pour se gaver des miettes de leur ignorance.

    Tout guide spirituel devrait ainsi commencer par gaver l’estomac de ses auditeurs (pains et poissons, par exemple) avant de leur demander : votre estomac est-il repu, pouvons-nous enfin passer à autre chose ?
    Jésus, par exemple, se répand peu en oralité prosaïque. Il cherche systématiquement à porter le discours, avec les moyens du bord, en un minimum de phrases, à un autre registre symbolique.

    Vaines sont les litanies de sutras : elles interpellent plus l’estomac que l’esprit.
    Ceci dit, Krisnamurti reste un brave homme d’une culture non dénuée d’intérêt mais ce n’est pas un maître spirituel.

    J’espère que tout éventuel lecteur aura bien mâché ce petit texte indigeste. Bon appétit malgré tout.

    Merci bouddhanar.

    ReplyDelete
  8. Anonymous10:54 AM

    Le porteur de (la fausse) lumière

    L’étymologie de la symbolique luciférienne parle d’elle-même.
    La lumière est un aspect des phénomènes visuels, donc spatiaux (même à plat). La métaphore de la lumière comme allusion à l’esprit introduit déjà cette nette tendance à la spatialisation des noumènes.
    Par ailleurs, le dualisme lumière/ténèbres tend généralement à être abusivement associé à un autre, connaissance/ignorance, symptomatique des dérives lucifériennes. Notons déjà une curieuse structure mentale sous-jacente puisque la différenciation et le nombre (donc le pluriel) sont plus appropriés au manifesté et l’unité (singulier) au non manifesté. C’est dans la manifestation que s’exprime la différenciation. « Les lumières et la ténèbre » serait plus correct. La mentalité ordinaire reste profane.
    Mais surtout, une initiation plus subtile relierait plutôt lumière/obscurité à exotérique/ésotérique, phénomène/noumène, saguna/nirguna, paradigme/mystère, etc.

    Cette symbolique luciférienne tendant à réduire l’esprit à la manifestation « visuelle », au phénomène, puis à subvaluer le noumène. Ceci conduit ensuite à une forme latente d’orgueil issue du mental discursif face au mystère ; dans le discours, cet orgueil prend souvent la forme d’une certaine pédanterie, dont raffole la bigoterie populaire, portant ces faux-initiés sur la sellette du monde de l’édition et des media ou, plus discrètement, sur le piédestal du chef de l’ashram ou du monastère.

    Cela peut aussi dégénérer, à l’extrême, en une désacralisation de la vie, de l’être, une réduction de la manifestation au profane. La dérive prend alors la forme d’une réduction paradigmique généralisée. La rationalisation devient une obsession névrotique, le gourou cherche frénétiquement à expliquer non seulement ce qu’il ne comprend pas mais il finit par « rationaliser le mystère » jusqu’à le nier, comble de l’orgueil mais surtout de l’absurdité et de la bêtise.
    Cette manifestation pathétique de l’orgueil trouve son apogée dans le mythe « d’instructeur du monde ». Le terme même de « monde » entre dans le cadre de cette dérive ; les adeptes de ces parodies d’initiation placent d’ailleurs ce mot dans la plupart des dénominations de leurs projets mégalos ... bonne volonté mondiale, embrace the world, serviteur du monde, etc.
    (Plus anecdotique ... L’étiquette des divers projets « wiki », tous mégalos, ne ferait-elle pas référence inconsciemment, derrière son étymologie officielle, aux initiales de World’s King ?).

    Le mythe « d’instructeur du monde »résume à lui seul toute cette mascarade.

    Krisnamurti constituait l’incarnation de cette monstruosité risible, malgré son reniement poli du chemin qui l’a porté sous la « lumière du monde ».
    Ses fans inconditionnels persévèrent d’ailleurs à lui accoler cette étiquette à mille lieues de toute initiation authentique.
    Le concept de « monde » symbolise le profane face à l’intimité du sacré.

    La société des media, expression historique de cet égarement, exacerbe le profane et nie le sacré.
    Krisnamurti y trouve évidemment sa place.
    Son auréole disparaîtra avec cette mode sociétale éphémère.

    Cherchons plutôt la spiritualité à venir et laissons lucifer aux éblouis. L’esprit ne se voit pas avec les yeux.

    Merci bouddhanar.

    ReplyDelete