mardi, octobre 30, 2018

Le césarisme a le vent en poupe

Le plus grand pays d’Amérique Latine est désormais dirigé par un dur ouvertement raciste, homophobe et misogyne : Jair Bolsonaro.


Le Brésil bascule à l'extrême-droite, un esprit antidémocratique (ou antisystème) s'empare des populations de l'Italie aux Philippines en passant par la Hongrie, Pologne, République Tchèque, Turquie, Inde, etc



"Cet esprit, quand on l'étudie attentivement, est mondialement identique dans ses causes et ses justifications.

On peut en résumer les facteurs agissants comme suit : les populations sentent d'instinct que tous les partis politiques démocratiques sont fondamentalement semblables ; (...) que la démocratie a refusé de régler la question sociale, et a antagonisé les classes au lieu de les pacifier en leur rendant justice ; que la démocratie ne peut trouver son principe d'autorité que dans un mode électoral corruptible et corrompu ; que la démocratie, portant en elle-même les germes du mal social et de la crise économique, ne peut pas les guérir ; que la démocratie a fait faillite, a échoué dans tout ce qu'elle avait promis et a faussement substitué le matérialisme aux forces spirituelles des nations. (...)

La qualité d'homme d'Etat exige une grande vision, capable de pénétrer l'avenir et de discerner les signes de notre époque. C'est pourquoi il est du devoir de nos hommes d'Etat, de ceux à qui est confié le sort futur du pays, de prendre conscience du nouvel espoir populaire et de préparer les voies pour la réponse à la grande question, quelque regret qu'ils aient d'abandonner la routine établie et de quitter les sentiers battus.

Un dur, un vrai, un César

L'opinion publique exige aujourd'hui une autorité ferme et responsable que la démocratie ne peut donner ; elle exige que la politique des partis démocratiques soit remplacée par une politique totalement nationale sans voix discordante, chose que la démocratie ne peut apporter ; elle exige un règlement énergique de la question sociale et que la démocratie ne peut lui procurer ; elle exige la fin de l'exploitation populaire par une petite oligarchie tyrannique de grands capitalistes, elle exige un redressement, une restauration, une renaissance, autant de choses que la vieille démocratie expirante ne peut produire. [...]

La crise économique qui atteint si cruellement le monde entier n'est que l'aspect extérieur et superficiel de la crise, plus profonde qui secoue le monde et menace les fondements mêmes de la civilisation chrétienne. A un moment donné, nous nous sommes engagés dans la voie, séduisante mais fausse, du matérialisme, parce qu'elle brisait l'armature spirituelle de notre société occidentale, et cette voie nous a conduits au désastre. [...]

Il faut un changement, non un changement superficiel, mais un changement radical de tout notre système politique.

L'Etat ne doit plus se contenter d'être un simple administrateur des deniers qu'il perçoit, mais il doit reprendre son rôle de dirigeant, qui est le rôle le plus important, si nous admettons que nous avons des destinées nationales réelles et que nous devons y atteindre. [...]

La démocratie, qui a créé les oligarchies financières et les dictatures matérialistes, est devenue leur esclave et elle est totalement incapable de les contrôler, encore moins de les détruire."




Extraits d'un discours du fasciste canadien Adrien Arcand (1899-1967), fondateur du Parti national-chrétien et auteur, entre autres, de Le Christianisme a-t-il fait faillite ? (Causerie prononcée à Montréal en 1954 sur le christianisme, force positive visée par le talmudisme et la franc-maçonnerie.)


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