dimanche, octobre 07, 2018

ROMA AMOR

Le véritable pouvoir occulte qui dirige le monde ne serait pas à la City ni à Wall Street, mais à Rome.





ROMA AMOR

Joël Labruyère



Longtemps, l'Ennemi - le Grand Adversaire - eut le visage de Rome. "Roma est Le contraire d'Amor", chantaient les troubadours proches des Cathares.

Quinze siècles plus tôt, déjà, Carthage en fit la cruelle expérience, "Cartago delenda est !" (Carthage doit être détruite) martelait Caton l'Ancien au Sénat romain, à la fin de chaque séance.

Au début de la nouvelle ère, la Rome impériale, leader de l'Ordre Mondial antique, prit le masque de la religion pour se lancer à la conquête du monde. Le titre d'Église "catholique" exprime son dessein puisque, selon la théologie romaine, tous les cultes anciens et les religions pré-chrétiennes sont, de fait, incluses dans son dessein d'Église catholique universelle. C'est un détail de doctrine qu' il faut connaître.

Cette légitimité auto-proclamée sur toutes les religions anciennes ne date pas seulement de l'apparition de l'Église, mais c'est le fondement du projet impérialiste qui a donné naissance à la Rome primitive. Rome a été fondée pour soumettre les peuples, les races et les âmes à sa loi.

Le puissant Éon de Rome est né après la destruction de Troie, la ville dont les Grecs disaient « qu'elle fut fondée par erreur à l'instigation de la divinité du mensonge ». Troie est donc une erreur mensongère.

La mythologie est très explicite, même s'il nous est aujourd'hui impossible de comprendre de quelle erreur il s'agit. Le fait est qu'Ênée, seul survivant de la destruction de Troie, s'enfuit en emportant son père sur ses épaules. Chargé de son passé, il arriva à Carthage où Didon lui fit bon accueil, et l'invita à demeurer près d'elle.

De là, inspiré par un génie céleste - l'Éon de Rome ? - Énée s'en vint en Italie, pour implanter une nouvelle Troie qui, cette fois, se mit en devoir de soumettre le monde civilisé, corps et âmes. D'abord par le glaive, puis par le goupillon.


Rome change de masque


Aujourd'hui, au début d'une ère nouvelle, Rome est occupée à changer de masque. Quelle sera l'apparence de cette métamorphose ? Ce sera la religion mondiale du Nouvel Âge, en partenariat avec le vieux concurrent oriental, dont une milice est spécialement descendue de son repaire himalayen.

Les compères bêlent leurs invocations à la paix et « au meilleur des mondes » pour paralyser toute velléité de résistance. Les lamas ont préparé le terrain par voie télépathique et ils sont assurés de conserver une place de choix à la table des élus de la nouvelle religion mondiale.

Ce que l'on appelle « Nouvel Âge » est une préparation à la fusion religieuse internationale qui est déjà effective dans l'invisible. L'islam se rangera du côté du pétrole, quant au judaïsme matérialiste il tient le monde par les bourses de la Banque Mondiale.

Donc, dans la nouvelle configuration de la religion mondiale, Rome va changer de peau, abandonnant son troupeau de fidèles pour chapeauter les passes reconverties à la religion internationaliste du Nouvel Age.

Cette fois, le bon berger romain a échangé sa trique de fer contre les bons sentiments humanistes. Le christianisme romain a abandonné toute référence à la transcendance divine pour affiner la transcendance terrestre d'un Évangile dévoyé, vidé, caricaturé, entièrement vendu au « Prince de ce monde ». Ce fut l'oeuvre des Jésuites. Rome ri'a jamais eu d'états d'âme lorsque la politique était en jeu. L’Éon cosmique incarné dans la Rome éternelle se moque bien de Jésus et de tous les saints. Dès l'instant qu'ils desservent sa stratégie, Rome évacue ses dogmes et déboulonne ses saintes idoles.


Le Jésus des Jésuites est un homme, humain trop humain, et son paradis est l'univers matériel. Sans doute, l'Eglise catholique conservera encore une apparence traditionnelle comme cela est exprimé dans un écrit du cardinal Ratzinger dans lequel cet esprit lucide prophétise que « notre Eglise redeviendra une petite chapelle comme les autres, retrouvant ainsi sa pureté originelle ». Sous la plume d'un pape, cette phrase, pas très catholique, est vraiment la preuve d'une volonté de liquidation totale. Le cardinal Ratzinger savait ce qu'il disait lorsqu'il écrivait ces mots, quelques années avant son investiture.

Les autorités de Rome savent donc ce qu'elles font, et elles ne sont pas entièrement victimes du vent de l'histoire. La hiérarchie catholique est informée de l'avenir, et elle s'y prépare tranquillement en gérant la fermeture de l'établissement Vatican. Il y a des mises à pied et du chômage, mais la nouvelle religion mondiale apportera du sang neuf.

Le Vatican laissera quelques comptoirs de piété ouverts dans les pays les plus attachés à la forme magique de l'Eglise. Alors, s'accomplira la parole évangélique où Jésus dit à Pierre : « Lorsque tu étais jeune, tu te ceignais et tu allais où tu voulais, mais lorsque tu seras vieux, un autre te ceindra et te mènera où tu ne veux pas aller. » On ne peur être plus précis.

Rome se dirige donc là où elle ne voulait pas aller d'elle-même. Mais grâce à son pragmatisme éternel, elle saura opérer sa mutation obligatoire et mourir, selon les apparences, pour renaître à une nouvelle forme de pouvoir.

Ainsi, l'adversaire est toujours là et, plus que jamais, il faut avoir à l'esprit que ROMA est l'inverse d'AMOR. L'exécutif de Rome est en train de passer ailleurs. Sa hiérarchie entière déménage et se forme aux nouvelles technologies religieuses. Les Jésuites, qui ont investi tous les domaines de la civilisation, ont préparé le terrain. Un pacte a été signé avec le vieux concurrent asiatique donnant droit aux magiciens lamaïstes de chasser en terre chrétienne.


Vers une Inquisition technologique

Pour ceux qui aspirent à la liberté spirituelle, il ne fait aucun doute qu'en dépit des apparences le grand adversaire des temps modernes, c'est toujours la Rome internationale dissimulée derrière la Nouvelle Religion Mondiale. Et pourquoi ?

Parce que l'inquisition sera désormais technologique et technocratique. La Sainte Inquisition de la nouvelle religion mondiale s'immiscera dans les esprits, les âmes et les corps pour s'assurer que nul ne tente de se soustraire à la loi internationale.

C'est une histoire déjà vue, à une nuance près : il n'y aura désormais aucune échappatoire dans un monde unifié politiquement. Pourra-t-on se réfugier hors des frontières d'un pays pour échapper à son gouvernement ? Impossible sur une terre sans frontières. Tenterons-nous de protester contre un abus technocratique ou une manipulation scientifique ? Impossible dans un monde où la loi est la même pour tous.

Toute contestation sera inutile dans un ordre moral aseptisé. Déjà, le Nouvel Age nous profère insidieusement ses menaces : « tu es gentil, tu es heureux, tu es en paix, tu es bon ». Ce sont des ordres. Celui qui voudra exprimer un autre avis et émettre des critiques contre le "meilleur des mondes" passera pour un malade passible d'une thérapie ou d'un traitement spécial. Déjà, les revues alternatives ne sont que des annuaires de thérapies comportementales pour s'adapter au meilleur des mondes. On vous propose sournoisement de libérer votre essence individuelle, dans un bocal de formol bien pensant. Lorsque vous lisez une invitation à « libérer votre potentiel vital », vous savez déjà qu'on en veut à votre âme. Et si l'on vous offre d'accroître vos pouvoirs naturels pour obtenir une santé parfaite, sachez qu'on en veut à votre vie.


L'Éon de la prêtrise mondiale


L'ultime essai pour neutraliser Rome a échoué, il y a vingt-deux siècles, après qu'Hannibal eût reculé devant l'anéantissement de son ennemi, réduit à sa merci. Hannibal voulait seulement arracher à Rome un pacte de non-agression. Il aurait pu effacer des annales le jeune empire qui n'était pas encore une puissance parvenue à maturité. Mais Hannibal n'était pas un génocidaire, il ne voulut pas transformer sa victoire en une mise à mort. Alors Rome reprit espoir, puis donna à Carthage la leçon suivante : « tu ne m'as pas achevée lorsque j'étais au sol, et bien moi je vais te montrer ta stupidité, je vais te rayer de la surface de la terre ». C'est ainsi que Rome fonctionne et a toujours fonctionné.

Attention, nobles esprits idéalistes qui rêvez à une réconciliation chrétienne, car les Cathares ont éprouvé durement le caractère impitoyable de Rome.

Rome ne s'allie que pour dévorer celui qui lui tend la main et lui ouvre son cœur. Rome veut tout et ne partage pas. Si, aujourd'hui, elle va bêlant ses litanies pacifistes et humanitaristes, c'est parce qu'elle doit faire profil bas au nom du politiquement correct. C'est pourquoi Rome a dévoyé le christianisme jusqu'à en faire une caricature de matérialisme spirituel vidé de toute substance.

Donc Rome ne change pas et ne changera jamais, car elle émane d'une puissance cosmique intraitable dont la ruse égale la férocité. Si vous en doutez, cherchez à mieux connaître les méthodes de l'Inquisition et vous serez édifié. Rome a commis l'impensable et l'abominable. Sa puissance occulte doit être importante pour avoir évincé les dieux anciens. Qu'est-ce que Rome en vérité ? Quel Éon se dissimule derrière la grande prostituée ? Est-ce l’Éon de la grande prêtrise occulte ? Sans aucun doute, Rome incarne et représente la puissance archétypale de la caste sacerdotale internationale. C'est pourquoi sa théologie dogmatique stipule qu'elle est la représentante de Dieu sur terre. Elle englobe les religions préchrétiennes qui ne seraient que des cellules de son propre corps.

Comprenons de la juste manière pourquoi Rome s'est intronisée "Eglise catholique" c'est-à-dire universelle (c'est une vocation qu'elle assume sans doute sur une dimension invisible). L'Éon de Rome est maître des autres égrégores religieux, à l'exception peut-être de l'islam et de l'hindouisme, mais rien n'est moins sûr car Rome s'affirme l'Église de toutes les Eglises, la gardienne des clés du paradis et, par conséquent, de l'enfer.

Quant au judaïsme, sa puissance se cantonne au domaine matériel où il est le plus habile. En refusant à ses fidèles le droit de pratiquer l'usure, l'Église catholique a, de fait, confié les cordons de la bourse à Israël qui aurait eu tort de se priver d'exercer le monopole du prêt et de la banque. Rome a donc investi Israël de la puissance qu'on lui prête et, contrairement à ce qui est parfois allégué, Rome a protégé le judaïsme, quoiqu'en le tenant dans des limites qui disparurent à la Révolution Française.

Le judaïsme n'est pas Saint Pierre, il n'accorde pas les autorisations de passage dans les paradis de l'au-delà. Il oeuvre dans le monde physique et il offre le paradis matériel à ses serviteurs juifs, Roma Amor ou bien goyim, lorsqu'ils ont brillé dans le ciel de la célébrité hollywoodienne. Chaque égrégore travaille dans la sphère qui lui revient de droit. Il suffit de comprendre qu'il n'y a qu'une caste sacerdotale au plan cosmique, la grande prêtrise occulte, et qu'elle gère un grand nombre de croyances et de rites différents. Rome est identifiée à cette haute prêtrise et il n'est pas envisageable qu'elle soit détrônée. Elle change seulement d'apparence sur le plan visible alors que son céleste directeur demeure immuable dans les hauteurs.

Pourtant, cet Éon traverse une crise pénible à cause de la raréfaction du sentiment religieux dans le monde. Il va donc restimuler la foi des humains en leur offrant en spectacle un
« retour du Christ », lorsque l'humanité désemparée implorera
le ciel.

Que signifie tout ceci pour les gens qui aspirent à la vérité et à la justice ? Puisque l’Éon occulte qui contrôle Rome et la caste sacerdotale internationale est tellement puissant, à quoi bon lui résister ? À cette question, il faut répondre que la liberté spirituelle ne peut s'acquérir que par la rupture avec l’Éon de la prêtrise cosmique, représenté par la Rome cléricale et les autres religions terrestres.

Pour retourner au monde originel, il faut passer outre les intermédiaires. Mais cette rupture n'a de sens que si l' on aspire au Chemin du Retour.


Le messie de synthèse


Les religions planétaires de la Grande Babylone se livrent une guerre secrète pour la défense de leur territoire ici-bas et dans l'au-delà. Elles se combattent également pour la conquête d'un immense cheptel d'âmes. On estime que dans cette lice, les deux plus grandes formations égrégoriques sont celles de l'islam et de l'Eglise romaine - pour autant que Rome soit déterminée à demeurer sous sa forme religieuse traditionnelle de « Sainte Eglise Catholique » car il arrivera un temps où cette forme sera devenue un fossile, si ce n'est déjà le cas.

Alors, Rome aura opéré sa mutation en tant qu'élément intégré à la religion mondiale et, évidemment, ses qualificatifs anciens auront été fondus dans une nouvelle dénomination, une synthèse humaniste de bouddhisme psychologique et de socialisme.

Le bouddhisme dénaturé qui est aujourd'hui en vogue permet de réunir athées et judéo-chrétiens dans une spiritualité laïque - la transcendance laïque de la franc-maçonnerie matérialiste. Ayant mis de côté leurs véritables croyances et leurs buts secrets, les religions sont prêtes à la fusion dans le matérialisme spirituel du Nouvel Âge. Étant déconnectées de leur révélation originelle, elles sont prêtes à annoncer ensemble la nouvelle révélation d'un messie de synthèse. On commence à entendre des mollahs chiites parler de la venue prochaine de l'Imam Maadhi - le 7e imam des musulmans - qui apparaîtra publiquement accompagné du Christ. On a déjà annoncé l'apparition du Maitreya des bouddhistes qui est également associé au Christ, dans la propagande occultiste du Nouvel Age. Donc, si les fidèles de Mahomet acceptent que leur sauveur se manifeste main dans la main avec le Christ, ils accepteront aussi le Maitreya, et bien entendu, les hindous suivront avec leur avatar Kalki qui doit venir rétablir l'Âge d'Or. Il ne devra plus être très difficile de prétendre que cette synthèse sacrée est, en elle-même, l'incarnation du messie d'Israël.


Par conséquent, si tout le monde attend un sauveur, on prouvera qu'il n'y en a qu'un seul et unique. On le démontrera preuves archéologiques à l'appui, en rendant publiques des découvertes prouvant scientifiquement l'origine commune des religions.  L'ignorance religieuse étant désormais la norme, cela ne sera pas difficile.

Puisqu'il n'y a plus qu'une seule race humaine et une seule religion mondiale, il est évident que l'image du messie à venir est déjà fixée : ce sera un sauveur politique qu'on mettra à la tête de l'Ordre Mondial, en jouant sur l'ambiguïté de l'aspiration religieuse et du désir de sécurité matérielle. Après tout, qu'est-ce que la religiosité américaine, par exemple ? Elle se résume en cette inversion de l'injonction évangélique : « Cherchez d'abord la prospérité matérielle, et l'Esprit Saint vous sera donné par surcroît ! »


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