Tuesday, January 06, 2015

QU’EST UNE SOCIÉTÉ SECRÈTE ?



Hermetic Order of the Golden Dawn


Le Grand Larousse nous rappelle qu’une société est « une réunion de personnes soumises à un règlement commun ou régies par des conventions en vue d’une activité commune ou pour la défense de leurs intérêts ».

Mais une « société secrète » ? Cette encyclopédie n’en fait pas mention. Quant au Petit Robert, on reste surpris de son insuffisance puisqu’il définit une société secrète comme étant « une association qui poursuit en secret des menées subversives ».

Ce qui est étrangement limitatif car, de nombreuses sociétés secrètes se donnent pour mission de défendre l’ordre, qu’il soit individuel ou social, et de s’opposer à toutes les formes de subversion.

Essayons donc de voir plus loin et plus juste. Demandons-nous, d’abord, pourquoi une association peut être qualifiée de secrète. Nous trouverons deux raisons qui, dans quelques cas, ne s’excluent point.

Une société est secrète du fait de son recrutement ou du fait de ses activités. Ainsi on sait, au moins dans les grandes lignes, comment sont « dressés » les associés laïcs de la Compagnie de jésus, mais on ignore leurs noms.

En revanche, les francs-maçons anglo-saxons se font gloire et honneur, dans le monde profane de leur initiation, mais se taisent « sur les conventions qui les lient en vue d’une activité commune ».

Dès 1946, sous le nomen mysticum de Geoffroy de Charnay, un érudit, M. Husson, a publié une copieuse étude exhaustive sur la Synarchie politique.

Il n’est pas dans nos intentions de percer pourquoi, plus tard, d’autres ouvrages sur le même sujet ont accumulé les erreurs et les omissions, dont un grand nombre ne sont sans doute pas involontaires et tiennent plus de l’intoxication politique que de l’impartialité historique. Quoi qu’il en soit, nous nous contenterons, en ce moment, de suivre Geoffroy de Charnay, dans sa classification des diverses et nombreuses sociétés secrètes politiques. Il distingue trois catégories, ou, si l’on préfère, trois degrés.

Les sociétés secrètes inférieures

Les sociétés secrètes inférieures dont le public connaît, sinon les buts exacts, au moins l’existence. En France, la plupart d’entre elles sont administrativement légales, ayant souscrit aux prescriptions de la loi de 1901.

Parmi elles, citons la franc-maçonnerie bleue, la Société Théosophique en son cercle extérieur, de nombreuses « petites églises » ; on y classera aussi des groupes politiques [...].

Dans chacune de ces sociétés, les adhérents possèdent la mentalité du parfait militant. En dehors de quelques sinistres indicateurs, ces braves gens croient sincèrement, profondément à un idéal, religieux, philosophique ou politique. En un mot, dans ces sociétés, les idéologies prônées sont des appâts à l’aide desquels on draine une clientèle sincère, probe, désintéressée et naïve.

Le recrutement y est très divers. Malgré ce qu’affirment les dirigeants, presque tous les postulants sont admis. Un esprit critique, une forte instruction, une intelligence éclairée, une situation sociale en vue, cependant, sont parfois plutôt des obstacles que des références.

Sous le couvert d’initiations à des grades successifs, on diffuse des mots d’ordre ou des consignes d’action. Surtout, on étudie les nouveaux inscrits et, le cas échéant, on les dirige vers des « voies de garage » ou, au contraire, on les oriente vers la seconde catégorie de sociétés secrètes.

On a écrit que les sociétés secrètes inférieures étaient comparables à des viviers où l’on abandonne le fretin à son sort obscur, mais où l’on pêche les « gros poissons » afin de les élever dans des bassins mieux adaptés à leurs qualités.

Comme les noms, sinon les buts réels, de ces sociétés secrètes sont seuls connus du public, elles sont parfois désignées, comme boucs émissaires, à l’aveugle fureur populaire. Qu’on nous pardonne ce cruel jeu de mots, mais on les couvre de tous les péchés d’Israël. Ces déchaînements de haine sont préparés par des campagnes de calomnies savamment orchestrées dont les instigateurs, bien souvent, sont les propres dirigeants, les Supérieurs Inconnus qui, debout derrière un voile, invisibles et présents, tirent les ficelles de ces marionnettes. Ainsi, en sacrifiant leurs troupeaux d’esclaves, les chefs occultes assurent-ils leur propre sécurité et continuent-ils avec d’autres figurants leur action souterraine. Ce qui nous conduit à la seconde classe des sociétés secrètes, celles que Geoffroy de Charnay nomme les sociétés de cadres ou sociétés intermédiaires. 



Sociétés secrètes intermédiaires

Celles-ci sont authentiquement secrètes car seules quelques personnes en connaissent ou en soupçonnent l’existence et les buts. Leurs affiliés restent inconnus non seulement du monde profane mais aussi des membres des sociétés secrètes de base. Elles ne sont jamais déclarées selon les prescriptions de la loi de 1901, ou bien se dissimulent sous le couvert de groupements anodins. Nul n’y propose sa propre affiliation. C’est un conseil, occulte, qui décide, par cooptation, qui en est digne. Fréquemment (mais pas constamment) ces sélectionnés ont fait, à leur insu, un stage probatoire dans une société inférieure. Une tactique d’approche est mise en œuvre par les responsables qui ne se dévoilent qu’en dernier ressort et après s’être protégés d’éventuelles indiscrétions par tout un système de faux semblants et de mises en garde.

Le nouvel inscrit est, pour ainsi dire, choisi d’autorité. Un refus de sa part l’exposerait à d’imprévisibles sanctions, il doit, désormais, obéir perinde ac cadaver ; toute indiscrétion, toute imprudence seraient, sanctionnées d’une façon radicale.

Ces sociétés-cadres modifient, selon les circonstances, leurs noms et même leurs structures. Aussi ne sont-elles décelées qu’après leur disparition ou plutôt leurs anciens avatars. [...]

Quant au Mouvement Synarchique d’Empire, il se cache maintenant, comme les calamars, sous un flot d’encre… Ces groupements abandonnent à la piétaille des sociétés secrètes inférieures les vains appâts des idéologies plus ou moins sentimentales. Ils se veulent réalistes et volontiers nietzschéens, « par-delà le Bien et le Mal ». Ils sont peu nombreux, bien cloisonnés, mais parfois, selon les impératifs du moment, scellent entre eux des alliances momentanées. Plus souvent ils se livrent des combats souterrains, acharnés, où tous les coups bas sont non seulement permis mais recommandés, à l’exclusion, cependant, d’indiscrétions mutuelles qui alerteraient sinon les milieux profanes au moins les pouvoirs publics. Là aussi, le silence est la loi du milieu.

Entre eux, les affiliés de même tendance pratiquent une solidarité discrète, mais particulièrement efficace. Comme au jeu d’échecs, il s’agit, d’abord, de placer les pièces maîtresses aux bons endroits, aux leviers de commande. Ainsi ces groupes, par osmose, contrôlent les rouages essentiels des États, comme des grandes organisations mondiales de la Politique et de l’Économie. Mais un des promus fait-il acte d’indépendance ou d’insuffisance ? Est-il la proie de scrupules ? Commet-il quelque indiscrétion, même mineure ? Il est aussitôt éliminé, même, s’il est nécessaire, par les moyens les plus radicaux, dont certaines crises cardiaques attribuées au surmenage ne sont pas exclues.

Comme le précise pertinemment Geoffroy de Charnay :
« Le rôle des membres de ces sociétés de cadres est surtout de gestion ».

Ces sociétés de cadres ne sont pas particulières à notre époque. Pour comprendre ou, plus exactement, deviner leurs rôles, il n’est que de relire, dans les Mémoires du duc de Saint-Simon les passages relatifs au choix des confesseurs de Louis XIV et spécialement du Père Le Tellier.

Mais ces associations ne sont encore que des rouages. Elles exécutent plus qu’elles ne commandent. L’élaboration du plan appartient aux sociétés secrètes de troisième degré.



Les sociétés secrètes supérieures

Les sociétés secrètes supérieures sont totalement occultes. La masse des profanes n’en soupçonne même pas l’existence. Elles restent ignorées des sociétés secrètes de base et pour les sociétés de cadres constituent un sujet tabou. La page de garde du Pacte Synarchique Révolutionnaire est, à ce point de vue, significative :

« Toute détention illicite du présent document expose à des sanctions sans limite prévisible, quel que soit le canal par lequel il a été reçu. Le mieux, en pareil cas, est de le brûler et de n’en point parler. La révolution n’est pas une plaisanterie mais l’action implacable régie par une loi de fer. »

Geoffroy de Charray précise :
« Ni leur nom, ni leur existence, ni leurs affiliés ne sont connus. On en est réduit à de simples conjectures. »

Plus précisément, la découverte fortuite de quelque énigmatique document ou une confidence inopinément surprise met sur la voie.

C’est ainsi que, durant sa courte agonie, après l’attentat dirigé contre lui, Walter Ratheneau prononça :
« Les soixante-douze qui mènent le monde… »

Cet état-major international ne comprend qu’un petit nombre d’initiés dont la plupart sont classés parmi les « dirigeants » ou les grands hommes d’État. Mais certains d’entre eux vivent, dans la clandestinité, une existence retirée, ascétique ; nul ne soupçonne leur influence ou même leur identité véritable. [...]

Tous ces adeptes (réunis en une hiérarchie indéchiffrable dans l’état actuel de nos connaissances) détiennent des pouvoirs immenses. Il semble que seule la volonté de puissance les anime, ou – qui sait ? – la foi en une mission Universelle et providentielle.



Les Chefs Secrets, Supérieurs Inconnus, Grands Terrifiants

La Golden Dawn. tenait ses rituels d’une Berlinoise, Anna Sprengel. Obéissant à des ordres supérieurs, elle communiqua documents et pouvoirs occultes à trois Britanniques, William Woodmann, Wynn Wescott et Samuel Liddell Mathers. Curieusement, sous le régime nazi, alors que la Gestapo faisait une chasse impitoyable aux sociétés secrètes, elle ne perquisitionna jamais dans la loge de la Golden Dawn, installée au cœur de Berlin.

Samuel Liddell Mathers prétendait être en rapport avec des « Supérieurs Inconnus » et avoir établi les contacts en compagnie de sa femme, la sœur du philosophe Henri Bergson. Il déclara aux membres du second ordre :

« Au sujet de ces Chefs Secrets, auxquels je me réfère et dont j’ai reçu la sagesse du Second Ordre que je vous ai communiquée, je ne peux rien vous dire. Je ne sais même pas leurs noms terrestres et je ne les ai vus que très rarement dans leur corps physique… Ils me rencontrèrent physiquement aux temps et lieux fixés à l’avance. Pour mon compte, je crois que ce sont des êtres humains vivant sur cette terre, mais qui possèdent des pouvoirs terribles et surhumains… Mes rapports physiques avec eux m’ont montré combien il est difficile à un mortel, si avancé soit-il, de supporter leur présence. Je ne veux pas dire que dans ces rares cas de rencontre avec eux l’effet produit sur moi était celui de la dépression physique intense qui suit la perte du magnétisme. Au contraire, je me sentais en contact avec une force si terrible que je ne puis que la comparer à l’effet ressenti par quelqu’un qui a été près d’un éclair pendant un violent orage, accompagné d’une grande difficulté de respiration… La prostration nerveuse dont j’ai parlé s’accompagnait de sueurs froides et de pertes de sang par le nez, la bouche et parfois les oreilles. »

11 comments:

  1. Anonymous10:26 AM

    Selon un commentaire de l'article « Le secret maçonnique », le grade ultime de la franc-maçonnerie de Memphis-Misraïm est « Sérénissime Grand Maître Mondial, Grand Hiérophante, Président du Souverain Sanctuaire International ». La maçonnerie occulte domine-t-elle le monde ?

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  2. Ulk le Vert10:30 AM

    Si c'est le cas et d'après l'état de la planète et la pitoyable condition de l'humanité, les maîtres du monde sont des prédateurs diaboliques.

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  3. Anonymous10:47 AM

    "Aleister Crowley avait manifesté très tôt un intérêt passionné pour la franc-maçonnerie :
    dès l’âge de vingt-sept ans, il a reçu les plus hauts grades, 33e, 66e, 90e, 96e degré du Rite de
    Memphis dont le Grand Hiérophante était alors Theodore Reuss. Il sera aussi haut dignitaire
    d’un Ordre martiniste, et évêque, puis patriarche d’une Eglise gnostique. Il appartint à la
    Golden Dawn dont l’Imperator était Ŕ à la fin de l’ère victorienne, Ŕ S. L. Mathers, haut
    dignitaire de l’O. T. O. (Ordo Templi Orientis) dont Crowley avait reçu lui aussi tous les
    grades. La Golden Dawn est divisée en dix grades auxquels il faut sans doute ajouter trois
    degrés très secrets.
    La Golden Dawn comporte deux catégories de rites et cérémonies : ceux célébrés collectivement dans un temple ; ceux accomplis dans l’oratoire particulier du disciple.

    L’existence de « Frères aînés au-delà de cette terre », de Maîtres cosmiques, supervisant
    toute l’évolution occulte de notre planète était article de foi à la Golden Dawn.

    Aux degrés ultimes, ces Supérieurs Inconnus opèrent une transformation « transcendante » de l’individu par des pratiques de magie permettant d’entrer en contact avec l’Invisible."

    Source : "Le nazisme société secrète".

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  4. Anonymous11:31 AM

    Pourquoi des masques, des cagoules, des épées quand on se prétend philosophe et philanthrope ?

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  5. Anonymous12:42 AM

    Si les rênes du char de l’Histoire humaine s’organisaient autour d’une structure aussi simpliste que ce schéma pyramidal sorti de l’imaginaire (plus pubère que sage), Mickey serait maître du monde et la fée Clochette sa grande prêtresse.
    Cet article fantaisiste témoigne du niveau intellectuel discutable de son auteur et de la naïveté des éventuels lecteurs adhérant à ce scénario de dessin animé.
    La structure du pouvoir humain planétaire est évidemment d’une complexité incomparable à une telle niaiserie. Comme toute complexité n’attire qu’un public très restreint, il est préférable d’imaginer des sottises pour qui chercherait à toucher un large auditoire.
    Par ailleurs, les institutions humaines ne sont que les ficelles du théâtre de marionnettes. Les intermédiaires occultes nouménaux sont d’une complexité inaccessible (par la nature des noumènes) au mental humain, lequel peine déjà à appréhender la complexité phénoménale, qu’il ne comprend que très superficiellement et partiellement.
    Des réductionnismes (spatiaux, déjà !) comme l’atomisme, la mécanique quantique, la phénoménologie occidentale, le chan ou le zen demandent évidemment moins d’esprit que des ontologies plus complexes comme occasionnalisme de Malebranche, par exemple, ce qui explique la différence de popularité entre les premiers et les secondes.

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  6. Anonymous12:43 AM

    Petite histoire en guise d’introduction à l’ontologie...

    Cette nuit, Jean rêve d’une licorne bleue. Cette licorne ne se trouve pas dans le monde physique au dehors de son cerveau. Elle ne se trouve pas plus dans son cerveau : l’intérieur de sa boîte crânienne baigne dans l’obscurité totale d’une part et nulle forme de licorne ne se dessine dans sa structure neuronale d’autre part.
    Cette licorne ne se trouve ainsi ni hors de son cerveau ni dedans ... elle ne se trouve donc nulle part.
    Cette licorne bleue s’inscrit dans un registre ontologique d’êtres ayant une forme mais aucune position.
    (Les formes géométriques pures participent de ce registre).

    Dans son rêve, Jean ressent à la vue de cette licorne une émotion très agréable mais difficilement descriptible. Cette émotion n’a pas plus de position que la licorne. Par ailleurs, elle n’a pas de forme : l’émotion n’a pas de contour ni de couleur la distinguant d’un décor, elle n’a pas d’épaisseur, de relief, ne se mesure ni en mètre ni en aucune unité spatiale, etc.
    Cette émotion s’inscrit dans un registre ontologique d’êtres n’ayant ni forme ni position.
    (Les idées abstraites participent de ce registre).

    Pourtant, à son réveil, Jean raconte son rêve. Il dessine la licorne et tente longuement de décrire l’émotion ressentie la nuit.

    Conclusion : par l’intermédiaire du cerveau de Jean, des êtres n’ayant pas de position (ni dans l’univers physique ni nulle part ailleurs, comme la licorne) et des êtres n’ayant ni forme ni position (comme une émotion, laquelle n’est pas une association neuronale même si elle y est corrélée) peuvent avoir une influence causale sur les évènements du monde physique.
    L’origine causale des phénomènes physiques ne se réduit ainsi pas au monde physique lui-même et à ses lois.
    Les phénomènes non-physiques, eux, ne sont pas seulement des épiphénomènes.
    Il existe aussi d’autres registres ontologiques, comme celui des êtres purement nouménaux.

    L’ontologie matérialiste commune considère les êtres physiques comme réels et les êtres imaginaires du rêve comme irréels. Réducteur. Etrange alors que des êtres irréels (la licorne du rêve) puissent avoir une influence causale sur des êtres physiques (la main et le crayon qui dessinent ensuite cette licorne). Cette ontologie matérialiste apparaît réductrice et bancale. Mais sa simplicité (voire son simplisme) la rend plus populaire. Par ailleurs, elle a un puissant effet anxiolytique : elle balaye d’un coup mais sans fondement rationnel les divers registres d’êtres non physiques. Rassurant à peu de frais mais absurde.

    L’interface causale à double sens entre ces registres non physiques et le monde physique (plus précisément le cerveau) répond à une fonctionnalité d’une complexité extrême (gérant dans l’instant la double relation structure neuronale/phénomènes de la conscience) dépassant largement l’intelligence neuronale elle-même, d’une part, et l’intelligence consciente, d’autre part.
    Cette complexité correspond, au niveau individuel, au fonctionnement de ce que certains appellent l’âtman.
    Malebranche, notamment, y adjoint d’autres modèles explicatifs.

    En réalité, aucun modèle mental n’a accès à une telle complexité.
    Par ailleurs, ce fonctionnement participe conjointement du temporel et de l’atemporel.

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  7. Anonymous12:44 AM

    Aucun yoga ne donne accès à ce fonctionnement : il n’est pas réflexif. Il est juste analytique de la structure archétypale fondamentale (physique ou non) et projectif d’éléments associés au niveau des états conscients.

    Invitation est présentée à tout yogi (de quelqu’école) de décrire (surtout en temps réel) le fonctionnement de sa propre structure neuronale, synapse par synapse ... risible.
    A ce propos, on cherche toujours la description de la structure neuronale et des fonctions de l’âtman dans la théorie de la production conditionnée de ce cher Siddhârta ... Il semble surtout que cette théorie soit un peu ridiculisée par les avancées des sciences cognitives et de la neurologie... Anecdotique.
    Quant au fonctionnement de l’atman : la conscience y a encore moins accès, ce fonctionnement est purement nouménal.

    Le dogme de l’anâtman ne doit sa popularité qu’à son simplisme. Sans intérêt : de l’avoine pour lucifériens.
    L’idéologie luciférienne ne considère que le registre des êtres ayant une forme et une position, ontologie extrêmement réductrice et absurde.
    L’étymologie du « porteur de lumière » est d’ailleurs suffisamment explicite : une fusion et confusion flagrantes de registres ontologiques. Le mental luciférien tend à tout réduire à des phénomènes situés dans l’espace (comme la lumière).
    La théosophie, d’inspiration luciférienne, cherche à expliquer toute la spiritualité en termes de phénomènes spatiaux.
    Les élucubrations d’ondes spirituelles se propageant dans l’éther ;
    le souffle (prāṇa) de l’hindouisme populaire ;
    la théorie fantaisiste d’univers électrique, chère aux théosophes ... tout ceci participe de ce réductionnisme contre-initiatique.

    Une interprétation du graal considère ce dernier comme la pierre tombée du front de Lucifer. Cette pierre (oubliée par les bâtisseurs, adorateurs de Lucifer) a pour fonction d’ouvrir l’esprit à d’autres registres ontologiques que celui des phénomènes spatiaux. Deux yeux pour le mental porté sur les phénomènes spatiaux (ou l’œil surplombant la pyramide luciférienne) et la pierre pour l’accès aux autres registres ontologiques.
    Ces voies contre-initiatiques lucifériennes raffolent aussi des diverses techniques de visualisation ; les phénomènes spatiaux constituent leur principale obsession.

    Que celui qu’effraient déjà les lobbies plus ou moins occultes humains (évoqués dans diverses fantaisies du Net, comme ici) ne s’aventure pas dans la voie initiatique du graal. Il y rencontrera une faune d’êtres intermédiaires issus de nulle part et dont certains sont sans forme. Bouhhh !

    Quant aux grands méchants Supérieurs (déjà, cette notion de symbolique gravitationnelle prête à rire) connus ou inconnus, ils ne doivent pas être bien méchants pour participer à des clubs de boy-scouts aux organisations pyramidales aussi simplistes.
    L’occultisme de supermarché reste un sous-genre de la littérature comique.

    Distrayant mais anthropologiquement instructif malgré tout.

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  8. Anonymous12:42 AM

    Alors Félicie, que penses-tu de l'insignifiance de Siddhartha face au graal.
    Ceci n'est qu'une introduction.
    Présente-moi un prétendu initié ... qu'il m'explique ce qu'est une incarnation archétypale.
    Planète de clowns.

    Bonne année 2015, sincèrement.

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  9. Anonymous1:49 PM

    Siddhartha n'était pas une incarnation archétypale.
    Quelle éventuelle conclusion en tirer?

    Que signifie "apocalypse"?

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  10. Anonymous2:17 PM

    Chère Félicie, qui sembles si bien connaître le monde, en apparence, que sais-tu du numen?
    Cherches-tu à le connaître?
    Pourtant, tu lui dois tout.

    Le graal n'est pas (essentiellement) une fantaisie de poètes romantiques.

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  11. Anonymous2:35 PM

    À tout être endoctriné par la manipulation mentale (dogmes absurdes) et émotive (légendes débiles) du bouddhisme ...

    Imagine l’odeur d’un homme assis durant un « certain temps » dans ses propres excréments ...
    Toute cette « merde » bouddhiste atteint le comble du grotesque.
    Les initiés authentiques, hindouistes en premier, en sourient.

    Ce genre de farce permet aux marionnettistes de l’ingénierie sociale de tester le niveau de crédulité du pantin.

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