Sunday, December 30, 2012

La Synarchie & le groupe des Polaires






Yann Moncomble est l'auteur du livre "Du viol des foules à la Synarchie ou le complot permanent". Il est catégorique : « Bien que beaucoup — intentionnellement ou non clament partout que la synarchie n’est qu’un « mythe » ou une « fable », nous n’hésitons pas à affirmer le contraire et nous démontrons que la synarchie, doublée du viol psychique des foules par la propagande politique, est toujours là, tapie dans l’ombre et bien plus puissante que jamais. » [...] 


Qu’est-ce que la synarchie ? le pétrole, l’acier, les grandes industries, les compagnies maritimes, les assurances, les organisations internationales, etc., et, surtout, la banque qui règne en maîtresse absolue sur tout le reste. Par ce biais, elle contrôle le pouvoir économique et, comme il va de soi, les gouvernements. A ce titre, l’on peut — sans craindre de se tromper — dire que la tête de la synarchie — ou Haute Finance — est constituée par les banques Rothschild, Lazard & Co., Rockefeller, Morgan, Worms, Kuhn & Loeb, Paris et des Pays-Bas et autres grandes banques internationales liées aux sociétés secrètes de B’nai B’rith, Rose-Croix, Pilgrims... [...] 


Les Polaires 

Au début de l’année 1930 paraissait un curieux ouvrage intitulé "Asia Mysteriosa. L’Oracle de force astrale comme moyen de communication avec les Petites Lumières d’Orient". Ce livre était signé d’un certain Zam Bhotiva, pseudonyme de Cesare Accomani ; il était précédé d’une préface de Ferdinand Divoire et d’études par Maurice Magre et Jean Marquès-Rivière. Quand les Allemands arrivèrent à Paris, ils se précipitèrent chez Dorbon-Ainé, l’éditeur, prirent le marbre et les exemplaires encore disponibles et les détruisirent. Que pouvait avoir de si important cet ouvrage pour qu’un service spécial se donne tant de mal pour le faire disparaître ?

Dans ce livre, tout un chapitre est consacré aux Polaires. On y lit en effet :
« Le '' Groupe des Polaires'' sera donc sous la haute protection de l'Étincelle d’un Sage Rose-Croix et, comme l’indique un article du statut ésotérique, son Commandant Suprême sera ''Celui qui Attend'', l’envoyé de l’''Asia Mysteriosa'' . Le rêve de l’Illuminé, de Saint Yves d’Alveydre commence à se réaliser..."

Ce chapitre se terminait ainsi :

« Les '' Polaires'' , en effet, n’auront pas à obéir à des hommes ordinaires, mais à des Initiés qui, libérés de l’étreinte mortelle des instincts et des basses passions humaines, auront le pouvoir de mener à bien cette tâche redoutable. Un rayon de l’Agartha, de l’Asia Mysteriosa, illuminera ainsi cet effort surhumain vers la Fraternité Universelle, vers la Lumière... »

Plusieurs constatations s’imposent :

1) Jeanne Canudo et Vivien du Mas, qui passent tous deux pour être les véritables auteurs du Pacte Synarchique d’Empire, étaient membres des Polaires.

2) Saint Yves d’Alveydre consacrait, dans Mission de l’Inde en Europe. Mission de l’Europe en Asie, tout un chapitre à l’Organisation de l’Agartha, et disait que c’était aux scientifiques d’assurer le service de l’enseignement et de la police intérieure. La similitude entre le Mouvement Synarchique d'Empire et les idées de Tchakhotine (auteur du livre "Le Viol des foules par la propagande politique") est frappante.

3) Christopher Mc Intosh écrit dans "La Rose-Croix dévoilée" : « L’Ordre de Peladan prit fin avec sa mort en 1918, mais l’Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix survécut à celle de Guaita, en 1897, et eut des ramifications importantes au XXe siècle. Il semble qu’il fut repris par Joanny Bricaud (ancien Grand Maître de l’Ordre Martiniste), connu pour ses livres d’érudition sur l’histoire de l’occultisme et puis, en 1932, par Constant Chevillon qui fut fusillé par la Gestapo en 1944. ». Rappelons que c’est chez Chevillon que l’on trouva le Pacte Synarchique d’Empire.

4) Qui sont les « auteurs » d’Asia Mysteriosa ?

Jean Marquès-Rivière, orientaliste et occultiste, fut reçu maçon à la Grande Loge de France vers 1925. Il étudia le bouddhisme en liaison avec la Société Théosophique et fut rédacteur au Lotus Bleu et au Voile d’Isis. En 1931, il démissionne de la franc-maçonnerie et écrit "La Trahison spirituelle de la franc-maçonnerie", puis collabore à La France Catholique. A partir de 1940, il devient l’un des dirigeants du Service des sociétés secrètes et il est, avec Robert Valery-Radot, rédacteur en chef de la revue Les Documents Maçonniques que dirigeait Bernard Fay.

« Ayant eu l’imprudence de pratiquer des rites tantriques, le malheureux Marquès- Rivière se trouva en butte à des phénomènes d’obsession dont seul un exorcisme pratiqué par le Révérend Père de Tonquédec put le débarrasser. » (Lectures Françaises, n° 299, mars 1982.) Cette étrange histoire est racontée dans l’ouvrage "Ésotérisme et christianisme autour de René Guénon", de M. J. James (1981, pp. 308-309). Ajoutons que si l’on en croit l’historien franc-maçon Serge Hutin, les résistants qui perquisitionnèrent en 1944 au domicile de Marquès-Rivière y découvrirent un laboratoire secret de magie tantrique ("Gouvernants invisibles et sociétés secrètes", Ed. J’ai lu, 1971, p. 78) et que, d’autre part, Marqués-Rivière aurait appartenu au Mouvement Synarchique d'Empire ; toutefois, il est juste de faire observer que S. Hutin (membre de l’A.M.O.R.C.) ne fournit aucune référence pour étayer ses affirmations.

D’un autre côté, tous les articles concernant la synarchie publiés dans Les Documents Maçonniques étaient signés de Marques-Rivière et étaient particulièrement anodins. Dans le bulletin n° 8 de 1981 de la Société Auguste Barruel, on lit sous la plume de M. F. M. d’A... :

« Le cas de Marquès-Rivière est complexe et ne doit pas être apprécié trop rapidement car, par bien des côtés, il rappelle celui de René Guénon. L’un comme l’autre sont des tenants des doctrines orientales et le sont toujours restés.

Si l’un comme l’autre, bien qu’avec des différences, '' ont fait leur crise'' contre la franc-maçonnerie et les organismes adjacents, il ne faut pas perdre de vue dans quelles conditions cela s’est produit : la franc-maçonnerie était alors en pleine phase rationaliste et politique, voire ''politicienne et combinarde'' , et les éléments qui voulaient la ramener au spiritualisme antichrétien (gnostique) avaient beaucoup de mal à se faire entendre.

Il rejoignit finalement l’Orient et, depuis de longues années, il est moine bouddhiste dans l’île de Ceylan. » Cette dernière information a peut-être été vraie, mais d’après de récents renseignements, il résiderait actuellement à Madrid
[Jean Marquès-Rivière (1903-2000) s'était en effet réfugié en Espagne].

Maurice Magre, connu comme le vulgarisateur du bouddhisme, était un partisan fervent du catharisme, phénomène religieux auquel il consacra deux ouvrages marquants : "Le Sang de Toulouse" et "Le Trésor des Albigeois". Dans ce dernier ouvrage, paru en 1938, apparaît sous sa plume la glorification de la svastika. Il écrit :

« Et cette pierre-là, demandai-je encore, qui est taillée comme les bornes indicatrices que l’on voit à la croisée des chemins, que veut-elle dire ?

« Je montrai une pierre qui avait sur un des côtés deux lignes brisées en trois parties et formant une sorte de roue. Elle était semblable à celle qui m’avait intrigué dans la forêt des Cabrioules.

« Elle indique bien un chemin à suivre, mais c’est un chemin qui ne va vers aucune direction connue. Ce signe fut gravée autrefois un peu partout par des hommes qui venaient d’Orient. Il suffisait à résumer une immense sagesse. Mais le sens de cette écriture est perdu. Le Saint Graal est une parole vivante du même langage. »

Dans la préface de son livre "La Croisade contre le Graal", le très mystérieux Otto Rahn, vraisemblablement un éminent initié de la SS ésotérique, se flatte d’être l’ami de Maurice Magre.

Et dans "La Cour de Lucifer, les Cathares Gardiens du Graal" d’Otto Rahn, René Nelli écrit dans son « avertissement du traducteur » :

« Il est possible que le premier initiateur de Rahn à cette sorte d’ésotérisme occitanien ait été Maurice Magre. Son nom figure dans la bibliographie de "La Croisade contre le Graal", mais ne paraît plus dans "La Cour de Lucifer". »

Puis, évoquant les contacts de Rahn avec la comtesse Pujol Murat et Arthur Caussou dont Magre lui avait fait faire la connaissance, il écrit :

« C’est plus vraisemblablement Arthur Caussou et la comtesse de Pujol-Murat qui ont donné à l’écrivain allemand l’idée — également indéfendable à mon sens — d’assimiler très concrètement le château de Montségur au château légendaire du Graal. C’était chez eux une conviction profondément ancrée. Je ne pense pas qu’Arthur Caussou ait été ''occultiste'' , mais la comtesse de Pujol-Murat l'était certainement... A une certaine époque de sa vie, elle fut même attirée par la secte des '' Polaires'' qui se rattachait, comme on sait, à la tradition '' boréale'' et aux mythes de l’Ultime Thulé. Otto Rahn évoque plusieurs fois dans son livre le souvenir de cette vieille dame, pour laquelle il éprouvait une vive sympathie, voire une sorte de passion platonique, et qui mourut en 1935. » (p. 34.)

Fondateur en 1937 de la Société des Amis de Montségur et du Saint Graal, Maurice Magre était également le fondateur du Graal pyrénéen, revue engagée dans la '' queste'' de Montségur, avec l’Anglais Rolt-Wheeler. Bouddhiste théosophe disciple de Mme Blavatsky et de la Doctrine Secrète, Magre collaborait aux Cahiers de l’Étoile où il retrouvait le docteur M. Martiny, collaborateur de Tchakhotine et membre de l’organisation synarchique.

Un clin d’œil malicieux en passant : Magre collaborait, au sein de la Société Théosophique, avec G. E. Monod-Herzen, membre de l’Association pour l’université Théosophique. Or, G. E. Monod-Herzen, qui se trouve, comme par hasard, membre fondateur de l'organisation Science Action Libération avec Serge Tchakhotine et François Perroux, était aux Polaires.

Ferdinand Divoire, quant à lui, était en 1933 le secrétaire général du quotidien Le Rempart, fondé la même année par Paul Levy. Féru d’occultisme, il publia un livre intitulé "Pourquoi je crois en l’occultisme" ; il était rédacteur en chef de l’Intransigeant et fréquentait « les parfums exotiques » de chez Fernande Cabanel.

D’un autre côté, dans le Bulletin des Polaires n° 11 du 9 mars 1932, on trouve un texte révélateur intitulé "Mazzini, figure « Polaire »".

Ce texte disait : « Mazzini a été, suivant la ''légende'' , un des '' ambassadeurs'' de ces Centres Initiatiques que les Hindous appellent : le Gouvernement du Monde. Philosophe et homme d’action, Mazzini, ''fils de l’Italie et Citoyen du Monde'' , fut un des Triumvirs de la République Romaine.

« Nous aurons probablement d’ailleurs l’occasion, à maintes reprises, de citer d’autres pages lumineusement '' Polaires'' de celui qui fut une des plus pures figures du XIXe siècle. »

Ce détail est des plus étranges car, entre 1827 et 1829, Mazzini fut initié à la Charbonnerie et « en 1864, le Grand Orient de Palerme lui accorda le 33e grade. Le 3 juin 1868, il fut proclamé Vénérable perpétuel ad honorem de la Loge Lincol de Lodi et on le proposa pour la Grande Maîtrise. Le 24 juillet, il fut nommé membre honoraire de la Loge La Raison du même Orient.

Or, Mazzini avait pour collaborateur direct un juif du nom d’Henry Mayer Hyndman, marxiste de la première heure et chef d’une association appelée The National Socialist Party...

En 1881, Hyndman fonde la Democratic Federation avec Eleonore Marx, fille de Karl Marx, et au sein de laquelle on retrouvera la S ∴ Annie Besant qui allait succéder à Mme Blavatsky à la tête de la Société Théosophique. Hasard ?

C’est troublant. Mais ce qui l’est encore plus, c’est que du 3 au 6 octobre 1926, eut lieu le premier congrès de l’Union synarchique Paneuropéene, sous la présidence d’honneur du F ∴ Edouard Bénès et de Nicola S. Politis, membre du comité européen de la Dotation Carnegie dirigée par le Pilgrims Murray Butler.

Plus de deux mille délégués, représentant vingt-quatre nations, étaient présents. Au mur du fond étaient suspendus les portraits de Komensky ou Coménius (Rose-Croix), d’Emmanuel Kant, considéré comme « maçon sans tablier », de Victor Hugo, partisan acharné des États-Unis d’Europe, et de Guiseppe Mazzini !

Mais ce n’est pas tout... Mme Blavatsky accompagna Garibaldi dans ses expéditions. Or, Garibaldi était ami avec Mazzini, mais également avec Adriano Lemmi. Ce dernier, initié dans la Loge Propagande, de Rome, le 21 avril 1877, deviendra en 1879 Grand Trésorier de l’Ordre. Grand Maître du 15 janvier au 31 mai 1896, il fut Souverain Grand Commandeur du Rite Écossais Ancien et Accepté, de 1885 à sa mort en 1906. « Ami fraternel de Mazzini, de Garibaldi et de Kossuth... il fit partie de la Jeune Italie, de la Jeune Europe et lança l’idée de l’Europe Unie... (139). Il lança avec Albert Pike, en 1888, la campagne du pacifisme universel qui devait aboutir à la Société des Nations (SdN). dont le secrétaire général adjoint sera le synarque Jean Monnet.

La Jeune Europe, préfiguration des organisations Paneuropéennes et synarchiques, comptait dans ses rangs Mme Blavatsky... c’est troublant.

Nous pensons en fait que le groupe des Polaires n’est — car il existe toujours — qu’une des émanations directes de la Société Théosophique à laquelle appartenaient la plupart de ses membres.

Nous avons tenté notre chance à la Société Théosophique. Il nous fut répondu qu’il n’y avait plus d’archives depuis la Seconde Guerre mondiale — réponse qu’ils font à tous les chercheurs et qui est, à notre avis, un peu trop facile et vraisemblablement fausse — et qu’ils ne connaissent pas les Polaires.

Personnellement, nous n’en croyons rien, car la similitude des thèmes, « Grande Loge Blanche », « Maîtres de la Sagesse », et des emblèmes utilisés par l’une comme par l’autre organisation, sont frappantes. Voyez vous-mêmes :

Les Polaires, comme la Société Théosophique, emploient les triangles entrelacés ou, si l’on préfère, le Sceau de Salomon ou Étoile de David —, les triangles entrelacés en­tourés d’un serpent se mordant la queue, et la Svastika. Alors, comment peuvent-ils dire qu’ils ne se connaissent pas ?

Que cherche à cacher la Société Théosophique derrière le groupe des Polaires ? Que les personnes qui ont été à l’origine du Pacte Synarchique d’Empire en étaient membres et qu’elles fréquentaient, dans le même temps, la Société Théosophique ? »

Yann Moncomble, "Du viol des foules à la Synarchie ou le complot permanent".


« Moncomble (1953-1990) est mort à 36 ans, officiellement d'une crise cardiaque. À ce sujet, Epiphanius dans son livre "Maçonnerie et sectes secrètes : le côté caché de l'Histoire", rapporte une lettre de Moncomble concernant son dernier ouvrage sur le mondialisme, "Le Pouvoir de la drogue dans la politique mondiale", dans lequel il présente la thèse d'une implication des gouvernement américain, israélien, soviétique, cubain et chinois dans le trafic de drogue international. Dans cette lettre, Moncomble explique que nombreux de ses amis lui ont déconseillé d'écrire ce livre, sous prétexte que cela pouvait être dangereux pour sa sécurité. Moncomble affirme ne pas y avoir renoncé par devoir moral. » (Wikipedia)




Bouddhisme tibétain & nazisme. Le cas Jean Marquès-Rivière :  
http://www.trimondi.de/francais/Marques-Riviere.htm


Les sociétés secrètes, le Tibet & Hitler :




Livres de Moncomble encore disponibles 






Une édition numérique du livre de Yann Moncomble, "Du viol des foules à la Synarchie ou le complot permanent", est téléchargeable gratuitement à cette adresse :

Le texte commence par l'avertissement suivant :

Cet ouvrage introuvable nous a pris beaucoup de temps en recherche du fait de son contenu dérangeant pour beaucoup de personnalité et pour sa reprise numérique.

Ceux qui auraient l’opportunité de le mettre en vente seront châtiés par la mise en ligne de tout leur catalogue, sauf bien entendu les ayant-droits (à qui nous offrirons le résultat de notre travail sans autre contre-partie que nos remerciements), qui n’ont jusqu’à ce jour offert à la populace avide de connaissance aucune réédition connue.

Cela est dit et sera, car il suffit... 




1 comment:

  1. Anonymous6:12 PM

    Quand Marquès-Rivière « eut accompli des rituels secrets du bouddhisme tantrique durant les quels il avait utilisé comme ingrédients du sang et de l'alcool (ces rituels étaient destinés pour invoquer des  divinités tibétaines colériques - même des démons), il se sentit tellement possédé par ces êtres terrifiants que durant des jours, il n'eut plus la force de les chasser. Sa possession mentale frisant quasiment la folie se laisse voir dans les passages les plus remarquables d'un commentaire de l'un des textes de l'Oracle des Polaires. Le démon qui y est décrit, Kala-Nag (serpent noir),est comparé avec des dieux ennemis tirés des cercles culturels indiens et chrétiens ».

    ReplyDelete