lundi, juillet 09, 2018

La vallée des valeurs secrètes

La société actuelle est obnubilée par la réussite, l’argent et le pouvoir. Des objectifs de vie qui tendent à éloigner de la réalité du monde. Dans l’optique d’attirer l’attention sur ce qui est essentiel, un artiste de rue transforme des ruines en œuvre d’art. Les résultats sont épatants.


DES DÉCOMBRES RETROUVENT UNE NOUVELLE VIE GRÂCE À UN MAÎTRE DE LA PEINTURE

Tous les génies ne demandent pas à être célèbres, mais leurs travaux méritent qu’on s’y attarde. C’est le cas de Thrashbird, un artiste de rue dont les créations sont fantastiques.

En effet, il a décidé de redonner vie à des vieux blocs de béton en transformant des ruines en œuvre d’art. Un projet intitulé “thrashbird’s valley of secret values“ ou “ la vallée des valeurs secrètes de thrashbird“.

Thrashbird a commencé ce projet artistique en 2014, dans l’Oregon. Pour ce faire, il a cherché un endroit à l’abandon dans lequel il pourrait laisser libre cours à son imagination. Une recherche qui lui a permis de trouver “ un labyrinthe de monolithes géants“. Ce dernier est devenu le site dans lequel son projet trouva vie.

En fait, l’artiste voit dans les débris des immeubles à l’abandon une beauté qui s’effrite à travers le temps. Il s’agit là d’une sorte de métaphore décrivant la société de consommation toujours en quête de nouveauté.

À l’exemple de ce sac à main Chanel dont les lanières sont soigneusement imitées avec des pneus en or reliés par des cordes. Une image symbolisant le gaspillage et la pollution sans fin de l’homme.





DES CRÉATIONS QUI POUSSENT AUSSI À LA RÉFLEXION

Il faut savoir que, cet adepte de la peinture à la chaux est un représentant de l’agence artistique JM art management. En outre, Thrashbird n’est en fait qu’un simple pseudonyme, il travaille surtout en incognito.

Cette façon de travailler est donc un moyen pour l’artiste de montrer sa vision du monde. Mais c’est aussi sa manière d’exprimer sa propre lutte personnelle entre “ego“ et “grandeur“. Une bataille visible par rapport à la taille du projet.

D’autre part, même si ce sculpteur fait usage d’un nom empreint pour signer ses productions, il utilise un clone. Ce dernier est surtout visible par terre, pour faire un clin d’œil aux piétons plongés dans leur portable.

Ainsi, Thrashbird, artiste innovant dans les créations, pousse à la réflexion sur la société de consommation...

Ambre Leclerc


SOURCE


Note de René Guénon sur l'artifex

L’artifex, pour les anciens, c’est, indifféremment, l’homme qui exerce un art ou un métier ; mais ce n’est, à vrai dire, ni l’artiste ni l’artisan au sens que ces mots ont aujourd’hui (et encore celui d’« artisan » tend-il de plus en plus à disparaître du langage contemporain) ; c’est quelque chose de plus que l’un et que l’autre, parce que, originairement tout au moins, son activité est rattachée à des principes d’un ordre beaucoup plus profond. Si les métiers comprenaient ainsi en quelque manière les arts proprement dits, qui ne s’en distinguaient par aucun caractère essentiel, c’est donc qu’ils étaient de nature véritablement qualitative, car personne ne saurait se refuser à reconnaître une telle nature à l’art, par définition en quelque sorte ; seulement, à cause de cela même, les modernes, dans la conception diminuée qu’ils se font de l’art, le relèguent dans une sorte de domaine fermé, qui n’a plus aucun rapport avec le reste de l’activité humaine, c’est-à-dire avec tout ce qu’ils regardent comme constituant le « réel », au sens très grossier que ce terme a pour eux ; et ils vont même jusqu’à qualifier volontiers cet art, ainsi dépouillé de toute portée pratique, d’« activité de luxe », expression qui est bien vraiment caractéristique de ce qu’on pourrait, sans aucune exagération, appeler la « sottise » de notre époque. 

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