Tuesday, November 20, 2012

Le Catholicisme face à l’homoconjugalité et l'homoparentalité




La double question de l'homoconjugalité et de l'homoparentalité déstabilise radicalement l'ordre socio-symbolique que le catholicisme a imprimé dans la culture de trois façons au moins.

— La première concerne la relativisation qu'elle opère des notions de «couple », de « mariage », et de « famille » reçues comme allant de soi dans notre société. Certes, Pierre Centlivres est fondé à souligner que l'anthropologie, loin de découvrir des lois universelles et invariantes qui gouverneraient, en leur principe, les rapports humains, « peut en revanche nous rendre attentifs à la très grande diversité des attitudes et des institutions qui organisent les relations entre les humains dans le monde ». « Elle permet ainsi, note-t-il, de relativiser des notions qui "vont sans dire", tels le mariage, la famille, l'amour même, ainsi que les rapports que ces notions ont — ou n'ont pas — entre elles : l'approche anthropologique fait éclater des entités qui sont en réalité des assemblages de valeurs et d'usages divers. » Mais cette relativisation anthropologique — elle-même «relativisée » par le puissant sentiment de supériorité que les sociétés occidentales ont d'elles-mêmes ! — opère de l'extérieur de notre propre société, en référence à des sociétés « différentes », mais lointaines, et aucunement menaçantes, en fin de compte, pour nos évidences partagées. La reconnaissance publique des couples homosexuels fait au contraire travailler cette relativisation à l'intérieur même de ces évidences. Elle fait voler en éclats la « naturalité » du couple hétérosexuel et de la « famille naturelle », et fait apparaître cette « naturalité » même pour ce qu'elle est : une construction sociale, politique et culturelle, qui a fourni au modèle catholique du mariage (longuement reconduit, sous une forme séculière, dans le droit civil) le dispositif de « sacralisation » (d'absolutisation) qui lui a permis de s'imposer comme la forme exclusive et universelle de l'institution du mariage.

— À ce pouvoir de déconstruction qui s'attache à la manifestation publique de l'existence d'une conjugalité homosexuelle, revendiquant d'être reconnue comme telle, s'ajoute une autre dimension qui touche à la « modernité » spécifique du couple homosexuel. Le couple homosexuel, dans la mesure même où il est complètement dépourvu de cette « évidence naturelle » que porte en elle-même la potentialité procréative (deux hommes, ou deux femmes, ne feront jamais un enfant ensemble), ne correspond, pour les deux personnes qui le constituent, à aucun destin inscrit dans leur physiologie. Il est tout entier, et exclusivement, du côté du désir et du choix d'un individu pour un autre. Le couple homosexuel pousse à la limite, si l'on peut dire, la définition moderne et même ultramoderne du lien conjugal comme pur consentement, continuellement renouvelable, qui vaut contrat entre deux sujets. On peut porter, sur cette contractualisation montante du lien conjugal, le regard que l'on veut : le problème ici n'est pas d'évaluer, mais d'identifier des tendances sociales. La reconnaissance des couples homosexuels s'inscrit dans une réorganisation globale de la conjugalité et du mariage, qui est une nouvelle donne de notre culture. Comme le souligne encore P. Centlivres, « dans l'Occident postmoderne, le mariage apparaît comme s'étant vidé de son "plein", peut-être trop plein : procréation, sexualité légitime, amour romantique, sociabilité conjugale sont disjoints. L'amour, après avoir intégré le mariage dans l'idéal des classes moyennes s'en sépare à nouveau dans de nombreux cas de figure ; il déborde le couple vers le multiple, le varié et l'exotique ; il se déterritorialise, en quête de l'exaltation de soi par la diversité, loin de l'attachement-contrainte. » Contrairement à ce qu'un courant catastrophiste, alimenté par la nostalgie d'un monde en ordre, ne cesse pas d'annoncer, cela ne signifie pas la fin des valeurs et l'anomie sociale, pas plus d'ailleurs que cela ne marque nécessairement un accomplissement de l'humanité. C'est une donnée de fait, susceptible de faire émerger des tendances sociétales contradictoires, qu'il faut identifier, évaluer et qualifier en termes politiques et éthiques. Ce qui nous intéresse ici concerne uniquement l'implication majeure de cette nouvelle donne culturelle dans le processus de l'exculturation du catholicisme.

— Cette exculturation se manifeste, de façon encore plus éclatante, avec la revendication des couples homosexuels d'accéder à la parentalité. Là encore, cette revendication heurte un familialisme catholique qui associe strictement la légitimité du désir d'enfant à la possibilité de procréer, dans le cadre seul autorisé du mariage. Cette problématique traditionnelle s'étaye du côté psychanalytique, de la démonstration de l'immaturité supposée de la demande homoparentale. Certes, il y a toutes les raisons d'interroger de façon critique la revendication actuelle d'un « droit à l'enfant », qui instrumentalise l'enfant à naître pour la satisfaction d'un pur désir d'accomplissement de soi et/ou d'ostentation sociale. Mais cette critique vaut aussi bien pour des couples hétérosexuels, non seulement dans les cas « d'acharnement procréatif », mais également dans des situations tout à fait ordinaires, qui témoignent néanmoins que l'enfant n'est pas voulu d'abord pour lui-même, mais pour la satisfaction narcissique des parents. Du fait de son caractère général, l'invalidation de la revendication homoparentale relève d'un autre type d'évaluation, qui prend en compte non le contexte psychologique et relationnel concret dans lequel s'exprime, au cas par cas, la demande d'enfant, mais les caractéristiques physiologiques, considérées comme déterminantes par elles-mêmes, des membres du couple. La démonstration ne peut donc pas dissimuler le simplisme biologique de la représentation de la différence des sexes qui la sous-tend. Elle manifeste, en même temps, la pauvreté de la conception de l'individu que cette biologisation induit. La revendication homoparentale est condamnée, dit-on, par « l'amour du même» qui unit ceux qui la formulent. Cette proposition suggère (et même affirme) que deux hommes qui s'aiment, ou deux femmes qui s'aiment, sont assignés — par leur constitution physiologique — à une irréductible «mêmetude » (si l'on peut s'autoriser cet affreux néologisme !).

Du point de vue de la définition, psychologique aussi bien que philosophique et politique, de l'individu comme sujet, ce point de vue mérite, à tout le moins, discussion. Mais il est curieux qu'il fasse l'objet d'un aval aussi immédiat, du côté des évêques instruits par leurs experts, au regard de la reconnaissance chrétienne de la singularité irréductible de tout individu, « créé homme et femme » (quoi qu'il en soit de son identité sexuelle biologique et anatomique) : l'affirmation de l'attention absolument spécifique que Dieu réserve à tout individu absolument singulier s'accorde mal — c'est le moins qu'on puisse en dire — avec la réduction biologisante (et in fine profondément matérialiste) de l'identité individuelle qu'implique l'argument avancé contre l'homoparentalité. Là encore, la question n'est pas de prendre parti en un sens ou un autre, mais de s'étonner de la fermeture a priori du débat théologique sur ce point, autant d'ailleurs que de la clôture dogmatique qui entoure les reprises séculières de cette négation de la singularité irréductible de tout individu, dont la notion de « sujet » est pourtant porteuse. En tout état de cause, le principal effet de la revendication homoparentale est, sur ce terrain comme sur celui de la définition du couple, d'obliger tous les couples à pousser dans toutes ses conséquences, la découverte proprement moderne que — quoi qu'il en soit de la manière dont on les fait (« naturellement», par procréation médicalement assistée ou par adoption légale) — les enfants ne sont nôtres que pour autant que nous les adoptons. Dans la mesure où la génération (physiologique) se trouve, dans le cas du couple homosexuel, radicalement disjointe de l'engendrement, la revendication homo-parentale manifeste ce fait majeur, qui trouve également toute sa portée dans la perspective du développement des procréations médicalement assistées : en matière de paternité et de maternité, la « reconnaissance » (comme choix et comme engagement) prime sur la biologie. [...]

On fera remarquer, non sans raison, qu'en campant sur ses positions traditionnelles en ces matières, le catholicisme, loin de s'automarginaliser, demeure au contraire en affinité avec les réflexes dominants d'une société qui manifeste, sur la question de l'homoparentalité, des résistances extrêmement fortes.

Danièle Hervieu-Léger, Catholicisme, la fin d'un monde.


L'androgynie sacrée



La photographie représente sainte Wilgeforte (XVIe siècle), église Saint-Etienne, Beauvais. Vierge portugaise crucifiée ; elle porte une épaisse barbe qui lui serait poussée après qu'elle eut implorée la Vierge de la préserver d'un mariage païen ! Cette fable rassurante ne masque-t-elle pas la représentation de l’androgynie du Christ ?

Jean Louis Bernard écrit : « L'Androgyne est un être fabuleux, fils d'Hermès et d'Aphrodite, réunissant les deux sexes. [...] Dans son sens profond, la fable désignait l'initié qui, s'identifiant à Hermès, épousait intérieurement la féminité cosmique ou divine, celle-ci mi-abstraite car n'existant que sur le plan de l'énergie – l'Aphrodite céleste. Par l'introversion (et non l'inversion), la force d'Eros reconvertirait son être intérieur, sublimant son anima ».


Catholicisme, la fin d'un monde

Dire que le catholicisme est en crise aujourd'hui en France apparaît comme une banalité. Et l'on invoque souvent pêle-mêle, à titre de description comme d'explication, les méfaits de la sécularisation, l'ostracisme des médias et le poids de l'histoire. Mais si cette crise n'était pas seulement due aux aléas de l'histoire et des temps ? S'il s'agissait d'une crise profonde, inéluctable, qui touche le catholicisme au cœur en ôtant toute légitimité à son discours sur l'homme, la nature, la vie en société ?
Après de nombreuses années passées à enquêter sur la religion et à proposer divers modèles d'explications des comportements religieux contemporains, Danièle Hervieu-Léger expose avec rigueur la conclusion de son analyse : Quoi que nous puissions dire ou penser, le catholicisme ne fait plus aujourd'hui partie des références communes de notre univers culturel français. Ses références et ses valeurs, ses représentations et son personnel sont sortis - ou en train de sortir - du champ social. Les conséquences de cette « exculturation » du catholicisme sont immenses. Danièle Hervieu-Léger nous fait prendre la mesure de cet événement historique majeur et interroge en finale les réactions - souvent peu appropriées du monde catholique à ce séisme culturel.


Cliquer sur la vignette pour feuilleter le livre



Danièle Hervieu-Léger, sociologue, dirige le Centre d'études interdisciplinaires des faits religieux à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Ses ouvrages sur les mutations du phénomène religieux dans la société contemporaine font largement autorité.




19 comments:

  1. Anonymous11:25 AM

    L'Inde traditionnelle acceptait le troisième sexe (Tritiya Prakriti). De nos jours, les travestis prostitués (Hijrâ) sont tolérés :
    http://namaste-india.over-blog.com/article-3995818.html

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  2. La limace hérétique4:58 PM

    La grande majorité des religions (bouddhisme y compris) ne veulent pas du "deuxième sexe". Comment dès lors pourraient -elles penser le troisième ??

    http://www.la-croix.com/Religion/S-informer/Actualite/Pourquoi-l-Eglise-d-Angleterre-a-rejete-l-ordination-episcopale-des-femmes-_NP_-2012-11-21-878622

    Les escargots sont hermaphrodites, ce qui n'empêche pas l'église catholique de célébrer l'animal lors de "la procession au limaces"...

    http://www.nice.fr/Culture/Centre-du-patrimoine/Les-Fiches-Patrimoine-et-autres-publications/La-procession-aux-limaces

    Cherchez l'erreur.....

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  3. Anonymous8:17 PM

    Voici un article de pure désinformation. Le mariage gay n'existe dans aucune culture humaine,
    hormis quelques pays occidentaux à la
    pointe du "progrès", c'est-à-dire décadents. Même les sociétés acceptant la polygamie le refusent. Il n'est pas nécessaire d'être chrétien ou hétéro pour le refuser. l'islam et le judaïsme (lisez le rabbin Bernheim) le condamnent aussi. Les
    chrétiens sont loin d'être les seuls.
    Quelle mauvaise foi ! Demain il nous faudra accepter les unions pédophiles, zoophiles ou incestueuses pour ne pas faire de discrimination ? Il y a des limites civilisationnelles à ne pas franchir !

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  4. Violé parce que déguisé en fille!

    Voilà où on en arrive avec toutes ces conneries homophobes!

    http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/415074/viole-parce-que-deguise-en-fille.html

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  5. Anonymous12:55 AM

    Perso je m'en fous que les homos se marient ou pas, par contre je trouve que derrière cette fausse problèmatique se cache un ombre bien plus inquiétante : la procréation artificielle..

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  6. Anonymous10:56 AM

    Demain il nous faudra accepter les unions pédophiles, zoophiles ou incestueuses pour ne pas faire de discrimination ?

    Ouais..j'vais me marier avec mon hamster...

    http://www.youtube.com/watch?v=QEUz3tuhRaY

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  7. Femen5:35 PM

    NO COMMENT

    http://tempsreel.nouvelobs.com/galeries-photos/societe/20121119.OBS9874/en-images-mariage-homo-des-femen-agressees-a-paris.html

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  8. Anonymous3:28 AM

    c'est sur , quand on se montre à moitié nue devant des frustrés pour qui tu es une salope, et ben tu te prends un coup de savate extrémiste et haineux..

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  9. Anonymous2:39 AM

    Voilà, la loi pour la procréation artificielle est passée...comme une lettre à la poste...

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  10. Anonymous4:41 PM

    Le projet de mariage pour tous et celui de l'homoparentalité viennent bouleverser des structures sociales. Notre société est l'héritière de la gens romaine. Les conséquences psychologiques seraient désatreuses car il bouleverserait l'image solidement ancrée du couple
    humain. Ne parlons pas de l'éventuelle adoption d'enfants, des problèmes, de filiation, d'identité. Un enfant élevé par un couple homosexuel éprouve le même malaise psychique que celui qui est victime de rapport incestueux Etc

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  11. Anonymous2:11 AM

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  12. Anonymous3:14 PM

    1)
    « Papa-maman » repère de la classe moyenne américaine d’avant les sixties ou le « médiatiquement très correct » couple Goebbels représentant la cellule sociétale élémentaire du troisième Reich, c’est convenu. Mais ce symbole antique, usé jusqu’à sa dégénérescence contemporaine en simple stéréotype bigot, présenté comme fondement de l’Occident, vaste blague.

    Ce stéréotype (ayant fini par épuiser son pouvoir de symbole) apparaît aujourd’hui comme non seulement bigot, ce qui serait anecdotique, mais surtout comme l’expression d’une analyse anthropologique dépassant l’hypocrisie jusqu’à côtoyer d’assez près la malhonnêteté intellectuelle.

    Des générations d’intellectuels ont, durant des siècles, grandi en internat (ne rentrant au domicile parental que durant les rares vacances scolaires) sous l’égide et la direction de conscience de prêtres à qui l’on n’a jamais demandé de vivre en couple et dont l’orientation sexuelle n’a alors que très rarement fait débat.
    Le modèle symbolique parental « papa-maman » fut alors bien loin de constituer le repère formatif et normatif de la personnalité réelle, se limitant plutôt à un masque de statut social machiste ayant fonction d’asservir la femme à son époux.

    Certains de ces éducateurs « ordonnés » (plus en public qu’en privé) cachaient d’ailleurs leurs penchants à leurs protégés, pas si naïfs que l’on aimerait le laisser croire : de l’amourette secrète hétérosexuelle aux affinités flirtant avec l’homosexualité, voire certaines dérives vers la pédophilie, dont de nombreux étudiants furent victimes. Ces cachoteries bigotes ne laissaient d’ailleurs pas dupes les internes, alimentant ainsi une forme de folklore semi-tacite local.

    Il faut n’avoir jamais mis les pieds dans un collège de curetons pour sortir des stéréotypes aussi grossiers et illusoires sur le prétendu repère familial et civilisationnel « papa-maman » de l’Occident des derniers siècles. Fumisterie sans fondement sociétal ni historique, sauf au prix d’un flagrant manque d’intégrité intellectuelle ... en résumé, un stéréotype commun jusqu’au risible.

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  13. Anonymous3:16 PM

    2)
    Par ailleurs, dans les familles plus populaires n’ayant pas accès à l’instruction, les enfants se retrouvaient alors face à un regroupement « flou » (pour l’enfant) de grandes personnes, constitué par une fratrie élargie par les impératifs économiques, par la proximité des grands-parents, des oncles, tantes, voisins et voisines. Amalgame duquel se dégageait difficilement une structure simpliste lisible (consciemment ou inconsciemment) par l’enfant. Ce genre de « soupe sociale » avait aussi tendance à transgresser les tabous, comme ceux de l’inceste (la bourgeoisie très lissée n’échappa pas non plus au phénomène). C’est toujours le cas actuellement dans ces milieux particuliers, où le mariage papa-maman n’est qu’une mascarade comblant, « pour avoir la paix », l’autosatisfaction bon marché des bigots bourgeois de tout poil.
    Ces bigots seraient d’ailleurs mieux inspirés de participer au bénévolat dans l’assistance à ces milieux défavorisés que de fanfaronner à faire « ch... » des couples (ou isolés) non conventionnels, que la confrontation quotidienne à la bêtise dogmatique à souvent rendus bien plus empreints d’empathie et humainement plus responsables que d’autres.

    Quand le pleutre sait qu’il a perdu la guerre, il s’égare en guéguerres et autres broutilles.
    Quand le chevalier comprend que son temps est fait, il s’incline devant le destin et cherche la sagesse dans la discrétion, le silence et surtout la réflexion.

    Ces chamailleries de bas étage sont les symptômes d’une certaine classe obsolète, laquelle a perdu toute référence à la chevalerie authentique. Une classe empêtrée dans la dégénérescence bourgeoise. Une bande de fantaisistes, s’imaginant grands-maîtres normatifs absolus et tout-puissants, des rois-soleils d’opérette, ayant perdu définitivement toute légitimité et se ridiculisant en vaines et oiseuses gesticulations.

    Par ailleurs, les irrémédiables avancées des sciences médicales, dont la génétique et la neurologie, sapent jours après jour le château de cartes de leurs superstitions éculées, les présentant comme le fruit de leur étroitesse d’esprit, de leur intolérance, de leur absence d’empathie ... de leurs névroses parfois.

    A chaque époque ses pharisiens.
    La sagesse les inviterait à se faire plus discrets ... en disposent-ils ?
    ... pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font !

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  14. Anonymous3:16 AM

    Qu’en est-il du droit au sacrement de mariage des castrats dans l’Eglise catholique ?

    Au XVIème siècle, une bulle papale autorisait la participation de castrats dans le chœur de la basilique Saint-Pierre, rendant alors le Vatican complice de cette pratique de mutilation monstrueuse.

    L’histoire de l’Eglise catholique est truffée d’éléments symptomatiques du profond déséquilibre psychique des membres de son haut-clergé et de certains de ses théologiens.
    Visiter, en Italie, un musée de l’histoire de la torture (l’Inquisition n’en constitue qu’un épisode) permet de se rendre compte que l’Eglise catholique n’a de leçon de morale à donner à personne. Au fil des siècles, ses dirigeants ont démontré que les élucubrations pseudo-théologiques de ses dogmes menaient vers le délire bien plus souvent que vers la sagesse.
    Castrer de jeunes ados pour les besoins ultérieurs d’une chorale : est-ce là un repère civilisateur ?
    Tout discours catholique sur le thème du genre (homme, femme) a perdu depuis ce XVIème siècle toute légitimité.

    Jusqu’à présent, la laïcité n’a encore jamais promu ou légalisé la castration d’adolescents à des fins musicales !!! Le Vatican l’a fait et n’est depuis plus en droit de se présenter comme référent pertinent (et encore moins moralisateur) sur cette thématique du « genre ».

    La théologie catholique reste dans son ensemble une montagne d’absurdités diamétralement opposées à toute forme de sagesse.
    Un autre exemple révélateur ... Cela fait deux millénaires et demi que l’ontologie bouddhique s’est libérée de la superstition de « substance des phénomènes », posant la « vacuité » (ou non-substantialité) de ceux-ci. A contrario, démontrant ainsi une flagrante fébrilité philosophique, la théologie catholique pose (depuis le Concile de Trente) le dogme de la transsubstantiation. Ce dogme farfelu résulte de l’adhésion des théologiens catholiques aux âneries d’Aristote (pseudo-philosophe ignorant même la logique tétravalente connue alors par les sages orientaux) sur la substance ... alors que les évangiles ne font quant à eux jamais allusion à une quelconque ontologie d’inspiration grecque.
    Cette théologie catholique reste un monstrueux bricolage de pseudo-intellectuels, atteints souvent de surplus d’inquiétantes pathologies psychiques.

    Cette théologie se présente comme un amalgame de pseudo-notions fantaisistes et anachroniques dont la cohérence globale se révèle impossible.
    Vouloir fonder une civilisation contemporaine sur un tel amoncellement de n’importe quoi tient déjà de l’utopie la plus naïve mais surtout d’une consternante irresponsabilité.

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  15. Anonymous3:19 AM

    L’aspect le plus grotesque de ce discours catholique sur la famille tient en outre au fait que, fondamentalement, Jésus n’avait aucun projet politique à vocation civilisatrice, d’une part, encore moins sur base de la cellule familiale, d’autre part.
    L’expression « mon royaume n’est pas de ce monde » est suffisamment explicite à propos de son dégagement de toute ambition politique.
    Concernant la famille, rappelons aussi l’invitation de Jésus envers ses disciples : quitte tous tes biens, « ta famille » et suis-moi.

    Proposer dès lors, aujourd’hui, un projet de société ou de civilisation sur une quelconque définition dogmatique étriquée de la famille en prétendant mettre ainsi en application le message évangélique apparaît comme un contresens flagrant.
    Jésus déclare de manière suffisamment explicite que la famille ne constitue en rien le fondement de la nouvelle voie spirituelle qu’il propose.
    Pour lui, tous les humains sont frères et sœurs. La notion de cellule familiale lui apparaît comme un archaïsme à transcender.
    On est en droit de se demander si les fanfarons qui participent à cette glorification de la famille, sans légitimité spirituelle (en tout cas pas chrétienne), ont déjà ouvert un jour une Bible !!! (Cette notion de famille est nettement plus païenne que chrétienne). S’ils ont eu accès aux textes évangéliques, il deviendrait alors urgent qu’ils développent leurs aptitudes à la lecture.
    Pour finir, peut-on accorder la moindre crédibilité à un prélat qui se fait appeler « mon Père » (voire Saint Père, au comble de l’orgueil sacerdotal), alors que, premièrement, il est célibataire et sans descendance légitime avouée et, secondement, Jésus lui-même ne s’est jamais fait appeler « père » mais s’est présenté, en toute humilité, comme notre « frère » ?

    Tout ce délire théologique catholique sur la famille atteint le paroxysme du saugrenu. Quelle pitié !

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  16. Anonymous9:04 PM

    Quand la famille n'est plus naturelle il n'y a qu'une seule autre possibilité, elle est culturelle. Quand l'humanité se sera rendue totalement culturelle, abstraite, sans racines, ne s'appuyant que sur l'artifice technologique, sera-t-il encore temps de se réveiller?

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  17. Anonymous5:13 PM

    L’histoire (concrète et non fantasmée ou manipulée par une idéologie) de la vie des mammifères, puis des sociétés humaines, enseigne certains faits avérés que nul ne remet plus en question ... sinon par manque d’information ou par endoctrinement.

    Les formes sociétales comme le clan ou la tribu apparaissent, de façon naturelle, chez les singes puis chez leurs descendants humains préhistoriques les plus primitifs. Ces regroupements primitifs naturels, organisés généralement autour d’un mâle dominant, ne présentent aucune notion comparable à l’institution de la famille. Le mâle dominant s’accouple indistinctement avec toute femelle du clan, sans tabou ou restriction. Les autres mâles font de même mais à l’insu du mâle dominant, lequel ne supporte pas la concurrence reproductive.

    La notion de famille est une notion non naturelle apparaissant bien plus tard, chez les humains ayant atteint un certain niveau de culture, rendu possible par le développement du néocortex et de phénomènes mentaux associés tels que le langage symbolique, permettant alors la compréhension et la transmission culturelle d’idées abstraites comme celles de parenté ou de famille.

    La famille se base et se structure sur des conventions (culturelles donc) telles que les tabous (interdit de l’inceste, par exemple), les conventions de domination, de mariage, de succession (notions de matriarcat, patriarcat, ...). Le matriarcat est, par exemple, anciennement plus répandu que le patriarcat, lequel apparaît surtout comme conséquence de la sédentarisation. Les peuples primitifs non sédentarisés pratiquent prioritairement le culte de la déesse-mère. La structure sociale (la notion de famille notamment) a toujours été étroitement liée aux croyances religieuses.
    Ces conventions, d’origine strictement culturelle, varient fortement d’une société à l’autre et d’une époque à l’autre, comme l’a constaté depuis longtemps l’anthropologie.
    Elles n’ont rien d’absolu, ni de naturel mais sont le fruit d’impératifs démographiques, économiques, politiques et religieux, lesquels sont très aléatoires.

    La famille ne constitue ni un fait figé absolu ni un fait naturel dans l’histoire humaine.
    La famille est une institution sociale dont les bases et principes organisationnels sont strictement conventionnels et en réponse aux fluctuations aléatoires du milieu où se constitue une société humaine.

    La thèse selon laquelle la famille (d’autant plus définie selon le dogme catholique) serait un principe « naturel » n’a aucun fondement rationnel ni réel. Cette thèse est pure croyance, erronée de surcroît, issue d’idéologies totalitaires et fantaisistes (dogme catholique, propagande d’extrême droite, etc.).

    Ce dogme a servi durant des siècles d’instrument « d’ingénierie sociale » (comme dirait la sociologie du siècle dernier) pour asservir l’ensemble de la population à une ou plusieurs familles dirigeantes, perpétuant ainsi leurs privilèges arbitraires (richesse, éducation, pouvoir, droits divers) issus d’une lignée socialement restreinte.
    Ces familles, ayant perdu aujourd’hui dans certains Etats ces privilèges ancestraux, cherchent par tous les moyens (même les plus absurdes) de les récupérer, notamment en voulant rétablir le principe social de leur ancienne domination : la sacro-sainte famille traditionnelle, soi-disant d’origine divine.
    Rappelons que ces nobles ne vénéraient les principes fondateurs de la famille que comme outil de domination sociale et de préservation de leurs privilèges. Dans la pratique, les relations extra-conjugales étaient courantes ... jusqu‘à établir un « droit de cuissage » !
    Par pitié, ne rabâchons plus cette contre-vérité historique ridicule de la « famille traditionnelle catholique » défendue par une hypothétique « sainte noblesse » désintéressée.
    La noblesse et le clergé (de quelque religion sédentaire d’ailleurs) ont toujours bricolé les dogmes et les institutions (dont la famille) pour conserver leur pouvoir et leurs privilèges, au détriment du peuple. Aucun historien objectif et intellectuellement intègre ne nie ce fait.

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  18. Anonymous5:15 PM

    Vouloir rétablir ces principes traditionnels arbitraires de la famille catholique en se fondant sur l’autorité passée du dogme catholique constitue en outre un non-sens théologique.
    L’Ancien Testament, participant de ce dogme, présente déjà Salomon comme un sage alors qu’il était manifestement polygame dans les faits (plusieurs centaines de concubines dont une bonne partie hors mariage).
    La Genèse, présentant le couple d’Adam et Eve comme l’unique couple fondateur de la race humaine, implique sans équivoque que pour leur donner des petits-enfants, leurs enfants ont nécessairement pratiqué l’inceste ! Ces enfants du couple initial se sont forcément reproduits entre eux.

    Considérer en outre la famille traditionnelle catholique comme « naturelle » et fondatrice d’une société saine porterait aussi une lourde accusation sur le statut des prélats et celui des personnes vivant sous régime monacal.
    Les moines, les béguines, vivent en communautés de célibataires en totale contradiction avec la structure familiale catholique traditionnelle.
    L’Eglise catholique bricole donc ces structures, soi-disant « naturelles », selon son bon vouloir et selon les intérêts politico-économiques.
    Toute la hiérarchie catholique, du curé de village jusqu’au Pape, vit en radicale contradiction avec ce principe soi-disant « naturel ». Tout prélat catholique vit en célibataire et non en famille sous régime matrimonial.
    L’Eglise catholique serait dès lors manifestement dirigée, depuis des siècles, par des personnages « contre nature ». Grave accusation. Sacrilège !
    L’ineptie de thèses semblables devient évidente.

    La famille se révèle ainsi un instrument religieux de domination et de manipulation sociales, que les dirigeants religieux se dispensent (selon le bricolage grossier du sacerdoce) d’appliquer à leur propre personne et que les dirigeants politiques (la noblesse) transgressent à leur guise.
    Les gourous actuels des sectes n’atteignent pas un tel niveau de perversion. Ils seraient poursuivis par la justice.

    La famille catholique traditionnelle est une institution socio-politique, comme tout type de famille, depuis qu’elle existe. Comme toute institution politique, issue d’un passé idéalisé à tort, elle sert plus les puissants que le peuple.

    Aucune institution familiale n’a jamais été « naturelle ». Elle résulte systématiquement d’un bricolage politico-religieux.

    Les seules structures sociales naturelles d’hominidés sont le clan et la tribu. Certaines tribus d’hommes primitifs ont même des règles sociales non naturelles imposées par une culture locale ancestrale.

    Il serait éminemment plus sain de cesser de propager les contre-vérités véhiculées par les dogmes et idéologies de tout poil, lesquelles ne servent qu’une poignée d’individus au détriment d’autres.

    Un avenir serein ne pourra prendre racine que dans la vérité et la connaissance et certainement pas dans le mensonge des dogmes totalitaires ou la naïveté des croyances populaires manipulées par les castes dirigeantes (ou cherchant à récupérer un pouvoir perdu).

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